Un leader pragmatique
Dans un IceParc garni de 3 586 spectateurs, les Angevins avaient l’opportunité de frapper un grand coup face au leader. Mais ce sont les Dragons qui ont démontré pourquoi ils trônent en tête du championnat. Plus efficaces en supériorité numérique, cliniques dans leurs temps forts, les hommes de Carl Mallette ont su faire la différence malgré une nette domination angevine au nombre de tirs (37 contre 17).
Rouen signe un cinquième succès consécutif et creuse l’écart au classement, comptant désormais une avance confortable sur Grenoble et neuf points sur Angers, toujours troisième mais en perte de vitesse.
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| Photographe © Munin Photographie |
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Premier tiers : Rouen punit en powerplay
La rencontre débute sur un rythme soutenu, mais une première pénalité angevine va coûter cher. À 7’54, Alexandre Lavoie ouvre la marque en supériorité numérique, idéalement servi par Patrick Holway et Simon Lafrance. Seul dans l’axe, son tir dévié trompe Jacob Smith.
Malgré deux pénalités rouennaises en fin de période, les Ducs ne parviennent pas à concrétiser leurs opportunités. Rouen vire en tête (0-1) au terme d’un premier acte déjà marqué par le réalisme normand.
Deuxième tiers : le break fatal des Dragons
Au retour des vestiaires, Rouen accélère et frappe coup sur coup. À 24’38, Loïc Lampérier double la mise à égalité numérique, avant que Tomas Simonsen n’inscrive le troisième but deux minutes plus tard (26’44), profitant d’un rebond favorable. En l’espace de 2’06, le match bascule.
Angers accuse le coup mais ne rompt pas. Téo Sarliève redonne espoir à 37’44 d’un tir puissant. Les Ducs poussent, mais l’indiscipline en fin de période freine leur élan. À la sirène, Rouen conserve deux longueurs d’avance (1-3).
Troisième tiers : Angers y croit jusqu’au bout
Dos au mur, les Angevins haussent le ton dans le dernier acte. Plus agressifs dans les duels, dominateurs dans les tirs, ils multiplient les tentatives face à un Macmillan Carruth impérial, élu meilleur joueur côté rouennais.
Jonathan Paredes tente le tout pour le tout en sortant son gardien à 2’30 du terme. Daniel Viksten ramène les siens à 2-3 à 27 secondes de la fin (59’33), relançant totalement le suspense. Mais 17 secondes plus tard, Simon Lafrance scelle définitivement la rencontre en cage vide (59’50). Cruel pour Angers, clinique pour Rouen.
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| Photographe © Munin Photographie |
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Conclusion
Rouen s’impose 4-2 à l’IceParc et confirme sa dynamique impressionnante. Les Dragons maîtrisent les moments clés et affichent une solidité collective qui fait la différence dans les sommets du championnat.
Angers, malgré une réaction d’orgueil et une domination territoriale nette, paie son manque d’efficacité et ses errements défensifs. Les Ducs restent troisièmes mais voient le leader s’éloigner.
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Analyse
Cette rencontre illustre parfaitement la différence actuelle entre un leader en pleine confiance et un poursuivant en quête de certitudes.
Rouen a cadré moins de tirs mais a su optimiser chacune de ses occasions franches. Leur supériorité numérique a encore parlé, et la ligne Lavoie – Simonsen – Lafrance a pesé lourd dans l’issue du match.
Défensivement, les Dragons ont su plier sans rompre, portés par un Carruth décisif dans le troisième tiers.
Côté angevin, le volume de jeu est là (37 tirs, domination dans le dernier tiers), mais l’efficacité fait défaut. Les absences et le manque d’automatismes évoqués ces dernières semaines se ressentent dans les moments charnières. La réaction finale prouve néanmoins que ce groupe a du caractère.
À l’approche du sprint final, Rouen avance avec sérénité et constance. Angers, lui, devra rapidement retrouver de la précision et de la rigueur pour enrayer cette série négative et sécuriser sa place sur le podium.