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Hockey sur glace - Suisse - National League
Retour aux affaires en Suisse
 
La saison 2022-2023 de National League a commencé ce 14 septembre. Voici une présentation des forces en présence en première division helvète.
 
Suisse, Hockey Hebdo Cédric Martin le 16/09/2022 à 14:00
Cette saison 2022-2023 devrait être absolument fabuleuse en National League ! Jamais la ligue n’aura compté autant de talent que cette saison, la « faute » à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, laquelle a forcé de nombreux grands joueurs de KHL à quitter ce championnat durant l’été et à sa trouver une autre adresse. Avec la qualité du jeu et les excellentes conditions qu’offrent la Suisse, un grand nombre ont pris cette direction (compositions complètes).
Mais c’est aussi la nouvelle formule du championnat qui a aidé à atteindre cette quantité de stars du puck, avec le passage de 4 à 6 étrangers autorisés sur la feuille de match. En raison du covid, la ligue avait décidé de supprimer la relégation durant deux ans, dans le but d’aider les clubs à passer cette période difficile sans devoir prendre des risques financiers inconsidérés pour éviter la relégation. Le HC Ajoie a donc pu monter il y a un an et le EHC Kloten a lui (enfin) retrouvé l’élite au printemps passé. Après avoir compté 13 équipes en 2003-04 et en 2021-2022, c’est la toute première fois que la National League se disputera à 14 équipes. Cette dernière augmentation implique que dès cette saison, il y aura à nouveau un barrage de promotion-relégation entre le perdant des play-out de National League et le champion de Swiss League. 
 
L’une des principales nouveautés découlant de cette nouvelle formule, c’est l’arrivée de nombreux gardiens étrangers dans le championnat. Dans l’histoire de la ligue, si quelques imports se sont certes faits une place (tels Ari Sulander, Thomas Östlund, Sébastien Caron, Jussi Markkanen ou encore Cristobal Huet, avant sa naturalisation), ils n’ont pas été très nombreux. Aux ZSC Lions, le départ du Tchèque Jakub Kovar vers le Sparta cet été a été compensé par la signature de son compatriote international Simon Hrubec, en provenance de l’Avangard Omsk. Ambrì-Piotta, de son côté, a prolongé cet été le pigiste finlandais Janne Juvonen, arrivé en fin de saison dernière et qui a fait très forte impression dans le nord du Tessin. Chez le rival du sud du Tessin, le HC Lugano, le géant finlandais Mikko Koskinen (2 mètres !) a lui débarqué après quatre saisons de NHL pour les Oilers d’Edmonton (171 matchs joués). Le champion olympique Harri Säteri a lui aussi choisi le chemin de la Suisse, et plus précisément Bienne, après une saison entre la KHL et les Coyotes de l’Arizona. Enfin le néo-promu Kloten a aussi misé sur un portier finlandais pour tenter de rivaliser dès cette saison, jetant son dévolu sur Juha Metsola du Salavat, élu meilleur portier de KHL en 2019. Jamais autant de gardiens étrangers avaient griffé les patinoires de Suisse en même temps.
 
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Catarina de Freitas (archives)
Zug conserve son aura de champion

Un double champion en titre encore plus fort ?

Le EV Zug, qui sort de deux titres consécutifs, n’a pas recruté d’import pour défendre son filet. Il faut bien avouer qu’avec l’international Leonardo Genoni, élu meilleur gardien de la ligue la saison dernière, le club de Suisse centrale en n’avait pas besoin. Devant lui, le EVZ propose une arrière-garde bien équilibrée, articulée autour de l’ancien défenseur suédois des Capitals de Washington Christian Djoos (12 points en 15 matchs lors des derniers play-off) et d’un autre Suédois, le très offensif Niklas Hansson. Drafté par Washington en 2017, le jeune espoir suisse Tobias Geisser est lui de retour au club après une saison en AHL, à Hershey. Les routiniers suisse Dominik Schlumpf (déjà 567 matchs dans la ligue à 31 ans) et Sämi Kreis, régulièrement appelé en équipe nationale, l’équipe a de la profondeur. Surtout qu’elle compte de très nombreux grands espoirs du hockey suisse, Nico Gross en tête (drafté en quatrième ronde en 2018 par les Rangers).  
En attaque, le champion de Suisse fait vraiment peur à tout le monde. Déjà meilleure offensive du pays l’an dernier avec 177 réussites, l’équipe compte désormais également sur le centre international US Brian O’Neill (arrivé du Jokerit) ainsi que sur l’ancien ailier slovaque des Bruins de Boston Peter Cehlarik (arrivé d’Omsk). Avec l’international tchèque Jan Kovar (21 points en playoff l’an dernier), le sniper Grégory Hofmann rentré de Columbus en cours de saison passée, le lutin aux mains d’or Lino Martschini, le solide international suédois Carl Klingberg, le rugueux Fabrice Herzog, la nouvelle coqueluche du public Dario Simion ou encore le routinier Reto Suri, il y a de quoi faire pour le coach à succès Dan Tangnes !
 

Qui pour rivaliser avec le EVZ ?

La réponse coule de source : Les ZSC Lions, bien sûr ! Après trois échecs consécutifs, la pression est forte sur l’entraîneur Rikard Grönborg. Car avec cette équipe, Zürich doit jouer le titre. Malgré le départ de Denis Malgin en NHL durant l’intersaison, l’effectif reste pléthorique (comme d’habitude) et l’entrée dans la nouvelle SwissLife Arena, sa nouvelle enceinte de 12'000 places, devrait booster les ZSC Lions. Avec le centre français Alexandre Texier et le défenseur international suisse Dean Kukan, deux nouveaux joueurs ont rejoint l’équipe en provenance des Blues Jackets de Columbus durant la pause estivale. Le centre finlandais Juho Lammikko, lui, est arrivé des Canucks de Vancouver (75 matchs l’an dernier). Les autres transferts bien sentis viennent de KHL, à savoir le fantastique défenseur finlandais Mikko Lehtonen (du SKA St-Petersbourg) et le centre international suédois Lucas Wallmark (du CSKA Moscou). 
En défense, Zürich est bien loti puisqu’en plus des défenseurs susmentionnés, il faut ajouter l’international suisse Christian Marti, l’ancien des Predators de Nashville Yannick Weber (443 parties en NHL), ou encore le capitaine Patrick Geering. Et pour seconder le nouveau gardien tchèque, le talentueux Ludovic Waeber offre de réelles solutions aux Zurichois. Devant, c’est aussi très bien garni ! Il y a d’innombrables internationaux suisses, comme Denis HollensteinSimon Bodenmann ou encore l’ancien ailier du Canadien de Montréal Sven Andrighetto (227 matchs en NHL). Avec aussi le centre canadien Justin Azevedo (361 points en KHL entre 2013 et 2021) et le centre américain Garrett Roe, l’équipe a clairement le potentiel pour déranger les plans du EVZ !
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Catarina de Freitas (archives)
S. Hrubec défendra la cage du Z


De nombreux outsiders plus que sérieux

Sur le papier, Genève-Servette est très séduisant cette année. Pour sa deuxième saison en tant que head, Jan Cadieux peut s’appuyer sur deux des tous meilleurs défenseurs de la ligue, le très complet international suédois Henrik Tömmernes ainsi que Sami Vatanen, tout fraîchement médaillé d’or aux JO et auteur de 524 matchs de NHL durant sa carrière. Devant, le triple gold member Valtteri Filppula et ses 1'222 matchs de NHL a décidé de prolonger l’aventure à Genève. Idem pour le vétéran canadien Daniel Winnik et ses 861 matchs de NHL. Au chapitre des arrivées, celle du géant finlandais Teemu Hartikainen associée au retour de l’ancien ailier des Oilers d’Edmonton Linus Omark (Edmonton où ils se sont d’ailleurs côtoyés) devraient assurer un spectacle grandiose, notamment en avantage numérique. Avec l’ancien capitaine de Sidney Crosby à Rimouski Marc-Antoine Pouliot, l’ancien centre des Flames de Calgary Josh Jooris, le capitaine Noah Rod ou encore Tanner Richard, l’équipe genevoise a vraiment de sérieux atouts. Surtout que s’ils n’ont pas de star devant la cage, ils peuvent compteur sur un bon duo équilibré et complémentaire. Logiquement, Gauthier Descloux devrait prendre l’ascendant.
 
L’ancien gourou du Genève-Servette, le fantasque Ontarien Chris McSorley, a lui aussi une belle équipe à sa disposition. Point faible l’an dernier, la défense de son HC Lugano est composée de quelques noms ronflants. Calle Andersson et revenu du SCB, Santeri Alatalo est toujours là alors que le Finlandais Oliwer Kaski, qui devrait faire très mal en power play, a débarqué d’Omsk. Et nous n’oublions pas l’ancien défenseur des Devils du New Jersey, Mirco Müller, le vrai patron de cette défense. Et pour épauler le nouveau gardien finlandais, Lugano peut compteur sur plusieurs top prospects ainsi que sur Niklas Schlegel, une valeur sûre de National League. Devant, l’Américain Mark Arcobello mènera la première ligne. L’ancien centre des Coyotes de l’Arizona sera entouré par l’international italien Giovanni Morini et par le sniper maison Luca Fazzini. Si l’ancien ailier du Canadien de Montréal Daniel Carr est actuellement convalescent, l’arrivée des Blackhawks de Chicago du Canadien Brett Connolly s’annonce sous les meilleurs auspices. Et avec l’arrivée d’Oufa de Markus Granlund, Lugano possède probablement l’un des meilleurs compteurs de la ligue. L’ancien centre des Canucks de Vancouver est lui aussi l’un des récents champions olympiques avec l’équipe de Finlande à avoir rejoint la Suisse. Lugano comptera toujours sur la révélation de la saison passée, le centre canado-suisse Calvin Thürkauf, le joueur parfait pour l'entraîneur luganais. Il peut encore passer un palier cette saison. Enfin Marco Müller (arrivé du EVZ) est l'un des meilleurs transferts suisses de cet été.

Dans la capitale fédérale, l’attente est énorme après trois saisons catastrophiques. Le jeune entraîneur canado-suédois du SC Bern Johan Lundskog peut s’appuyer sur une équipe clairement renforcée. Derrière, l’international suisse Ramon Untersander et l’ancien défenseur canadien des Blue Jackets de Columbus Cody Goloubef ont été rejoints par le Canadien Eric Gélinas, un ancien des Red Wings de Detroit débarquant de SHL, ainsi que par le blueliner Romain Loeffel (de Lugano). En attaque, le prodige autrichien Benjamin Baumgartner est arrivé de Lausanne alors que Sven Bärtschi a retrouvé la Suisse après 294 matchs en NHL, principalement aux Canucks de Vancouver. Le centre canadien Colton Sceviour est arrivée cet été des Oilers d’Edmonton alors que l’ancien centre suédois des Golden Knights de Vegas, Oscar Lindberg, retrouve la Suisse après deux ans au Dynamo Moscou. L’international allemand Dominik Kahun est resté fidèle aux Ours alors qu’avec Christopher Di Domenico, Bern s’est offert le joueur le plus rock’n’roll de la ligue en le piquant à son éternel rival, Fribourg-Gottéron. Avec l’ancien centre des Predators de Nashville Simon Moser, l’ancien ailier du Lightning de Tampa Bay Joël Vermin ou encore l’increvable Tristan Scherwey, le SCB a pas mal de profondeur au niveau suisse. Attention au retour des Ours !
 
Du côté de Fribourg-GottéronChristian Dubé a aussi de sacrés arguments à faire valoir. Déjà, les Dragons se reposent sur une assurance tout risque devant le goal, à savoir Reto Berra, l’ancien portier de l’Avalanche du Colorado. Sa défense s’articule autour d’une autre star suisse, l’ancien du Canadien de Montréal Raphael Diaz. Pour ce qui est des imports, on peut dire que Fribourg a fait dans la complémentarité. Si l’Américain Ryan Gunderson affole les statistiques depuis son arrivée au club en 2019, la nouvelle recrue finlandaise, Juuso Vainio, est un défenseur défensif pur. Du côté de l’offensive, le gros coup c’est bien sûr l’arrivée du LHC du Fribourgeois d’origine Christoph Bertschy. L’ancien ailier du Wild du Minnesota était la vedette lausannoise ces dernières années. Le vétéran canadien David Desharnais (575 parties en NHL) est toujours là, de même que le sniper Killian Mottet et le capitaine au long cours Julien Sprunger, qui tient la barre depuis belle lurette (937 matchs et 713 points pour Fribourg !). Les nouveaux imports sont intéressants, à commencer par l’ailier finlandais Janne Kuokkanen, qui débarque des Devils du New Jersey. L’ancien ailier suédois des Sharks de San José Marcus Sörensen découvrira aussi la Suisse alors que son compatriote Jacob de la Rose (oui, il est bien Suédois), champion du monde en 2018 contre la Suisse et passé par le Canadien de Montréal, apportera énormément dans le jeu défensif fribourgeois.
 
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Catarina de Freitas (archives)
Genève et Lugano seront dans les starting-blocks
Dans la capitale olympique, John Fust possède lui aussi un effectif pléthorique. Mais contrairement à la plupart de ses concurrents, le Lausanne HC n’apparaît pas forcément aussi renforcé que cela. Devant la cage, l’ancien portier des Stars de Dallas Tobias Stephan ne rajeunit pas et les Lausannois ne sont clairement pas les mieux lotis à ce niveau. En défense, c’est vraiment du costaud par contre. Au moins quatre défenseurs sont des candidats très sérieux à une sélection en équipe de Suisse, Andrea Glauser étant en pole position. Notons aussi la présence de Martin Gernat, un cadre de la sélection de Slovaquie depuis quelques années.
En attaque, l’artiste tchèque Jiri Sekac, un ancien du Canadien de Montréal, a le potentiel pour exploser cette saison (52 points en 58 matchs la saison passée). D’autres joueurs clés sont restés fidèles au LHC : L’ancien international letton des Canucks de Vancouver Ronalds Kenins, le rugueux Tim Bozon, le centre international Jason Fuchs, l’ancien centre canadien des Red Wings de Detroit Cory Emmerton, le très talentueux Damien Riat ou encore l’ancien centre canado-suisse du Wild du Minnesota Cody Almond. Avec l’arrivée d’Örebro du centre canadien Daniel Audette, celle du créatif Robin Kovacs du même club, ainsi que celle de l’ancien ailier défensif des Predators de Nashville Miikka Salomäki, Lausanne a aussi une attaque complémentaire et quantitativement impressionnante. Sans oublier bien sûr la venue des Stars de Dallas de la star autrichienne Michael Raffl, auteur de 629 matchs en NHL tout de même (principalement aux Flyers de Philadelphie).
 
Du côté du HC Davos, l’été a été très intéressant avec une équipe déjà bien en jambes, notamment en CHL. Avec un bon duo de gardiens suisse (peut-être le plus homogène de la ligue), à savoir le néo-international Sandro Aeschlimann et l’ancien gardiens des Devils du New Jersey Gilles Senn, Davos peut voir venir. Et devant ces deux hommes, l’entraîneur canado-suisse Christian Wohlwend peut compter sur une défense vraiment très séduisante ! L’offensif Dominik Egli, son coéquipier en équipe de Suisse Michael Fora (arrivé d’Ambrì), le solide et complet Thomas Wellinger ainsi que la kultfigur suédoise Magnus Nygren, c’est du solide. A cela s’ajoute international suédois Klas Dahlbeck, un ancien des Coyotes de l’Arizona.
En attaque, Davos aligne une Swedish Connection pour soutenir l’international tchèque Matej Stransky (meilleur buteur de la saison régulière passée avec 26 buts). Si l’ancien centre des Blackhawks de Chicago Dennis Rasmussen entame sa deuxième saison au club, ses compatriotes Leon Bristedt (de Rögle) et Joakim Nordström (490 matchs de NHL) découvriront la National League. Les deux ont le potentiel pour faire des dégâts dans les défenses ! Surtout qu’ils partageront la pression avec des joueurs suisses majeurs, comme l’international Enzo Corvi, le buteur Marc Wieser et, bien entendu, le légendaire capitaine Andres Ambühl, l’homme aux 1'146 matchs de National League, 17 mondiaux et 5 Olympiades avec la Suisse

Les viennent ensuite

Un peu en dessous, trois équipes semblent se profiler pour la lutte au pré-playoff. Rapperswil-Jona tout d’abord, qui sort d’une saison d’anthologie avec un quatrième rang. Les Lakers avaient fait aussi bien en en 2005-2006 et n’avaient fait mieux qu’à une seule reprise, en 1995-1996 ! Stefan Hedlund en est pour beaucoup, lui qui a su surfer sur la vague euphorique des play-off de 2021, alors sous l’ère Jeff Tomlison, avec une qualification pour les demi-finales. Pour se hisser en séries (directement ou via les pré-playoff), Rapperswil-Jona devra compter sur un Roman Cervenka en forme. Meilleur compteur du dernier championnat, le capitaine tchèque, champion du monde en 2010, le vétéran semble capable de tout ! Durant l’été, les Lakers se sont renforcés avec une double arrivée du Jokerit : L’ancien centre américain du Wild du Minnesota Jordan Schroeder ainsi que Nicklas Jensen, l’ailier canado-danois régulièrement sélectionné avec le Danemark. Au niveau suisse, les tôliers Dominic Lammer et Jeremy Wick seront soutenus cette saison par l’arrivée de Genève de Tyler Moy, centre américano-suisse qui devrait faire de sacrés dégâts à côté de Roman Cervenka ! 
En défense, le Suédois Emil Djuse est toujours là, lui qui était le ministre de la défense l’an dernier. Il est rejoint par une institution de la ligue, l’ancien défenseur québécois du Wild du Minnesota Maxim Noreau, lequel compte 310 points en 444 matchs en Suisse, rien que ça !
 
Qualitativement parlant, le EHC Bienne semble relativement stable par rapport à la saison dernière. Mais miné par les blessures, le club du Seeland ne semble pas avoir su se renforcer comme la plupart des autres équipes ont, semble-t-il, su le faire. En défense, le dinosaure Beat Forster (1'050 matchs dans l’élite au compteur), l’international suédois Viktor Lööv, le blueliner Yannick Ratghgeb et le jeune Kazakh Alexander Yakovenko apportent une certaine assurance. 
Le point fort des Biennois sur le papier, c’est l’attaque. Mais au niveau suisse, le centre Luca Cunti, l’ancien ailier des Red Wings de Detroit Damien Bunner et l’ancien centre des Oilers d’Edmonton Gaëtan Haas sont assez souvent blessés. Le seul réel renfort arrivé cet été, c’est le sniper suédois Jesper Olofsson (25 buts l’an dernier avec Langnau). Le récent champion du monde Jere Sallinen est très bon, tout comme le buteur finlandais Toni Rajala (134 buts pour Bienne depuis 2016), mais l’effectif biennois semble manquer de substance et de profondeur pour pouvoir jouer le haut du tableau cette saison. Reste tout de même le magicien-coach Antti Törmänen qui ne doit pas être sous-estimé. 
 
Au Tessin, Ambrì-Piotta espère surfer sur sa nouvelle patinoire et ses plus de 5'000 abonnés (pas mal pour un club basé entre deux villages de quelques centaines d’habitants…) pour déplacer des montagnes ! Et mine de rien, la campagne de transferts a été assez réussie, de quoi espérer la meilleure saison depuis la fameuse saison 1998-1999 (défaite en finale des play-off) ? Deux bons gardiens, une attaque de feu et une défense plus limitée – dont les meilleurs éléments seront le jeune Yanik Burren, l’international allemand Tobias Fohrler, le Finlandais Jesse Virtanen et l’ancien défenseur suédois des Sharks de San José Tim Heed – peuvent-ils suffire pour les play-off ? Probablement pas, mais les pré-playoff sont plus qu’atteignables pour Ambrì-Piotta et une fois en play-off, tout peut arriver !
Devant, l’arrivée du meilleur compteur du dernier championnat tchèque fait rêver les tifosi, à savoir l’ancien centre des Senators d’Ottawa Filip Chlapik. L’ancien centre américain des Kings de Los Angeles Nick Shore est aussi un sacré client, tout comme l’international tchèque Michael Spacek, sont aussi deux excellents ajouts. Avec le local de l’étape Inti Pestoni, le vétéran Dario Bürgler, l’ancien centre canadien des Ducks d’Anaheim Brandon McMillan, le capitaine Daniele Grassi, le jeune André Heim ou encore le chouchou du public austro-suisse Dominic Zwerger, l’offensive du jeune coach Luca Cereda a vraiment de la gueule.
 

Qui sera le cancre de la saison régulière ?

Selon presque tous les observateurs avertis de la National League, Ajoie, Langnau et Kloten sont les trois équipes qui risquent le plus gros. Du côté jurassien, le nouvel entraîneur Filip Pesan a l’effectif le moins sexy de la ligue. L’arrivée tardive de l’ancien international slovaque Martin Bakos n’y change rien. Seul un miracle pourrait éviter la dernière place au HC Ajoie. Les joueurs majeurs seront l’ancien centre des Maple Leafs de Toronto Freddy Gauthier (en provenance d’AHL), l’ailier québécois Guillaume Asselin ainsi que l’icône du club, le Québécois Philip-Michaël Devos. Toujours convalescent, le retour au jeu Jonathan Hazen n’est toujours pas connu. Derrière, la venue de Bienne du routinier Kevin Fey est un excellent transfert pour Ajoie, il épaulera ainsi le ministre de la défense jurassienne Jérôme Leduc, ainsi que l’Américain TJ Brennan, arrivée cet été d’Autriche.
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Catarina de Freitas (archives)
Le Schluefweg retrouvera la National League

Pour son retour dans l’élite, Kloten a lui la chance de pouvoir compter sur l’entraîneur à miracles Jeff Tomlinson, déjà promu avec Rapperswil-Jona il y a quelques années. Le jeune Suédois Lucas Ekestahl-Johnsson (arrivé de Suède) et l’ancien défenseurs US des Blues de St. Louis Jordan Schmaltz seront les patrons de cette défense zurichoise. Devant, le potentiel est plus grand qu’à Ajoie mais reste loin derrière les candidats aux play-off. Arrivé de Podolsk cet été avec sa médaille olympique autour du cou, le centre finlandais Miro Aaltonen sera l’homme fort de cette attaque, avec bien sûr son compatriote Antti Ruotsalainen, arrivé lui des Sabres de Buffalo. Les reste des imports ainsi que les joueurs suisses des Flyers sont nettement en dessous de ce que proposent les équipes capables de se hisser en play-off
Enfin à LangnauThierry Paterlini aura une équipe à la sauce finlandaise. Certes il y aura le passeur québécois Alexandre Grenier (35 assists l’hiver dernier), le capitaine Pascal Berger et la jeune recrue allemande Marc Michaelis (arrivé d’AHL), mais tous les autres joueurs majeurs des Emmentalois sont finlandais. En défense, le vétéran Sami Lepistö devrait en être le patron, fort de ses 19 saisons professionnelles. Mais la vraie star devrait être le jeune Vili Saarijärvi, arrivé du Lukko Rauma où il a inscrit 43 points l’hiver dernier. Devant, Harri Pesonen est une valeur sûre de National League (déjà 299 points en 357 matchs) alors que l’ancien centre des Panthers de la Floride Aleksi Saarela doit faire mieux que sa première saison dans l’Emmental (22 petits points en 31 parties).
 
 
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