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Hockey sur glace - Equipes de France
CDF - Conférence de presse Pierre-Yves Gerbeau et Pascal Vigneron
 
A l'occasion de la finale de la Coupe de France ce dimanche à l'Accor Arena de Paris Bercy, le président de la FFHG Pierre-Yves Gerbeau a tenu une conférence de presse pour évoquer les Jeux Olympiques ainsi que le partenariat avec Colosse aux pieds d'argile, représentée par son directeur général Pascal Vigneron.
 
Paris, Accor Arena, Hockey Hebdo Guillaume Schwab le 04/02/2026 à 17:30
Pierre-Yves Gerbeau (Président de la Fédération Française de Hockey sur Glace)
 
Photo hockey Equipes de France - Equipes de France - CDF - Conférence de presse Pierre-Yves Gerbeau et Pascal Vigneron
Photographe © Yves Le Guillerm
Pierre-Yves Gerbeau - Président de la FFHG

Il y a eu un gros problème technique dans la patinoire de Bercy mercredi dernier (28/01), on n'avait pas de glace. Donc je suis de très bonne humeur jusqu'à temps que je remette la coupe parce que ça sera fini ! On sait que cette salle est née en 1984 et qu’une date de froid normalement ça dure 30 ans. Elle a 42 ans. On a eu un problème ponctuel. Il faudra en reparler avec mon ex-ministre, Madame Barsacq, qui est maintenant directrice générale de l’Accor Arena, parce qu'on a un petit enjeu en 2028 aussi…

On est très rassurés, les deux équipes de Magnus se sont entraînées, on a réussi à sauver le tournoi extrêmement important des petites crosses. Cela n'a pas été facile. Je tiens à remercier incroyablement Julian Marcos, l’ancien joueur de hockey professionnel d'Amiens, qui est la personne qui gère l'ensemble des deux pistes de glace pour l'Accor Arena, et surtout notre partenaire Synerglace qui ont été réactifs de manière incroyable et qui ont trouvé une solution critique que l'on n'avait pas à 10h mercredi matin. Il va y avoir une belle finale de Coupe de France. L'équipe de France va être ici puisqu’on a cinq joueurs qui jouent la finale (ndlr : Florian Chakiachvili et Anthony Rech pour Rouen, Pierre Crinon, Aurélien Dair et Sacha Treille pour Grenoble) et ensuite je vais monter avec eux dans le bus. On va dormir à Roissy et l'aventure milanaise commence le lendemain. On a donc une bonne semaine de préparation. Nos femmes commencent le 5 février, donc la juxtaposition des deux événements est top et on espère avoir une grande finale comme ça a été le cas les trois dernières années. On a refusé un gros 2 000 personnes pour le match d’aujourd’hui donc on va se mettre à la U Arena (rires).

C'est un très bel évènement, c'est la fête du hockey français et là c'est un peu spécial justement parce que c'est une année olympique. Pour les hommes, ça n'a jamais été le cas puisque la dernière fois qu'on a été olympien, c'était la Fédération Française des Sports de Glace, dont nous nous sommes échappés en 2006 avec Monsieur Tardif qui est là ce soir. Donc pour les hommes, c'est une première FFHG depuis 2002 à Salt Lake City. Il y a quatre générations où on s'est toujours un petit peu planté sur le dernier match de qualification. On ne danse pas sur la table parce que bien sûr on a été repêchés, même si on avait fait la plupart du travail puisque les deux équipes de France avaient été secondes des poules de qualification finale. Mais d'un autre côté, on est là parce qu'il y a toujours un désastre humanitaire en Ukraine, donc il n'est pas du tout adéquat de célébrer. D'un autre côté pour nos athlètes, et on a plusieurs énormes personnalités qui sont en fin de carrière, deux capitaines que sont Pierre-Edouard Bellemare et Lore Baudrit. C’est un truc extraordinaire de vivre une fin de carrière et d'être olympien. C’est top pour nos femmes qui sont tellement méritantes depuis tellement longtemps d'avoir une récompense comme ça. Je vous l'ai toujours dit en tant que président féministe déclaré et assumé, je trouve ça extraordinaire. On espère, on ne sait jamais. Il y a un truc à faire sur les femmes sûrement. On n'est pas du tout dans le groupe de la mort pour les hommes, donc ça va bien se passer… Canada, Suisse, République Tchèque, ça va bien se passer... En tout cas, on veut montrer un beau visage de l'équipe de France. L'équipe est en mutation, forcément, puisqu'on a des grands cadres qui vont s'arrêter. Encore une fois, c'est aussi un « live test » pour les Alpes 2030 et puis avant ça, on aura 2028. C'est le cercle vertueux que l'on avait désespérément voulu mettre en place, qui est en place maintenant, à savoir 2026 Milan, 2028 Paris-Lyon Championnats du monde senior masculin et bien sûr les Alpes 2030. On a beaucoup travaillé en tant qu'équipe et puis avec le CNOSF, Amélie Oudéa-Castéra sera là tout à l'heure, pour vraiment mettre ça en place et faire du suivi.

Je continue à dire qu'il y a un désengagement de l'État qui nous fait beaucoup de mal sur le sport, mais qu'on est très privilégiés parce qu’il y a 2030, parce que Yann Cucherat à l'ANS nous a fait confiance. On a présenté un projet bien né sur une stratégie de refonte de la Fédération. Maintenant, encore une fois, il y a un enjeu électif démocratique le 21 juin. En tout cas, si jamais on avait le bonheur d'être réélu, on a un plan en place pour justement réinventer un peu notre performance à très court terme, à savoir qu'on est à quatre ans de l'échéance 2030, mais qu'avant ça il y a 2028. Tout ça se met bien en place. C'est une belle année parce qu'encore une fois on va battre le record de la fréquentation des patinoires, notre cible de licenciés a encore une fois augmenté. On est dans une bonne dynamique, on va rendre en tant qu'équipe dirigeante une belle feuille de route. On s'est attaqué à des réformes d’arbitrage, des directions techniques nationales et des championnats qui étaient très compliquées à mettre en place. Je pense que l'équipe a eu beaucoup de courage de s'accrocher et que le travail n'est pas fini. C'est pour cela que justement pour rentrer dans ce cercle vertueux, on va finir le travail et surtout mettre en place tout ce qui concerne le modèle économique de la Fédération et sûrement la Ligue Magnus qui à terme se doit d'être indépendante. Maintenant on va finir le mandat, on va voir, on va finir sur une belle Coupe de France et surtout une belle performance de nos équipes nationales, sans dire qu'on va faire une médaille mais en tout cas de montrer un beau visage d'abnégation et de valeur du maillot bleu, ce dont je n'ai aucun doute. Je dis toujours qu’en équipe de France on peut avoir des regrets, mais on ne peut pas avoir de remords.

Je vais laisser Pascal raconter le partenariat avec Colosse aux pieds d’argile. Ça fait un moment qu'on se parlait, on a été très engagés avec la Fédération, on a une élue qui a été absolument extraordinaire, qui s'appelle Marieke Nilly, qui a été en charge de tous ces dossiers très difficiles, celui des violences, de la sensibilisation, des signalements, etc. Je pense qu'on a été une Fédération très vertueuse par rapport à ça. Maintenant, on se doit, dans un cap de maturité, de faire un partenariat avec des gens du métier et qui veulent nous aider pour accélérer les dossiers par rapport au Ministère, etc. Pendant très longtemps, on s'est dit que dans notre sport il n'y a pas de racisme, il n'y a pas de violence, il n'y a pas d'homophobie, il n'y a pas de sexisme, tout va bien. C'est comme partout dans la société, tout ne va pas bien. On s'est attelé à ça. Je pense que ça a très bien travaillé dans les clubs, dans les remontées. S'associer avec les gens les plus professionnels de cet environnement va nous aider beaucoup et surtout nous donner des postes de stratégie et de direction. On vous remercie de nous avoir fait confiance.
 

Photo hockey Equipes de France - Equipes de France - CDF - Conférence de presse Pierre-Yves Gerbeau et Pascal Vigneron
Photographe © Yves Le Guillerm
Pascal Vigneron - DG Association Colosse aux pieds d’argile

 
Pascal Vigneron (Directeur Général de l’association Colosse aux pieds d’argile)
 
Merci. Pascal Vigneron, je suis le directeur général de Colosse aux pieds d’argile. C'est une association de protection de l'enfance qui a été créée maintenant il y a un peu plus de 13 ans par Sébastien Boueilh, un ancien rugbyman qui a lui-même été victime de violences sexuelles. Aujourd'hui (dimanche 1er février 2026), effectivement, on vient de signer une convention. Vous êtes la 33e fédération sportive avec laquelle on conventionne. C'est une association effectivement qui va intervenir sur le plan national et les DOM-TOM pour sensibiliser, former, les plus jeunes et les plus grands… Former effectivement tout ce qui est personnel accompagnant, donc dans votre cas effectivement les entraîneurs, mais on n'oublie pas effectivement les bénévoles. C'est aussi collaborer avec l'ensemble du staff des fédérations pour faire prendre conscience de certaines choses et puis co-construire avec vous effectivement un plan de déploiement, de vigilance et de prévention autour des violences sexuelles, autour du harcèlement, autour du bizutage et toutes les autres problématiques que les enfants peuvent connaître. Merci à vous pour votre confiance. On a du travail. On a engagé de nouveaux projets avec vous et on en est ravi. On sera au rendez-vous pour permettre de lever le doute sur toutes les problématiques de protection de l'enfance.

La première action a eu lieu là, cet après-midi, pour les petites crosses, avec une première intervention de sensibilisation qui s'est super bien passée. On est très contents. Merci à vous.



Photo hockey Equipes de France - Equipes de France - CDF - Conférence de presse Pierre-Yves Gerbeau et Pascal Vigneron
Photographe © Yves Le Guillerm
Pierre-Yves Gerbeau - Président de la FFHG & Pascal Vigneron - DG Association Colosse aux pieds d’argile
 
 
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