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Hockey sur glace - Division 2
D2 - Retour sur la 1ère phase du championnat
 
Petit retour sur la 1ère phase du championnat de France de hockey sur glace de Division 2.
 
Media Sports Loisirs - Hockey Hebdo, Hockey Hebdo Patrick Poitrineau le 21/02/2019 à 20:30
Retour sur la première phase de championnat de Division 2
2018/2019
 
La saison régulière qui constituait la première phase de ce championnat de D2 vient donc de s’achever. Avant de rentrer dans le vif de la 2ème partie de compétition, nous allons tenter de refaire un tour d’horizon à la lumière des différents résultats et classements des clubs, à tirer une analyse sur les forces en présence qui s’apprêtent à s’élancer à la conquête du Graal.

On aurait d’ailleurs pu mettre un s à Graal car au-delà du titre honorifique de champion de la 2ème division c’est aussi tenter de concrétiser, peut être une ambition autrement plus profonde : la montée à l’échelon supérieur, la D1.

Certains ont laissé plus ou moins clairement apparaître leur dessin ; d’autres plus modestement ont avancé discrètement mais sûrement leurs pions et puis il y a eu quelques déceptions. Nous allons essayer de voir un peu tout cela en tentant de se projeter également dans ces play-offs, sans oublier un regard  aussi sur la poule de maintien.

La difficulté est aussi d’appréhender le brassage des 2 poules. Pour beaucoup d’observateurs le groupe B était qualitativement un ton au dessus. La présence conjuguée des 2 rétrogradés de la D1, du champion de D3 haut la main et encore en Magnus il y a 2 saison et des 2 clubs demi finalistes D2 2018 ne peut effectivement qu’enclin à penser de même. Cela se vérifiera-t-il vraiment dans les faits ? A n’en pas douter les pensionnaires du groupe nord s’attacheront à prouver leur compétitivité. Une certaine prudence est de toute façon de mise car le passé nous a souvent prouvé que cette seconde phase constitue bien un nouveau challenge où les meilleurs de poules ne sont pas toujours au rendez-vous final. Ce fut ainsi le cas de Marseille la saison dernière. Certains diront qu’en fin de compte cela n’empêcha pas les Spartiates de monter mais ici nous nous garderons bien d’extrapoler sur les éventuelles péripéties de l’intersaison à venir.
 
Si toutes les équipes déclarent, la main sur le cœur, que leur objectif est d’aller le plus loin possible pour autant nous les classons en 5 catégories :
  • Les favoris dont l’objectif est quasiment à égale valeur le titre et la montée, bref la finale à minima.
  • les ambitieux  qui croient en leur étoile, ne craignant personne avec le carré final au moins en vue
  • les outsiders, ceux qui peuvent troubler l’ordre établi mais peut être trop juste sportivement et surtout structurellement pour envisager la D1
  • puis les « plus rien à perdre », ceux dont l’ambition était de surtout de préserver leur place en D2 en s’épargnant les affres de la poule de relégation. Pour ces derniers, mission accomplie,  cette seconde phase est le moment de se faire plaisir sans pression et peut être surprendre.
  • Résignés ! Ceux condamnés à la poule de relégation ne le seront sûrement pas et la lutte pour la survie s’annonce ouverte.
 
 
Nous commençons par la poule de relégation pour remonter progressivement vers les ‘’tauliers’’ de la division.
 
 Les relégables
 
Les Résignés
 
Des 4 clubs condamnés au play-down, les Taureaux de Feu de l’ASPTT Limoges semblent les plus en danger. Ils accumulent les plus mauvaises statistiques : le moins de matchs remportés, la plus mauvaise attaque et une défense pas mieux classée. Ce club, repêché de dernière minutes, n’a visiblement pas eu le temps de construire un effectif suffisamment  solide pour les joutes de la D2. Pour autant il s’est amélioré au fil du championnat, arrivant par moment à rivaliser dans le jeu et avec l’aide de quelques licences bleues de Bordeaux. Ces derniers seront-ils bien disponibles ? Ils ne seront pas de trop pour aider les limougeauds dans leur entreprise.
 
Vaujany est après celui disposant des plus mauvaises références. Mais il faut là rester très prudent tant l’effectif fut souvent changeant au gré des disponibilités de certains joueurs se partageant entre Vaujany et certains clubs de D1, voir  l’équipe de Grenoble en Magnus. A priori le coach Texier devrait pouvoir compter sur ses meilleurs éléments pour assurer le maintien et dans ces cas là on a vu que les Grizzlys pouvaient rivaliser avec nombres d’équipes.
 
La réserve de Strasbourg a certainement dû connaître un peu le même genre de problèmes. Toujours est-il, et alors que pendant longtemps on les pensait parti pour les play-offs -ce qui ne leur est pas souvent arrivé, les voilà au final dans cette terrible poule suite à une piètre fin de saison régulière. Cette équipe saura-t-elle comme les saisons précédentes s’éviter les affres de la relégation ?
 
Valenciennes est une des grosses déceptions de ce championnat. Capables de résultats intéressants pour ne pas dire prometteurs (2 victoires à l’extérieur entre autre),  les Diables Rouges n’ont jamais su concrétiser les belles intentions entrevues. Ils ont les armes pour se sauver et des partisans nombreux pour les soutenir (4ème rang pour l’affluence). Après viendra probablement le temps d’analyser tout cela et d’en tirer bénéfices pour la prochaine saison, cela pour le plus grand plaisir de leurs supporters qui le méritent.
 

Les qualifiés pour les play-offs
Les équipes n’ayant rien à perdre

Ce sont avant tout les 4 derniers de chaque poule même si nous en excluons l’équipe de Morzine qui semble évoluer un niveau au dessus, comme le prouve sa lutte acharnée jusqu’au bout pour les premières places de son groupe et son écart de points avec le 6ème de poule B.
 
Les Français Volants de Paris : Cette fois c’est sûr, on retrouvera un club parisien en D2 ce qui est la moindre des choses pour la capitale. Pourtant on a longtemps cru le pire. Mais l’équipe  s’est reprise en fin de phase régulière pour arracher leur place aux festivités de fin de saison. Pour autant on les voit mal en capacité de surprendre le leader de la poule du sud et il va leur falloir vite se pencher sur la prochaine saison... En attendant une hypothétique création d’une équipe taillée pour la KHL, projet encore très flou, pour ne pas dire très fou, dont les médias se sont fait l’écho (et particulièrement l’émission Stade 2 qui a consacré un assez long reportage sur le sujet dimanche 17 février).
 
Les Renards de Roanne : Ayant alterné le brillant et le terne, surtout hors de ses bases, les roannais vont tout faire pour performer chez eux devant leurs partisans. Ils viseront crânement une victoire face au leader du nord. S’ils y arrivent cela tendrait à prouver la valeur de la poule sud. Mais si l’exploit reste possible sur leur glaçon, il sera bien difficile de confirmer sur 2 manches chez les franciliens.
 
Les Comètes de Meudon : Longtemps dans la charrette des condamnés à la poule de relégation, les Comètes ont repris sacrément de la hauteur en fin de phase régulière au point de taquiner le top 4. On peut leur souhaiter qu’ils aient gardé la même dynamique au moment d’aborder cette seconde phase. D’autant qu’ils se frotteront à forte partie avec l’entente Courchevel-Méribel-Pralognan, l’ambitieux dauphin du groupe B.
 
Les Lynx de Valence : Bien des mésaventures et péripéties ont émaillé dans un passé récent la vie du club -patinoire incendiée privant durant de long mois les licenciés de glace l’an dernier suivi d’une intersaison mouvementée- mais cela a probablement contribué à souder, solidariser les joueurs. Résultat, un parcours plus que convaincant avec même quelques beaux exploits sur leur glace. Eux aussi à n’en pas douter viseront la victoire devant leurs supporters. Après, advienne ce qui adviendra à l’extérieur chez les Amnevillois pas toujours à l’aise chez eux mais qui voyagent plutôt bien.
 
Les Titans de Colmar : Pour une première saison en D2, nos alsaciens ont assuré assez confortablement leur maintien. A noter que cette équipe est la seule avec Wasquehal à compter plus de victoires à l’extérieur qu’à la maison mais on peut douter que cela suffise pour assurer un second tour. Ils vont en effet devoir se confronter à la poule Sud et un ancien pensionnaire de la D1 qui ne manque pas d’ambition. Pour les Titans il sera peut être dure de remuer les montagnes alpines mais cela fait partie de l’apprentissage de la D2 que de s’y essayer.
 
Les Ours de Villard-de-Lans : Ce club est fort d’un riche passé dont il a gardé un excellent centre de formation, se permettant que d’un seul vrai apport de joueurs étrangers, d’ailleurs à peine plus âgés que la plus part des juniors constituant l’effectif. Ils n’en ont pas moins été des adversaires difficiles à manier et dont Wasquehal devra se méfier.  Par contre loin de leur base ils ont été bien moins convaincants.
 
Les Gaulois de Châlons-en-Champagne : Pour une première saison l’an dernier en D2 ils avaient réussi un coup de mettre en finissant premier de leur groupe.  Par trop irréguliers, ils n’ont su rééditer l’exploit cette saison. L’adversaire qui leur est promis, longtemps à la lutte pour le leadership du groupe sud, s’annonce redoutable. Il leur sera bien dur de réaliser la même performance qu’en 2018, les 1/4 de finale.
 
Les outsiders

Les Dragons de Rouen II : Brillante qualification pour la réserve des Dragons avec ce top 4. Cette jeune équipe a réussi à faire douter bien des clubs de D2 sans le recours d’aucun renfort étranger, tout juste quelques jeunes seniors dans un effectif majoritairement junior. C’est donc une belle récompense pour la formation rouennaise  Mais leur premier adversaire s’annonce des plus coriaces (voir ci dessous Pingouins de Morzine) et l’avantage de jouer le match retour et d’appui à domicile n’est certes pas de trop. Face à l’expérience de leur adversaire il leur faudra exprimer au mieux la fougue et le culot de leur jeunesse.
 
Les Lions de Wasquehal : Auteurs d’une brillante 1ère partie de saison régulière, les Lions ont quelque peu perdu de leur superbe. Perdant d’abord leur pôle position, ils se feront même dépasser in extremis pour la place de dauphin. Il va leur falloir retrouver la dynamique de leur début de saison, ne serait ce que pour passer au moins un tour car leur adversaire villardien n’est pas sans qualité. Néanmoins c’est une équipe qui a prouvé qu’elle n’avait pas peur des déplacements avec plus de victoires à l’extérieur qu’à la maison. On les sent pourtant encore un peu fragile pour briguer le carré final.
 
Les Red Dogs d’Amnéville : A l’inverse de leur voisin nordiste, les lorrains ont plutôt bien fini cette première phase  en brûlant la politesse aux Lions pour la place de dauphin de poule. Solides à l’extérieur mais parfois fébriles chez eux, ils ont les armes pour passer un tour surtout s’ils gardent de la saison dernière leur capacité à voyager  (qui leur avait valu d’être les meilleur représentant de la poule nord  l’an dernier) car le voyage dans la Drôme ne sera pas sans péril. Pour la suite, il leur restera à essayer de se hisser en demi pour faire mieux qu’en 2018 mais cela sera difficile.
 
Les ambitieux

Les Pingouins de Morzine : Bien que 5èmes de leur poule (avec 33 pts comme... le 3ème de poule A) et donc condamnés aux matchs retour et d’appui à l’extérieur nous n’hésitons pas à les mettre dans les ambitieux car chacun connaît les  capacités de l’effectif alpin. D’ailleurs l’équipe participa vivement à la lutte pour le leadership de la poule et elle a été la  seule à battre Clermont en terre arverne. Elle ne manque donc pas d’un certain vécu car si les morzinois arrivent de la D3 rappelons, si besoin est, qu’ils étaient il y a 2 saisons encore en élite et que leur centre de formation reste des plus performants. Cela tombe bien puisque justement se présente à eux un autre grand centre de formation : Rouen. Si ces derniers auront l’avantage que leur confère le classement, le match retour et d’appui chez eux, les alpins avec leurs renforts étrangers (8) auront celui de l’expérience.
 
Les Bélougas de Toulouse-Blagnac : Seuls représentants de cette grande région du Languedoc, les Bélougas auront fait un excellent parcours, malmenant plus d’un des favoris, à commencer par Clermont-Ferrand le leader de poule. Eux aussi ont cru longtemps au podium. Bref une équipe renait à l’ambition (9 renforts étrangers) alors que son retour de la D1en D2 il n’y a pas si longtemps fut bien laborieuse. A n’en pas douter l’objectif cette saison est de faire au moins aussi bien que l’an dernier, une demi-finale et plus si affinité.  
 
Entente Evry/Viry : Leader incontesté, et incontestable à partir de la moitié de la 1ère phase, cette équipe aura l’avantage définitif de recevoir match retour et d’appui sur son glaçon car c’est elle qui a engranger le plus grand nombre de points. Mais faut-il pour cela qu’elle aille jusqu’en finale. Evry et Viry ont toujours su former en quantité et qualité de nombreux jeunes franciliens. Dotés en plus de nombreux étrangers (7 soit bien plus que la moyenne des équipes de la poule A) et de français non dénués d’expérience, les 2 clubs réunis annoncent en quelque sorte la couleur pour un futur proche. Néanmoins pour beaucoup d’observateurs c’est peut être encore un peu tôt pour ambitionner titre et montée dès cette saison. Aller jusqu’en demi est certainement leur objectif minimal pour eux qui n’avaient su l’an dernier dépasser le 1er tour.
 
Les Chevaliers du lac d’Annecy : Bien que seulement 3èmes de leur poule, il fut bien difficile de ne pas mettre les savoyards dans les favoris. Encore riche de leur expérience au niveau au dessus, même si elle fut courte, dotée de joueurs d’expérience étrangers - peu nombreux mais de qualité – mais surtout français, cette équipe est solide sur le papier comme dans les faits. Et ce titre, ils l’ont déclaré haut et fort (voir vidéo interview d’Hockey Hebdo) ils le veulent! Dans cette sous catégorie ce sont bien les plus ambitieux.
 
Les Favoris

Les Bouquetins de l’entente Courchevel-Méribel-Pralognan : Descendant comme Annecy de la D1, cette équipe avait néanmoins réussi à y rester quelques années. Son expérience est donc manifeste, d’ autant qu’elle a su garder nombres de joueurs et compte sur un bataillon de 8 étrangers. Les Bouquetins n’ont laissé échapper la place de leader que pour 1 point et ne souffrent certainement d’aucun complexe : l’objectif c’est le titre. Leur atout : l’attaque, la plus prolifique avec celle d’Evry/Viry, mais aussi la défense, la 2ème après Clermont. Incontestablement ils s’annoncent redoutable dans ces play-offs et beaucoup les voient en finale. A eux de ne pas se faire piéger par un excès de confiance.
 
Les Sangliers Arvernes de Clermont-Ferrand : Premier de la poule considérée comme la plus difficile de D2, ils sont naturellement devenus les favoris logiques de la compétition. Cela n’allait pas de soi au tout début de la saison. Mais une régularité certaine, servie pas une défense de fer, cette équipe a toujours su rester aux avants postes, et le plus souvent au 1er. Elle ne se sera guère fait souvent surprendre. Une seule fois sa défense aura pris l’eau, à Toulouse, et à priori cela aura servi comme un sérieux rappel à l’ordre. Son atout, on l’a dit, sa défense symbolisé par son gardien classé n°1 de la 1ère phase. Mais elle peut compter surtout sur un savant équilibre d’expérience, par ses étrangers essentiellement mais pas seulement (8), et de jeunesse talentueuse (6-7 juniors). Son point faible semble être son attaque (12ème de la D2 seulement). Pour autant l’effectif a généralement toujours su s’adapter pour marquer les 1 ou 2 buts nécessaires pour faire la différence. S’ils gardent jusqu’au bout cette capacité, ils seront alors bien difficile à manœuvrer. Objectif avoué depuis le début: faire mieux qu’en 2018. Or l’an dernier le chemin s’était arrêté de justesse aux portes de la finale.
 
 
Nous rappelons qu’outre le titre honorifique de champion de D2 se joue aussi la montée et là on est un peu dans le nébuleux. Nous savons que normalement les 2 finalistes se verront inviter en D1 pour la saison prochaine sous réserve de remplir les conditions.  Or certains clubs, semble-t-il, ne se sentent pas encore assez prêt. On n’oublie pas d’ailleurs que des clubs comme Clermont-Fd, Annecy, Toulouse, Courchevel/Méribel/Pralognan avaient décliné l’offre de la FFHG durant l’été 2018 (ce qui fit le bonheur de Marseille). En sera-t-il de même. A priori pour les Arvernes, la montée est bien dans les objectifs avoués des dirigeants. Cela semble plus ambigu  pour les autres équipes (revoir à ce sujet l’interview de Cyril Papa d’Annecy sur Hockey Hebdo) car le niveau supérieur réclame des moyens et des structures bien plus exigeants. Aussi bien des clubs pèsent le pour et le contre. Nous pensons néanmoins que les Bouquetins se laisseront tenter par une autre expérience en D1, voir Annecy. Aussi il est à parier qu’il y aura encore bien des tractations qui se joueront durant la prochaine intersaison ... comme d’habitude.



Photo hockey Division 2 - Division 2 - D2 - Retour sur la 1ère phase du championnat
 
 
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Réactions sur l'article
 
Barberousse a écritle 22/02/2019 à 11:08  
Super article !
 
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