75 minutes dont 10 Ã Arrighi et Brodeur S. et 5+20 Ã Kuzkin contre Toulon
Caen renverse Toulon au forceps et s’offre une finale pour le titre
Dans une ambiance tendue et engagée du début à la fin, les réservistes caennais ont démontré une impressionnante force mentale. Rapidement dépassés par des Toulonnais ultra-réalistes en supériorité numérique puis même en infériorité, les hommes de Virgile Mariette semblaient au bord de la rupture après neuf minutes de jeu. Mais un premier but de Sacha Brzezula relançait progressivement les Drakkars avant un deuxième tiers totalement maîtrisé.
Plus disciplinés dans le jeu malgré plusieurs pénalités concédées, les Caennais ont su exploiter les nombreuses fautes toulonnaises pour reprendre les commandes grâce à Théophile Miquelot, Quentin Labanowicz puis Maxime Bertrand. En troisième période, Mathéo Demarcy pensait offrir un matelas plus confortable aux siens avant qu’Alexey Kuzkin ne relance le suspense. Malgré une fin de match sous haute tension et une avalanche de pénalités côté varois, Caen tenait bon jusqu’à la sirène pour décrocher un succès capital dans ce Carré Final.
Premier tiers : Toulon frappe très fort d’entrée
Le début de rencontre tournait rapidement au cauchemar pour les Drakkars. Après deux pénalités caennaises simultanées, O’Brian Brodeur profitait d’une double supériorité pour ouvrir le score (0-1, 4’49). Une minute plus tard, le même Brodeur doublait la mise en powerplay (0-2, 5’49), punissant encore une défense normande en difficulté.
Comme si cela ne suffisait pas, Jeffrey Sidoit inscrivait un troisième but toulonnais… en infériorité numérique (0-3, 9’00), plongeant les Caennais dans une situation très compliquée. Mais les hommes de Virgile Mariette ne cédaient pas à la panique. Plus entreprenants offensivement, ils réduisaient finalement l’écart grâce à Sacha Brzezula, bien servi par Maxime Bertrand et Florian Rousselin (1-3, 13’27). Ce but permettait à Caen de reprendre espoir avant la pause. Deuxième tiers : le réveil spectaculaire des Drakkars
Le deuxième acte marquait un véritable tournant. Plus agressifs dans le bon sens du terme et profitant d’une équipe toulonnaise de plus en plus indisciplinée, les Drakkars revenaient progressivement dans la partie.
En supériorité numérique, Théophile Miquelot réduisait d’abord l’écart après un bon travail de Demarcy et Rousselin (2-3, 29’45). Puis Quentin Labanowicz égalisait également en powerplay quelques minutes plus tard (3-3, 33’32), concrétisant la domination normande.
Toulon, nerveux, multipliait les fautes et perdait peu à peu le contrôle émotionnel de la rencontre. Caen en profitait pleinement et Maxime Bertrand donnait finalement l’avantage aux siens juste avant la deuxième sirène (4-3, 39’26), récompensant un tiers totalement renversé par les Normands.
Troisième tiers : Caen résiste jusqu’au bout
Le dernier tiers restait intense et très engagé physiquement. Malgré plusieurs pénalités de part et d’autre, Caen parvenait à faire le break grâce à Mathéo Demarcy, parfaitement lancé par Allouis et Davenel (5-3, 49’52).
Les Boucaniers n’abdiquaient toutefois pas. Alexey Kuzkin réduisait l’écart à un peu plus de six minutes du terme (5-4, 53’45), relançant complètement le suspense dans une fin de match tendue. Les pénalités s’accumulaient alors côté toulonnais, avec notamment une lourde sanction disciplinaire infligée à Kuzkin dans les dernières minutes.
Malgré un temps mort et une sortie de gardien en toute fin de rencontre, Toulon ne parvenait plus à revenir. Solides défensivement dans les derniers instants, les Drakkars validaient une victoire précieuse au caractère.
Conclusion
Au terme d’une rencontre spectaculaire et nerveuse, Caen aura démontré une remarquable capacité de réaction après un départ catastrophique. Menés de trois buts, les Drakkars ont progressivement repris la maîtrise du jeu pour faire craquer des Toulonnais trop souvent pénalisés. Grâce à ce succès 5-4, les Normands restent pleinement en course dans ce Carré Final de Division 3 et se donnent le droit de croire au titre jusqu’au bout. Analyse
Cette rencontre s’est jouée sur deux éléments majeurs : la résilience caennaise et l’indiscipline toulonnaise. Les Boucaniers avaient pourtant parfaitement entamé leur match avec une efficacité clinique en avantage numérique. Mais leur incapacité à garder leur sang-froid a fini par leur coûter très cher, avec 75 minutes de pénalités concédées contre 24 à Caen.
Les Drakkars, eux, ont su ajuster leur jeu après un premier tiers catastrophique défensivement. Plus mobiles, plus patients dans leurs sorties de zone et surtout plus efficaces en supériorité numérique, ils ont totalement inversé la pression au fil de la rencontre. Le trio Brzezula – Bertrand – Rousselin a notamment beaucoup pesé offensivement, tandis que Hugo Bastardie Conte a su retrouver de la sérénité après un début difficile.
Cette victoire illustre parfaitement le caractère de cette jeune réserve caennaise, capable de ne jamais rompre mentalement malgré un scénario très défavorable.