Le clinch de l’Avalanche Ça y est, ils y sont ! En même temps, vu leur saison, c’était loin d’être un scoop. L'Avalanche du Colorado est officiellement la première équipe de la LNH à avoir validé son billet pour les séries de 2026. La victoire de 4-1 contre les Blackhawks de Chicago était ledit billet. En seulement 68 matchs, le Colorado a réalisé le deuxième "clinch" le plus rapide de son histoire.
CLINCHED. 🏔️
The Avalanche are headed back to the Stanley Cup Playoffs for the 9️⃣th-straight season! pic.twitter.com/6PQVh4U8Bk
— Sports on Prime Canada (@SportsOnPrimeCA) March 21, 2026
Les Stars seconds, Vancouver et les Rangers définitivement éliminés Deux jours après l’Avalanche, c’est Dallas qui sécurise une place en playoffs grâce à la défaite des Los Angeles Kings face à l’Utah Mammoth et leurs 97 points en 70 matchs. Une belle récompense pour Dallas qui a accroché l’Avalanche toute la saison et qui réserve du beau spectacle pour les phases finales.
Pointant à la dernière place de la ligue depuis plusieurs mois et nouvellement engagés dans une reconstruction complète, les Vancouver Canucks ont été les premiers à sortir de la course aux playoffs. Ils ont 15 points de retard sur les Chicago Blackhawks. Les New York Rangers sont eux aussi éliminés après leur défaite, 4 à 3, face aux Toronto Maple Leafs ce mercredi 25 mars. Ils sont la première équipe de la conférence Est à ne plus pouvoir participer aux playoffs.
Les Buffalo Sabres toujours en feu Alors eux… Depuis le 26 février, ils n’ont perdu qu’un seul match - contre Washington, et encore… d’un seul but. Leurs trois derniers matchs sont deux blanchissages, contre Vegas et San José et le tout dernier est une victoire, 4-1, contre Los Angeles. Ils sont ainsi deuxièmes de leur conférence devant Tampa, avec 94 points, et derrière les Hurricanes, qui ont le même nombre de points mais un match de retard. Par contre, ils sont bien premiers de la division Atlantique.
La division Pacifique, la classe des nuls Pour donner un ordre d’idée, le premier de la division, c’est Anaheim. Alors certes, cette saison voit des clubs effacés habituellement venir caracoler sur le devant de la scène et cela pourrait être le cas d’Anaheim. Seulement, cette place de leader est ternie par le fait que la division est loin d’être au niveau face aux autres clubs. Ainsi, les Ducks avec leurs 80 points seraient cinquièmes en division métropolitaine ou Atlantique. L’équipe a d’ailleurs un différentiel de but négatif, comme cinq autres équipes sur huit - Edmonton et Vegas ayant un différentiel positif mais à respectivement un et deux buts près.
Le Wild dans le creux de la vague ? En tous cas, après l’arrivée de Quinn Hughes, les rumeurs veulent que le Wild n’ait pas envie de s’arrêter là mais plutôt d’ajouter une autre grosse star à son contingent. Il se dit dans les couloirs que l’équipe du ‘State of Hockey’ lorgnerait sur le futur rétabli Auston Matthews.
La montée en puissance de Nikita Kucherov
Nul besoin de souligner le talent de celui qu’on surnomme Kuch. Pourtant, le numéro 86 nous oblige à le rappeler grâce à des performances hallucinantes et une seconde partie de saison régulière où il ne fait qu’impressionner. Pourtant, ça n’allait pas dans ce sens. Sportsnet a remarqué un début d’année plus lent pour celui dont on prêche l’intelligence et la vision de jeu : lors de ses 16 premiers matchs, Kucherov n’a marqué que 16 points. Mais s’il est le hockeyeur préféré de ton hockeyeur préféré, ce n’est pas pour rien. Récemment, les statistiques du Russe explosent et Kuch en est à 104 points - 32 buts et 72 assistances - sur ses 50 derniers matchs, faisant de cette saison sa quatrième avec plus de 120 points.
C’est aussi le plus de points marqués en 50 matchs depuis l’an 2000. Le dernier joueur avec une performance comparable n’est autre que ‘Super Mario’, de son nom complet Mario Lemieux, lors de la saison 1995-96. En effet, du 22 novembre au 20 mars, Kucherov en était à 95 points en 45 matchs disputés. Mais Kuch a aussi atteint un plateau de carrière symbolique : celui de briser le plafond de verre des 1100 points en NHL. Il est alors devenu le quatrième Russe à le faire.
Plus insolite encore : Kucherov a marqué le premier but en infériorité numérique… de sa carrière ! C’était contre les Edmonton Oilers samedi dernier. C’est assez étonnant quand on sait qu’il en est à sa 12ème saison en NHL - toute proportion gardée puisqu’il est plus souvent, voire toujours, mobilisé sur le powerplay plus que sur le penalty kill et qu’en réalité, il n’a qu’un peu plus de 15 minutes de glace sur le PK dans sa carrière.
Certains parlent déjà d’un Art Ross en vue à la fin de la saison. Un troisième d’affilée pour Kucherov ?
Le retour couronné de succès de Sid the Kid :
La convalescence, ménager sa monture pour aller loin… c’est bien bon pour les braves gens. Sid n’en est pas. Un patin sur la glace et il fait déjà des siennes avec un but qui tient de l’expérience, de la présence d’esprit et de la lecture du jeu. Pile au bon endroit, il a juste de quoi récupérer la rondelle et puis de passer d’une manière qu’on dirait presque tranquille devant la cage pour la coller au fond. C’est un but de quelqu’un qui sait. Le but nonchalant d’un habitué à qui la sirène du score avait manqué. Le capitaine des Penguins a cependant dû quitter le match ce jeudi contre les Ottawa Senators après la première période. Blessé, plus d’informations devraient arriver dans les prochains jours.
Difficile de ne pas parler de McDavid à chaque édition. Il a d’abord commencé fort en faisant tomber les gants face à Justin Hryckowian des Dallas Stars lors de leur rencontre le 12 mars dernier. Et c’est assez rare pour le noter. Il a ensuite explosé plusieurs mythiques échelons comme celui des 400 buts, des 800 assistances ou des 1200 points en carrière pour venir conforter sa place de leader au sein de son équipe - il est le troisième plus rapide joueur (784 matchs) à réaliser cet exploit derrière ‘The Great One’, Wayne Gretzky, et ‘The Magnificent One’, Mario Lemieux. Mais c’est justement bien là qu’est le problème : sans lui, ce collectif ne va pas très loin. RDS révèle sur ses réseaux que cette saison, à chaque fois que McDavid n’a pas ajouté de point au compteur, les Oilers n’ont pas gagné un seul match non plus. Une statistique qui fait drôlement froid dans le dos… Là est alors toute la question : les Oilers pourraient-ils survivre en playoffs face aux géants des autres divisions ?
Cole Hutson monte chez les grands Le 15 mars, dès l'élimination de Boston University, le jeune défenseur a signé son contrat d'entrée de trois ans avec les Capitals. Pour son premier match en NHL face aux Senators d'Ottawa, il a été globalement bon, voire très bon, mais il a aussi inscrit son premier but - en cage vide mais chuuuuuut ! - pour sceller la victoire de 4-1. Ce premier but a été célébré par le maître suprême de la ligue, Ovechkin. Si Papa applaudit, alors c’est que le petit ira loin et sèchera peut-être les larmes des fans qui pleurent encore le transfert de John Carlson.
De même pour la sensation Anton Frondell Drafté comme troisième choix au total en 2025 par les Chicago Blackhawks, Anton Frondell a lui aussi fait sa rentrée des classes façon NHL. Ce mardi, il a donc affronté les New York Islanders et un certain Matthew Schaefer, repêché premier la même année. Tout droit venu de la SHL, la ligue suédoise, il évoluait pour le Djurgårdens IF aux côtés de Victor Eklund, frère de William et signé chez les Islanders. Le centre a notamment mené son équipe jusqu’en playoffs avec 28 points en 43 matchs de saison régulière. Après l’élimination de son équipe, le Suèdois a rejoint l’Amérique du Nord et y a scoré son tout premier point grâce à une assistance depuis la zone neutre sur le but d’Ilya Mikheyev en première période.
Aligné de nouveau ce jeudi contre les Philadelphia Flyers, Anton Frondell s’est à nouveau illustré : une passe en revers qui vient trouver Connor Bedard pour un superbe but. Tout ce qu’il y a à dire, c’est que ça promet !
Un bébé dans la cour des très grands. Le 19 mars, à seulement 18 ans et 195 jours - oui, parce qu’il faut être précis !, le défenseur canadien, Matthew Schaefer, a marqué un but contre Ottawa et l'histoire de la ligue en devenant le plus jeune défenseur de tous les temps - rien que ça, allez - à atteindre le plateau des 50 points en une seule saison. Premier choix total du repêchage 2025, il a déjà surpassé le record de buts pour une recrue des NY Islanders de son âge - record détenu par la légende Denis Potvin : 31 minutes et 58 secondes. C’est d’ailleurs le temps que Matthew Schaefer a passé sur la glace lors de sa rencontre contre les Chicago Blackhawks ce mardi. Un autre record - encore !!! va-t-il s’arrêter ? - pour lui mais aussi dans la ligue puisque c’est le plus grand nombre de minutes passées sur la glace en un match par un adolescent.
Cole Caufield aux champs d’honneur. Il est bon, ça, on sait. Mais ce qui pousse à aller regarder ses statistiques, c’est ce qui s’est passé le 17 mars. C’est lui qui a marqué le but gagnant en prolongation contre les Bruins. Par ce but, il est devenu le premier joueur du Canadien en 32 ans à atteindre la barre des 40 buts - le dernier était Vincent Damphousse en 1993-94. En ce moment, avec 43 buts et 69 points en 68 matchs - au 22 mars, il maintient une cadence proche d'une saison de 50 buts. En définitive, ses performances personnelles sont aussi un marqueur du regain de forme des Habs qui depuis de bien nombreuses années peinent à garder leur image d’essence même du hockey - ils sont d’ailleurs troisièmes de leur division, ce qui les met en bonne place pour les séries.
Petit point frenchie avec Texier. Le nouveau - depuis trois mois tout de même - de Montréal totalise 19 points en 37 matchs. Après avoir manqué quelques rencontres en février pour une blessure au bas du corps, il est revenu en pleine forme et a notamment inscrit un but important contre Ottawa le 11 mars. Cependant, ce jeudi 26 mars, Tex n’a pas pris part aux hostilités contre les Columbus Blue Jackets. Blessé au bas du corps, il est évalué au jour le jour.
Le ‘retour’ d'Artemi Panarin au Madison Square Garden s'est fait dans l'uniforme des Kings de Los Angeles. Pour rappel, et contre toute attente, les Rangers - qui cherchent à se reconstruire - ont échangé leur superstar le 4 février. Panarin, qui arrivait à la fin de son contrat, a rejoint les Kings en échange du jeune prospect Liam Greentree et de choix de repêchage. Du coup, pour son premier match en tant que visiteur au Garden après 7 ans à Broadway, ‘Breadman’, ou l’homme-pain, a reçu une standing ovation lors d'une vidéo hommage projetée sur l'écran géant.
Pourtant, il n’a pas l’air de vouloir revenir en arrière puisque la Californie lui va bien. Il a déjà signé une prolongation de contrat de deux ans - 22 millions $ - avec les Kings.
Connor Ingram nommé premier goalie des Oilers. Arrivé seulement en début de saison, il vient d'être officiellement nommé gardien numéro 1 des Oilers par l'entraîneur Kris Knoblauch le 15 mars dernier. En effet, après avoir échangé Stuart Skinner pour acquérir Tristan Jarry en décembre 2025, les Oilers espéraient avoir trouvé quelqu’un pour garder providentiellement leurs filets. Mais Jarry n’a pas été ce messie, passant notamment largement sous les 86% d’arrêt. Et finalement, Ingram, qui avait été acquis via une transaction mineure avec Utah en octobre 2025 pour des "considérations futures", a été rappelé en décembre sur la glace des grands. C’est un gardien constant qui affiche un taux de plus de 89% d’arrêt. C’est donc finalement assez logique de le voir passer titulaire du demi-cercle.
Anže Kopitar, le roi des Kings. Pour sa dernière saison en NHL, le capitaine slovène détrône une autre légende des Los Angeles Kings en devenant le leader en points de l’organisation. Cela faisait plus de 45 ans que Marcel Dionne, centre canadien et ‘hall of famer’, détenait le record. Face aux New Jersey Devils le 14 mars dernier, Kopitar a marqué deux buts, élevant le nouveau record à 1308 points. L’équipe du New Jersey s’est même alignée en fin de rencontre pour saluer et honorer le vétéran des Kings. Un acte de grande classe ! Pour rappel, le Slovène a passé toute sa carrière en Californie après avoir été repêché au 11ème rang en 2005. Le centre en est à 1311 points et ne cessera d’élever la barre jusqu’à son dernier match. La NHL s'apprête à dire au revoir à un de ses grands noms.
Anze Kopitar announces that this upcoming season will be his last and he will be retiring from the NHL ☹️👑 pic.twitter.com/UXLNhvNuR2
Lane Hutson fait descendre les records. Discret dans la vie, il n’en est rien sur la glace. De son tout jeune âge de 22 ans, Hutson établit de nouveaux standards sur la ligne bleue des Canadiens de Montréal… mais aussi à l’échelle de la ligue. L’Américain est à l’origine de 116 assistances en 147 matchs en NHL ; ce qui fait de lui le défenseur aux plus de passes décisives lors de ses 150 premières rencontres. Les statistiques ne font que souligner son talent pour créer de l’offense depuis l’arrière puisqu’il est actuellement dans le top 5 des défenseurs avec 70 points, juste derrière des noms comme Bouchard, Makar et Werenski, tandis qu’il se positionne troisième en nombre de passes décisives (58).
Les 1000 historiques d’Ovi ! On s’y attendait et pourtant, ce nouveau record nous impressionne quand même. Le Russe redéfinit encore un peu plus le hockey de ces deux dernières décennies en devenant le deuxième joueur de l’histoire de la NHL à inscrire 1000 buts en carrière - saisons régulières et playoffs inclus. Celui qu’il rejoint dans ce club très select ? Personne d’autre que Wayne Gretzky. Contre l’Avalanche, Ovechkin, bien démarqué dans son cercle d’engagement, déclenche son célèbre slapshot. Seule défense du Colorado, Mackenzie Blackwood n’a aucune chance ; Ovi vient d’atteindre le fond d’une cage de NHL pour la 1000ème fois.
Les blessés :
Leon Draisaitl des Edmonton Oilers. C’était contre les Preds, le 15 mars, l’Allemand le plus célèbre de NHL a été chargé par Ozzy Wiesblatt contre la bande dès la première période. Mental de hockeyeur oblige, il a tenté deux fois de remonter sur la glace pour faire son temps mais il a dû se rendre à l’évidence : ce n’était pas possible. Deux jours plus tard, l’équipe a bien confirmé qu'il manquera le reste de la saison régulière. Le joueur a lui-même déclaré espérer revenir « à un certain moment » durant les séries. Enfin… si les Oilers tiennent assez longtemps dans la course… En attendant, pas de saison à 100 points pour le joueur qui s’est arrêté au chiffre rageant de 97…
Auston Matthews des Toronto Maple Leafs. Saison terminée pour la star de Toronto ! Déjà que ça ne sentait pas bon pour les Leafs… et que Matthews faisait sa pire saison… Pendant le match contre Anaheim, Matthews a été victime d'un télescopage genou contre genou avec le défenseur Radko Gudas. Ce dernier a d'ailleurs été suspendu 5 matchs pour ce geste.Pour ce qui est de Matthews, ses examens ont révélé une déchirure de grade 3 du ligament au genou gauche, doublée d'une contusion importante au quadriceps. Il a été opéré le 19 et doit maintenant se reposer 12 semaines. Par voie de conséquence, sa saison 2025-2026 est officiellement terminée. Pour Toronto, l'absence de leur leader rend la qualification pour les séries quasiment impossible.
Les pépites :
Lanki-save ! Cet arrêt là se trouve sans doute dans le top 10 des arrêts de la saison. Brandon Hagel tente de cueillir Kevin Lankinen à l’opposé, sur une cage ouverte comme la porte des enfers. Mais il y a plongeon et mitaine.
Matt ‘Spin-O-Rama, but du revers, s’occupe de tout’ Duchene. Des buts comme ça, on ne s'en lassera jamais !
Les San José Sharks sont un aquarium où de jeunes requins grandissent tranquillement. En plus de Celebrini et Smith, les deux qui font la paire, William Eklund se démarque aussi, en marquant en se cassant la figure et en retapant le puck à la volée : un petit délice dont le ralenti est magnifique.
Jake Oettinger sur le cul - et nous aussi du coup devant tant de beauté - mais pour la bonne cause. Tout est un exploit en soi dans cet arrêt somptueux. D’abord, arrêter un tir de Nathan MacKinnon, c’est déjà quelque chose en soi. Mais le faire en grand écart avant de finir sur les fesses sans avoir aucune idée d’où le palet a bien pu passer… Voilà qui rend le tout encore plus savoureux.
Mega Bobby ! Ça fait une saison qu’on vous dit que Sergei Bobrovsky est exceptionnel. Si vous en demandiez encore la preuve : la voici. Tout y est : la souplesse, la rapidité, la variété des mouvements, l’hyper concentration, le sang-froid… Le tout dans un match arraché en prolongation à Columbus.