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Hockey sur glace - Equipes de France
France - Italie : Première Marseillaise
 
Premier match de la série deux en trois afin d'éviter la relégation entre l'équipe de France et l'équipe d'Italie. Une première victoire pour l'une des deux équipes donnera incontestablement un avantage psychologique pour la suite de la série. Les français abordent ce match avec quelques inquiétudes notamment au niveau de leur jeu d'attaque. Il faudra une tout autre production offensive que lors des trois premiers matchs pour espérer prendre l'avantage dans cette série. Cristobal Huet (qui jouie toujours d'une énorme cote de popularité ici au Québec) revient devant le filet ce soir afin d'aider ses partenaires à garder l'équipe dans le match le plus longtemps possible. Nul doute que sa présence est pour beaucoup dans l'assistance honorable pour ce match, il faut l'avouer, pas très emballant sur le papier
 
Québec /Pepsi Colisée, Hockey Hebdo Sébastien Ehrhard - Fabrice Landrodie / msl le 10/05/2008 à 10:04

 

France / Italie - 8000 spectateurs
3 / 2
 

 

Attention aux pénalités
 
Le premier lancer est à mettre à l'actif de Cirone. Huet fait l'arrêt facile de la mitaine mais se montre fébrile en lâchant la rondelle. Dans la foulée, le très remuant Scandella teste à nouveau le gardien français (0'45).

Photo hockey Equipes de France - Equipes de France - France - Italie : Première Marseillaise
Laurent Lardière
Archives (Galerie à venir)
S'en suit un avantage numérique pour les Transalpins. Rien à signaler si ce n'est un arrêt de la bottine de Hell face au lancer de Jonathan Zwikel (4'05). A peine la pénalité tuée, les équipes spéciales sont à nouveau sollicitées.

Encore une fois, ce sont les Français qui vont se montrer dangereux à court d'un homme. Sébastien Bordeleau prend de vitesse la défensive italienne, feinte le shoot et essaie de contourner la cage pour glisser le palais entre la jambière du portier et le poteau (510). Sans succès.

Giulio Scandella se procurera néanmoins une occasion mais son tir passe de peu à côté.

Yorick Treille, peu en vue, se fera une seconde fois sanctionné (7'36). Et bien sur, les bleus se procure une occasion de marquer lorsque Julien Desrosiers échoue sur la base de la cage.

Sur le contre, Borgatello décale idéalement Pitti qui ne se fait pas prier pour tromper le cerbère français dans la partie supérieure gauche du filet (8'00 0-1 Jonathan Pittis assisté de Christian Borgatello et Giorgio de Bettin en avantage numérique).

C'est ensuite au tour des troupiers de Dave Henderson de travailler avec un joueur supplémentaire. Et cela paie. Yorick Treille se rachète et utilise son gabarit devant le filet pour dévier un lancer de Vincent Bachet (9'09 1-1 Yorick Treille assisté de Vincent Bachet et Baptiste Amar en avantage numérique).

La seconde moitié de la période sera plutôt dominée par les joueurs au coq sur la poitrine. Un bon jeu de Julien Desrosiers et Pierre-Edouard Bellemare aurait mérité un meilleur sort. Ce dernier est d'ailleurs à créditer d'une bonne performance dans ce premier 20.

Yorick Treille tente sa chance mais Sébastien Bordeleau ne parvient pas à concrétiser le rebond. L'échec avant des bleus gène les Italiens, sans pour autant générer des occasions de marquer. Alors qu'un nouvel avantage numérique est proposé aux Français, Simon Lacroix inflige une mise en échec à … Vincent Bachet. Luca Ansoldi en profite pour partir en échappée, mais Huet dit non.

Sur l'action, il y avait un patineur de trop et l'Italie finira le tiers en power play. Ce qui occasionnera donc une occasion pour les bleus par l'intermédiaire de Sébastien Bordelau dont le tir sera ralenti par le portier transalpin Guenther Hell avant de terminer sur le montant.

Tirs: France 10 – 16 Italie
 

 
Efficacité française
 
De retour sur le glaçon, les Italiens vont mettre une certaine pression sur la défensive tricolore. Mais les quelques tirs transalpins sont peu dangereux et n'inquiètent pas outre mesure Huet.

C'est encore l'indiscipline qui va peut-être coûter cher au français. Heureusement pour Coach Henderson, son équipe spéciale de « penalty killing » est performante et bloque bien l'attaque massive italienne. Comme dans la première période, les français se permettent même quelques incursions dans le territoire adverse mais sans résultat.

La France bénéficie ensuite d'une supériorité mais celle-ci n'est pas aussi efficace qu'en première période et aucune action dangereuse n'est à noter. Après 10 minutes de jeu dans ce tiers, les français n'ont cadré qu'un seul tir pour total de 11. Bellemare est pour le moment à créditer d'une bonne performance pour son jeu dans les deux sens de la patinoire.

La première ligne centrée autour de Bordeleau (en raison du forfait de Meunier pour cause de fracture du pied) trouve enfin ses marques et après une bonne entrée en zone, Yorick Treille lance au filet, Bordeleau récupère derrière la cage et cherche à retrouver ce même Treille. La passe est coupée au dernier moment par le gardien (32'42). Huet revêt ensuite son habit de héros pour sauver les siens. Chitaronni lance une première fois puis prend son propre retour. Sur ce dernier tir, Huet effectue « A BIG SAVE » en lançant sa jambière de manière acrobatique pour bloquer le palet qui filait tout droit vers sa lucarne (34'49). Sans aucun doute l'arrêt du tournoi.

Les Italiens sont dopés par cette action et vont effectuer un pressing plus important. Cela porte ses fruits car ces derniers obtiennent une nouvelle supériorité suite à une faute de Coqueux (38'04). On trouve une situation très chaude sur ce power play avec des tirs de Signoretti et Fontanive mais le palet est bien chassé par la défensive française.

Et finalement contre le cours du jeu, les bleus vont prendre l'avantage en toute fin de période. Sur un tir venu de la gauche de Gras, Sacha Treille passe astucieusement devant le filet et récupère le palet pour tenter de contourner le gardien. Il est déséquilibré par ce même gardien mais parvient à remettre derrière le filet à Zwikel. Celui-ci ne se fait pas prier et remet instantanément devant la cage à Amar qui profite de l'offrande pour ajuster un tir bien placé au ras du poteau (39'30 2-1 Baptiste Amar assisté de Jonathan Zwikel et Sacha Treille). Ce but intervenant à 30 secondes du terme de la période, il donne une bonne bouffée d'oxygène à l'équipe tricolore avant d'entamer le dernier 20.

Tirs: France 6 – 12 Italie
 

Comme promis par leur coach, les bleus répondent présents
 
Sur leur lancée du but marqué les protégés du coach Henderson vont se mettre en évidence. C'est Julien Desrosiers qui tire juste à côté, puis sur l'action suivante, c'est Hell qui s'impose. Coup dur pour les Italiens qui vont ensuite perdre leur défenseur Michele Strazzabosco sonné suite à une mise en échec licite contre la balustrade (42'46).

Yorick Treille se fait punir une troisième fois (43'17). A croire que les consignes du coach (cf. la conférence de presse suite à la précédente rencontre) n'ont pas été assez claires. Le power play transalpin est stérile si ce n'est la tentative de Nicola Fontanive, mais Huet avale tranquillement la rondelle.

L'indiscipline continue quand Desrosiers, très inconstant ce soir, commet une faute stupide en zone offensive (47'44). En contre, Laurent Gras trouve le plastron du gardien italien alors que Scandella affole une nouvelle fois la défensive tricolore. Une première fois tout seul, puis en déviation sur un lancer de la bleue de Armin Helfer.

On atteint ainsi la mi-ters, avec ce maigre avantage pour l'équipe de France. Cette dernière se voit offrir un avantage d'un homme pour un faire trébucher sévère. Amar s'en moque et slap de la pointe. Guenther Hell parvient à dévier sur la barre, mais Bordeleau, très présent des deux côtés de la patinoire, converti le rebond (51'05 3-1 Sébastien Bordelau assisté de Baptiste Amar et Julien Desrosiers en avantage numérique).

Le plus dur est fait et on compte maintenant sur la bonne défensive française et son gardien pour finir le travail. Carter Trevisani tente bien un tir voilé mais Huet s'impose (53'10). Borgatello insiste, sans succès.

Desrosiers effectue ensuite une belle entrée en zone et sert Pierre-Edouard Bellemare dont le tir sur réception passe juste à côté.

A 4 minutes su terme, Bordeleau effectue tout un contrôle aérien de sa crosse avant de littéralement déshabiller le dernier défenseur. Celui-ci ne pourra que le retenir pour éviter le pire. Sur l'avantage numérique, c'est François Rozenthal qui se signale à deux reprises. Son premier tir est ralenti par Hell tout content de voir le puck passer à 10 centimètres de son montant. Son second termine sa course sur le plastron du gardien.

Alors qu'un dernier avantage numérique français ne donne rien, dès l'expiration de celui-ci (59'24), coach Goulet retire son portier pour provoquer un avantage numérique. Il est converti par Helfer qui trouve la lucarne côté bouclier alors qu'Huet tentait l'arrêt de la mitaine (59'52 3-2 Armin Helfer assisté de Pat Iannone et Andre Signoretti).

Trop peu trop tard pour les Transalpins qui ne parviennent pas à prendre un shoot lors des 8 secondes restantes.

Tirs: France 12– 14 Italie.
 
Au total, tirs : France 27 – 42 Italie
 
 

 
Victoire importante des tricolores lors de cette première manche. Les clefs ont été la bonne tenue des équipes spéciales. En effet, l'indiscipline (7 pénalités sur des fautes commises hors de la zone offensive) aurait pu coûter cher mais la défensive fut très présente. Les deux filets en power play sont également de bon augure pour la seconde manche de demain. On notera l'excellent match de Pierre-Edouard Bellemare omniprésent dans les deux sens. Son camarade de ligne Julien Desrosiers, lorsqu'il cesse de jouer de façon trop personnelle, a également produit de belles pièces de jeu. Le premier trio composé de Bordeleau entouré de Yorick Treille et François Rozenthal, fût à la hauteur des attentes même si l'aîné des frères Treille a mis un peu de temps à rentrer dans le match et devra éviter les fautes dans le futur. Vincent Bachet et Baptiste Amar ont été très solide défensivement. Ce dernier inscrivant notamment un but et deux mentions d'assistance en 27' de temps de jeu. Le gardien choucou des Québécois, Cristobal Huet a sorti les gros arrêts au bon moment même s'il a paru un peu faible sur le dernier but. Nul doute qu'avec ce genre de performance (40 arrêts sur 42 tirs), il sera le joueur déterminant des bleus.
 
 
Meilleurs joueurs:
 
France : Vincent Bachet (alors que la foule scandait « Huet Huet »),
 
Italie : Stefano Margoni
 

 


Réactions d'après rencontre

 

 

Sébastien Bordeleau (France)

Pourquoi prenez-vous autant de pénalités ?

Ici les arbitres sifflent beaucoup de fautes. Dès qu'un joueur est au sol, il y a risque de pénalités. L'arbitrage ne doit pas être le même en France donc les gars doivent faire attention. On a failli se faire avoir sur ce match mais heureusement on s'en est bien sorti.

On a senti l'équipe crispée au second tiers ?

Oui, on a manqué quelques jeux en zone neutre. On se faisait prendre en zone neutre entre le premier défenseur et les attaquants. Il faudra corriger ça pour la suite.

Peut-on faire des ajustements entre deux matchs si rapprochés ?

Oui, les coachs vont revoir la vidéo et on aura un meeting demain pour nous permettre de pointer nos erreurs et faire les ajustements nécessaires.

 

Pierre-Edouard Bellemare (France)

Que retenez vous après votre bonne performance du soir ?

Nous avons fait un bon match, complet. Personnellement j'ai eu un peu plus de temps de jeu et mon idée était surtout de bien faire pour que l'équipe ne prenne pas de buts.

Encore une fois, vous écopez de beaucoup de pénalités, à quoi est-ce dû d'après vous ?

C'est vrai qu'on a bien commencé et ensuite ces pénalités à répétition nous ont obligé à jouer beaucoup à 4. Les pénalités sont méritées. On a peut-être un excès de zèle et on veut souvent trop bien faire. Du coup, on fait parfois le petit geste supplémentaire avec la crosse qui cause la pénalité. Il faut plus défendre avec nos jambes et faire les deux coups de patin supplémentaires plutôt que de jouer avec la crosse.

Deux matchs en deux jours contre la même équipe, c'est nouveau pour vous ?

Pas spécialement, dans mon championnat on joue souvent deux matchs consécutifs mais pas forcement contre la même équipe. Ce soir on profite de la première marseillaise de ces championnats mais demain on oublie tout et il faudra revenir fort car les Italiens vont sortir très fort aussi.

 

Baptiste Amar (France)

Etes-vous soulagé après cette victoire ?

Ps vraiment soulagé, plutôt satisfait. On doit garder l'émotion de la victoire pour après, une fois qu'on sera maintenu.

On a eu l'impression que les défenseurs se portaient plus à l'attaque ?

Non, pas forcément. On surtout attaquer en situation de supériorité numérique. Sinon, à 5 contre 5, on a fait attention de ne pas trop se porter à l'offensive.

 
 
Dave Henderson (Coach France)

Ces matchs sont toujours serrés contre l'Italie. On a marqué sur deux power play ce que nous n'avions pas beaucoup fait jusqu'ici et c'est positif. Bachelet, Amar ainsi qu'Huet on fait un très gros match. Mais demain est un autre jour et il faudra de nouveau travailler fort.

Vous avez encore pris beaucoup de punitions ce soir, 9 au total, n'est- ce pas trop ?

On en avait parlé avant le match avec les joueurs. On en prend surtout 5 ou 6 en zone neutre et 1 en zone offensive. Ce sont des pénalités évitables et il faudra mieux faire demain.

C'est une première victoire en mondial A depuis 2000. Etes-vous satisfait ?

C'est toujours plaisant de gagner mais on reste mesuré car il faut gagner un second match pour se maintenir.

Vos joueurs n'ont-ils pas un problème de confiance surtout en fin de période ?

On était un peu tendu en début de match, en attestent les pénalités nombreuses en première période. On s'est libéré ensuite petit à petit mais cette équipe ne doit pas trop jouer libérée. Dans ces cas la on fait des erreurs qui donnent de bonnes chances de contre attaque à nos adversaires.

 
 
Michel Goulet (Coach Italie)

Toutes les confrontations sont serrées quand on joue contre la France. Les clés ce soir ont été les jeux en supériorité numérique. Ils ont marqué deux buts dans cette situation et nous ont limité dans nos nombreuses tentatives. Huet a joué un grand match avec 3 ou 4 arrêts clés à des moments importants.

Demain est un autre jour et nous sortirons fort pour remporter la victoire.

Ferez-vous des ajustements avant demain soir ?

Nous ne ferons pas de changements majeurs. On doit surtout gérer la pression un peu mieux et joueur plus intelligemment en zone neutre.

Quelle est l'importance du second but italien ?

Il montre que mes joueurs n'ont pas lâché et que tant qu'il reste du temps il y a de l'espoir.

 

 
 
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Réactions sur l'article
 
Teddy a écritle 10/05/2008 à 18:36  
Merci Cristo !
Le maintien de la France en élite passe par toi !
 
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