Ce premier match de la finale du championnat de France de Division 1 a tenu toutes ses promesses. Cueillis à froid dès l’entame, les Lions de Lyon ont mis un tiers à trouver leur rythme avant de complètement renverser la rencontre lors d’un deuxième acte maîtrisé. Portés par un trio offensif efficace et un jeu plus direct, les Lyonnais ont inscrit trois buts coup sur coup pour prendre les commandes.
Mais Dunkerque n’a jamais abdiqué. Les Corsaires ont relancé le suspense dans le troisième tiers en revenant à un but grâce à un doublé de Clément Thomas. Lyon a finalement fait la différence en supériorité numérique par Lucas Chautant, un but décisif qui permettra aux locaux de conserver l’avantage malgré une fin de match tendue et la sortie du gardien nordiste.
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| © Photographe Weingartner-Photos |
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Premier tiers : Dunkerque frappe d’entrée
La rencontre débute de la pire des manières pour les Lyonnais. Après seulement
23 secondes, Clément Thomas profite d’un début de match hésitant pour ouvrir le score et donner immédiatement l’avantage aux Corsaires.
Ce but rapide donne confiance aux Dunkerquois qui imposent un rythme soutenu et mettent régulièrement à contribution le gardien lyonnais Henry Wilder. Les Lions tentent de réagir mais manquent de précision dans leurs offensives. Une pénalité contre Joris Rama à la mi-tiers complique même la tâche des locaux, mais la défense lyonnaise tient bon.
Malgré quelques opportunités, Lyon ne parvient pas à revenir avant la pause. Dunkerque rentre logiquement aux vestiaires avec une courte avance (0-1).
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Deuxième tiers : Lyon renverse totalement la situation
Au retour de la glace, les Lions changent complètement de visage. Plus agressifs dans les duels et plus présents offensivement, ils finissent par être récompensés.
À
25:50, Dmitrii Dudkin remet les deux équipes à égalité après une belle combinaison avec Deni Elabiev et Ranel Vafin. Portés par ce but, les Lyonnais accélèrent et prennent l’avantage moins de deux minutes plus tard grâce à Ranel Vafin, bien servi par Flavien Fondadouze et Rémi Mouret.
Dunkerque est alors sous pression et Lyon enfonce le clou à
32:04 par Rocco Andreacchi. Ce troisième but lyonnais pousse le coach nordiste à demander un temps mort pour tenter de stopper l’hémorragie.
La fin de période est plus équilibrée, mais Lyon conserve deux longueurs d’avance après avoir totalement inversé la dynamique (3-1).
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Troisième tiers : Dunkerque revient, Chautant libère Lyon
Les Corsaires reviennent sur la glace avec de meilleures intentions et relancent immédiatement le suspense. À
41:18, Rayan Belharfi réduit l’écart après une action initiée par Clément Thomas.
Les Nordistes poursuivent leur pression et trouvent à nouveau la faille à
48:12 grâce à Thomas qui signe un doublé et ramène Dunkerque à égalité (3-3).
Mais ce retour sera de courte durée. Une pénalité pour surnombre offre une supériorité numérique à Lyon. Les Lions en profitent parfaitement :
Lucas Chautant redonne l’avantage aux siens à
50:54 sur une action construite avec Peter Valier et John Tucker.
Dans les dernières minutes, Dunkerque tente le tout pour le tout en sortant son gardien, mais la défense lyonnaise tient bon jusqu’à la sirène finale.
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Conclusion
Grâce à une réaction de caractère et à un deuxième tiers de grande qualité, Lyon remporte ce premier match de la finale sur le score de
4-3. Les Lions prennent ainsi l’avantage dans cette série au meilleur des trois matchs et se rapprochent du titre, tandis que Dunkerque devra rapidement rebondir pour rester en vie dans la finale.
Analyse du match
Cette première manche a montré deux visages très différents des Lions. Longtemps dominés dans le premier tiers, ils ont su hausser leur intensité pour prendre le contrôle du match lors du deuxième acte. Leur efficacité offensive dans cette période a été déterminante, transformant leurs temps forts en buts.
Dunkerque peut toutefois nourrir quelques regrets. Les Corsaires ont réalisé un excellent début de match et ont dominé la statistique des tirs (32 contre 26), preuve de leur capacité à mettre la pression. Leur réaction dans le troisième tiers démontre également leur résilience.
La discipline a aussi joué un rôle clé : les pénalités dunkerquoises en fin de rencontre ont offert à Lyon l’occasion de marquer le but décisif en supériorité numérique. Dans une série courte au meilleur des trois matchs, ce genre de détail peut faire basculer une finale.
Lyon a donc pris un avantage précieux, mais la physionomie de cette rencontre laisse présager une suite de finale extrêmement disputée entre deux équipes très proches en niveau.