Classement Un premier hat trick en NHL pour Alexandre Texier et Montréal l’adopte
Quelle semaine au Centre Bell pour Alexandre Texier ! Le sourire accroché à ses lèvres n’en a été que le témoin. La raison : six points en deux matchs, mais surtout son premier tour du chapeau en NHL. Cela dans l’équipe la plus titrée de l’histoire de la ligue. Un exploit personnel qu’il a réalisé ce jeudi 8 janvier, contre les Florida Panthers, doubles tenants du titre, dans un match gagné, 6 à 2. Tandis que la veille, le Grenoblois de 26 ans avait aidé le Canadien à défaire les Flames de Calgary (4-1) grâce à deux passes et un but.
Et le public a su remercier le Français pour ses performances. Lancer traditionnel de casquettes en tout genre, ola de cinq minutes, chants et autres acclamations… Pendant deux jours, les partisans ont montré leur feu et amour pour leur équipe. Une frénésie que Texier a semblé grandement apprécier.
Première étoile du match contre la Floride, Alexandre Texier a été mis à l’honneur, accompagné d’un air de Charles Aznavour. Entre passion des Montréalais, ferveur des Français et autres analyses de son jeu, il était presque impossible de ne pas lire le nom de l’ailier sur les réseaux sociaux comme dans les médias. Internet lui a inventé de nouveaux surnoms comme « Le Général de Goal », a revisité la devise française « Liberté, Égalité, Fraternité » en « Liberté, Égalité, Texier » ou adapté « tour du chapeau » en « tour du béret ». Bref, pour un fan des Canadiens ou un passionné français de hockey, Alexandre Texier était partout cette semaine.
Sorti de ces deux jours de succès, l’attaquant a semblé ravi. En interview post-match, il a réitéré sa fierté et joie de vivre ces moments-là avec le Canadien, tout en « [gardant] les pieds sur terre » tandis que ses coéquipiers ont eux souligné ses efforts et son talent.
Pour rappel, c’était le 30 décembre dernier, déjà contre les Panthers, qu’Alexandre Texier avait été essayé sur la première ligne, aux côtés du capitaine Nick Suzuki et de l’Américain Cole Caufield. Un test qui avait payé puisque dès le match suivant, le numéro 85 avait produit deux assistances. Ses récents exploits n’ont fait que conforter sa place au sien de cette équipe, et pourquoi pas avec ce duo sur le moyen-long terme. Il lui faut maintenant continuer sur sa lancée.
Collectivement, les Canadiens de Montréal avancent dans le bon sens (25-14-6 et 56 points) et s’établissent à la troisième place de la division Atlantique, position qui les mène pour l’instant en playoffs.
Instant souvenir : alors qu’il fêtait ses 17 ans et sur les bancs de Grenoble, Alexandre Texier avait déjà marqué un tour du chapeau contre Dijon pour ses débuts en Ligue Magnus.
Quand ça veut pas…
Luke Hughes a connu une sacrée soirée noire contre les Carolina Hurricanes cette semaine. Le jeune défenseur des New Jersey Devils a marqué contre son camp… deux fois… en un match. La première action malencontreuse se résume à un essai de Hughes de dégager le palet de la zone du filet après un tir du Canes, Sean Walker – le but a été accordé à Nikolaj Ehlers. Sous pression de Taylor Hall qui pousse le palet, Luke Hughes le laisse glisser et surprend son goalie, Jake Allen, pour une seconde réalisation cédée aux Hurricanes. Ces deux erreurs ont donné l’avantage à l’adversaire qui a remporté la rencontre, 3 à 1. Mécontents, les partisans présents ont hué le joueur de 22 ans lors du reste du match.
Face aux journalistes et au micro de son équipe, le numéro 43 des Devils est apparu frustré : « C'est comme ça. Ça fait partie du sport. Évidemment, j'ai commis quelques erreurs ce soir, et je dois m'améliorer ». Selon Amanda Stein, reporter pour les Devils, Nico Hischier, capitaine de l’équipe, ne devait pas se présenter devant les médias post-rencontre mais l’a fait pour montrer son soutien à son coéquipier. Allen a lui aussi tenu à défendre Hughes : « Je ne pense pas qu'il méritait ça (les huées). C'est un gamin qui a commis deux erreurs lors d'un match de hockey. Celui qui ne commet jamais d'erreurs, j'aimerais beaucoup le rencontrer ».
Un match à oublier donc pour Luke Hughes qui a cependant rebondi, deux oppositions plus tard, en marquant le seul but de New Jersey contre les Pittsburgh Penguins ce jeudi. Insuffisant, les Devils se sont inclinés, 4 à 1. Les Islanders en grand patrons face aux Devils
Si Luke Hughes a connu de mauvais jours, c’est aussi le cas pour toute l’équipe. En ce début d’année, les Devils sombrent. Sur quatre matchs depuis le 1er janvier, ils n’en ont remporté qu’un seul contre le Mammoth de l’Utah, 4 à 1. Et entre la défaite à domicile contre les Canes et celle contre les Penguins, New Jersey s’est effondré face aux New York Islanders avec un lourd score de 9 à 0. Avec 24 tirs cadrés, les Islanders n’ont pas laissé de répit à un Jacob Markstrom bien seul dans ses cages, enregistrant donc un pourcentage d’arrêt à 62,5%. Mais les statistiques les plus étonnantes sont venues de l’autre côté de la glace. Le portier de New York, Ilya Sorokin, n’a pas cédé sous la pression des 44 tirs adverses alors qu’il venait de louper les sept derniers matchs après une blessure.
Le trentenaire russe a donc inscrit son quatrième blanchissage de la saison et son 26ème en carrière tandis que son coéquipier, Anthony Duclair, s’est délecté de son quatrième tour du chapeau en carrière. Après deux buts en première période, l’avant gauche canadien a enfoncé le clou après 3 min 29 de jeu en deuxième partie de match. Un « natural hat trick » en anglais, c’est-à-dire qu’aucun joueur n’a marqué entre chacune de ses réalisations. Il a été par la suite auteur de deux autres passes décisives.
Le tour du chapeau d’Anthony Duclair :
Mentions spéciales à Mathew Barzal et Tony DeAngelo avec un but et deux assists chacun et Casey Cizikas avec deux buts et une assistance. Avec cette performance, les Islanders égalisent leur record pour la plus grande marge de buts dans une victoire avec blanchissage.
New York se porte très bien grâce à leurs 25 victoires et cinq défaites en prolongation en 45 matchs. Les hommes de Patrick Roy pointent à la deuxième position de la division métropolitaine avec 55 points, derrière les Carolina Hurricanes et juste devant les Philadelphia Flyers. De leur côté, les Devils ont commencé la saison en forme – ils ont effectué un mois d’octobre plutôt réussi avec huit victoires en 11 matchs. Depuis, les résultats se font attendre : ils enregistrent aujourd’hui 22 victoires pour 20 défaites, deux en prolongation, 46 points et le moins bon différentiel de but de la conférence Est. Treizièmes de cette dernière et septièmes dans la course à la wild card, les espoirs de playoffs ne cessent de s’éloigner. Connor Bedard est de retour pour les Hawks
Blessé à l’épaule droite le 12 décembre dernier lors d’une défaite de son équipe contre les St. Louis Blues, Connor Bedard était présent ce vendredi soir contre les Washington Capitals. Le Blackhawk a loupé 12 matchs lors desquels le collectif de Chicago a perdu sept fois. Bien que le natif de North Vancouver et ses coéquipiers ont perdu la rencontre contre Washington, 5 à 1, le début d’année a été marqué par cinq victoires en six oppositions; des résultats qui viennent donner un peu d’espoir après les difficultés rencontrées depuis le début de la saison (19-19-7, 45 points et 4ème dans la course à la wild card).
Écarté de l’équipe canadienne pour les prochains Jeux Olympiques à Milan-Cortina en février, Connor Bedard n’a pas à rougir de ses performances. Avec 19 buts et 25 passes en 31 matchs, le centre était l’un des tout meilleurs avant sa blessure. À ce jour, le numéro 98 est encore le second leader de son équipe en but derrière l’ailier, Tyler Bertuzzi, mais la mène en nombre de point (46) et d’assistance (27) en 33 matchs – il en a marqué deux contre Nashville ce samedi soir. Connor McDavid et la course aux records (comme toujours)
On ne l’arrête décidément plus. Connor McDavid se surpasse dans une équipe des Oilers d’Edmonton qui se maintient parmi les meilleures dans sa division – avec 50 points en 44 matchs, elle est deuxième derrière les Vegas Golden Knights, eux aussi avec 50 points mais 42 rencontres. Le Canadien de l’Ontario mène la ligue avec 48 assistances et se bat, aux coudes à coudes avec un certain Nathan MacKinnon du Colorado Avalanche, pour le haut du classement des points. Ils en ont 78 chacun. Si le joueur de l’Avalanche s’envole avec 36 buts, McDavid le talonne avec six réalisations de retard devant l’Américain du Wild, Matt Boldy. Mais c’est surtout avec ses 18 matchs successifs où il marque des points que Connor McDavid impressionne.
Un record personnel où il a inscrit 19 buts et 23 passes pour un total de 42 points. Il dépasse celui qu’il avait établi précédemment lors de la saison 2022-2023. Avec cette performance, McDavid s’était hissé à la 3ème place des joueurs ayant le plus de points accumulés durant une succession de matchs à points (40), à égalité avec Patrick Kane en 2015-2016 pour Chicago. Devant lui campent Sidney Crosby – 50 points en 25 matchs lors de la saison 2010-2011 – et à nouveau Kane – 43 points en 20 matchs lors de la saison 2018-2019.
La question est : où va-t-il s’arrêter ? D'autres records pour d'autres monstres
Patrick Kane (Red Wings), la fierté américaine
Le vétéran américain vient de marquer son 500e but en carrière, le 8 janvier, lors d'une victoire 5-1 contre les Canucks de Vancouver. Ce but l’a fait rentrer dans le top 50 des meilleurs pointeurs. Avec 1 369 points, il n'est plus qu'à 5 points de rejoindre Mike Modano (1 374 pts) pour devenir le meilleur pointeur américain de tous les temps.
L’homme-pain : Artemi Panarin (Rangers)
Rétrospective pour cause d’oubli : Celui qui est officiellement surnommé « the breadman » par toute la ligue (pour une raison de proximité du nom avec une enseigne de boulangerie) a atteint début décembre ses 900 points en carrière. Actuellement, il sort d'une séquence impressionnante de quatre matchs consécutifs avec plus d'un point.
Karel Vejmelka (Mammoth)
Le gardien tchèque de la nouvelle franchise de l'Utah connaît sa meilleure saison en carrière. Il en est 20 victoires cette saison : il est devenu le premier gardien de la ligue à atteindre ce plateau cette saison. C’était le 9 janvier, suite à une victoire 4-2 contre les Blues de St. Louis. En parlant du club de mammouth ...
Utah Mammoth est hôte des 2027 Winter Classic, avec des montagnes cette fois-ci !
Après la très récente édition du tournoi Winter classic de 2026 qui s’est déroulée en Floride, par quasi 20°C, cette fois-ci, retour aux sources avec un vrai décor d’hiver. La LNH a annoncé cette semaine que l'État de l'Utah accueillera la Classique hivernale 2027. Le Mammoth de l'Utah recevra l'Avalanche du Colorado, pour toujours plus d’ambiance montagnarde et glaciale. C'est un duel naturel entre voisins des Rocheuses.
Le match se déroulera au Rice-Eccles Stadium, le stade de football américain de l'Université de l'Utah. On y attend plus de 51 000 spectateurs avec la vue sur les montagnes Wasatch. La ligue sur une civière
On partait sur un début de saison plutôt propre en termes de blessés. Rien de spectaculaire. Tout le monde gardait ses dents, ses bras, ses jambes et ses os à peu près en place, ce qui était finalement un bonne nouvelle. Mais il faut se rendre à l’évidence, cette partie de la saison a pris fin cette semaine avec une série noire. On aurait dit que beaucoup s’étaient donné le mot. Aux dernières nouvelles, en plus de la liste qui suit, le gardien Tatcher Demko, des Vancouver Canucks, a dû sortir du match après une blessure au bas du corps.
Gabriel Landeskog (Avalanche du Colorado)
Après avoir manqué trois saisons complètes en raison de son genou, le capitaine de l'Avalanche vivait un retour inspirant cette saison. Malheureusement, le 4 janvier, il a subi une blessure au haut du corps après avoir chuté lourdement contre un poteau de but face aux Panthers. Comme il doit être absent pour plusieurs semaines, sa participation aux Jeux Olympiques de février avec la Suède est maintenant très incertaine.
Igor Shesterkin (Rangers de New York)
Le gardien étoile des Rangers a été placé sur la liste des blessés le 6 janvier. Il s'est blessé au bas du corps lors d'un match contre le Mammoth de l'Utah après ce qui semblait être un léger contact dans son demi-cercle. Les images ne sont pas impressionnantes mais, on le sait bien, les images n’en disent souvent pas beaucoup sur la gravité d’une blessure. C'est un coup dur pour les Rangers, d'autant que Shesterkin venait de briller lors de la Winter Classic quelques jours plus tôt.
Brad Marchand (Panthers de la Floride)
Le petit rat de Floride connaît une saison de renaissance à 37 ans (46 points en 41 matchs). Cependant, il a quitté le match du 6 janvier contre Toronto après une collision. Il a manqué les matchs du 8 et du 10 janvier (contre Montréal et Ottawa). Sa blessure est considérée comme mineure (précautionnaire). Certaines mauvaises langues qui le savent bien détesté par les supporters et les joueurs du Canadien insinuent qu’il aurait été bien arrangé de ne pas mettre les pieds au Centre Bell.
Haydn Fleury (Jets de Winnipeg)
Là, les images sont impressionnantes. Le défenseur a dû être évacué sur une civière après avoir percuté violemment la bande, le 6 janvier lors d'un match contre Vegas. Placé sur la liste des blessés, son retour est espéré pour la mi-janvier.
Trevor Zegras, l’insolant
Tiendrait-on la meilleure célébration de la saison ? Peut-être. Signée Trevor Zegras. Joueur des Flyers depuis le début de l'année sportive, l’attaquant américain n’a pas hésité à narguer son ancienne équipe, les Anaheim Ducks, lorsqu’il a marqué son premier but contre elle. Mardi dernier, pour célébrer cette réussite pour leur première rencontre, le joueur de 24 ans a mimé le fait de raccrocher au téléphone. Une réaction qu’il a expliqué après le match : il reconstituait le temps qu’a duré l’appel qu’il a reçu des Ducks après son échange aux Flyers.
La célébration :
Les deux buts :
Trevor Zegras a renouvelé l’expérience en inscrivant un autre but quatre minutes plus tard dans la première période. Les Flyers de Rick Tocchet l’ont finalement emporté 5 à 2. Zegras comptabilise 17 buts, 24 passes et donc 41 points en 43 matchs. Philadelphia est troisième de la division métropolitaine (22-13-8 et 52 points).
Mr Goalie est mort
Glenn Henry Hall (1931-2026), surnommé « Mr. Goalie », est décédé le 7 janvier à l’âge vénérable de 94 ans. Ce grand monsieur jouait dans les années 50 et 60 mais malgré le temps qui nous sépare de ses performances, il a trop fait pour le hockey pour qu’on ne mette pas un coup de projecteur sur sa vie.
On lui doit des records en pagaille et d’avoir perfectionner des techniques qui font toute l’efficacité des joueurs de notre époque.
D’abord, Hall était une très grande résilience, il a en effet disputé 502 matchs consécutifs en saison régulière (552 en incluant les séries) sans jamais s'absenter, entre 1955 et 1962. Et puis, le hasard heureux aidant, il a réalisé la quasi-totalité de cette séquence sans porter de masque de protection ni de plastron, ce qui, pour un gardien, tient quasiment du miracle.
Là où le hockey moderne lui doit le plus, c’est au niveau technique car c’est lui qui est reconnu comme le pionnier du style « papillon ». À une époque où les gardiens restaient debout, Hall a commencé à se projeter sur ses genoux en ouvrant ses jambières pour couvrir le bas du filet. Maintenant, c’est devenu la norme, mais à son époque, en plus d’être révolutionnaire et terriblement risqué d’abaisser sa tête alors que les tirs des joueurs ne se portaient pas plus au raz de glace qu’avant.
Il a joué avec les Red Wings de Détroit, les Blackhawks de Chicago, avec qui il a remporté la coupe en 1961 et les Blues de St. Louis. A cela s’ajoutent, un trophée Calder en 1956, trois Vézina en 1963, 1967, et 1969 (Il n’a pas volé son surnom de Mr Goalie…) et un Conn-Smythe en 1968. Glenn Hall est devenu Glenn Hall of Fame (blague à part, entré au temple de la renommée) en 1975. Malgré tout grand stressé, même après tous ses accomplissements, il a enduré cette pression jusqu’à sa retraite à 39 ans.