Côté marseillais, pour la deuxième année consécutive, l’équipe a perdu en demi-finale et n’a encore pas droit à la marseillaise ...
Pour la deuxième année consécutive, Marseille s’est inclinée en demi face à l’équipe qui remporte le trophée : Serre Chevalier en 2025, La Roche sur Yon en 2026 (voir notre article).
Pour la deuxième année consécutive, leurs vainqueurs en demi-finale sont … des Aigles.
Etrange coïncidence : la cité antique de Sparte est passée sous domination romaine en 146 avant J-C (source Wikipédia) dont le symbole est … un aigle (source … Les aventures d’Astérix et Obélix) ! N’en concluons pas que l’histoire n’est qu’un éternel recommencement et redevenons sportivement sérieux.
Effectivement, Marseille a la petite consolation de s’être fait éliminer par le vainqueur mais Vivien Capocci nous confiait que son équipe aimerait surtout prendre sa revanche sur ces Valentinois qui les ont déjà battus à deux reprises cette saison.
Seulement voilà, aujourd’hui, ces Valentinois doivent se faire pardonner par leur public leur décevante prestation de la veille face aux Français Volants.
Côté effectifs, les deux formations alignent la même composition que la veille. Valence démarre tambour battant
Au coup d’envoi, c’est tout le banc drômois qui montre son envie de se racheter en encourageant de la crosse le premier cinq à la mise en jeu. Il ne fallait pas arriver en retard puisque deux minutes à peine se sont écoulées quand Clément Leroux trompe Cyrille Meynet sur assistance de Quentin Faure (1-0 à 2’26).
Emilien Verdier, en bon leader traverse la glace* pour porter la rondelle en zone valentinoise mais les Drômois, déterminés, enrayent la riposte et assiègent la cage des Spartiates par Neil Battista*. Le momentum se poursuit et Geoffrey Bidoli double la mise (2-0 à 6’15) avec un peu de chance*.
Marseille est cueilli à froid et le portier drômois, Sébastien Ynsa fait bonne garde*. Nous approchons de la mi-tiers quand Clément Stévenin, sur crosse haute est envoyé se rafraichir. A peine revenus à cinq, c’est Mathieu Bidoli qui fait trébucher un adversaire. Les esprits s’échauffent et un joueur de chaque côté se fait sanctionner pour dureté. Les Phocéens, par Yohan Barata* puis Julien Graziani*, tenteront de capitaliser ces supériorités numériques mais en vain. Nicolas Chevalier se présente seul devant le cerbère drômois*, il voit son capitaine sur sa droite*, lui transmet la rondelle mais le tir de Yohan Barata percute le poteau*. Chevalier récupère la rondelle*, se retourne et transmet à son capitaine dans l’enclave* mais les Drômois ont dressé les barbelés* et Sébastien Ynsa se couche sur la rondelle*.
Le score en restera là pour ce premier vingt où les Marseillais ont été cueillis à froid par une équipe drômoise qui s’est montrée dans de bien meilleures dispositions que la veille. Les Phocéens pourront regretter ces supériorités numériques stériles. Marseille réagit sans prendre pas l’avantage
De retour du vestiaire, les Marseillais ne vont pas tarder à revenir dans le match : Morgan Pagni sur son aile droite trouve Vivien Capocci seul face à Sébastien Ynsa qui, expédie la rondelle du revers au fond des filets drômois.
La première pénalité du tiers est concédée par les Spartiates, les Lynx n’en profiteront pas. Les esprits s’échauffent et quelques minutes plus tard, une altercation se produit entre Emilien Verdier et Jules Jomard. Après de longues palabres, duo arbitral infligera deux minutes de pénalité au premier pour cinglage et 5+20 c'est-à-dire « douche Coca » pour coup de pied au second !
En infériorité numérique, les Lynx subissent la pression des Spartiates qui jettent toutes leurs forces dans la bataille. Sébastien Ynsa repousse un lancer d’Alexandre Rustier*. Emilien Verdier prend le rebond mais Ynsa met la botte*. Morgan Pagni, qui a suivi, expédie la rondelle au fond (2-2 à 29’42).
Les cinq minutes de pénalité majeure ne sont pas annulées par ce but et les Marseillais veulent alourdir l’addition. Nicolas Mercuri crée le trafic devant Ynsa, pendant que Nicolas Chevalier*, puis Emilien Verdier* « arrosent » mais le camp retranché drômois résiste. Un nouveau lancer d’Alexandre Rustier est, cette fois, bloqué par Pierre Louis Appaix*. Quelques secondes après, le capitaine Yohan Barata se présente seul et cette fois, Sébastien Ynsa gèle le disque entre ses bottes*.
Dans la seconde qui suit, le palet arrive sur la cage marseillaise et, cette fois Cyrille Meynet, bien sorti au devant de Geoffrey Bidoli, gèle la rondelle sous sa botte*. Les Lynx réussissent à limiter la casse sur cette pénalité majeure, c’est peut-être le tournant de la rencontre.
La pénalité marseillaise ne donnera rien. Tout reste à faire pour les deux équipes qui se tiennent de près. Chaque équipe a eu son tiers mais les Lynx, qui s’étaient mis, d’eux-mêmes et dans chaque tiers, en situations difficiles, ont su à chaque fois s’en sortir. Les Lynx en voulaient plus
Le tiers débute de la plus mauvaise manière pour les visiteurs puisque leur leader Emilien Verdier concède sa troisième pénalité de la rencontre, celle là en zone offensive. Ses coéquipiers réussiront à tuer la sanction, mais quelques minutes plus tard, l’arrière valentinois Bastien Baldy sort de sa zone sur son aile droite, voit Geoffrey Bidoli de l’autre côté de la glace*, lui sert un caviar, Bidoli déborde et centre pour Baldy qui a suivi* pour le plus beau but de la rencontre (3-2 à 46’27).
Les minutes s’égrènent et les deux équipes rivalisent en efficacité défensive. Il reste quatre minutes au jeu quand les Lynx concèdent leur quatrième pénalité individuelle du match. Marseille en profite pour demander son temps mort et sortir le gardien du gardien mais c’est peine perdue. Valence a sauvé l’honneur
Marseille avait pourtant fait le plus difficile en remontant deux buts sur la glace des Lynx mais n’a pas suffisamment su profiter des indisciplines drômoises. Elle doit se contenter une nouvelle fois de la médaille en chocolat.
Côté valentinois, l’équipe a fait moins bien à domicile que l’an dernier à l’extérieur mais surtout, elle a concédé près de deux fois plus de minutes de pénalité que les trois autres équipes réunies !On gardera en mémoire la remarquable réaction aujourd’hui suite à la cuisante défaite de la veille grâce à une belle solidarité : de quoi leur redonner le sourire sur les photos souvenir familiales.