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Hockey sur glace - Suisse - National League
C'est la reprise en Suisse
 
Après de longs mois d'absence, le sport d'équipe le plus rapide, le plus spectaculaire et le plus passionnant au monde reprend ses droits en Suisse, dès jeudi soir
 
Lancy, Suisse, Hockey Hebdo Cédric Martin le 04/09/2017 à 20:00
Le championnat de NLA - pardon, de National League comme il faut dire maintenant - reprend ses droits le 7 septembre avec un derby lémanique entre le Genève-Servette et le LHC (coup d'envoi à 19h45). Comme chaque saison, la rédaction suisse de Hockey Hebdo vous propose son traditionnel petit tour des pronos d'avant saison. Voici d'ailleurs le prono "moyen" réalisé à partir de nos 7 pronos personnels. 
 
1 Bern
2 ZSC Lions
3 Davos
4 Zug
5 Lugano
6 Genève-Servette
7 Lausanne
8 Gottéron
9 Bienne
10 Kloten
11 Langnau
12 Ambrì-Piotta

Tout au bas de l'article, afin de vraiment savoir qui avait raison et qui avait tort, vous retrouverez le prono détaillé de chacun des membres de vos envoyés spéciaux au pays du chocolat (et du bon fromage).

Ce qui est sûr, c'est que le championnat sera très serré. Le groupe des gros bras devrait toujours être devant. Les clubs de tradition comme le SC Bern, le EV Zug, le HC Davos, les ZSC Lions et le HC Lugano paraissent une nouvelle fois les mieux armés. Comme toujours, serait-on tenté de dire (notre petit tableau ci-dessous l'illustre plutôt bien).
Derrière, le groupe formé du EHC Kloten, du EHC Bienne, du Lausanne HC, du HC Gottéron et du Genève-Servette se battront pour une place en play-off. Pour les deux autres, le SC Langnau et le HC Ambrì-Piotta, la calvaire du tour contre la relégation semble inévitable.
 
  Saisons dans 
l'élite
Qualification pour
les play-off
Qualification pour
les demi-finales
Participation à la
finale des play-off
Titres remportés
Bern 31 28 19 13 9
Lugano 32 30 18 13 7
Davos 28 27 16 10 6
ZSC Lions 29 25 12 8 5
Kloten 32 27 19 9 4
Zug 30 27 17 4 1
Gottéron 32 21 11 4 -
GE/Servette 15 13 6 2 -
Ambrì-Piotta 32 19 9 1 -
Bienne 19 9 1 - -
Rapperswil 21 10 1 - -
Sierre 4 1 1 - -
Lausanne 9 3 - - -
Olten 7 2 - - -
Langnau 18 1 - - -
Basel 4 1 - - -
Chur 5 - - - -
Chaux-de-Fonds 3 - - - -
Ajoie 3 - - - -
Herisau 1 - - - -
Arosa 1 - - - -
 

Le SCB en grand favori à sa propre succession
 
Club le plus puissant d’Europe occidentale avec 16'000 spectateurs de moyenne et un budget hors norme, le grand SCB semble à nouveau plutôt irrésistible à l’aube de cette nouvelle saison. La saison dernière, les Bernois ont réussi un vrai exploit : conserver leur titre acquis en 2016 ! Cela est à noter vu que personne n’était parvenu à le faire depuis les ZSC Lions en 2001. Dans l’ère play-off, la passe de trois a déjà été réalisée par Lugano (1986, 1987, 1988), alors que le record est détenu par Kloten (1993, 1994, 1995, 1996). Cela dit, les Bernois sont devenus les premiers à réaliser un deuxième doublé puisqu’ils avaient été champions en 1991 et en 1992. Une chose est sûr, le très respecté Kari Jalonen n’a qu’un seul objectif, maintenir les Ours au sommet du hockey suisse et conserver le trophée de champion.
Pour ce faire, l’entraîneur finlandais a tout ce qu’il faut. Devant la cage, Leonardo Genoni est une valeur sûre, peut-être le meilleur gardien de la ligue. En défense, les internationaux suisses Eric Blum et Ramon Untersander tiennent les premiers rôles avec l’international allemand Justin Krüeger, le solide Suédois Calle Andersson, le talentueux et offensif Québécois Maxim Noreau, ou encore le vétéran Beat Gerber (35 ans, 18 saisons et 960 matchs disputés). C’est plutôt solide.
Devant, l’armada de la capitale fédérale est assez impressionnante. Le néo capitaine Simon Moser, l’ailier Simon Bodenmann et le centre Gaëtan Haas, fraichement débarqué de Bienne, sont tous des candidats plus que sérieux à une place en sélection helvétique pour les Jeux Olympiques. Tout comme le rugueux ailier américano-suisse Tom Ruefenacht d’ailleurs, lequel rivalise avec Tristan Scherwey pour le titre de joueur le plus vénéneux des Ours. Au rayon importé, l’ancien centre canadien des Vancouver Canucks Andrew Ebbett a définitivement conquis le cœur des supporters (20 points en 16 matchs de play-off en 2017), tout comme l’Américain Mark Arcobello, meilleur compteur de la ligue la saison dernière. Comme si cela ne suffisait pas, le SCB a engagé cet été l’ailier canadien Mason Raymond, un routinier de 31 ans qui débarque des Anaheim Ducks et qui a disputé 609 matchs de NHL dans sa carrière. Mais aussi, et c’est plus surprenant, le vétéran finlandais Mika Pyörälä (36 ans), un joueur très complet et souvent appelé en sélection finlandaise que l’entraîneur bernois a déjà coaché par le passé. A première vue, ce choix peut sembler étonnant mais il est évident que sa venue a été spécifiquement désirée par Kari Jalonen et qu’il aura un rôle très précis dans le système bernois. Sans aucun doute, les Ours termineront dans les hauteurs du classement !


Des ZSC Lions morts de faim
 
Dans la capitale économique du pays, un homme se trouve sur un siège éjectable, l’entraîneur suédois Hans Wallson. Lors des derniers play-off, les ZSC Lions ont été logiquement sortis dès les quarts de finale par le HC Lugano, une mésaventure qui était déjà arrivée lorsque Marc Crawford officiait (c’était face au SCB). Un troisième échec de la sorte coûterait forcément la place du technicien suédois, pourtant couronné de succès en Suède avec les titres gagnés en 2013 et 2014.
Photo hockey Suisse - National League - Suisse - National League - C
C. Petersen / Getty Images
Kevin Klein, des N.Y. Rangers aux ZSC Lions

Sur le papier, ces ZSC Lions sont probablement l’équipe la mieux armée pour contester la domination sans partage du SCB depuis deux ans. Le duo de gardiens formé de Lukas Flüeler (28 ans) et Niklas Schlegel (23 ans) est excellent, les deux hommes étaient au coude à coude jusqu’au dernier cut pour une place en… équipe nationale au mondial parisien. En défense, la grosse arrivée reste bien sûr le Canadien Kevin Klein, 32 ans, auteur de 700 matchs en NHL et qui arrive des New York Rangers. Il doit faire oublier le départ de David Rundblad et en a clairement les moyens. Avec Severin Blindenbacher (34 ans), le capitaine Patirck Geering (27 ans) ou le néo-international Dave Sutter (25 ans), la défense zurichoise ne semble pas vraiment avoir de point faible. Et puis, pour une toute dernière saison, elle pourra toujours s’appuyer sur le dinosaure du hockey suisse, Mathias Seger, bientôt 40 ans et qui entame sa 22e saison dans l’élite, la 19e aux Lions. Durant sa longue carrière, il a disputé 1'124 matchs dans le championnat de Suisse, ce qui constitue un record.
En attaque, c’est un peu pareil, l’équipe est intelligemment construite et pétrie de talents. Le retour en Suisse de l’Américain Drew Shore (26 ans), qui était retourné en NHL terminer la saison aux Vancouver Canucks, est une excellente nouvelle, surtout pour les fans zurichois. Avec Kloten, il avait inscrit 24 buts en 50 matchs. Autre retour en Suisse, celui de Fredrik Pettersson (30 ans) est encore plus saisissant. Parfait pour le hockey pratiqué en Suisse, le Suédois avait affolé les compteurs entre 2013 et 2016, lorsqu’il évoluait à Lugano (156 points en 140 matchs !). Au niveau suisse, le talent de Roman Wick, Inti Pestoni, Chris Baltisberger ou Fabrice Herzog n’est plus à présenter. Pius Suter (21 ans), révélation du dernier championnat, devait être à nouveau aligné avec le maître à jouer suédois Robert Nilsson (32 ans, 118 points en 252 matchs de NHL). Si vous ajoutez encore le travailleur international letton Ronalds Kenins ou le centre défensif international suédois Mattias Sjögren (29 ans), vous obtenez bien une équipe morte de faim, capable de rivaliser avec le SCB tout en haut du classement et qui veut remporter un nouveau titre.


Le HC Davos le plus rapide de tous les temps?
 
Mais que fait Arno Del Curto ? Après le titre en 2015, cela fait donc deux saisons consécutives sans que le HC Davos ne devienne champion. Une éternité ! Nous ironisons, mais c’est pour mettre en évidence le palmarès incroyable de cet entraineur, en place à Davos depuis 1996 (!), qui a remporté le titre en 2002, 2005, 2007, 2009, 2011 et 2015, n’échouant qu’au stade de la finale en 1998, 2003 et 2006.
Cette année, le talon d’Achille de cette équipe davosienne devrait à nouveau être le poste de gardien. Car Leonardo Genoni n’a pas été qualitativement remplacé. Les deux jeunes espoirs du hockey suisse qui officient, Gilles Senn (21 ans) et Joren van Pottelberghe (20 ans), semblent encore un peu tendres pour permettre au HCD de glaner un énième titre. Mais attention tout de même, car les bougres ont emmagasiné de l’expérience en 2016-2017, tout comme la jeune arrière-garde de Bouquetins. Pour encadrer cette ribambelle de jeunes espoirs suisses dont plusieurs sont déjà aux portes de l’équipe nationale, Davos misera sur l’international suisse Félicien Du Bois (33 ans), ainsi que sur l’international suédois Magnus Nygren (27 ans), arrivé cet été du Färjestads BK et qu’a peu près toutes les grosses cylindrées du continent espéraient engager.
Mais la grande force du HCD, tout le monde le sait, c’est son jeu de transition hyper rapide et ses contre-attaques foudroyantes. Et cette saison, Arno Del Curto a tout ce qu'il faut pour cela. L’âme de cette attaque, c’est bien entendu l’infatigable routinier Andres Ambühl (33 ans). Le sniper Marc Wieser, son rugueux frère Dino Wieser, le Finlandais Perttu Lindgren et l’international tchèque Robert Kousal sont les autres attaquants expérimentés du contingent davosien. Davos misera donc beaucoup sur la fougue et la vitesse de ses jeunes éléments qui composent son attaque hyper talentueuse. Un ajout a tout de même été apporté durant l’été par Arno Del Curto avec la signature de l’ailier de poche Broc Little. A 29 ans, l’Américain de 175cm pour 77kg devrait s’éclater dans le championnat de Suisse. Très rapide, doté d’excellentes mains, il va ravir les supporters davosiens. Son point par match inscrit la saison dernière dans la très défensive ligue suédoise, à Linköping, laisse en tous les cas entrevoir de belles choses. Il est absolument évident que Davos terminera dans la première moitié du tableau et pourrait même être la très bonne surprise de la saison régulière. Une première place du HCD n’est pas utopique.
 
 
Le EVZ veut ce deuxième titre!
 
Lors de la dernière finale des play-off, le EV Zug n’a pas vraiment eu droit au chapitre face à l’ogre bernois. Conscients du chemin encore à parcourir pour entrer dans le cercle des clubs capables de remporter le titre, les dirigeants ont maintenu leur confiance en l’excellent entraîneur canado-allemand Harold Kreis. Durant l’intersaison, le club de Suisse centrale s’est attelé à laisser partir les joueurs qui n’étaient pas primordiaux (aucun départ sensible à relever, les deux imports étant avantageusement remplacés), mais il a soigneusement sélectionné ses nouvelles recrues. Le centre américain Garrett Roe (29 ans), un petit gabarit très combatif, rapide et très physique, pourrait être la très bonne surprise du championnat. En pré-saison, il a souvent été aligné avec l’autre nouveau venu, Viktor Stålberg (31 ans), ancien vainqueur de la Coupe Stanley (en 2013 avec Chicago) en provenance des Ottawa Senators (548 matchs en NHL entre 2009 et 2017). Les accélérations dévastatrices du Suédois et son patinage laisse présager de jolies choses pour le EVZ. L’ailier de la Tre Kronor Carl Klingberg (26 ans), très précieux lors des derniers play-off, est toujours présent, tout comme l’un des meilleurs joueurs de l’exercice écoulé, le Canadien Dave McIntyre (30 ans, 66 points en 2016-2017). Avec encore le fantastique lutin Lino Martschini (24 ans), véritable Monsieur Power Play, le sniper Reto Suri et les jeunes talents Dominic Lammer, Philip Rondahl et Sven Senteler, les Taureaux ont de quoi faire offensivement. Surtout que le légendaire Josh Holden, 39 ans, est toujours présent (même s’il devrait surtout encadrer les jeunes pouces zougoises avec le farm-team en NLB).
Photo hockey Suisse - National League - Suisse - National League - C
P. Sancyal
Viktor Stalberg, nouvelle attraction au EVZ

En défense, l’équipe s’appuie avant toute chose sur un super gardien, Tobias Stephan (33 ans). Très solide, l’ancien portier des Dallas Stars n’a cependant pas toujours semblé mentalement assumer son statut, notamment en play-off contre les Ours bernois. En défense, le mélange entre expérience et jeunes talents semble intéressant. Le patron, c’est bien entendu l’international suisse Raphael Diaz (31 ans, 214 matchs en NHL). Avec l’international suisse Dominik Schlumpf (26 ans), le routinier Robin Grossmann (30 ans) et le rugueux vétéran Timo Helbling (36 ans), il encadre les nombreux jeunes talents que compte l’effectif du EVZ.
Avec cette équipe, le EV Zug devrait terminer dans le quatuor de tête. Avec les ajustements apportés durant l’été et la confiance accordée en un homme déjà devenu champion de Suisse avec Lugano (2006) et Zurich (2008), l’équipe a tous les atouts pour aller une nouvelle fois très loin en play-off.


Un Lugano enfin assez équilibré pour soulever le trophée?
 
Battu en finale des play-off par le SCB en 2016, Lugano n’a pas vraiment confirmé la saison dernière, même si le remplacement du coach Doug Shedden par Greg Ireland a eu son effet en play-off, avec pour résultat une probante victoire tessinoise contre les ZSC Lions en quarts de finale. Le technicien canadien, qui a une très grande expérience en AHL, a fait apporter quelques petits changements à ce HC Lugano durant l’été, des changements qui nous paraissent particulièrement pertinents.
Devant la cage, les Panthères sont peut-être les mieux lotis de la ligue avec deux bons gardiens qui se partagent les titularisations en bonne intelligence, même si désormais le jeune prodige et international letton Elvis Merzlikins (23 ans) semble avoir pris le dessus sur l’ancien international suisse Daniel Manzato (33 ans). En défense, le retrait de Steve Hirschi est compensé par la venue du complet Thomas Wellinger (29 ans) de Bienne, alors que l’Américain Bobby Sanguinetti, dont les performances de l’hiver dernier avec Kloten ont marqué les esprits, remplacera avantageusement le départ de Ryan Wilson. Surtout pour l’organisation du jeu de puissance. Avec l’international suisse Philipp Furrer, le capitaine Alessandro Chiesa, l’international autrichien Stefan Ulmer et le vétéran Julian Vauclair (37 ans, 18e saison à Lugano), l’arrière-garde paraît bien équilibrée, mobile et solide.
En attaque, deux arrivées uniquement, mais deux arrivées bien ciblées. L’international finlandais Jani Lajunen (27 ans) est arrivé du Tappara. Massif mais rapide, très puissant, le champion du monde de 2011 est un centre reconnu pour son gros abattage de travail dans les deux sens de la patinoire. En associant le Finlandais au génie suédois Linus Klasen et à un ailier buteur comme Damien Brunner, Gregory Hofmann, Luca Fazzini ou Dario Bürgler, Lugano a les moyens de former la ligne parfaite ! Avec le fantasque Québécois Maxim Lapierre (694 matchs en NHL tout de même), Lugano possède un deuxième centre importé très complet pouvant mettre en valeur les nombreux artistes suisses que compte cette équipe. L’identité travailleuse (assez récente sous les palmiers) n’est pas en reste. Avec les Julian Walker, Sébastien Reuille ou encore Raffaele Sannitz, elle est clairement est mise en avant par Greg Ireland. Mais attention, le hockey Champagne n’est pas une tradition pour rien au Tessin, le recrutement du créatif centre Luca Cunti équilibre idéalement le recrutement luganais axé sur des profils bien spécifiques. Avec cette équipe, Lugano a les moyens d’être vraiment très dangereux en play-off.
 

Genève-Servette à l'heure nord-américaine... sans Chris McSorley!
 
Durant la pause estivale, un véritable séisme a eu lieu au sein du Genève-Servette avec la mise à l’écart de Chris McSorley de la gestion sportive par le président Hugh Quennec. Le mythique entraineur canadien, en place à Genève depuis 2001 et qui avait promu les Aigles dans l’élite en 2002, reste en tant que manager sportif, mais ne devrait plus avoir d’impact sur la gestion sportive durant la saison. Le nouvel entraineur grenat se nomme Craig Woodcroft, un Canadien de 47 ans actif en Allemagne puis au Dinamo Minsk la saison dernière. Il sera assisté par ses compatriotes Jason O’Leary, Louis Matte et Sébastien Beaulieu, et fera partie du staff de Hockey Canada pour les Jeux Olympiques en tant qu’assistant.
Construite par Chris McSorley, l’équipe à disposition du nouveau staff garde bien entendu une connotation très nord-américaine. Malgré cette forte influence d’outre-Atlantique, les deux joueurs clé de l’arrière-garde genevoise sont de nationalité suédoise, Johan Fransson et le nouveau venu Henrik Tömmernes. Tous deux membres de la Tre Kronnor, ils formeront la base d’une défense plutôt forte sur le papier, avec l’international suisse Romain Loeffel, le colosse Eliot Antonietti , le vétéran Goran Bezina (désormais 37 ans) ou encore le rugueux canado-suisse Daniel Vukovic. Will Petschenig, un jeune défenseur canado-suisse de 22 ans, accentue encore cette identité nord-américaine.
Comme ultime rempart, le portier titulaire Robert Mayer pourrait manquer le début de la saison, les Genevois ont donc rappelé le jeune talent Gauthier Descloux qui était en prêt à Ambrì-Piotta. Il n’est pas impossible que le club genevois recrute un portier importé pour assurer le début de saison jusqu’au retour au jeu de Robert Mayer. Devant, l’équipe est aussi plus que séduisante. Avec Kevin Romy et le Canado-Suisse Cody Almond, Genève-Servette possède deux internationaux suisses pouvant évoluer au centre. L’Américain Nathan Gerbe, 403 matchs de NHL au compteur, peut lui aussi évoluer au centre et ses 28 points en 26 matchs la saison dernière avec les Aigles laissent entrevoir d’excellentes choses pour cette saison. Enfin le Canadien Nick Spaling, auteur de 494 matchs en NHL et qui peut aussi évoluer au centre, a également démontré un potentiel très intéressant en 2016-2017, terminant notamment avec un excellent +17 au terme de la regular season. Les provocateurs canado-suisses Jeremy Wick et Tim Traber, mais également l’arrivée de Tampa Bay du néo international Tanner Richard, lui aussi Canado-Suisse, apportent encore plus de sang nord-américain à cette formation genevoise. Pour le reste, l’attaque est composée de jeunes joueurs suisses, notamment le très talentueux Damien Riat, entourés par quelques routiniers comme Juraj Simek.
Avec cette identité marquée et un nouvel élan représenté par l’arrivée de Craig Woodcroft à la bande, Genève-Servette a les moyens de se qualifier pour les play-off, mais rien ne sera simple.
 
 
Lausanne en quête d'un nouvel exploit retentissant
 
Pour sa deuxième saison à la tête du Lausanne HC, le Canadien Dan Ratushny aura à cœur de rééditer l’exploit monumental qu’a constitué le quatrième rang au terme du dernier championnat régulier. Mais attention, en surrégime total, LHC ne valait pas cette quatrième place et la façon dont Davos a balayé les Vaudois en quarts de finale en a été la preuve cinglante. De plus, le système de jeu du Canadien est désormais connu de tous les autres coachs de la ligue.
Cette saison, si joueurs dits « faibles » qui venaient de NLB comme Gaëtan Augsburger ou Benjamin Antonietti ne sont plus là, de même que les icônes de la promotion Thomas Deruns, Florian Conz et Paul Savary ne sont plus là. Pour une fois, LHC n’a pas remplacé quantitativement, mais qualitativement. Sandro Zangger (23 ans) est arrivé du EVZ et Joël Vermin (25 ans) est rentré de son périple dans l’organisation du Lightning (24 matchs en NHL). Même si l’attaque vaudoise comporte plus de jolis noms qu’avant, avec également au niveau suisse les Eric Walsky, Alain Miéville ou la révélation du dernier championnat Yannick Herren (36 points), le club de la capitale olympique n’a pas vraiment de profondeur de banc. Sur la durée, cela pourrait se payer très cher dans la lutte à la huitième place. Au niveau des imports, l’ancien centre des Pittsburgh Penguins Dustin Jeffrey, l’international finlandais Harri Pesonen et l’international suédois Nicklas Danielsson sont toujours fidèles au poste. Sans être des foudres de guerre, les avants étrangers du LHC sont de qualité.
En défense par contre, Lausanne détient l’une des stars de la ligue avec le défenseur de la Tre Kronor Jonas Junland (29 ans). Joel Genazzi (29 ans), très impressionnant lors des derniers mondiaux avec la Nati, le talentueux Lukas Frick (22 ans) arrivé de Kloten ou encore le vétéran John Gobbi (35 ans, près de 900 matchs dans l’élite) forment une défense tout à fait honnête, même si LHC n’a plus la même solidité défensive que sous l’ère Heinz Ehlers. Surtout que devant la cage, Cristobal Huet ne rajeunit définitivement pas (42 ans, le temps file) et que l’arrivée d’Ambrì-Piotta de Sandro Zurkirchen ne fait clairement pas du LHC le club le mieux armé devant la cage.
Avec cette équipe, LHC sera dans la course pour les play-off mais contrairement à ce que la presse en Suisse romande semble penser, ce n’est clairement pas acquis.
 

Gottéron en mission rachat
 
Pour Gottéron, la saison 2017-2018 se doit d’être celle du rachat après une campagne 2016-2017 absolument catastrophique. Exit Larry Huras, donc, et place à un nouveau duo à la bande, un duo formé par Mark French, un Canadien de 46 ans avec une longue expérience de coaching à Hershey (AHL), et son assistant Dean Fedorchuk, un Canadien de 47 ans qui a notamment été scout pour les Winnipeg Jets entre 2011 et 2013. Leur point commun ? Ils ne connaissent pas grand-chose du hockey suisse…
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D. Pensinger/Getty Images
Jonas Holos, débarque à Fribourg

Au niveau offensif, le directeur technique Christian Dubé leur a mis à disposition qu’un seul joueur nord-américain, l’expérimenté centre américain de Genève-Servette Jim Slater (34 ans, 592 matchs en NHL). Les autres imports sont bien sûr les deux fantastiques internationaux tchèques Roman Cervenka et Michal Birner, déjà membres de l’attaque fribourgeoise la saison passée. Joueur emblématique du club avec 565 points en 718 matchs, Julien Sprunger (31 ans) est toujours présent, tout comme son acolyte Andrei Bykov (29 ans), fils du légendaire Slava Bykov. A noter également le retour dans l’élite du vétéran franco-suisse Laurent Meunier (38 ans), en provenance de La Chaux-de-Fonds, qui rejoint les combatifs ailiers américano-suisses John Fritsche et Chris Rivera.
Sur la plan défensif, le volte-face du gardien international suisse Reto Berra, qui a utilisé sa clause libératoire pour s’envoler aux Anaheim Ducks quand il en a eu l’occasion, a causé bien des soucis à Christian Dubé. Au vu de la situation du marché des gardiens en Suisse, ce dernier n’a pas eu d’autre choix que de recruter un portier importé, en l’occurrence le Canadien Barry Brust. A 34 ans, le natif du Manitoba reste sur quatre saisons honorables en KHL avec Zagreb, le Yugra et enfin le Slovan Bratislava. Quant à son expérience en NHL, elle se résume à 11 petits matchs pour les Los Angeles Kings en 2006-2007… Devant lui se dresse une défense très perméable, ceci depuis plusieurs années. En 2014-2015 et en 2016-2017, Gottéron a encaissé 177 buts en 50 matchs, soit plus de 3,5 buts encaissés par match. Le problème c’est qu’en analysant l’effectif des Dragons, rien n’indique que cela change cette saison. La seule arrivée est celle de l’international norvégien Jonas Holøs (29 ans), qui débarque de Färjestad. Pour le reste, c’est exactement la même défense, avec l’exception du fait que le jeune prodige Yannick Rathgeb (21 ans) compte désormais deux saisons d’expérience chez les grands et que le nouveau venu norvégien sera forcément meilleur que le plutôt très mauvais Alexandre Picard. Cela pourrait apporter une nouvelle dimension à Gottéron, notamment en avantage numérique.
Malgré tout, même si une saison aussi catastrophique que la dernière ne devrait pas se reproduire, les Dragons ne figureront à priori pas dans le haut du classement et devront batailler jusqu’au bout pour figurer du bon côté de la barre. Ils en ont les moyens, bien entendu.
 

Bienne vise les play-off! En a-t-il les moyens?
 
La saison dernière, Bienne a réussi à se hisser en play-off, un peu à la surprise générale. Cette saison, le coach Mike McNamara, qui a succédé au fantasque Kevin Schläpfer en cours de saison passée, a clairement les moyens de rééditer cette performance. Mais rien ne sera simple… Finalement, tout dépendra des prestations du dernier rempart biennois, Jonas Hiller. Gardien légendaire de l’équipe de Suisse, l’Appenzellois de 35 ans apporte une énorme expérience dans le Seeland avec son titre de champion avec Davos en 2005, ses deux campagnes olympiques avec la Nati (2010 et 2014) et, surtout, ses 437 apparitions sur les patinoires de NHL entre 2007 et 2016, pour les Anaheim Ducks et les Calgary Flames. En 2011, il avait même reçu les honneurs du All-Star Game de la grande ligue nord-américaine. Clairement, Jonas Hiller est plus que jamais le baromètre de cette équipe seelandaise.
Derrière, Bienne ne compte pas de grande vedette ni d’import, mais cette défense 100% suisse a du talent et du muscle à revendre. Le vétéran Beat Forster (34 ans) est arrivé de Davos, c’est le gros coup de l’intersaison. Avec Marco Maurer, il devrait passablement chauffer le banc des pénalités, mais sa grande expérience des moments importants (810 matchs pour Davos et le ZSC) sera très précieuse pour Bienne. En attaque, le mix entre jeunesse et expérience semble plutôt intéressant. Les vieux roublards comme le capitaine Mathieu Tschantre ou le centre Fabian Sutter (déjà 965 matchs joués dans l’élite à 35 ans) encadrent à merveille les pépites comme Julian Schmutz (23 ans) ou Jason Fuchs (21 ans). Au niveau des imports, les Pingouins ne possèdent pas de grande star internationale non plus, mais néanmoins, des joueurs de grande qualité. Le leader de l’équipe est l’ancien centre du Minnesota Wild Robbie Earl. A 32 ans, le natif de Chicago jouit d’une bonne expérience dans le championnat de Suisse (234 matchs pour 213 points). L’autre homme fort se nomme Marc-Antoine Pouliot. Ce Québécois de 32 ans, qui fut le capitaine de Sidney Crosby en mineur, connaît lui aussi très bien la ligue suisse (232 matchs pour 196 points). Et c’est le cas également du Canadien Jacob Micflikier (33 ans), un petit gabarit trop tendre pour l’Amérique du Nord mais qui a très bien réussi tant en Suisse (110 points en 134 matchs) qu’en Suède (95 points en 127 matchs). Enfin le dernier import est l’ailier finlandais Toni Rajala (26 ans), auteur de 16 buts en 36 parties pour Bienne la saison dernière. Avec cette équipe, Bienne ne jouera pas les premiers rôles, mais a notre sens oui, il a clairement le potentiel pour accrocher une nouvelle fois le top-8.
 
 
Kloten trop sous-estimé?
 
Depuis sa finale perdue en 2014 face aux ZSC Lions, les Aviateurs semblent en perte de vitesse avec deux condamnations au tour contre la relégation en 2015 et la saison passée. En proie aux difficultés financières que nous savons, Kloten parvient néanmoins à proposer une équipe très intéressante sur le papier.
Tout d’abord, les Zurichois se sont attelés à renforcer leur défense passoire de la saison écoulée. Pour ce faire, les dirigeants ont recruté deux Suédois, Mattias Bäckman (24 ans) de l’organisation des Stars, et surtout l’international Niclas Andersén (29 ans), qui jouait la saison passée en KHL, à Ekaterinbourg. Avec le vétéran Rene Back (34 ans, 839 matchs dans l’élite), les routiniers Tim Ramholt (32 ans) et Patrick von Gunten (32 ans), mais aussi les innombrables jeunes pouces qui sortent chaque année du centre de formation des Flyers, l’arrière-garde de Kloten fait plutôt bonne figure, sur le papier. Si l’entraîneur finlandais Pekka Tirkkonen parvient à mettre en place un bon système défensif, le top-8 est clairement à la portée des Zurichois. Surtout que le jeune et très talentueux gardien Luca Boltshauser (24 ans) commence à avoir de la bouteille.
Offensivement, l’équipe a plutôt fière allure. Au niveau suisse, Kloten a recruté chez son rival local l’un des meilleurs centres de check-line de la ligue, l’international suisse Morris Trachsler (33 ans). Avec Matthias Bieber (31 ans), Denis Hollenstein (27 ans) et Vincent Praplan (23 ans, enfin, s’il ne part pas en NHL…), Kloten possède aussi trois des meilleurs attaquants suisses actuels, trois joueurs qui ont de très bonnes chances de participer aux prochains Jeux Olympiques avec la Nati. A cela s’ajoutent le buteur tessinois Daniele Grassi (24 ans), le retour du vétéran finlandais Tommi Santala (38 ans, 1'050 matchs pro dans les ligues majeures), mais aussi l’arrivée surprise d’un certain Tim Bozon (23 ans), fils du coach bordelais, international français né aux Etats-Unis et formé en Suisse. Après ses ennuis de santé que nous connaissons, il sort d’une saison compliquée entre l’AHL et l’ECHL. Cette première expérience pro en Suisse peut faire décoller sa carrière.
Au petit jeu des comparaisons post transferts estivaux, il nous semble que Kloten ne soit pas plus faible que la saison dernière, malgré les départs des excellents Américains Drew Shore (ZSC) et Bobby Sanguinetti (Lugano). Si Kloten ne jouera pas les premiers rôles, il restera un candidat sérieux aux play-off jusqu’au bout !
 
 
Une défense enfin sans trous en Emmental?
 
Depuis son retour dans l’élite en 2015, Langnau n’a pas vraiment brillé, terminant chaque fois dans les profondeurs du classement. Mais finalement, dans l’Emmental, c’est quelque chose d’habituel, puisqu’en 18 saisons en NLA depuis l’introduction des play-off, les Tigres ne se sont hissés dans le top-8 qu’à une seule reprise, en 2010-2011. C’est un bilan assez faible, il faut bien le dire. Et sauf miracle, cela ne devrait pas changer cette saison, malgré la présence à la bande du Danois Heinz Ehlers, ancien faiseur de miracles du côté de Lausanne.
Devant la cage, malgré tout le respect que nous leur devons, les deux gardiens Damiano Ciaccio (28 ans) et Ivars Punnenovs (23 ans) ne feraient même pas rêver des supporters de clubs de l’étage inférieur… En défense, certes le vétéran finlandais Ville Koistinen (35 ans) apporte toute son expérience de la NHL et de ses sélections en équipe nationale, mais cela n’effraie pas grand monde, surtout quand on s’attarde sur le reste du contingent. Il est en effet un peu seul… Le plus fort potentiel se trouve dans Anthony Huguenin (25 ans), qui reçoit une chance de se relancer. Idem pour Yannick Blaser (28 ans). Rien de bien folichon.
Devant, les importés font un peu pâle figure par rapport à ce que les autres clubs proposent, Ambrì-Piotta compris. Le Canadien Aaron Gagnon (31 ans) était un pigiste de luxe la saison passée au SCB, il devient le meilleur attaquant sous contrat à Langnau. Les deux autres imports sont finlandais, Eero Elo (27 ans) qui avait débarqué de Novosibirsk en cours de saison passée, rejoint cet été par son compatriote Antti Erkinjuntti (31 ans), capitaine des Pelicans Lathi les deux dernières saisons, auteur de 41 points en 2016-2017. Les autres joueurs à niveau sont le routinier Pascal Berger, le vétéran Thomas Nüssli (35 ans), le sniper russo-suisse Alexei Dostoinov, le buteur helvético-suédois Anton Gustafsson et le jeune Yannick Albrecht (23 ans), révélation de la saison 2015-2016 avec 13 buts inscrits.
Avec cette équipe, Langnau ne devrait pas avoir la moindre de chance d’accrocher une place en play-off et très franchement, si Ambrì-Piotta fait une bonne saison, les Tigres pourraient très bien terminer bons derniers de la saison régulière. Attention néanmoins au fait qu’avec Heinz Ehlers à la bande, les Emmentalois ne devraient pas encaisser autant de buts que ces dernières saisons ou ils comptaient sur une défense digne des meilleurs fromages d'Emmental. 
 
 
Ambrì-Piotta arrivera-t-il à laisser une équipe derrière au classement?  

Comme chaque année, le fait qu’Ambrì et Piotta - ces deux minuscules villages de quelques centaines d’âmes au cœur des Alpes tessinoises - puissent aligner une équipe professionnelle dans l’une des ligues de hockey sur glace les plus fortes de la planète, reste aux yeux de tous un vrai miracle. Financièrement, Ambrì-Piotta vit des heures assez pénibles. D’ailleurs la perspective d’une nouvelle patinoire devient de plus en plus indispensable pour assurer la survie de ce club mythique qui compte des dizaines de milliers de supporters à travers toute la Suisse (et au-delà).
Sur le papier, l’équipe n’est clairement pas plus forte que celle qui avait terminé dernière au printemps dernier. L’arrivée du gardien Benjamin Conz, qui remplace Sandro Zurkirchen (parti à Lausanne), reste une assez bonne affaire. Le Jurassien reçoit une dernière chance de se relancer. S’il est en confiance et réussi une bon début de saison, il peut devenir l’atout numéro un d’Ambrì-Piotta. Son gros problème, ça sera clairement la défense qui se présentera devant lui. A côté des vétérans Marc Gautschi (34 ans) et Michael Ngoy (35 ans), on notera l’arrivée de KHL de l’international italien Nick Plastino. Pour le reste, c’est très léger, très jeune ou alors pas au niveau de la NLA... Pour le très jeune entraineur local Luca Cereda, seulement 35 ans, cette défense risque bien de lui apporter ses premiers cheveux blancs pour sa toute première saison à ce niveau…
L’espoir pour Ambrì-Piotta réside donc dans son potentiel offensif non négligeable. Matt D’Agostini et Cory Emmerton sont toujours là, rejoints par le vétéran Jeff Taffe (36 ans), un centre américain qui, après seulement 180 matchs de NHL, évolue en Europe depuis 2014. Comme Nick Plastino, il jouait à Bratislava la saison dernière (43 points en 58 matchs de KHL). Avec Thibaut Monnet (35 ans), l’équipe compte un routinier pas maladroit (595 points) et très expérimenté (910 matchs dans l’élite). A 32 ans, Peter Guggisberg n’a pas autant de matchs à son compteur, la faute à de nombreuses blessures, mais compte tout de même 351 points inscrits et reste l’attaquant le plus talentueux de l’équipe. D’ailleurs, la question de savoir si, oui ou non, il pourra jouer une saison plus ou moins complète et à son vrai niveau déterminera si Ambrì-Piotta arrivera à laisser une autre équipe derrière lui au classement…
 

Comme promis, le prono détaillé de vos serviteurs:
 
Stéphane
Ducret
Yves
Seira
Laurin
Petitat
Miguel
Piccand
Adrien
Perritaz
Arnaud
Comment
Cédric
Martin
Zurich Lausanne Bern Davos Bern Bern Zug
Bern Bern Zurich Bern Zurich Zurich Bern
Davos Lugano Davos Zug Lugano Davos Zurich
Zug Zurich Zug Zurich Zug Lugano Lugano
Lugano Zug Lugano GE/Servette Davos Gottéron Davos
Lausanne Davos GE/Servette Gottéron GE/Servette GE/Servette Kloten
GE/Servette Bienne Lausanne Lugano Gottéron Zug GE/Servette
Gottéron GE/Servette Kloten Lausanne Lausanne Lausanne Gottéron
Bienne Gottéron Bienne Bienne Bienne Bienne Lausanne
Langnau Langnau Gottéron Kloten Kloten Langnau Bienne
Kloten Ambrì-Piotta Ambrì-Piotta Langnau Langnau Kloten Langnau
Ambrì-Piotta Kloten Langnau Ambrì-Piotta Ambrì-Piotta Ambrì-Piotta Ambrì-Piotta
 
 
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Réactions sur l'article
 
Gondra a écritle 23/09/2017 à 23:13  
Bah ça part pas trop mal pour Fribourg, 6victoires en 7 matches. Comment expliquer un tel départ ?
 
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