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Hockey sur glace - Division 2
D2 - Bilan d'une saison qui pose quelques interrogations
 
Les titres de champions ont été décernés toutes divisions confondues mais posent quelques interrogations pour des clubs qui rêvent d’un avenir meilleur et à quel prix. La formation devient un atout pour hisser le hockey français par le haut et profite à certains clubs mais pas à tous. Alors les clubs de Division 2 sont-ils épargnés par des inquiétudes d’avenir ? Notre spécialiste de la Division 2 nous a dressé le bilan club par club de la saison 2021-2022.
 
Média Sports Loisirs / La rédaction, Hockey Hebdo Patrick Poitrineau le 04/07/2022 à 18:30
Alors que les tractations d’inter-saison sont déjà plus qu’entamées il est bon de revenir sur cette saison 2021/2022 particulière à plus d’un titre. D’abord ce fut un retour à l’état normal, ce qui n’était pas forcément évident en début de saison. On pouvait tout à fait encore craindre plutôt à un retour à l’état d’urgence. Or dans le cas de la D2, c’était tout simplement le risque d’une nouvelle annulation du championnat. A savoir alors si certains clubs s’en seraient cette fois remis.

Certes ce ne fut pas toujours un long fleuve tranquille et le calendrier a parfois était bien chahuté. Pour autant et à notre plus grand bonheur cette saison a pu aller à son terme sans plus de péripéties que des matchs reportés suite essentiellement, mais pas que, à des cas de covid dans les effectifs. Il faut bien avouer que l’on a eu des moments où le classement n’était plus très représentatif de la valeur des équipes tant certaines accumulaient les matchs en retard. Mais toutes les rencontres seront jouées et la formule de championnat définie au départ sera respectée et l’équipe titrée incontestée.

Nous vous proposons de faire un bilan de cette saison club par club, en partant du bas de classement jusqu’aux finalistes et le club sacré du titre de D2. On soulignera les tops et les flops de cette saison, on constatera quelques surprises mais un championnat qui n’en aurait pas serait un championnat bien trop prévisible pour être passionnant.
 


 
Poule de maintien

Poitiers : Derniers de ce championnat les Dragons, avec une préparation d’avant saison minimaliste et une entrée en compétition retardée par des reports liés au covid essentiellement, ont mis forcément beaucoup de temps pour vraiment s’intégrer au rythme d’une D2 qu’ils découvraient. Il y eu un mieux fin 2021 mais cela ne se confirma pas lors du changement d’année, bien au contraire. Reléguée fatalement en poule de maintien l’équipe poitevine ne saura éviter la dernière place du condamné non sans un dernier sursaut lors de la dernière journée qui sera fatale à Colmar que Poitiers, par sa victoire, entraînera avec lui en D3. Pourront- ils revenir rapidement ? Nul doute que cela sera lié à une meilleure appréhension des exigences de ce championnat, nécessaire pour prétendre s’y installer durablement. Un nouveau président en la personne de Hugues Caderroque, vient d’être élu ; nul doute qu’il essayera d’en tirer les leçons pour l’avenir.
 
 
Colmar : Cette équipe aura payé au prix fort son irrégularité. Cela avait pourtant bien commencé et on pensait les Titans partis pour jouer un rôle intéressant dans ce championnat. Mais à partir de décembre la machine se dérègle, sanctionnés parfois des scores très lourds en leur défaveur. L’équipe ne remportera qu’un seul match de saison régulière en 2022, face à Valence, sans empêcher pour autant ces derniers de leur souffler la dernière place qualificative pour les play-offs. Commençant mal cette poule de maintien, les colmariens se reprennent véritablement à partir de leur 3ème match (qui correspondait à la 4ème journée suite au report de leur rencontre de 2ème journée). Si bien que tout se joua à distance lors de la 6ème et dernière journée entre eux et l’entente Evry-Viry. Ces derniers rencontraient le favori et leader de cette poule, Courbevoie et qui effectivement l’emportera. Colmar était par contre placé favori face à Poitiers qui jusque-là n’avait remporté aucun match dans cette dernière phase. Une victoire, même en prolongation, suffisait à leur bonheur. Avant de quitter cette D2 les Dragons poitevins tiraient un dernier pétard en l’emportant et par la même entraînant les Titans avec eux en relégation. Qu’est ce qui peut expliquer une telle irrégularité ? A savoir le hockey alsacien est comme une fusée à 3 étages avec en son sommet Mulhouse, suivi de Strasbourg en D1 puis Colmar. Ce dernier profite des meilleurs espoirs, essentiellement juniors, de ce trio. Mais on peut penser qu’ils ne sont pas toujours disponibles à cause entre-autre du championnat junior élite, voire de compétitions internationales et stages qui en découlent avec les équipes de France U20 pour certains. Ils peuvent aussi être amenés à jouer au niveau supérieur avec Strasbourg, voir Mulhouse en Magnus. Bref pas évident pour les entraînements en commun et la cohésion d’équipe, sans compter de probables périodes de contre coup physique. Mais quand le coach peut avoir tout son monde (comme après la fin du championnat élite junior, correspondant alors à un net mieux en poule de maintien) les résultats sont boostés. C’est là probablement une des raisons de ces résultats en dent de scie et on retrouvera cela avec les équipes réserves de Rouen et Grenoble mais sans conséquence dramatique pour eux. Colmar redescendu en D3 c’est évidemment un peu embêtant pour le travail de formation des espoirs alsaciens mais par la même cela donne un certain crédit pour une remontée possiblement rapide en D2 des colmariens.

(Effectivement cette remontée au final sera même plus rapide encore que prévue puisque Colmar sera sauvé par l’impossibilité à la réserve de Caen de monter en D2 malgré son titre en D3 car il n’y aurait plus l’écart d’une division imposée par la FFHG entre elle et son équipe première actuellement en D1)
 
 
Evry-Viry : Vieux bastions du hockey français, (surtout Viry) l’entente francilienne a déçu et cela surtout en poule de maintien où on a frôlé la correctionnelle. Pourtant plus fort que son voisin courbevoisien en saison régulière l’entente s’est complètement fait dominée en play-down par celui-ci et doit son salut qu’à un sursaut d’orgueil de Poitiers. Maintenant il est évident que l’on assiste à un changement de cycle avec de plus une gestion des finances drastique. Le nouvel entraîneur cette saison, Thibaud Saintecroix, a été choisi pour ses capacités de formateur ; cela pour dire que l’on tente de revenir aux fondamentaux de la formation, point fort traditionnel de ces clubs. Il faut donc faire le dos rond dans un premier temps avant de récolter les fruits de cette politique. L’essentiel a été préservé, certes de peu. Attendons donc de voir la saison prochaine.
 
 
Courbevoie : Bien mal partie dans ce championnat on donnait peu de crédit à cette équipe dans la poule de maintien ; d’autant que le premier tour des play-offs semblait indiquer une certaine supériorité des clubs de la poule B par rapport à ceux du nord (poule A). Les faits allaient démontrer que ce sera plutôt l’inverse pour les équipes engagées dans les play-down. Pour en revenir à nos Coqs, s’ils connurent quelques résultats encourageants fin novembre, début décembre, ce fut bien plus catastrophique par la suite avec de grosses défaites. Ils retrouveront en fin de saison régulière des scores plus équilibrés et même un beau succès face aux Volants. Si cela ne suffira pas pour échapper aux play-down, c’était peut-être un signe avant-coureur du retour à plus de cohésion dans leur jeu. Toujours est-il que nos Coqs ont retrouvé de l’allant dans cette 2ème partie de championnat ; ils ont su dominer la poule de play-down et s’assurer un maintien tranquille en ne concédant sur les 6 rencontres qu’une défaite en prolongation.
 
 


 
 
Equipes qualifiées pour les play-offs

Valence : Auteurs pourtant d’un début de saison extrêmement prometteur avec 4 victoires de suite dont entre autres une sur Morzine (les seuls vainqueurs des Pingouins avec Annecy), les Lynx se sont mis complètement à déjouer à partir de mi-novembre. Ils enchaîneront 6 défaites de suite, 2 victoires puis à nouveau que des défaites jusqu’à la fin de la saison régulière, à l’exception notable de l’avant dernière journée qui leur permettra finalement d’éviter la poule de maintien au détriment de Colmar. Que s’est-il donc bien passé pour observer une telle déliquescence de cette équipe en cours de saison ? Beaucoup d’équipes de D2 ont eu aussi des coups de ‘’ moins bien ‘’, faisant ainsi le yoyo dans les classements. Mais c’est probablement pour Valence que ce fut le plus notable. Peut-être faut-il voir là une sorte de fin de cycle ; beaucoup de joueurs ont pris de l’âge et on a dû faire appel à une relève qui a encore à faire son apprentissage. Il n’y eut évidemment pas de miracle lors du 1er tour des play-offs face au leader de la poule A Meudon qui connaîtra certes une cruelle désillusion mais pas par les drômois éliminés en 2 manches. Il est probable que l’équipe continuera sa cure de rajeunissement la saison prochaine. Il faudra alors enregistrer vite des progrès sous peine de cruelles désillusions.
 
 
Angers II : Pour la réserve d’Angers c’est plus particulier. Son parcours aura été très tributaire du parcours de son équipe U20. On retrouvera le même cas de figure avec la réserve de Rouen et Vaujany (et comme vu plus haut dans une moindre mesure avec Colmar lié avec Mulhouse et Strasbourg), ces 3 équipes étant également la ‘’ pouponnière’’ des meilleurs espoirs de ces 3 grands clubs formateurs que sont les Dragons et les Brûleurs de Loups. La réserve angevine est celle ayant le moins de talents même si l’écart semble devoir se réduire avec les 2 autres. Peut-être était-elle celle qui avait le moins de banc pour combler l’absence de ses meilleurs U20 pris par son championnat élite en pleine série finale au même moment. Toujours est-il que face au leader de la poule sud, Morzine, les angevins devront s’incliner en 2 manches. Mais l’objectif de cette équipe, tout le monde l’aura compris, n’est pas de remporter ce championnat de D2 mais bien de former ses jeunes en les confrontant à un championnat senior avec pour seul mission le maintien et si possible la qualification aux play-offs pour s’épargner tout suspense. Pour leur première vraie saison complète en D2 (les 2 précédentes gâchées par la pandémie) les jeunes Ducs ont donc parfaitement rempli leur contrat avec de plus une qualification en parallèle aux demi-finales en U20 élite.
 
 
Amnéville : Les Dog ont l’habitude de plutôt bien s’en sortir lors du 1er tour des play-offs ; étant parfois même une des seules de sa poule. Mais là, comme en 2020, ils ne réussiront pas à dépasser le stade des 8èmes en ne remportant qu’une seule manche. Ce n’est peut-être pas si mal face à ces Chevaliers du Lac, plutôt ambitieux cette saison.  Maintenant à savoir si Amnéville peut viser un changement de braqué à l’avenir pour tenter de jouer l’an prochain un rôle plus important dans ce championnat. Peut-être que l’arrivée comme entraîneur adjoint de l’ancien international Benoit Quessandier venant seconder Jan Soldan est à interpréter comme le signe d’un nouvel élan ?
 

Vaujany- Grenoble : Son parcours fut assez irrégulier car souvent tributaire de ses meilleurs éléments pouvant être réquisitionnés, outre l’équipe U20 élite de Grenoble, par l’équipe de D1 de Chambéry, voir par l’équipe magnusienne du club mère, Grenoble. Et encore heureusement que les Grizzlys ont eu le privilège – que n’a pas eu la réserve de Rouen pourtant elle aussi bien mise à contribution - de pouvoir reporter leurs matchs pendant la préparation et le championnat du monde U20. Mais des stages et tournois internationaux expliquent probablement un début de saison poussif. Or à l’évidence du talent il y en a et c’est bien pour cela que tant d’espoirs sont réquisitionnés par les différentes sélections nationales juniors. Aussi lorsque les coachs pouvaient disposer tous leurs meilleurs éléments alors c’est bien une tout autre équipe que l’on pouvait voir évoluer et c’était une tout autre histoire pour leurs adversaires que de s’imposer. Cela leur permis d’obtenir le minimum syndical en se hissant à l’avant dernière place qualificative pour les play-offs.  Armé de tous ses talents Vaujany frisa la démonstration lors du 1er match de ces 8èmes de finales à Valenciennes avec une victoire éclatante de 7 buts à 0. Mais comme nous disions plus haut (voir Angers II) le but des équipes réserves dans cette D2 est avant tout la formation avec pour premier objectif le maintien et pour ces jeunes composants l’écrasante majorité de leurs effectifs c’est bien sûr le titre national qui est visé mais en U20 et U18. Or, leurs play-offs recouvrant ceux de la D2, un choix s’imposait. Aussi ne soyons pas surpris que pour le match retour et d’appui, pourtant à Vaujany, les Grizzlys, cette fois privés de leurs meilleurs éléments, ne purent renouveler la performance de l’aller. Ils céderont par 2 fois face aux nordistes. Cela peut donc paraître un peu frustrant, voir agaçant pour les suiveurs passionnés de la D2 mais à contrario la présence de ces équipes réserves permet de voir évoluer et découvrir sur les patinoires de la D2 les meilleurs espoirs et futures vedettes de notre championnat français.
 

Wasquehal : avec un bilan à l’équilibre lors de la saison régulière (9 victoires pour autant de défaites) les Lions terminent 6ème et donc se qualifient pour la suite du championnat. Malheureusement ils ne brilleront pas lors du 1er tour des play-offs avec une écrasante défaite chez eux 0-6 pour se reprendre quelque peu à Courchevel en ne s’inclinant que par 6 à 3. A leur décharge pour cette saison en demi-teinte, ils ne disposent plus des licences bleues de leur grand voisin amiénois comme les précédentes saisons. Maintenant pour une grande métropole tel que cette agglomération Lilloise on s’attend à plus d’ambition à l’avenir. Peut-être que cela passera par une nouvelle patinoire ? Pour l’instant à priori les Lions continueront à jouer en D2 plus un rôle de perturbateurs que de cadors de la division et de, si possible, remporter un des deux derbys face à leur grand rival valenciennois, ce qu’ils n’auront pas réussi cette saison.
 

Paris (Français Volants) : Malgré une saison régulière des plus intéressantes, marquée certes par quelques ratés surprenants mais avec de fort belles performances, nos parisiens n’ont pu passer ce premier tour des play-offs. Cela a d’ailleurs été le cas pour la majorité des clubs de la poule A. Ils auront au moins réussi à s’imposer 1 fois, qui plus est en terre toulousaine. Pour autant si on a cru un moment à un certain retour sur le devant des Fr. Volants, ces derniers connaîtront hélas dans la saison quelques absences préjudiciables face à des équipes pourtant à leur portée. Est-ce l’indiscipline qui, par moment leurs auront joué des mauvais tours ? Pourtant il y avait dans l’effectif quelques joueurs bien armés en expérience.  A voir si les Volants réussiront à nous prouver la saison prochaine que le hockey existe bel et bien dans Paris intramuros et qu’il ne manque pas d’ambition.
 

Reims : Première vrai saison en D2 pour les Phénix depuis leur accession en 2020 et si rêve-t-on peut être de retrouver le niveau qui fut le leur il y a quelques années, pour cette saison il fallait faire d’abord bonne figure et s’assurer le plus rapidement possible le maintien. Ce sera fait et bien fait avec cette belle 3ème place en saison régulière. Conséquence : une qualification en play-off laissant l’opportunité de faire un beau parcours.  La déception fut certainement grande de voir que malgré l’avantage du terrain les équipes de la poule sud ont semblé encore donner l’impression d’être d’un calibre un peu au-dessus.  A vrai dire les rémois seront éliminés en 2 manches secs au 1er tour car ils auront la malchance de tomber sur des villardiens complètement métamorphosés en cette fin de saison. Pour autant les Phénix sont bien revenus à un niveau plus digne de leur glorieux passé, il est donc probable que riches de l’expérience acquise cette saison ils essayeront de franchir encore un cap la saison prochaine.
 
 
Rouen II : Assurément la réserve la plus performante de cette D2 avec un classement en saison régulière leur permettant d’avoir l’avantage du terrain pour les matchs retour et d’appui. Las ils ne pourront en profiter pour les raisons évoquées déjà plus haut avec Angers II et Vaujany-Grenoble. En plus ils durent faire face à un club, Roanne, qui a toujours su par le passé faire fi des classements pour bousculer la hiérarchie lors des play-offs. Il n’empêche le parcours des jeunes Dragons fut remarquable en 1erè partie de saison, avec assez peu de passage à vide alors que comme leurs collègues Grizzlys ils ont eu beaucoup de leurs meilleurs talents retenus par la préparation et les championnats du monde U20 sans bénéficier pour autant de reports de match comme Vaujany. Ils se seront donc acquittés aisément de leur tâche de maintien en D2 et s’il y eu peut-être de leur part un peu de frustration de n’avoir pu défendre vraiment leur chance en play-off, elle est certainement moindre que d’avoir perdu en final du championnat U20 élite face à Grenoble.
 
 
Villard-de-Lans : Eliminés en quart de final ! A un moment de la saison les Ours auraient signé des 2 mains pour un tel résultat tant leur début de saison fut catastrophique. Il aura fallu attendre la 4ème journée pour venir à bout d’une équipe de Vaujany affaibli, puis attendre encore 4 journées pour enfin voir des Ours sortir de leur hibernation, contre nature, à l’entrée de l’hiver. S’en suivra une période euphorique de 5 victoires de suites qui leur fera définitivement quitter les bas-fonds du classement avant de rentrer dans le rang face aux équipes de haut de tableau. Mais suivra encore quelques victoires dont une fort belle face à leur futur adversaire des quarts de finale. Hélas pour nos Ours, les Chevaliers d’Annecy, avertis, sauront les écarter de leur chemin en 2 manches seulement mais très disputées. Les villardiens auront à tirer les leçons d’un tel début de saison aussi laborieux. Peut-être d’ailleurs l’ont-ils déjà fait puisque l’équipe a su réagir mais il faudra chercher à trouver la bonne alchimie dès l’entame de saison pour renaître à plus d’ambition, surtout qu’il ne manque pas de joueurs d’expériences comme Teddy Trabichet.
 

Roanne :  Habitués à jouer les trublions de la D2, particulièrement en phase finale, les Renards n’ont pu faire de miracle lors du second tour face à des Pingouins archi favoris de ce championnat. Certes ils ont défendu ardemment leur bout de gras surtout chez eux mais comme en saison régulière ils ne réussiront pas à obtenir au moins une victoire. Pour autant leur saison n’est pas si mal, marquée par des performances intéressantes mais avec malheureusement quelques trous qui leur ont couté un meilleur classement dans une poule où chaque point devait s’arracher. (5ème mais seulement à 2 points des 3èmes). Roanne est une équipe bien installée en D2 qui y joue un rôle de plus en plus important et il ne lui manque vraiment pas grand-chose pour en être un des acteurs majeurs. Réussiront-ils à passer ce cap dès le prochain exercice ? Il faudra pour les Renards ne plus compter que sur ces renforts étrangers pour lesquels le coach-directeur général- homme à tout faire de ce club Romain Bonnefond a souvent eu du nez lors des recrutements. Il faudra –et cela a bien sûr déjà commencé- compter aussi de plus en plus sur des joueurs français performants. Le retour de Sulyvan Puravet après quelques années en D1 avec Clermont est assez symbolique car c’est un enfant du pays qui revient aider son club de jeunesse à passer un stade au-dessus dans son évolution.
 

Valenciennes :  Deuxièmes de leur poule les Diables nordistes pensaient légitimement pouvoir confirmer leur bonne saison lors des play-offs. Certes leur parcours fut un peu chaotique car après avoir un certain temps fait jeu égal au classement avec le leader Meudon, ils ont connu eux aussi leur « coup de mou » comme beaucoup d’équipes. Pour eux ce fut en janvier et cela leur fera non seulement perdre le contact avec le 1er mais ils verront leur 2ème place menacée avant de se ressaisir (et surtout profiter à leur tour des errements adverses). Mais face au 3ème de la poule sud nos valenciennois, pourtant profitant d’un meilleur tirage, ne saurons, passer le 2ème tour lors d’un match d’appui disputé. Néanmoins, la déception passée, les nordistes ont maintenant passé un cap et il semble loin le temps où les fins de saisons consistaient surtout à éviter la relégation.
 
 
Meudon : Ici nous nous ne sommes pas sur une petite déconvenue mais bien sur une grosse désillusion.  Avoir dominé à ce point son groupe, plus encore que Morzine-Avoriaz dans l’autre poule avec la meilleure attaque (à égalité avec Morzine) et la meilleure défense pour échouer lors du 2ème tour. Pourtant cela avait bien commencé. Les Comètes auront dominé l’adversaire toulousain sur les bords de la Garonne ; mais contre toute attente ils s’inclineront par 2 fois sur leur glaçon devant leurs partisans ! Les dirigeants avaient pourtant fait les efforts nécessaires pour avoir une équipe équilibrée et performante. Las les Comètes se sont transformées en étoiles filantes et par la même ont laissé le champ libre à des Pingouins devenus grandissimes favoris. Espérons que cela ne remette pas en cause les ambitions du club mais en attendant cela nous aura privé d’une alléchante affiche, Meudon-Morzine, que tout le monde attendait.  Durant l’intersaison les dirigeants, l’entraîneur et les joueurs ne devraient pas s’épargner une introspection sérieuse pour comprendre leur échec.
 

Entente Courchevel-Méribel-Pralognan :  Troisièmes en saison régulières les Bouquetins auront réussi à éliminer le 2ème de la poule A. Mais l’obstacle morzinois sera trop rude pour notre entente alpine. Ils s’inclineront en 2 manches sur le même score sans discussion 2-5. Certes ils auraient certainement aimé remporter au moins une victoire sur leur terre mais néanmoins la saison fut belle dans l’ensemble et plutôt conforme à ce qui pouvait être espéré.  On peut rester des plus optimistes pour l’avenir car il y a de quoi bâtir pour l’avenir avec des joueurs plutôt jeunes et de plus formés en nombre au club.  
 

Annecy : Pour les Chevaliers du Lac, la déception est forcément plus grande, pour ne pas dire frustrante. En saison régulière, et même s’ils ont dû beaucoup batailler tant la concurrence était grande, ils ont su arracher brillamment la place de dauphin de leur poule en réussissant notamment l’exploit de remporter les 2 matchs de saison régulière les opposant à Morzine. Alors certes les toulousains n’étaient qu’à 2 points derrière mais lors de leurs 2 confrontations, ils n’ont su s’imposer face aux annéciens. Et ma foi cela semblait être reparti pour un nouveau doublé des savoyards qui, comme Meudon au tour précédent, se sont imposés en terre languedocienne. Hélas le match retour devant leurs partisans fut dramatique puisqu’après une égalisation adverse en fin de temps réglementaire, les Chevaliers paieront très cher une pénalité en début de ‘’mort subite’’. Elle leur sera fatale. Le match d’appui du lendemain ne fut guère moins dramatique puisque si on n’alla pas au-delà du temps réglementaire la rencontre finira par la plus petite des marges en faveur des Bélougas. Si le ressenti de la saison est forcément mitigé, objectivement et globalement elle reste satisfaisante et surtout prometteur pour l’avenir. Il reste à continuer le travail de restructuration, de rajeunissement car certains piliers historiques du club vont prendre du recul (au moins pour l’équipe une puisque Cyril Papa est par exemple très impliqué dans la formation). Gageons que nous les retrouverons parmi les clubs ambitieux de la prochaine saison.
 

Toulouse-Blagnac : Plus que l’équipe surprise ce fut l’équipe ‘’gros cœur’’ de ce championnat avec un parcours des plus atypiques.  Ce fut un peu la révolte du mal classé car les Bélougas, 4èmes de la poule sud n’étaient en fait qu’à 2 points du second et à égalité avec le 3ème. C’est dire que la bataille aux meilleures places était rude dans cette poule et que les toulousains, sous leur nouvelle présidence et nouveau coach, ont manqué de peu de confirmer en saison régulière un réel regain. Ils le feront pendant les play-offs et de façon assez surprenante : en perdant pratiquement tous leurs matchs à la maison. C’est en effet à l’extérieur qu’ils signeront leurs plus beaux exploits. Ayant l’avantage du retour à la maison lors du 1er tour face à Paris, ils signeront là leur seule victoire devant leurs supporters et encore, ce fut lors du match d’appui suite à leur défaite de la veille. Pour les quarts comme les demis nos Bélougas ont dû sortir le bleu de chauffe pour arracher leur qualification en terrain adverse avec des victoires dans la douleur et des scores ultra serrés se terminant parfois en prolongation. Pour cela il faut plus que du talent et du travail mais aussi un gros esprit d’équipe. Certes ils ne pourront récidiver en finale car Morzine-Avoriaz qui tenait tant à sa montée, n’a pas voulu lâcher son étreinte pour éviter à tout pris une 3ème manche qui aurait pu encore une fois sourire à ces audacieux occitans. Les Pingouins confirmeront non sans mal au retour à la maison (sur ce score étriqué de 4 à 3) leur 1er succès de l’aller. Toulouse-Blagnac se consolera probablement bien vite de cette finale perdue. Le club va devoir se concentrer très vite sur une prochaine saison pour faire peut-être le plus difficile : confirmer son potentiel. Il faudra néanmoins pour cela résoudre l’étrange énigme qui, contre toute logique, rend cette équipe moins performante sur son glaçon que loin de sa base.
 

Morzine Avoriaz :  Comme Meudon dans l’autre groupe, Morzine-Avoriaz avait bâti une équipe qui justifiait son statut de favoris. Fallait-il encore le confirmer lors du sprint final. Contrairement à leur adversaire francilien, les Pingouins ont su le faire avec brio. Qu’est-ce qui fit la différence. Probablement un peu plus d’expérience sur les grands rendez-vous des alpins. De plus devant les prouesses toulousaines dont ils ne pouvaient plus rien ignorer, ils ont su en tirer les leçons. Même si le match retour à la maison fut plus disputé que du côté de la cité des violettes, ils ont su ne pas craquer. Après un départ presque timide dans ce championnat –des victoires certes mais souvent étriquées- les Pingouins prendront vite un régime de croisière que seul Annecy (vainqueur par 2 fois) parviendra à perturber leur parcours. Sinon Valence dans sa bonne période de tout début de saison arrivera à s’imposer sur son glaçon et là s’arrête les défaites. Le rythme ne changera pas lors des play-offs puisqu’à chaque tour il ne suffira que de 2 manches pour éliminer leurs adversaires. Tout le contraire des toulousains qui durent à chaque fois avoir recours au match d’appui avec la réussite que l’on sait. Est-ce que cela a influencé sur le résultat final ? Difficile à en juger mais le vainqueur n’a certes pas volé sa victoire dont on peut dire qu’elle s’est construite sur tout une saison, présaison comprise où l’entraîneur Stéphane Gros a su bâtir un effectif alliant expérience et force vive de la formation locale. De l’expérience il va leur en falloir encore plus pour jouer un rôle autre que de faire-valoir dans cette division 1 et surtout s’assurer de ne pas faire l’ascenseur dès la 1ère saison. On peut compter sur un coach expérimenté, sur des dirigeants et un club qui a connu déjà les exigences du haut niveau ; même si cela date de quelques saisons. Rappelons que Morzine fut rétrogradé au plus bas échelon par la FFHG lors de la reprise de son indépendance avec Chamonix en 2017. Au lieu de se retrouver en D1 comme ils l’espéraient les Pingouins furent obligés de repartir de la D3, sanction plutôt mal vécue. En revenant en D1 ils retrouvent un niveau plus légitime par rapport à leur histoire. Pour autant la D1 n’a pas attendu leur retour pour évoluer mais ceci est une autre histoire qui reste à écrire.

 


 
Le rideau sur cette saison 2021/2020 est donc tombé et l’équipe championne de D2 est tout sauf une surprise.  Mais maintenant faisant une petite perspective sur l’avenir de cette D2 qui mine de rien, sans que l’on s’en aperçoive trop, opère une sorte de mue avec l’arrivée des promus.

Certes leur intégration doit être confirmé par la commission de surveillance mais il n’aura pas échappé que cela devait être 2 équipes réserves : une d’un club de la Magnus et, plus surprenant, une d’un club de D1, en l’occurrence les équipes II d’Amiens et de Caen. Cela confirme un mouvement amorcé il y a quelques années par la réserve de Rouen et de Strasbourg, suivi en 2017 par Vaujany, puis il y a 2 saisons Angers mais qui remplaçait en quelque sorte Strasbourg (dont l’équipe 1 était rétrogradée d’un niveau). 

Alors allons-nous voir petit à petit cette D2 devenir la chasse gardée des grands clubs magnusiens qui tentent tous de développer leurs centres de formation ? Toujours est-il que les 2 favoris à la montée, l’ancien pensionnaire de la D1 La Roche/Yon et surtout l’ancien pensionnaire de la Magnus Lyon, obligé depuis 2 saisons à ronger son frein, ont échoué dans leurs ambitions de remonter. Le premier aura touché du doigt cet objectif en participant au moins au carré final ; le 2ème sera lui éliminé avant par une autre équipe réserve, celle d’Anglet. De là on peut se demander si à l’avenir sans être épaulé par un grand club, une autre ville pourra à nouveau prétendre à se hisser dans la hiérarchie des divisions nationales si même celles ayant connu par le passé un plus haut niveau ont déjà beaucoup de mal.

On peut penser par exemple à une grande ville comme Rennes qui devra peut-être passer par une entente avec Brest pour pouvoir accéder à la D2 mais se condamnant peut-être à vivre dans l’ombre de son voisin. Ce sera donc une évolution à suivre lors des prochaines saisons, ne serait-ce que pour voir si cela peut être positif pour l’évolution et la progression du hockey en France. Notons que la réserve de Caen ne pourra profiter de son titre pour monter car, règlement oblige, il n’y aurait pas eu 2 divisions d’écart entre Caen et sa réserve. Cela a pour conséquence le repêchage de Colmar en D2 dont on connait les liens très forts avec Strasbourg (D1) et Mulhouse (Magnus).
 
  
 
 
                                                                                                            
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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