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Hockey sur glace - Suisse - National League
Reprise des hostilités en Suisse
 
Comme chaque année à la même époque, Hockey Hebdo vous propose un petit tour d'horizon des forces en présence en National League helvétique
 
Suisse, Hockey Hebdo Cédric Martin le 12/09/2019 à 12:00
Photo hockey Suisse - National League - Suisse - National League - Reprise des hostilités en Suisse
Yves Seira (archives)
C. Bertschy et le Lausanne HC joueront dans une nouvelle patinoire
Comme chaque année à cette période, Hockey Hebdo vous propose une petite présentation de la National League helvétique qui démarre ce vendredi.

Par tradition, nous nous prêtons volontiers au petit jeu des pronos, même si cela devient de plus en plus délicat. En analysant les forces en présence, on constate que deux formations ressortent du lot par le haut, le EV Zug et le SC Bern, une autre par le bas, Rapperswil-Jona. Pour le reste, bien malin celui qui peut prédire qui participera ou non aux séries. La saison passée, Langnau et Ambrì-Piotta se sont hissés en séries, Gottéron, Davos et les ZSC Lions ont été condamnés au purgatoire. Concrètement, presque n’importe qui peut terminer au fin-fond du classement, il suffit d’un peu de malchance, de blessures, d’un manque de confiance…
 
Si l’homogénéité de la National League ne nous aide pas à l’heure de faire un prono, elle a au moins le mérite d’assurer un spectacle de haute volée et une lutte acharnée pour participer aux séries. A ce propos, voici le bilan des 12 protagonistes et leur expérience desdites séries :
 
Club Dernière
montée
Saisons
depuis 85/86
Participation
aux séries
Défait en finale
des séries
Champion de Suisse
dans l'ère des séries
SC Bern 1986 34e saison 30x (90,9%) 1990, 1996, 2012 1989, 1991, 1992, 1997,
2004, 2007, 2010, 2013,
2016, 2017, 2019
HC Lugano 1982 35e saison 32x (94,1%) 1989, 1991, 2000, 2001,
2004, 2016, 2018
1986, 1987, 1988, 1990,
1999, 2003, 2006
HC Davos 1993 31e saison 28x (93,3%) 1986, 1998, 2003, 2006 2002, 2005, 2007, 2009,
2011, 2015
ZSC Lions 1988 32e saison 26x (83,9%) 2002, 2005, 2015 2000, 2001, 2008, 2012,
2014, 2018
EV Zug 1987 33e saison 29x (90,6%) 1995, 1997, 2017, 2019 1998
HC Gottéron 1980 35e saison 22x (64,7%) 1992, 1993, 1994, 2013 jamais
Genève-Servette HC 2002 18e saison 15x (83,3%) 2008, 2010 jamais
HC Ambrì-Piotta 1985 35e saison 20x (58,8%) 1999 jamais
HC Bienne 2008 22e saison 11x (52,4%) n'a jamais été aussi loin jamais
SC Rapperswil-Jona 2018 23e saison 10x (45,5%) n'a jamais été aussi loin jamais
Lausanne HC 2013 12e saison 4x (36,4%) n'a jamais été aussi loin jamais
SC Langnau 2015 21e saison 2x (10%) n'a jamais été aussi loin jamais
 
1er : EV Zug
 
Sur le papier, une équipe apparaît tellement forte que tout autre résultat qu’une première ou seconde place en saison régulière sera considéré comme un cinglant échec. Cette équipe, c’est le très riche EV Zug, qui rêve d’enfin conquérir son deuxième titre de champion après celui de 1998 face à au HC Davos. Révélation de la saison dernière, l’entraîneur norvégien Dan Tangnes est toujours à la bande, avec une équipe clairement renforcée par rapport à celle, déjà impressionnante, qui s’est inclinée en finale des derniers play-offs face au SC Bern. 
Devant la cage, les Taureaux ont recruté Leonardo Genoni (32 ans), le meilleur gardien de la ligue. Au-delà du fait que ce dernier remplace avantageusement Tobias Stephan (parti à Lausanne), ce transfert affaiblit théoriquement les Ours bernois, ce qui n’est pas anodin dans le cadre de la lutte pour le titre.
En défense, rien n’a changé, les meilleurs éléments sont restés, soit l’international suisse Dominik Schlumpf (28 ans), le très complet Santeri Alatalo (29 ans) et surtout le capitaine de la Nati, l’ancien du Canadien de Montréal Raphael Diaz (33 ans). Enfin, boudé par la fédération tricolore, le rugueux Franco-Suisse Johann Morant (33 ans) s’est fait une place au soleil dans l’une des équipes les plus compétitives du continent.
Mais là où le club de Suisse centrale est devenu indécent, c’est au niveau de son potentiel offensif. Déjà deuxième meilleure attaque du pays derrière Lugano en 18-19, le EVZ a recruté le meilleur buteur de… Lugano, Greg Hofmann (26 ans, 32 buts en 18-19 !). Il s'est aussi assuré les services de l’ailier suédois de l’HIFK Erik Thorell (27 ans, 157 points en Liiga entre 2016 et 2019), du centre international tchèque Jan Kovar (29 ans, 10 points aux derniers mondiaux avec son pays), ainsi que du Suédois Oscar Lindberg (27 ans), qui rejoint la Suisse après 5 saisons passées en NHL aux New York Rangers, aux Vegas Golden Knights, puis aux Ottawa Senators. Ces renforts rejoignent les internationaux suisses Lino Martschini (26 ans, 338 points en 400 matchs de NL) et Dario Simion (25 ans, 12 buts l’hiver dernier), le Canadien Dave McIntyre (32 ans, près d’un point/match en play-off en Suisse), ou encore le robuste ailier international suédois Carl Klingberg (28 ans). 
Sur le papier, c’est vraiment très solide mais attention, le EVZ a la pression, il est attendu gros comme une maison et n’a plus d’excuse qui puisse expliquer un énième échec. En saison régulière, la force de frappe du EVZ devrait pouvoir lui permettre de jouer pour la première place. Maintenant la défense n’est pas un point aussi fort qu’au SCB et tout le monde sait qu’en séries…
 
 
2ème : SC Bern
 
Le principal (et le seul ?) contradicteur sérieux du EVZ sera donc une fois encore le grand SC Bern. La principale interrogation dans la capitale fédérale, c’est de savoir si le départ de Leonardo Genoni au EVZ pourra être compensé par l’arrivée du talentueux portier canado-suisse des ZSC Lions Niklas Schlegel (25 ans). Etant donné la défense que les Ours aligneront devant lui, qui était déjà la meilleure du pays en 18-19 (seulement 99 buts encaissés), la réponse à cette question pourrait tout à fait être positive. Le vétéran Beat Gerber (37 ans, 1076 matchs en NL) et Eric Blum (33 ans, international suisse pendant 10 ans de 2008 à 2018) connaissent la musique, le champion du monde en titre Miika Koivisto (29 ans), qui a débarqué cet été du Dynamo Moscou, devrait aisément faire oublier Adam Almquist. De plus, l’excellent Ramon Untersander (28 ans) est de retour au jeu depuis les derniers play-offs alors que tant le roc suédois Calle Andersson (25 ans) que l’ancien international allemand Justin Krueger (32 ans) ne sont pas des manches. Derrière, les Ours sont vraiment impressionnants, surtout que le système défensif du coach Kari Jalonen n’a plus rien à prouver. 
Devant, le SCB a aussi de sérieux arguments à faire valoir, avec énormément d’expérience. L’ancien centre américain des Edmonton Oilers Mark Arcobello (31 ans), l’ancien centre des Nashville Predators et homme clé de la Nati Simon Moser (30 ans), l’international slovène Jan Mursak (31 ans), le vétéran canadien Andrew Ebbett (36 ans), le rugueux Greg Sciaroni (30 ans) et l’agitateur américano-suisse Tom Ruefenacht (34 ans) ont vu partir Gaëtan Haas en NHL cet été. Mais les arrivées de Vincent Praplan (25 ans) de l’organisation des Sharks et d’Inti Pestoni (28 ans, de Davos) offrent des perspectives tout à fait réjouissantes pour le champion en titre. Attention tout de même aux chances minces mais bien réelles de Tristan Scherwey (28 ans), la coqueluche du public, de convaincre les Ottawa Senators lors du camp éstival auquel il a été convié.
Sur le papier, le SCB joue dans la même catégorie que le EVZ. Maintenant en séries, surtout dans le cas d’une nouvelle finale EVZ-SCB, la défense bernoise semble tout de même un peu supérieure et c’est une nouvelle fois cela qui pourrait faire la différence. Si on gagne bien un match grâce à l’attaque, on gagne toujours un championnat avec la défense.
 
 
3ème : ZSC Lions
 
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Catarina de Freitas (archives)
P. Suter et ses coéquipiers font partie de notre top 3
Le SCB et le EVZ sont les grands favoris mais attention, n’enterrons pas trop vite les ZSC Lions. Après leur titre de 2018 conquis au bout du suspense face au HC Lugano, les Zurichois ont connu une saison 18-19 catastrophique, ne parvenant pas à se qualifier pour les séries malgré un effectif de premier plan. Pour remettre l’église au milieu du village et diriger cet effectif pléthorique, les dirigeants du ZSC ont choisi de ne pas conserver Arno Del Curto à la bande, le remplaçant par un certain Rikard Grönborg. Agé de 51 ans, le Suédois est devenu champion du monde en 2017 et 2018 à la tête de la Tre Kronor. S’il est carré et prône une bonne organisation défensive, un point d’interrogation subsiste quand on se penche sur le passé du Suédois, qui est plus un sélectionneur qu’un entraîneur de club. Cela suffira-t-il à faire rugir le Lion ?
Devant la cage, Lukas Flüeler (30 ans) tient son rang. L’arrière-garde est orpheline du retraité Kevin Klein, mais les jeunes ont tous pris de la bouteille à l’image du jeune prodige Tim Berni (19 ans). Et puis il reste des routiniers pour les encadrer, tels Severin Blindenbacher (36 ans), Patrick Geering (29 ans) ou bien entendu l’ancien du Minnesota Wild, le Québécois Maxim Noreau (32 ans), très précieux en avantage numérique.
Du côté des attaquants, un peu comme au EVZ, c’est l’abondance de biens, même s’il apparait aujourd’hui définitif que Robert Nilsson (34 ans), après une saison blanche, ne rechaussera plus ses patins. Avec les Pius Suter (23 ans), Reto Schäppi (28 ans), Denis Hollenstein (29 ans), Simon Bodenmann (31 ans) ou Chris Baltisberger (27 ans), l’effectif zurichois est truffé de role players régulièrement sélectionnés avec la Nati. Ajoutez-y l’ancien ailier suisse des Ottawa Senators Roman Wick (33 ans), le sniper suédois Fredrik Pettersson (32 ans) et de nombreux jeunes talents, vous obtenez une attaque de feu. Non content de cette force de frappe, Zurich est encore allé chiper le talentueux centre international américain Garrett Roe (31 ans) au EVZ (100 points sur les 2 dernières saisons!) et a recruté l’international suédois de 29 ans Marcus Krüger (607 matchs de NHL pour Chicago et Carolina entre 2011 et 2019). 
Avec cette équipe, les ZSC Lions se doivent de terminer dans les hauteurs du classement. Une fois en séries, tout est possible avec cette équipe. Si l’état d’esprit est là, si Rikard Grönborg arrive à imposer sa patte et gérer les égos, les Zurichois peuvent balayer n’importe quelle équipe dans une série en best-of-7, EVZ et SCB compris.
 
 
4ème : HC Gottéron
 
En 18-19, Gottéron a terminé à une décevante dixième place. Mais malgré ce mauvais classement, les Dragons ont semblé relativement bien organisés, encaissant moins de buts que les 7 équipes classées devant eux au terme de la raison régulière. Cette bonne organisation défensive, la troisième de la ligue donc, est l’œuvre du coach canadien Mark French et de son assistant Dean Fedorchuk. Les deux hommes entament leur deuxième saison dans la ville des Zähringen avec une équipe très clairement renforcée. C’est surtout flagrant en attaque d’une part, mais aussi au niveau des imports, avec quatre nouveaux venus qui devraient aisément faire oublier leurs prédécesseurs.
Tout d’abord le gros coup de l’intersaison à Fribourg, c’est la signature du centre canadien David Desharnais (33 ans), qui avait disputé le lock-out en 2012 avec Gottéron (1 pt/match). Après 575 matchs en NHL, principalement pour Montréal, le play maker québécois a rejoint Omsk (KHL) la saison dernière et retrouve donc ainsi le chemin de la BCF Arena cette saison. L’autre gros coup, c’est l’arrivée de l’ailier suédois Viktor Stålberg (33 ans). Après 548 matchs de NHL et une Stanley remportée en 2012 avec Chicago, le Suédois a fait le bonheur du EV Zug en 17-18 (50 points en 46 matchs) avant de rejoindre la KHL. Enfin moins spectaculaire, on notera encore l’arrivée d’un autre Suédois, Daniel Brodin (29 ans), régulièrement présent en équipe de Suède et qui vient de SHL, plus précisément de Djurgården (44 points en 18-19). Au niveau suisse, Fribourg-Gottéron peut toujours s’appuyer sur ses deux attaquants légendaires, Julien Sprunger (33 ans, dix-septième saison au club et quatrième meilleur buteur de l’histoire de la ligue depuis l’introduction des play-off) et Andrei Bykov (31 ans), l’un des très bons centres suisses du championnat. On notera encore Lukas Lhotak (26 ans) et ses 14 filets en 18-19, ainsi que Killian Mottet (28 ans), au potentiel énorme mais qui manque encore de constance pour intégrer l’équipe de Suisse.
Du côté défensif, le très rapide international américain Ryan Gunderson (34 ans) est arrivé du Brynäs IF (SHL) et devrait transformer le jeu de puissance fribourgeois, le gros point faible en 18-19. Autre arrivée intéressante, celle de Jérémie Kamerzin (31 ans), dont le temps de jeu était limité au SCB. Si le patron Philipp Furrer (34 ans) est épargné par les blessures, il y a une excellente base. Et derrière cette défense, la présence de l’international suisse et ancien portier de l’Avalanche du Colorado, Reto Berra (32 ans), offre une assurance tout risque.
Sur le papier, ce Gottéron-là a de la gueule, il apparaît comme l’un des grands gagnants des transferts estivaux et si tout se passe sans accroc, une place sur le podium n’est pas à exclure !
 
 
5ème : EHC Bienne
 
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Catarina de Freitas (archives)
Bienne peut compter sur sa jeunesse
Remonté en National League en 2008, le EHC Bienne est aujourd’hui redevenu une adresse de premier choix dans le championnat de Suisse, comme c’était le cas dans les années 1970 et 1980. Restant sur deux échecs en demi-finale contre Lugano (en 2018) et le SCB (la saison dernière), le club du Seeland veut franchir encore une étape et s’en donne clairement les moyens. A la bande, les Biennois pourront toujours compter sur leur entraîneur finlandais Antti Törmänen, moins encensé que par le passé, mais toujours capable de mener son équipe au succès. Devant la cage, même s’il a dorénavant annoncé sa retraite pour 2020, la légende du hockey suisse Jonas Hiller (37 ans) sera bel et bien là. Malgré une carrière riche de trois tournois olympiques avec la Nati (2010, 2014 et 2018), 437 départs en NHL pour les Anaheim Ducks et les Calgary Flames, trois titres de champion national avec Davos (2002, 2005 et 2007) et une participation au all-star game de NHL lors de la saison 10-11, l’ange gardien du EHC Bienne rêve forcément de terminer sa brillante carrière sur un exploit retentissant avec les le club seelandais.
Gagner le titre sera compliqué pour Bienne, mais l’équipe a du potentiel. En défense, il y a de l’expérience avec l’ancien des Atlanta Thrashers (cela ne rajeunira personne) Anssi Salmela (35 ans) et le précieux vétéran suisse Beat Forster (36 ans). Mais il y a aussi beaucoup de jeunes talents, les plus remarquables étant Yannick Rathgeb (23 ans), le prodigieux néo-international Janis Moser (19 ans) ainsi que l’ancien du SCB Samuel Kreis (25 ans).
Sur le plan offensif, la blessure de l’ancien ailier des Detroit Red Wings Damien Brunner (33 ans) en fin de préparation est une sacrée tuile. Son absence, qui devrait durer au moins trois mois, force le GM Martin Steinegger à rechercher une solution de dépannage. Le sniper finlandais Toni Rajala (28 ans), véritable chouchou du public, est toujours fidèle au poste. Il en va de même pour l’ancien capitaine de Sidney Crosby à Rimouski Marc-Antoine Pouliot (34 ans). Le nouvel importé pour remplacer Robbie Earl s’appelle Peter Schneider (28 ans), un ailier international autrichien en provenance de Vienne (81 points en 72 matchs en 18-19). La surprise du chef ? Au niveau suisse, on notera l’arrivée du technique Luca Cunti (30 ans) de Lugano, qui rejoint quelques bons joueurs comme Damien Riat (22 ans), Jason Fuchs (23 ans) et le capitaine historique Mathieu Tschantré (35 ans), qui a lui aussi annoncé qu’il disputait sa dernière saison.
Avec cet effectif, Bienne peut aller titiller le podium si aucun grain de sable ne vient perturber la machine. Un bémol peut-être par rapport à ses concurrents directs ; la qualité des imports, un peu moins « sexy » sur le papier que ceux de Gottéron ou même Genève-Servette.
 
 
6ème : Lausanne HC
 
Pour beaucoup de spécialistes, Lausanne sera le meilleur « romand » cette saison (nous utilisons ironiquement des guillemets car le contingent vaudois ne compte que deux joueurs francophones). C’est vrai que qualitativement parlant, l’équipe a fière allure. Mais attention, quantitativement, le roster lausannois paraît peut-être un peu juste. Plus vite que pour d’autres équipes, les blessures pourraient mettre le LHC en grande difficulté. Ces derniers jours, une rumeur parle d’un possible départ du buteur Yannick Herren (28 ans). Au-delà des 49 buts qu’il a inscrits pour LHC depuis 2014, son départ signifierait que le contingent lausannois ne compterait plus que 12 attaquants éprouvés au niveau de la National League. A priori beaucoup trop peu pour espérer quoique ce soit en séries contre un EVZ ou un SCB.
Mais cette saison, le coach Ville Peltonen sait à quoi s’attendre et sait que son système fonctionne. Le vétéran Tobias Stephan (35 ans) est arrivé du EVZ et sera un sérieux atout devant la cage, même si l’ancien gardien des Dallas Stars ne donne plus toutes les garanties comme lors de ses meilleures années. Cela dit avec la défense qui se dressera devant lui, nous ne sommes pas trop inquiets pour Lausanne sur ce point-là.
L’international suédois Jonas Junland (31 ans) sera le patron d’une arrière-garde plus que bien fournie sur le papier, avec le récent champion du monde finlandais Petteri Lindbohm (25 ans), le rugueux Robin Grossmann (32 ans) et les internationaux suisses Lukas Frick (24 ans) et surtout Joel Genazzi (31 ans).
Du côté des avants, c’est plutôt intéressant. L’effectif sonne très nord-américain avec l’ancien centre canadien des Detroit Red Wings Cory Emmerton (31 ans) et bien sûr le meilleur compteur de la ligue en 17-18, l’ancien centre des Pittsburgh Penguins Dustin Jeffrey (31 ans). Mais il y a aussi plusieurs binationaux comme l’ancien centre des Calgary Flames Josh Jooris (29 ans, qui arrive d’AHL), l’ancien attaquant du Minnesota Wild Cody Almond (30 ans, transfuge de Genève-Servette), souvent blessé ces dernières années, Tyler Moy (24 ans) ou encore le bagarreur Tim Traber (26 ans). Quant aux Suisses Christoph Bertschy (25 ans) et Joel Vermin (27 ans), ils ont les deux passé plusieurs années en Amérique du Nord jusqu’à griffer les glaces de NHL, respectivement pour le Wild et pour Tampa Bay. N’oublions pas non plus l’international letton Ronalds Kenins (28 ans), formé en Suisse mais qui a aussi joué en NHL, avec les Vancouver Canucks.
La qualité est là, mais la profondeur de banc à Lausanne semble limite en comparaison avec les grands favoris. Et le LHC n’est pas connu pour savoir faire de la place pour les bons éléments de ses Juniors Elite en cas de besoin. Maintenant si les Lausannois sont épargnés par les blessures, ils ont tout à fait les moyens de faire aussi bien que la saison dernière.
 
7ème : HC Lugano
 
Après deux finales perdues en 2016 (contre le SCB) et 2018 (contre le ZSC), le HC Lugano va au-devant d’une saison de transition. Après de nombreuses années, le GM Roland Habisreutinger a été remercié par le club juste après que l’équipe 19-20 ne soit finalisée... Son successeur est l’ancien attaquant vedette Hnat Domenichelli. En quelques semaines, le Canado-Suisse a déjà réalisé deux gros coups. Tout d’abord, il a poussé Maxim Lapierre vers la sortie pour le remplacer par Ryan Spooner (27 ans). Après de belles saisons aux Boston Bruins (144 points en 257 matchs), le Canadien a été transbahuté en 18-19 entre les Rangers, les Oilers et les Canucks. Il a choisi la Suisse pour se relancer. Le deuxième joli coup, c’est la venue du défenseur finlandais Atte Ohtamaa (31 ans), champion du monde en titre avec son pays. Mais le vrai grand changement sous les palmiers a eu lieu derrière la bande, avec l’arrivée d’une légende du hockey finlandais, Sami Kapanen. L’ancienne star de NHL prône un hockey offensif est spectaculaire, ce qui permettra un peu à Lugano de retrouver son ADN. Enfin on parlera du poste de gardien, la grande source d’inquiétude pour les tifosi, avec l’arrivée de Sandro Zurkirchen (29 ans) qui aura la tâche compliquée de faire oublier Elvis Merzlikins, parti aux Columbus Blue Jackets.
Le changement de style prôné par Sami Kapanen va forcément demander un temps d’adaptation, surtout derrière. L’arrière-garde tessinoise a du potentiel avec un bon mix entre jeunes joueurs et vétérans, à l’image du dinosaure Julien Vauclair (vingtième saison au club à bientôt 40 ans). On notera le rugueux capitaine Alessandro Chiesa (32 ans), l’ancien défenseur américain des Washington Capitals Taylor Chorney (32 ans), ainsi que l’international suisse Romain Loeffel (28 ans), le patron du jeu de puissance.
En attaque, Lugano possède comme toujours beaucoup de talent, malgré le départ de Greg Hofmann au EVZ. Un départ qui pourrait permettre au sniper luganais Luca Fazzini (24 ans) d’enfin exploser. L’arrivée du EVZ d’un autre sniper, Reto Suri (30 ans), offre des options intéressantes à Sami Kapanen. L’un d’eux devrait être associé au Suédois Linus Klasen (33 ans), l’un des attaquants les plus techniques hors-NHL et distributeur officiel de caviars sur plateau en argent. Pour scorer, on notera encore Dario Bürgler (31 ans), l’autre transfuge du EVZ Dominic Lammer (26 ans) et l’un des patineurs les plus rapides de la ligue, Alessio Bertaggia (26 ans). N’oublions pas l’international italien Giovanni Morini (24 ans), révélation en 18-19 (16 buts) mais actuellement blessé. Mais la force des Panthères réside peut-être dans ses attaquants défensifs de premier plan, avec l’international finlandais Jani Lajunen (29 ans), le vétéran Raffaele Sannitz (36 ans, 43 points la saison dernière), ou encore le sanguin Julian Walker (32 ans).
Sur le papier, Lugano est séduisant mais ne semble pas pouvoir se mêler à la course aux premières places cette saison. 

 
8ème : HC Davos
 
La saison dernière, quelque chose d’incroyable s’est produit en National League : Le HC Davos n’a pas participé aux séries ! Depuis le printemps 1994, les Bouquetins avaient toujours joué pour le titre, décrochant ce dernier en 2002, 2005, 2007, 2009, 2011 et 2015. Cette saison catastrophique a coûté sa place au mythique entraîneur Arno Del Curto en cours de saison. Son remplaçant Harijs Vitolins, l’ancien joueur culte de Coire, n’a lui non plus pas été conservé au terme de la saison. Pour tenter de retrouver le succès, les dirigeants du club le plus titré du pays ont porté leur choix sur un grand motivateur, le Canado-Suisse Chris Wohlwend (42 ans), bien connu pour son travail avec les U20 de la Nati ainsi que l’équipe première en tant qu’assistant de Patrick Fischer. Son expérience en club est limitée, voire inexistante à ce niveau, arrivera-t-il a trouvé les mots justes pour réveiller ses joueurs ?
Comme l’an dernier, le poste de gardien n’offre pas toutes les garanties, avec 23 ans de moyenne d’âge. Drafté en quatrième ronde par Detroit en 2015, Joren van Pottelberghe (22 ans) devrait tenir le rôle de numéro un. Sa défense contient quelques éléments d’expérience, Félicien Du Bois (35 ans) bien sûr, mais aussi Samuel Guerra (26 ans), de retour d’Ambrì-Piotta, ou encore Lorenz Kienzle (31 ans), qui doit se relancer. Blessé pour plusieurs mois, l’international suédois Magnus Nygren (29 ans) a été remplacé jusqu’à la fin de l’année civile par le Finlandais Otso Rantakari (25 ans), transfuge du Tappara. Ce n’est pas tout à fait le même calibre, mais aussi tard dans l’intersaison, il s’agit d’une solution intéressante pour Davos.
Offensivement, plusieurs arrivées intéressantes sont à signaler, à commencer par l’international suisse Fabrice Herzog (24 ans), qui vaut une bonne dizaine de buts par saison. Doté de bonnes mains et d’une grande vitesse sur la glace, l’ancien ailier américain du Canadien de Montréal Aaron Palushaj (30 ans) pourrait se révéler sur les glaces helvétiques. Enfin l’ailier suédois Mattias Tedenby (29 ans), ancien choix de première ronde des New Jersey Devils (en 2008), est lui aussi connu pour son patinage et sa rapidité. Avec le vieux roublard de capitaine Andres Ambühl (35 ans), l’international suisse Enzo Corvi (26 ans) ou encore les frères Dino Wieser (30 ans) et Marc Wieser (31 ans), Davos n’a rien à envier à la plupart des équipes de la ligue. A suivre de près, le jeune espoir autrichien Benjamin Baumgartner (19 ans), que l’on dit incroyable et qui a d’ailleurs participé aux derniers mondiaux avec l’équipe d’Autriche (il avait alors encore 18 ans).
Avec cette équipe, Davos ne renouera pas avec son glorieux passé cette saison, mais il a tout ce qu’il faut pour retrouver une place en séries.

 
9ème : Genève-Servette HC
 
Photo hockey Suisse - National League - Suisse - National League - Reprise des hostilités en Suisse
Julien Druvent (archives)
E. Berthon et ses coéquipiers ont changé de coach
Qualifié in extremis pour les séries la saison dernière, Genève-Servette va au-devant d’une période de transition. Le GM Chris McSorley a été (définitivement ?) écarté du banc et c’est l’ancien head coach des Juniors Elite du club, Patrick Emond, qui a été nommé entraîneur de la première équipe. Le choix du Québécois est d’une logique implacable quand on analyse la situation des Aigles. En effet, Genève-Servette a considérablement rajeunit son équipe durant l’été, incorporant de nombreux jeunes joueurs. Notons que sous la houlette de Patrick Emond, Genève-Servette a remporté le titre de champion en Juniors Elite lors des deux dernières saisons. Cela montre au passage à quel point la formation a progressé à Genève en 15 ans ! 
En attaque, Genève-Servette a perdu des plumes pendant l’été, notamment en raison du départ en retraite de Kevin Romy, un peu à la surprise générale. Au niveau des arrivées, on notera le jeune prodige zurichois Marco Miranda (21 ans) et l’ancien centre canadien des Washington Capitals et des Pittsburgh Penguins Eric Fehr (34 ans, 727 matchs en NHL). Les deux autres imports seront l’ancien centre américain des San Jose Sharks Tommy Wingels (31 ans, 506 matchs de NHL) et l’ailier canadien Daniel Winnik (34 ans, 861 matchs de NHL). Au niveau suisse, notons l’ancien centre du Lightning de Tampa Bay Tanner Richard (26 ans), assurément l’un des meilleurs centres suisses actuellement, le routinier Juraj Simek (31 ans) ainsi que le nouveau capitaine, l’international suisse Noah Rod (23 ans). Enfin n’oublions pas Tim Bozon (25 ans), l’ancien grand espoir du hockey français. S’il retrouve toutes ses sensations, il pourrait devenir l’une des bonnes surprises de la saison en National League.
En défense, ça sera clairement plus compliqué, les départs de Johan Fransson, Daniel Vukovic et Goran Bezina (après 15 saisons au club) ne se remplaçant pas d’un coup de baguette magique. Marco Maurer (31 ans) est arrivé de Bienne, le talentueux Roger Karrer (22 ans) des ZSC Lions. Le Suédois Henrik Tömmernes (29 ans) sera le ministre de cette arrière-garde grenat, alors que la bonne surprise pourrait venir du colosse Eliot Antonietti (26 ans), pour qui les problèmes de santé semblent aujourd’hui derrière (c’est tout ce qu’on lui souhaite en tout cas). Derrière eux, Genève-Servette peut par compte compter sur un duo de portiers très intéressant avec Robert Mayer (29 ans), impérial en fin de saison dernière, mais aussi le jeune talent Gauthier Descloux (23 ans), promis à un avenir radieux.
La jeunesse de cette équipe se paiera forcément sur certains matchs. Mais Genève-Servette a un projet à moyen terme, il construit son avenir avec des jeunes joueurs du cru. Il sera pas aisé de se hisser une nouvelle fois en séries pour les Aigles, même s’ils en sont capables.
 

10ème : SC Langnau Tigers
 
Au printemps dernier, pour la deuxième fois de son histoire (après 2011), Langnau participait aux séries ! Sortie en quart de finale par Lausanne (4-3 dans la série), l’équipe de l’Emmental n’est pas passée loin d’une demi-finale contre le grand rival cantonal, l’Ours. Le mérite de cette saison exceptionnelle (compte tenu du budget limité des Tigers) revient avant tout à l’entraîneur danois Heinz Ehlers et son système défensif éprouvé (126 buts encaissés seulement). En 2008, il montait en National League avec Bienne et en 2014, il menait le Lausanne HC en séries de National League pour la première fois de l’histoire du club vaudois. L’espoir à Langnau est de faire mieux cette saison, mais ça sera compliqué.
Pour appliquer son système défensif, Langnau mise sur une défense 100% suisse, sans import. A 23 ans, Andrea Glauser a changé de statut depuis son arrivée dans l’Emmental, obtenant ses premiers galons d’international. Anthony Huguenin (27 ans) commence à avoir de l’expérience, tout comme Yannick Blaser (30 ans). Mais encore une fois, plus que les joueurs qui la forment, la force de la défense emmentaloise est le système Ehlers et il n’y a aucune raison pour que cela ne marche pas en 19-20. Surtout que devant la cage, c’est le statu quo avec un duo équilibré, même si Damiano Ciaccio (30 ans) semble avoir pris l’ascendant sur Ivars Punnenovs (25 ans).
Si c’est bien de ne pas trop encaisser, il faut aussi marquer des buts pour gagner des matchs. En 18-19, Langnau avait la moins bonne attaque de toutes les équipes qualifiées pour les séries. C’est un peu le revers de la médaille du système mis en place par Heinz Ehlers. Pour changer la donne, les Tigers ont recruté l’ancien centre des Canadiens de Montréal Ben Maxwell (31 ans, double champion de Finlande en 2014 et 2015), mais aussi un vieux roublard de la National League, l’ancien attaquant US du Minnesota Wild Robbie Earl (34 ans). Ce dernier connaît parfaitement la ligue et même si sa saison 18-19 à Bienne était moins prolifique que les précédentes, il a le potentiel pour inscrire 40 points avec Langnau. Les meilleurs éléments offensifs qui ont permis de mener Langnau en séries sont toujours là, à commencer par le tempétueux Canadien Christopher DiDomenico (30 ans), mais également le capitaine Pascal Berger (30 ans), le technique Alexei Dostoinov (30 ans), l’ancien centre canadien de Dallas Stars Aaron Gagnon (33 ans) et surtout Harri Pesonen (31 ans), auteur de 23 buts la saison dernière et champion du monde en titre avec l’équipe de Finlande.
A priori, Langnau ne devrait pas terminer dans le top-8. Mais c’est exactement ce que nous disions il y a 12 mois ! Tout dépendra de l’euphorie, de la chance, des blessures. Comme Genève-Servette, Langnau a clairement les moyens de créer la surprise.

 
11ème : HC Ambrì-Piotta
 
L’entraîneur Luca Cereda, voilà la nouvelle âme du HC Ambrì-Piotta ! Motivateur d’exception, le régional de l’étape a réussi l’exploit de mener le club des Alpes tessinoises en séries (ainsi qu’en Champions Hockey League) au terme d’une saison 18-19 exceptionnelle ! Qui l’eût cru ? Les deux dernières fois que les Biancoblù avaient disputé les séries, c’était en 2014 et… 2006... Les protégés du président Filippo Lombardi peuvent-ils rééditer cet exploit une deuxième fois de suite ? Rien n’est impossible, mais ça sera compliqué. La saison sera longue en Léventine, comme on l’a dit, le club participe à la CHL, mais il se rendra également à Davos entre Noël et Nouvel-An pour la Spengler Cup. Et cette saison, Ambrì-Piotta ne surprendra plus personne. Enfin n’oublions pas le départ de Dominik Kubalik aux Chicago Blackhawks, qui laissera aussi un grand vide, à n’en pas douter. Il serait un peu exagéré de dire que le Tchèque a porté l’équipe en séries à lui tout seul au printemps passé, mais l’impact du meilleur pointeur de la saison 18-19 a indéniablement été crucial dans le succès léventin.
Mais l’attaque tessinoise a de sérieux atouts à faire valoir, à commencer par l’ancien ailier canadien des St. Louis Blues Matt D’Agostini (32 ans). L’international slovène Robert Sabolic (30 ans) est arrivé du Torpedo (KHL) et l’ancien centre américain des Canadiens de Montréal Brian Flynn (31 ans) du EVZ. Révélation du dernier championnat avec ses 37 points, Marco Müller (25 ans) est toujours là. Idem pour l’ancien centre des Columbus Blue Jackets Jiri Novotny (36 ans), l’international autrichien Dominic Zwerger (23 ans, 47 points l’hiver dernier) et son compatriote Fabio Hofer (28 ans).
Devant les buts, la blessure de Benjamin Conz (27 ans) a forcé les dirigeants à recruter un import, en l’occurrence le Tchèque Dominik Hrachovina (25 ans), alors même que le contingent compte un gardien de grande qualité et bourré d’expérience, Daniel Manzato (35 ans). Au moins peu importe qui est titularisé, Ambrì-Piotta ne devrait pas avoir trop de soucis à ce niveau. La défense est stable, l’international suisse Michael Fora (23 ans) en est le patron, secondé par l’international italien Nick Plastino (33 ans). Malgré le poids du temps, Michael Ngoy (37 ans) reste un joueur très précieux pour le club. 
Ca semble tout de même un petit peu léger pour entrer dans le top-8. Sans faire injure au HCAP, la saison 18-19 était singulière, presque inespérée. Tout a tourné dans le bon sens. Hormis Rapperswil-Jona, les Biancoblù sont à notre avis l’équipe qui a le moins de chances de se qualifier pour les séries.
 

12ème : SC Rapperswil-Jona Lakers 
 
Sur les 12 équipes qui participent au championnat, il y en a une qui fait pour ainsi dire l’unanimité contre elle, Rapperswil-Jona. A l’approche de la reprise, aucun pronostiqueur ne s’est risqué à imaginer les Lakers se hisser en séries. Il faut bien admettre que sur le papier, l’équipe du Canadien Jeff Tomlinson paraît bien limitée. Un jeune duo de gardiens qui ne casse pas des briques et une défense beaucoup trop légère et inexpérimentée pour l’élite - ceci malgré l’arrivée de Genève-Servette du solide et expérimenté défenseur canado-suisse Daniel Vukovic (33 ans) - devraient rapidement sonner le glas des espoirs saint-gallois. Surtout qu’avec le départ de l’Américain Matt Gilroy, Rapperswil-Jona a décidé de tenter l’aventure sans défenseur importé !
Devant par contre le potentiel est bien là, avec le Canadien Kevin Clark (31 ans), le routinier Corsin Casutt (34 ans, 133 buts en National League) ainsi que trois ailiers américains ; le médaillé de bronze des mondiaux de 2011 Danny Kristo (29 ans), l’ancien centre du Minnesota Wild Casey Wellman (31 ans, qui peut aussi jouer à l’aile) et Andrew Rowe (31 ans), un centre fraîchement débarqué du Mora IK (SHL). Cerise sur le gâteau, les Rosenstädter se sont offerts les services du génial centre international tchèque Roman Cervenka (33 ans). Après une saison 18-19 compliquée avec les ZSC Lions en raison de blessures et d’ennuis de santé, l’ancien joueur des Calgary Flames a signé à Rapperswil-Jona pour se relancer. Bien utilisé, le champion du monde 2010 est capable de transformer le jeu de puissance des Lakers. Mais malgré la qualité évidente de ces quelques joueurs, cela ne suffira probablement pas pour éviter la dernière place du classement. L’important pour Rapperswil-Jona sera donc de se préparer au tout de relégation afin d’essayer d’éviter la finale du play-out et, bien entendu, le barrage de tous les dangers face au champion de l’étage inférieur. Car cette saison, Kloten paraît bien armé et rêve certainement de vengeance face à ces Lakers qui l’avaient expulsé de l’élite en 2018.
 
 
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