Valence, qui a logiquement, mais non sans peine, battu Evry-Viry la semaine dernière doit se défaire une seconde fois de son adversaire de l’entente essonnienne, sur sa glace pour accéder aux ¼ de finale. L’équipe drômoise doit néanmoins se méfier d’un adversaire qui a réussi l’exploit d’inscrire 3 buts en 75 secondes il y a une semaine pendant le 2ème tiers.
Arbitres : Yohan George et Frédéric Pleurière assisté de Nathan Hasholder et Erin Delavenna
Buts : Valence : 16:01 Rudi Maarni (ass Otto Pitkanen et Pavel Pchalin) ; 25:34 Alexei Baskov (ass Charles-Olivier Ouimet) ; 2:54 William Dupend-Carette (ass Arnaud Lazzaroni et Franck Amouriq) ; 44:46 Alexei Baskov (ass Otto Pitkanen et Sahrane Zinger) ; 48:25 Rudi Maarni (ass Otto Pitkanen et Kevin Richard) ; 4:34 Rudi Maarni (ass Arnaud Lazzaroni et Sam Riffard) ; 54:17 Alexei Baskov (ass Charles-Olivier Ouimet et Maxence Bortino) ; 59:06 Otto Pitkanen (ass Sahrane Zinger et Rudi Maarni) ; 9:06 Rudi Maarni (ass Alban Rodriguez et Enzo Dousseau) Evry / Viry : ; 21:36 Yaniss Moktari (ass Nikita Klyuev et Alan Dana) ; 24:55 Mehdi Mouchrif (ass Kasey Hiemstra et Thomas Mathieu) ; 27:33 Thomas Mathieu (ass Thomas Peat et Alan Dana) ; 35:06 Nikita Klyuev ; 37:04 Derrick Budz (ass Thomas Peat et Thomas Mathieu)
Pénalités
26 minutes (8x2mn +10mn) contre Valence
12 minutes 6x2mn) contre Evry / Viry
Pour cette deuxième confrontation en terre drômoise, le staff essonnien a enrichi d’une unité la feuille de match, le canadien Derick Thomas Budz. Aleksei Karol, pour son troisième match de la saison, a été préféré à Noah Wendling.
Changement de la paire de gardiens :
Le canadien Mathis Lussier, grippé, qui tenait la cage samedi dernier est remplacé par le jeune Pierre Bazire, prêté par Cergy Pontoise
Rehyann Bouteiller est remplacé par Mathieu Jacquemin, vice champion de France D3 2025 avec les Jets
Le réalisme drômois
C’est Bazire qui démarre la rencontre aux cages. Les hommes d’Harond Litim, le coach essonnien, montrent d’emblée qu’ils ne sont pas venus faire de la figuration. On rentre directement dans le vif du sujet au sens propre, comme au sens figuré, puisque sur un cafouillage devant Blanc, le capitaine Mathieu pivote et tire dans la cage vide mais le disque entaille la joue de Derrick Tomas Budz. On doit faire appel au médecin du match.
Les Lynx ripostent par Sam Riffard dont le tir est intercepté, puis c’est le capitaine Lazzaroni qui lance de la bleue, le jeune Dupend-Carette est bien près de réussir sa déviation. Le palet reste rouge, un bon travail de Amouriq et de Dupend-Carette dans le coin et la rondelle ressort pour les Drômois. Lazzaroni continue à arroser de la bleue cette fois sur Bazire qui détourne. C’est encore Amouriq qui récupère, Lazzaroni à la bleue qui frappe une troisième fois à la cage pour la déviation de Dupend-Carette qui signe son premier but en D2 en 1/8ème de finale devant 1072 spectateurs (1-0 ; 2’54).
Le ton est donné dans ce match. Riposte de Moktari de s’échapper son aile pour servir son capitaine mais Blanc intervient avec autorité.
Moins de deux minutes plus tard, Riffard, dans sa zone, sert Lazzaroni qui voit Maarni prendre de la vitesse, la passe de Lazzaroni arrive dans la palette de Maarni qui fausse compagnie à deux défenseurs pour dribler Bazire et inscrire le second but valentinois de la soirée (2-0 ; 4’34).
Litim réagit immédiatement et fait rentrer Jacquemin son coéquipier de l’équipe D3 l’an dernier.
Trente secondes plus tard, c’est la première pénalité valentinoise, elle ne donnera rien. A peine revenus à égalité numérique, M. l’arbitre lève le bras pour un « faire trébucher » valentinois. L’affaire s’envenime et deux rouges et un jaune sont au frais. En infériorité, les Valentinois échouent, une première fois, d’un rien sur Jacquemin.
Ce n’est que partie remise lorsque, toujours en infériorité, Maarni, traverse la glace, efface deux adversaires et trompe Jacquemin, assistances accordées à Rodriguez et Dousseau (3-0 ; 9’06)
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M. l’arbitre siffle la quatrième pénalité contre Valence mais oublie la charge dans le dos essonnienne sans palet. Les Lynx sauveront quelques actions chaudes et tueront encore cette pénalité.
Au tour des Drômois de bénéficier de leur deuxième jeu de puissance qui va, cette fois faire mouche. Pchalin sert Pitkänen en pleine course, déborde et trouve Maarni tout seul qui s’offre un coup du chapeau (4-0 ; 16’01)
Deux nouveaux coups de sifflets très pointilleux seront sifflés contre les locaux sans résultats.
Dans ce tiers qui s’est joué sur un très bon rythme, Evry-Viry s’est montré très combatif mais aura joué plus de dix minutes en supériorité numérique dont une en double supériorité numérique sans trouver la faille. Quant à Valence, avec 50% de réussite en power play et 4 buts d’avance, on sait qu’il ne faut pas fléchir … La nouvelle « remontada » d’Evry-Viry
En ce début de tiers, il reste 45 secondes de double supériorité puis quelques secondes en simple supériorité numérique aux Jets pour décoller au tableau d’affichage. L’infériorité drômoise est à nouveau tuée mais Evry-Viry y croit toujours : les joueurs ne cessent de s’encourager sur le banc.
Revenus à égalité, la tribu de Dana fait une relance aveugle qui est interceptée, Klyuev trouve Moktari qui trompe Blanc entre les bottes (4-1 ; 21’36).
Quelques minutes plus tard, un tir de Mouchrif de sa ligne bleue fait mouche à travers une forêt de joueurs. Assistances accordées à Hiemstra et Mathieu (4-2 ;24’55)
Comment ne pas penser, dans les tribunes comme sur les bancs des deux équipes sans doute, aux 3 buts en 75 secondes de la semaine dernière à Evry ? « Ici, c’est Valence ! » scandent les tribunes et sur un dégagement interdit d’Evry-Viry. Charles Olivier Ouimet remporte le face-off, transmet à Aleksei Baskov qui s’offre un slalom entre les lignes essonniennes et place son revers au dessus de la mitaine de Jacquemin (5-2 ; 25’34).
Au tour de Peat de remonter la rondelle, faire un relais avec Hiemstra qui transmet à Mathieu, efface son adversaire et trouve l’angle opposé du but des Lynx, assistance accordée à Dana (5-3 ; 27’33).
Le match ne baisse pas d’intensité et Valence monte encore d’un cran. Pendant dix minutes, la meilleure attaque du championnat pilonne le but essonnien successivement par Ouimet, Pitkänen, Richard, Pelisse, Pchalin, et Dousseau, mais ne vient pas à bout de l’herméticité du rideau défensif adverse.
Les Jets laissent passer l’orage et, sur un engagement dans sa zone, l’ancien valentinois Klyuev fausse compagnie à ses anciens coéquipiers et trompe Blanc (5-4 ; 35’06).
Comme la semaine dernière, Valence est à nouveau assommé et concède sa seule pénalité du tiers. L’occasion est trop bonne pour les Jets de refaire, en mieux tant qu’à faire, le coup de la semaine précédente. L’unité spéciale essonnienne fait circuler le disque Mathieu transmet à Peat qui arme son slapshot. Blanc intercepte et Budz en embuscade n’a plus qu’à la mettre au fond (5-5 ; 37’04).
Avec une combativité décuplée par rapport à la semaine dernière à la patinoire François Le Comte, les Jets viennent de réussir à faire ce que personne, pas même eux sans doute, ne les croyait capables d’accomplir. Les voilà désormais à un tiers de pouvoir rejouer la « belle » demain et peut-être se qualifier. Les Jets ne maîtrisent pas leur combativité
Valence est encore fébrile en début de tiers, provoque un dégagement interdit puis assure mal sa sortie de zone mais une pénalité sifflée contre les Jets peut redonne espoir. Toujours aussi solides autour de Jacquemin, les Jets tuent cette pénalité. A peine revenus à égalité numérique, Alan Dana, qui avait réussi à échapper à la patrouille jusqu’ici, n’a pas pu se retenir de commettre une faute inutile en zone neutre offrant une deuxième chance aux Lynx de reprendre possession de la rondelle.
Comme ils aiment le faire, les Lynx font tourner le disque et nous jouent une musique qui plait bien au Polygone : Pchalin pour Baskov, puis Zinger pour Pitkänen et enfin Baskov qui ajuste Jacquemin (6-5 ; 44’46)
Les visiteurs se montrent de plus en plus indisciplinés à l’image de Dana ou Mathieu, puis plus tard, Moktari que seuls les arbitres ne voient pas ...
Richard sort la rondelle pour Pitkänen qui traverse la glace, sert Maarni qui efface deux défenseurs, sert Pitkänen dans le slot (7-5 ; 48’25) - (Erreur sur la feuille de match)
Le suspense est toujours intense car les supporters ont appris à leurs dépends que leurs adversaires sont tout sauf des GadJets …
Nous sommes cette fois dans les cinq dernières minutes et Baskov récupère une interception de Lazzaroni dans son territoire, efface son défenseur, contourne la cage et glisse, derrière sa ligne de but, le disque au raz du poteau, assistances accordées à Ouimet et Bortino (8-5 ; 54’17).
Cette fois, nous sommes dans la dernière minute quand Pitkänen récupère la rondelle derrière sa ligne, passe à Richard qui lui remet, contourne son adversaire et décroche la toile d’araignée de Jacquemin, assistances accordées à Zinger et Maarni. (9-5) Evry-Viry sort la tête haute
Lorsque nous l’avons interrogé à la fin de la rencontre, le coach essonnien nous a indiqué que le mot d’ordre du jour était l’engagement et la combativité. Le résultat a été visible sur l’intensité du jeu proposé. Comme la semaine dernière, les Jets ont réalisé un excellent deuxième tiers mais ont manqué de rythme en fin de rencontre sur cette grande glace. Ce soir, l’équipe, qui va perdre son attaquant Léonard Shue, quitte la compétition en ayant inscrit cinq buts à Valence en un seul tiers. Seules deux équipes ont inscrit 5 buts aux Lynx en saison régulière, et c’était sur un match entier.
Même s’il faudra tirer les leçons ces deux passages à vides consécutifs au deuxième tiers, la mission est accomplie pour les hommes de Jan Dlouhy avec la manière ! Les cadres en forme de l’équipe confirment et l’espoir U20 William Dupend-Carette inscrit son premier but en D2 pour seulement 5 matches. Avec 16 buts marqués au cours de cette double confrontation, les Lynx affichent une efficacité offensive que nous n’avions pas vue en 2026. Le prochain adversaire sera Châlons en Champagne qui s’est défait de Vaujany en 3 confrontations.