Ce sont les Français Volants qui rentrent les premiers dans la rencontre et imposent immédiatement un baptême du feu nourri au jeune portier vendéen Alexis Garnier par l’intermédiaire de ses attaquants Alejandro Gonzalez ouBoris Dauvergne ou par ses défenseurs comme César Boucault.
Il faudra cinq bonnes minutes aux Aigles pour prendre, à leur tour, possession de la rondelle et donner le change à Louis-Benoît Jourdain avec une bonne séquence offensive. Petit à petit, les tirs à la cage s’équilibrent, mais les Yonnais semblent ne pas se livrer à fond ce qui donne un léger avantage aux points à l’équipe de la capitale sur ce tiers. D’autant qu’un Yonnais s’est fait prendre par la patrouille à vingt secondes de la sirène. La Roche sur Yon se décomplexe au tiers médian
Malgré les beaux mouvements qui ont régalé le public depuis le début de ce carré final, les unités spéciales des Français Volants ne réussissent pas à profiter de cette première supériorité numérique pour prendre l’avantage. Le jeu s’équilibre, les actions des Volants sont toujours bien construites alors que leurs adversaires procèdent d’avantage par chevauchées solitaires. Une nouvelle prison des Vendéens offrira une deuxième opportunité aux Parisiens d’ouvrir le score, en vain. Après avoir tué 2 pénalités, les Yonnais semblent désormais prendre confiance. Quelques minutes plus tard, c’est l’expérimenté Lucas Trémellat qui trompe Philippe Poinsot sur assistance de Nicolas Payen et Thimotée Poiret (0-1 à 33’01).
Le match est lancé, l’heure n’est plus aux calculs mesquins : Julien Tillou, Alejandro Gonzalez se ruent sur la cage d’Alexis Garnier qui fait bonne garde. Côté yonnais, le slovaque Bohus Farkasovki, qui a porté le maillot des Aigles pendant 12 ans et jusqu’il y a encore 2 ans, s’affirme comme l’élément rassurant de l’arrière défense yonnaise, n’hésitant pas quand il le faut à porter le danger sur la cage adverse.
On en restera là au score sur ce tiers où les Français Volants auront laissé filer les quelques occasions d’ouvrir la marque, laissant le champ libre à leurs adversaires pour s’exprimer. Les Aigles tiennent les Volants dans leurs serres
Les Aigles jouent leur va-tout et, moins d’une minute après le coup d’envoi, ce diable de Bohus Farkasovki, auteur de deux buts en demi-finale hier, prend tout le monde de surprise, efface César Boucault et s’en va tromper Philippe Poinsot, assisté d’un autre ex-cadre des Aigles, Nicolas Payen qui inscrit son deuxième point (0-2 à 40’53).
Dans un match toujours aussi correct, les Volants multiplient les attaques par César Boucault, Octave Giaume et consorts mais les minutes tournent … Il reste cette fois moins de cinq minutes au jeu quand le Vitriot Gauthier Rauline trouve enfin la faille sur assistance de César Boucault (1-2 à 55’23).
Alejandro Gonzalez, auteur de trois buts face à Valence la veille, Julien Tillou, auteur de deux buts la veille, César Boucault et les autres jettent toutes leurs forces dans la bataille mais Alexis Garnier et l’arrière défense des Aigles ont mis les barbelés. Les Volants sortent le gardien. Une faute envoie un Aigle se rafraîchir dans les deux dernières minutes. Ses coéquipiers, héroïques à quatre contre six résistent jusqu’à la sirène. La Roche en voulait plus
Les parisiens ont de quoi être déçus car, dans ce carré final, ils étaient au dessus du lot en termes de jeu collectif. Leur facile victoire de la veille face aux Valentinois, qui n’ont certes pas joué leur vrai hockey, les a-t-elle démotivés ? Comment alors expliquer cette absence de pénalités concédées au cours de cette finale ?
La réponse vient de l’adversaire du jour qui était le petit poucet de ce carré final mais qui avait décidé de « ne pas faire le voyage pour rien » à l’image de Gaëtan Magne le joueur de l’équipe demi-finaliste de D2 qui a pris sa revanche dans la patinoire drômoise. Cette équipe n’est pas qu’une sympathique bande de potes doués avec la crosse qui venaient se faire plaisir. Tout en montrant de belles qualités techniques sur la glace, elle a fait preuve d’une remarquable efficacité. Pugnace tout en restant correcte durant tout ce tournoi, La Roche sur Yon est l’équipe ma moins pénalisée. C’est un beau vainqueur qui a donné une très belle image de notre sport.
La veille, après la belle victoire face à Marseille, Valentin Dutitlieu m’avait confié : « on a montré qui on est ». Aujourd’hui, tout le monde l’a vu !