Pour la 9ᵉ journée de Division 2, Toulouse-Blagnac a offert à son public du Jacques-Raynaud une soirée spectaculaire. Ultra-réalistes, les Bélougas ont balayé les Scorpions de Mulhouse (8–0) au terme d’un match à sens unique, porté par une entame foudroyante et une intensité jamais relâchée.
Arbitres : AUMERAS Benjamin assisté de NORDMAN Leif & IBARRA Yan
Buts : Toulouse-Blagnac : 00:42 Evan Chappa (ass Maxwell Roth et Shane Sullivan) ; 01:54 Camille Mutte (ass Hugo Galvez et Lucas Audisio) ; 02:32 Pierre Byé (ass Pablo Sudor) ; 09:23 Shane Sullivan (ass Pablo Sudor) ; 12:30 Ugo Boccassini ; 29:12 Viktor Labrucherie (ass Valentin Audisio et Mathieu Borg) ; 40:18 Ugo Boccassini (ass Pierre Byé et Pablo Sudor) ; 46:14 Shane Sullivan (ass André Menard et Brett Magee) Mulhouse :
Pénalités
14 minutes (4-6-4) contre Toulouse-Blagnac
8 minutes (4-2-2) contre Mulhouse
Le match : une tornade blanche et noire déferle dès les premières secondes
Il ne fallait pas arriver en retard. En un peu plus de deux minutes, les joueurs de Claude Devèze avaient déjà trouvé trois fois le fond des filets mulhousiens. Pris à la gorge, dépassés dans le rythme comme dans l’impact, les Scorpions n’ont jamais trouvé les leviers pour enrayer la mécanique toulousaine. Avec un Narbonne impeccable devant sa cage et des lignes offensives en pleine réussite, Toulouse a déroulé son hockey, étouffant Mulhouse jusqu’au coup de sifflet final.
Crédit Photo Romain Puech
Période 1 : Toulouse frappe cinq fois et plie le match (5–0)
Le début de rencontre vire au cauchemar pour la troupe de Michaël Muller. Dès 0’42, Chappa ouvre le score, lançant une tempête offensive qui balaye Mulhouse. Mutte double la mise à 1’54, puis Bye inscrit le troisième but moins d’une minute plus tard (2’32).
La nervosité gagne les Scorpions, obligés de concéder des pénalités alors que Toulouse continue de tourner à plein régime. Sullivan marque même en infériorité (9’23), symbole d’une équipe sereine et sûre de ses forces. Boccassini parachève ce premier acte de domination totale avec un cinquième but (12’30).
À 5–0 et avec un public incandescent, la soirée semble déjà écrite.
Période 2 : les Bélougas gèrent, Labrucherie enfonce le clou (6–0)
Mulhouse tente de resserrer sa structure défensive tandis que Toulouse baisse naturellement un peu le rythme. Les pénalités toulousaines offrent quelques séquences d’avantage numérique aux Scorpions, mais Narbonne reste intraitable.
À 29’12, Labrucherie conclut une belle séquence construite pour porter le score à 6–0, juste avant le changement de gardien mulhousien : Perrin, dépassé, cède sa place à Jona. Malgré cela, Mulhouse ne parvient pas à reprendre pied, étouffé par la maîtrise collective des Bélougas.
Période 3 : Toulouse soigne le spectacle, Mulhouse attend la fin (8–0)
Dès le retour des vestiaires, Boccassini s’offre un doublé au terme d’un mouvement parfaitement construit (40’18). Les Scorpions montrent encore quelques signes d’agacement, multipliant les fautes, tandis que Toulouse continue de dérouler un hockey léché.
Sullivan, lui aussi en grande forme, inscrit le dernier but de la soirée à 46’14, scellant une victoire éclatante (8–0). La fin de match se résume à une gestion maîtrisée des Bélougas, déterminés à offrir un blanchissage mérité à leur portier Aubin Narbonne.
Crédit Photo Romain Puech
Conclusion : une victoire-référence pour Toulouse
Dans une patinoire comble, les Bélougas ont livré un match plein, intense, maîtrisé dans tous les compartiments. Réalisme offensif, rigueur défensive, discipline tactique et un Narbonne impeccable : tous les voyants sont au vert pour une formation toulousaine désormais solidement installée dans le top 4.
Mulhouse, de son côté, devra vite tourner la page après une soirée sans ressort, où l’équipe n’a jamais réussi à rivaliser dans l’intensité ni à contenir les vagues adverses.
Crédit Photo Romain Puech
Analyse : un gouffre dans le rythme et l’exécution Toulouse
Une entame parfaite qui tue le suspense en deux minutes.
Un jeu de transition très rapide, souvent fatal à la défense mulhousienne.
Des leaders offensifs en grande forme : Sullivan (2 buts), Boccassini (2 buts), un collectif impliqué sur chaque ligne.
Narbonne très solide, sobre, rassurant : un blanchissage qui récompense aussi le travail défensif.
Une identité de jeu claire, de plus en plus assumée au fil des semaines.
Mulhouse
Une passivité criante dans l’entame, impossible à rattraper.
Trop de pénalités dans les moments décisifs, accentuant la pression.
Peu d’occasions réellement dangereuses, le jeu offensif manquant de liant.
Le changement de gardien en seconde période n’a pas inversé la dynamique.
Crédit Photo Romain Puech
Verdict
Ce match met en lumière l’écart actuel entre une équipe toulousaine candidate aux premières places et des Scorpions en difficulté, encore à la recherche d’un équilibre. Pour Toulouse, cette démonstration pourrait servir de socle pour la suite de la saison. Pour Mulhouse, elle doit provoquer une réaction rapide.