Pour démarrer les playoffs, une troisième saison consécutive à Mériadeck face au même adversaire, les Spartiates de Marseille, cinquièmes de la saison régulière, il ne fallait rien de tel qu'une patinoire Mériadeck à guichets fermés et en feu grâce à l'ambiance proposée par les supporters de Bordeaux (Blockboxers + Esprit Boxers) d'une part, mais aussi grâce à leurs homologues venus de la cité phocéenne, avec parmi eux, un VIP de choix, en la personne du tennisman français Benoît Paire. Lors des deux saisons précédentes, les séries des quarts de finale entre Boxers et Spartiates ont toujours donné une bataille acharnée. Qualifiés au bout des sept matchs il y a deux ans, puis à l'issue de la rencontre n°6 la saison dernière, les Boxers vont-ils réussir la passe de trois ? Une chose est sûre, ce premier acte sur la glace bordelaise devrait déjà donner le ton en terme de suspense, d'intensité et d'engagement.
Il ne faut pas attendre longtemps pour voir la rencontre enclencher le mode play-offs. La première occasion nette, en faveur des Boxers, arrive après moins de deux minutes, sur un tir venu du côté gauche qui trouve la transversale. Suite à l'action, la cage de Libor Kasik, le gardien des Spartiates, se déssocle et l'arbitre arrête le jeu pour vérifier à la vidéo si le palet a franchi la ligne de but. L'ouverture du score n'est finalement pas accordée et la décision arbitrale ne manque pas de faire réagir le public de Mériadeck (1'43).
Les Spartiates s'offrent une bonne munition par Tyler Welsh mais Quentin Papillon a le dernier mot (4'24). Quelques instants plus tard, face à une équipe bordelaise qui domine légèrement, Libor Kasik commence son festival d'arrêts sur un tir à la ligne bleue de Maxim Lamarche (6'13). Au cours du premier power-play en leur faveur, obtenu après la faute de Teddy Da Costa, sanctionné d'avoir fait trébucher un adversaire (8'57), les Boxers, par l'intermédiaire de Mathieu Pompei, ne tirent qu'une seule fois à la cage (10'41). Dans ce premier tiers-temps, Bordeaux exerce une réelle domination et il ne manque que l'ouverture du score pour récompenser ces intentions offensives. Loïc Farnier récupère une passe et enchaîne un tir à ras de terre qui passe juste à gauche (12'01).
Dans la minute qui suit, Pierre-Olivier Morin s'infiltre sur le côté gauche, échappe à son défenseur et bute devant Libor Kasik, toujours très inspiré devant sa cage (13'22). Au tour des Spartiates de bénéficier d'un premier power-play... Jules Boscq commet une obstruction (13'32) et laisse son équipe en infériorité. Les visiteurs ne s'offrent qu'une seule occasion dangereuse, sur un lancer de Bobbo Petersson, sorti par Quentin Papillon (14'00).
En fin de premier tiers-temps, Julius Valtonen, sanctionné d'un cinglage (18'46) puis Paul Joubert, impliqué dans une bagarre (19'58) rejoignent le banc de la prison ; sanction identique pour l'attaquant bordelais William Pelletier, coupable d'une charge avec sa crosse. Le score reste nul et vierge après vingt minutes pleines d'intensité et d'engagement des deux côtés.
TirsBORDEAUX 12 MARSEILLE 5 2ème période :
Pendant cette deuxième période, la domination des Boxers va clairement monter d'un cran. Lancé sur le côté gauche, Kévin Dusseau tire dans le petit filet de Libor Kasik (21'59). Dans les minutes qui suivent, le gardien tchèque des Spartiates intervient face à Tommy Giroux (23'50) puis sur une ogive à longue distance de Nick Pageau, placé à la ligne bleue (25'43). Peu avant la mi-match, après un bon lancement de séquence entre les défenseurs Nick Pageau et Ulysse Tournier, Mathieu Pompei récupère le palet, réussit une jolie feinte sur son vis-à-vis et envoie un lancer très précis dans le coin opposé de la cage marseillaise (1-0 à 28'53).
Dans une nouvelle phase d'attaque bordelaise, Tommy Giroux s'empare du palet derrière la cage et décale face à lui Maxim Lamarche. Le puissant tir du défenseur canadien, pourtant cadré, est repoussé de l'épaule par Libor Kasik (30'04). Les Spartiates tentent de réagir et de mettre à contribution Quentin Papillon chaque fois qu'ils en ont la possibilité... Elias Ruusu saisit sa chance mais le gardien des Boxers reste impérial depuis le début du match (35'22).
À moins de trois minutes de la fin d'un deuxième tiers-temps très offensif avec un total de 32 tirs (22-10 en faveur des locaux), Quentin Tomasino voit sa tentative repoussée par Libor Kasik qui maintient très largement son équipe dans la rencontre (37'33). Cet unique but d'avance est conservé par les joueurs d'Olivier Dimet alors que les vingt dernières minutes rêglementaires approchent.
TirsBORDEAUX 22 MARSEILLE 10 3ème période :
C'est en supériorité numérique que les Boxers vont véritablement commencer ce troisième chapitre du match, car après seize secondes, Enzo Cantagallo part en prison (40'16). Ce coup-ci, le power-play va tourner en faveur des locaux. Placé sur la droite de la cage, Baptiste Bruche récupère le palet au bout d'une longue séquence orchestrée par Tommy Giroux, et termine avec une déviation du revers (2-0 à 40'55).
Jusqu'ici, le scénario est idéal pour les Boxers mais lorsque l'indiscipline commence à frapper, les choses se compliquent. Fabien Colotti, sanctionné d'un cinglage (41'19) et Elias Ruusu, d'une crosse haute (42'11) se dirigent en prison l'un après l'autre. Puis vient le tour de Pierre-Olivier Morin (42'46). Moins de deux minutes plus tard, Marseille évolue donc en power-play et retrouve des couleurs. Jan Dufek, le top scoreur phocéen, est à la conclusion d'une phase offensive bien construite autour du duo Tyler Wong – Yohan Coulaud (2-1 à 44'40). Le match est-il relancé ?
Et bien oui, car les Spartiates, regonflés à bloc après cette réduction du score, n'en restent pas là. Suite à une nouvelle prison attribuée à Kévin Dusseau, un nouveau power-play est accordé aux visiteurs. Idéalement servi près de la cage par Fabien Bourgeois, Micke-Max Asten évite un défenseur pour libérer de l'espace et trouve dans le bon timing Tyler Wong qui trompe Quentin Papillon à ras de glace (2-2 à 49'04).
Pendant les dix dernières minutes, si les filets ne tremblent pas davantage, les deux équipes parviennent tout de même à se créer quelques occasions. Loik Poudrier (51'14), Ulysse Tournier (51'30) ou encore Loïc Farnier (59'10) ne manquent pas de continuer à faire briller Libor Kasik. Du côté des Spartiates, Tyler Welsh se procure l'ine des meilleures occasions mais son tir manque le cadre et s'éloigne légèrement à gauche (54'44).
Les deux formations vont devoir poursuivre cette première bataille de la série en prolongation.
TirsBORDEAUX 13 MARSEILLE 4 Prolongation :
La prolongation commence fort pour les Boxers avec un premier tir à mi-hauteur du top scoreur Tommy Giroux sur lequel Libor Kasik s'interpose une nouvelle fois (60'38). Quelques minutes plus tard, Elias Ruusu et William Pelletier sont tous les deux pris par la patrouille arbitrale et rejoignent les bancs des prisons (63'28). Les occasions bordelaises se multiplient sur un rythme fulgurant au cours de ces dix minutes... Loik Poudrier accélère puis vient buter sur Libor Kasik (65'22).
À moins de deux minutes de la fin, Baptiste Bruche, servi en profondeur, prend toute la défense marseillaise de vitesse et fait preuve de maladresse en tirant au-dessus. Fatigue ou manque de lucidité ? Les deux sont possibles (68'08). Le gardien marseillais Libor Kasik enchaîne quatre arrêts successifs de grande classe en toute fin de prolongation, portant son incroyable total de la soirée à 56 ! Une performance XXL du dernier rempart des Spartiates qui a tenu son équipe dans le match d'une manière exceptionnelle. Le score n'ayant pas évolué, ce sont les tirs aux buts qui vont départager Boxers et Spartiates.
TirsBORDEAUX 11 MARSEILLE 1 Tirs aux Buts :
Tommy Giroux, Julien Guillaume, Baptiste Bruche et Jérémy Beaudry, les quatre premiers tireurs bordelais, se heurtent chacun à Libor Kasik, sans aucun doute le héros marseillais de la soirée.
Paul Joubert, Teddy Da Costa, Fabien Colotti puis Jan Dufek font la même chose devant Quentin Papillon.
C'est le capitaine Loik Poudrier qui donne l'avantage aux Boxers dans cette épreuve des tirs aux buts (1-0).
Tyler Wong, deuxième buteur marseillais pendant le temps rêglementaire, s'avance vers la cage bordelaise mais se montre moins efficace contre Quentin Papillon.
Bordeaux arrache le premier point de ce quart de finale au bout du suspense... Mais que ce fut dur ! Une chose est certaine, il y aura un autre gros combat ce samedi soir sur la glace de Mériadeck.