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Hockey sur glace - Suisse - National League
NLA: Une finale Lugano-Bern !
 
Pour la cinquième fois de l'histoire, la finale des play-off opposera le HC Lugano au SC Bern, un immense classique du championnat de Suisse
 
Suisse, Hockey Hebdo Cédric Martin le 28/03/2016 à 22:27
   Finale des play-off 2016    
 


Pas de troisième finale de play-off pour Genève-Servette, à l’issue de la demi-finale, c’est le HC Lugano qui s’est qualifié une treizième fois pour une finale (un record). Les Bianconeri n’avaient plus atteint ce stade du championnat depuis leur titre spectaculaire de 2006 face au champion en titre de l’époque Davos (4-1), une époque ou Il Grande Lugano envoyait virevolter sur la glace Glen Metropolit, Petteri Nummelin et Ville
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La fameuse Curva Nord retrouve une finale, enfin !
Peltonen, les trois meilleurs joueurs du championnat à l’époque. Aujourd’hui, Lugano aligne aussi des joueurs exceptionnels et propose un jeu spectaculaire, notamment avec le trio infernal Pettersson-Martensson-Klasen. D’ailleurs depuis 2006, Lugano n’a jamais semblé aussi talentueux que cette année et ce n’est donc finalement pas une surprise si les Tessinois ont pu évincer, somme toute facilement, le EV Zug en quarts (0-4), puis le Genève-Servette en demis (2-4).
 
En face du HC Lugano se dressera le grand SC Bern. Qualifiés in extremis pour les play-off après une saison catastrophique qui a vu le limogeage de l’entraîneur Guy Boucher, les Ours ont réussi l’exploit retentissant de sortir les grands favoris en quarts de finale, soit les ZSC Lions (0-4 !), avant de facilement sortir le champion en titre Davos en demi-finale (1-4). Libérés mentalement, les Bernois ont commencé à jouer à leur vrai niveau dès le début des play-off, leur permettant de réaliser cette superbe prestation. Car bien entendu, intrinsèquement parlant, le club de la capitale fédérale vaut le top-3 et non pas un huitième rang. A noter tout de même que la finale verra s’affronter le cinquième et le huitième de la saison régulière. Cela démontre une fois de plus à quel point la NLA est équilibrée.
 

Une histoire de récurrence

Le face à face entre Luganais et Bernois est un grand classique parmi les grands classiques de la NLA. La rivalité entre les deux clubs est immense et l'ambiance est toujours très incroyable, que ce soit dans la cathédrale bernoise et ses 17'000 places ou dans l'arène luganaise, qui abrite l'un des kops d'ultras les plus chauds du hockey sur glace. C’est la neuvième fois que les Ours et les Panthères s’affrontent en play-off. Cette affiche rejoint au classement les classiques Bern-Zug et Davos-Zürich, avec neuf séries également. Lugano-Bern entre donc sur le podium des séries les plus récurrentes de l’histoire, derrière Davos-Kloten (10 fois) et Kloten-Lugano (12 fois). Mais si on ne prend en compte que les finales, alors l’affiche Bern-Lugano est la plus récurrente de l'histoire avec 5 finales en 1989, 1990, 1991, 2004 et maintenant 2016. A noter que cette affiche est la seule à avoir vu deux équipes différentes soulever le trophée de champion, Lugano en 1990 et le SCB en 1989, 1991 et 2004. Cette finale de 2004 reste d'ailleurs dans les mémoires comme l'une des plus belles finales de l'histoire du championnat.
En parlant de récurrence, on notera que depuis 1998 et la victoire finale du EV Zug contre Davos, seuls quatre clubs se sont partagés absolument tous les titres disputés: Les ZSC Lions (2000, 2001, 2008, 2012, 2014), Lugano (1999, 2003, 2006), Davos (2002, 2005, 2007, 2009, 2011, 2015) et Bern (2004, 2010, 2013). Cette année encore, un club du Big 4 brandira le trophée de champion puisque Lugano affronte Bern.

Voici ci-dessous un tableau de toutes les finales qui nous confirme qu'à ce stade de la compétition, l'avantage de la glace ne veut absolument rien dire, à de rares exceptions près comme lors de la nette victoire des Zurich Lions sur les Kloten Flyers en 2014, par exemple. A noter qu'en 2012, le SCB était devenu champion en terminant cinquième de la saison, battant en finale les ZSC Lions qui avaient terminé septièmes.
 
Année Finaliste (avantage glace) Score Second finaliste
1986 HC Lugano 2-0 HC Davos
1987 HC Lugano 3-0 EHC Kloten
1988 HC Lugano 3-0 EHC Kloten
1989 HC Lugano 2-3 SC Bern
1990 HC Lugano 3-1 SC Bern
1991 SC Bern 3-1 HC Lugano
1992 HC Fribourg-Gottéron 2-3 SC Bern
1993 EHC Kloten 3-0 HC Fribourg-Gottéron
1994 HC Fribourg-Gottéron 1-3 EHC Kloten
1995 EV Zug 1-3 EHC Kloten
1996 SC Bern 0-3 EHC Kloten
1997 SC Bern 3-1 EV Zug
1998 EV Zug 4-2 HC Davos
1999 HC Ambrì-Piotta 1-4 HC Lugano
2000 HC Lugano 2-4 ZSC Lions
2001 HC Lugano 3-4 ZSC Lions
2002 HC Davos 4-0 ZSC Lions
2003 HC Davos 2-4 HC Lugano
2004 HC Lugano 2-3 SC Bern
2005 HC Davos 4-1 ZSC Lions
2006 HC Lugano 4-1 HC Davos
2007 HC Davos 4-3 SC Bern
2008 Genève-Servette HC 2-4 ZSC Lions
2009 EHC Kloten 3-4 HC Davos
2010 SC Bern 4-3 Genève-Servette HC
2011 HC Davos 4-2 EHC Kloten
2012 SC Bern 3-4 ZSC Lions
2013 HC Fribourg-Gottéron 2-4 SC Bern
2014 ZSC Lions 4-0 EHC Kloten
2015 ZSC Lions 1-4 HC Davos
2016 HC Lugano   SC Bern



Si un pronostic est bien entendu très compliqué à émettre, nous ne serions pas surpris si la série durait jusqu'au septième match. Voici ci-dessous notre analyse des forces en présence:
 
Coaching : Avantage aux Luganais
Derrière la banc bernois, l’ancien assistant Lars Leuenberger a succédé à Guy Boucher, limogé le 18 décembre dernier. L’ancien joueur de Gottéron avait déjà dirigé l’équipe ad-interim lors de la saison 2013-2014. Mais à 40 ans, il est encore très jeune et n’a que très peu entraîné en tant que head, mis à part les Juniors Elite bernois entre 2009 et 2012. En face, c’est tout autre chose ! Le Canadien Doug Shedden (54 ans), qui a battu à plate couture ses compatriotes Harold Kreis et Chris McSorley lors des quarts de finale puis de demis, n’est pas né de la dernière pluie. Après une belle carrière de joueur en NHL, il entraîne depuis 1992. En Amérique du Nord jusqu’en 2005, puis en Finlande de 2005 à 2008 et sa venue en Suisse, au EV Zug. Après 6 saisons en Suisse centrale avec passablement de succès - sans pour autant disputer de finale -, il a coaché Zagreb en KHL (2014-2015) avant de remplacer Patrick Fischer à Lugano en octobre de l’année dernière. A noter qu’il a aussi dirigé l’équipe de Finlande en 2005, remportant la médaille de bronze aux championnats du monde. Tactiquement, Lugano a un grand avantage avec un coach plus expérimenté et qui connaît parfaitement les subtilités du hockey suisse.
 
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all over press
g à d: Klasen, Vauclair, Pettersson et Martensson

Gardiens : Avantage aux Bernois
Si on ne s'arrête qu'aux statistiques depuis le début de ces play-off, l'avantage est tessinois. A Lugano, le jeune prodige d’origine lettone, Elvis Merzlikins (2,25 buts encaissés par match, 94,4% d'arrêts en play-off), a réalisé une saison exceptionnelle. A 21 ans, il est évident que ce jeune gars aura sa chance en NHL, à priori à Columbus, qui l’a drafté en 2014. Mais en play-off, il a commencé à montrer ses limites, notamment nerveusement, offrant plusieurs mauvais buts à Genève-Servette, qui n’en demandait pas moins pour rester à flots dans la série. En face, les Bernois alignent un ancien international tchèque, Jakub Stepanek (29 ans, 2,43 buts encaissés par match, 90,9% d'arrêts en play-off), champion du monde en 2010. Plus expérimenté dans ce genre de séries, il a longtemps joué en KHL, notamment avec St-Petersburg entre 2010 et 2013. A priori, le Tchèque devrait faire la différence dans son duel à distance, mais attention, car Lugano a toujours la possibilité de faire entrer le remplaçant Daniel Manzato, 32 ans, ancien international suisse (3,49 buts encaissés par match, 90,5% d'arrêts en play-off).
 
Défense : Léger avantage aux Bernois
Que ce soit pour l’un ou l’autre des prétendants, la défensive ne semblait pas un point fort au vu de la saison régulière (150 buts encaissés par Lugano et 162 par le SCB). Mais en play-off, les deux formations ont su répondre présent avec peu de buts donnés, mis à part sur certains matchs précis, comme par exemple la défaite bernoise 7-1 à Davos. Le système de jeu de Lugano semble plus solide dans l’ensemble, mais il a été mis à mal par Genève-Servette à certains moments de la demi-finale. Avec l’international allemand Justin Krueger, l’excellent international suisse Eric Blum et les routiniers Timo Helbling (34 ans), David Jobin (34 ans) et Beat Gerber (33 ans), le SCB a beaucoup d’expérience dans son arrière-garde. Sans oublier la possibilité d’aligner le Finlandais Mikko Kousa (actuellement convalescent) et sans compter le talent du jeune Ramon Untersander qui, avec 7 points, est le meilleur compteur des play-off parmi les défenseurs. A Lugano, c’est moins étoffé mais pas mal non plus. Pas d’importé, mais plusieurs joueurs suisses majeurs et très expérimentés comme Julien Vauclair (36 ans), le mythique capitaine Steve Hirschi (34 ans) ou Philipp Furrer (30 ans). On notera encore le roc Alessandro Chiesa et l’international autrichien Stefan Ulmer, très précieux sur le power play. Au final, la défense bernoise a plus de profondeur et sur la longueur, cela devrait être un sérieux avantage pour les Ours.
 
Attaque : Léger avantage aux Luganais
En saison régulière, les attaques des deux prétendants étaient très proches avec 157 buts tessinois pour 152 buts bernois. Sur le papier, l’attaque luganaise a plus de gueule, peut-être aussi grâce au style de jeu spectaculaire proposé par les Tessinois (comparé au jeu des Bernois). La première ligne luganaise 100% suédoise, avec le meilleur buteur de la ligue Fredrik Pettersson et le phénoménal artiste et meilleur compteur des play-off (13 points) Linus Klasen entourant le maître à jouer Tony Martensson, pourrait tout à fait être alignée par la Tre Kronor à l’heure actuelle. Cette ligne a été hallucinante en play-off contre le EV Zug puis contre Genève-Servette lorsque Fredrik Pettersson est revenu de blessure. La vitesse d'exécution et la
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17'000 Bernois prêts à perdre leur voix !
 qualité technique de ces trois-là posera forcément des problèmes au SCB. La seconde ligne n’est pas en reste, mais elle est 100% helvétique. Le meilleur attaquant suisse actuel Damien Brunner n’est plus à présenter, et il met diaboliquement en valeur ses deux jeunes compères Greg Hofmann et Alessio Bertaggia, intenables durant ces play-off et candidats sérieux à l’équipe nationale. En terme de vitesse, cette ligne est également très impressionnante et mettra assurément la défense bernoise en difficultés. La troisième ligne est quant à elle construite pour apporter de la rudesse au jeu tessinois. Avec le routinier Raffaele Sannitz au centre du NHLer Maxim Lapierre et de l'international suisse Julian Walker, Lugano a pu répondre aux provocations genevoises en demi-finale, et cette ligne aurait tout à fait sa place au… SCB ! Enfin la quatrième ligne est formée des jeunes et du routinier Sébastien Reuille (34 ans), alors que Tim Stapleton est toujours à disposition pour remplacer un import, en cas de blessure.
Cette quatrième ligne ainsi que celle de Maxime Lapierre auront pour tâche principale de contrer les deux premières lignes bernoises qui sont, elles-aussi, très intéressantes avec les internationaux suisses Simon Bodenmann et Simon Moser associés au Canadien Andrew Ebbett, puis le rugueux et fantasque Canadien Cory Conacher associé au NHLer Derek Roy et au bouillant Tom Rüefenacht. Avec la blessure du jeune Luca Hischier dans la demi-finale contre Davos, la troisième ligne menée par le virulent Tristan Scherwey et la légende Martin Plüss (38 ans) devrait voir le vétéran Marc Reichert retrouver un peu plus de temps de glace. La quatrième ligne est formée par les frères Alain Berger et Pascal Berger ainsi qu’un jeune parmi les nombreux bons espoirs à disposition de Lars Leuenberger. A noter encore que si Chuck Kobasew et Sean Bergenheim (blessés) ne devraient à priori pas entrer en jeu, le canadien Trevor Smith, qui a faim de glace, reste une option plus qu’intéressante pour les Ours.

Que le spectacle commence !
 
 
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