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Hockey sur glace - Ligue Magnus : Rouen (Les Dragons)
Rouen, bilan de la saison 2016 / 2017
 
Retour sur la saison 2016 / 2017 des Dragons
 
Rouen, Hockey Hebdo L'équipe rédactionnelle de Rouen le 23/05/2017 à 18:12

 
En général
 
Suite à une saison 2015-2016 quasi parfaite qui a vu les Dragons remporter trois titres majeurs (Coupe de France, Continental Cup, Coupe Magnus), les attentes étaient élevées comme à l’accoutumée sur les bords de Seine. Pourtant, il semblait déjà difficile de faire mieux en disputant la CHL et non la Continental Cup. La saison a donc débuté plus tôt que prévu avec des matches en Suisse (contre Davos) et en Suède (contre Djugardens) dès le mois d’août, en pleine préparation physique et en plein pendant la période du tournoi de tournoi de qualification olympique qui a concerné pas moins de six joueurs rouennais. Bien que les Dragons n’ont pas remporté une seule de leurs quatre rencontres européennes, le niveau de jeu entrevu en début de saison était prometteur et donnait envie pour la suite de la saison, notamment lors des matches perdus en prolongation à l’île Lacroix.
 
Photo hockey Ligue Magnus - Ligue Magnus : Rouen (Les Dragons) - Rouen, bilan de la saison 2016 / 2017
Photographe : Marine Romain
La saison régulière de Ligue Magnus a débuté par un nouveau titre honorifique avec une victoire contre Gap lors du match des Champions. D’autres victoires vont suivre notamment contre Amiens et à Grenoble, mais les rouennais s’inclineront également à domicile contre Lyon, malgré une avance de trois buts, et à Angers en encaissant six buts. Cela laissait déjà entrevoir l’un des principaux problèmes des Normands cette saison, une inconstance régulière, la faute à des sautes de concentration entraînant un nombre important de buts accordés à l’adversaire.
Ce sera finalement le fil rouge de cette longue saison de 44 matches, qui a vu Rouen s’incliner 9-2 à Grenoble, mais battre Bordeaux à trois reprises ainsi que Lyon par deux fois à partir du mois de janvier. La fin de saison de régulière a été mieux gérée par les Dragons, qui terminent au final à la troisième place, tout en ayant eu l’opportunité de terminer premiers s’ils s’étaient imposés à Gap lors du dernier match.
 
Entre-temps, en Coupe de France, Rouen a disputé une quatrième finale consécutive et avait l’occasion de devenir la première équipe à remporter la compétition trois fois d’affilée. Malheureusement pour les hommes de Fabrice Lhenry, ce match très disputé a tourné en faveur de Grenoble lors de la prolongation (2-3).
 
Le début des play-offs a opposé d’entrée en quarts de finale les deux derniers finalistes à savoir Rouen et Angers. Après un premier match remporté par les Dragons à l’île Lacroix, les Ducs ont mis la pression aux Rouennais en remportant les deux rencontres suivantes pour mener la série 2-1 et entraîner la mise au banc de Dany Sabourin au profit du jeune Quentin Papillon. Piqués au vif, Rouen a su renverser la tendance pour finalement conclure la série au sixième match à Angers.
Au tour suivant, c’est Grenoble, sa bête noire de la saison, qui attend Rouen pour un duel au sommet. La série tiendra toutes ses promesses. Malgré deux très bons matches à Grenoble, les Dragons ne reviennent en Normandie qu’avec une seule victoire. Le match 3 voit les hommes de Fabrice Lhenry balayer les Isérois sur le score de 7-2. Insuffisant néanmoins pour décourager les Brûleurs de Loups et leur gardien tchèque Lukas Horak qui réalisera un blanchissage le lendemain lors du match 4 remporté 3-0 par Grenoble.
La série semble basculer quand Grenoble arrache le match 5 à Pole Sud, mais les Dragons reviennent à 3-3 lors d’un match électrique à l’île Lacroix remporté en prolongation sur un but de François-Pierre Guenette. Rouen ne lâchera pas le momentum et conclura cette série en blanchissant les Brûleurs de Loups pourtant à domicile lors du septième match (0-2).
 
Photo hockey Ligue Magnus - Ligue Magnus : Rouen (Les Dragons) - Rouen, bilan de la saison 2016 / 2017
Photographe : Marine Romain
Les supporters normands ont alors repris espoir en leur équipe, qui a l’occasion de conserver son titre de Champion de France en finale face aux Rapaces de Gap de Luciano Basile. Les deux premiers matches disputés dans les Hautes-Alpes ont vu les deux équipes remporter chacune une manche. Encore une fois, Rouen réalise un très bon match 3 à domicile et domine les Rapaces sur le score de 5 buts à 1. Le match 4 voit Rouen rattraper un retard de deux buts pour arracher la prolongation.
Malheureusement pour les tenants du titre, la ligne Rech-Ringrose-McEachen fera la différence en contre pour remettre les deux équipes à égalité dans cette série finale. C’est surement là que Rouen a laissé passer sa chance de creuser l’écart… En effet, le match 5 à Gap verra les hommes de Luciano Basile reprendre les devants dans une rencontre qui aura vu Rouen attaquer fort, puis craquer en fin de match. Une nouvelle fois dos au mur à l’île Lacroix, les Dragons attaquent fort le sixième match avec un but de Marc-André Thinel dès la première minute.
Mais encore une fois, Gap recolle et prend même l’avantage sur une interception à la bleue conduisant à un contre conclu par l’ancien rouennais Anthony Rech. Le sort s’acharne quand les arbitres décident d’expulser Dany Sabourin lors d’une légère altercation avec Maurin Bouvet. Une expulsion pour le moins sévère, surtout dans une finale, pour le cerbère rouennais qui disputait le dernier match de sa carrière… Rouen égalise cependant par Guenette en supériorité numérique, ce qui réveille le public de l’île Lacroix. Mais à peine trois minutes plus tard, Di Dio Balsamo redonnera l’avantage aux Rapaces, qui cette fois, ne cèderont plus.
Gap remporte finalement la rencontre 4-2 sur un dernier but en cage vide et peut célébrer son titre sur la glace normande. Clap de fin d’une saison vierge de titre pour les Dragons, à l’exception du match des Champions, même si dans le contenu tout n’est pas à jeter.
 
Les Joueurs
 
Les gardiens

Aucun changement par rapport à la saison précédente, Rouen repart avec le duo alliant expérience et jeunesse composé de Dany Sabourin et de Quentin Papillon. Le portier québécois n’a pas grand-chose à se reprocher sur la saison, où il a été plus régulier que l’an passé, surtout en début de championnat. Malgré l’intermède des quarts de finale où il a passé deux rencontres sur le banc lors des matches 4 et 5 contre Angers, la suite des play-offs a été bien négociée par le vétéran. On notera quand même que ses bonnes prestations ne lui ont pas non plus permis de « voler » un match à lui seul, ce qui peut être monnaie courante en play-offs. Dany Sabourin méritait tout de même une meilleure sortie que celle qui l’a vu laisser ses partenaires en plein match 6… En ce qui concerne sa doublure Quentin Papillon, celui-ci n’a pas eu si souvent l’occasion de jouer, malgré une saison de 44 matches. Disputant sept rencontres de saison régulière et quatre de play-offs, le jeune portier a laissé entrevoir son talent et donné envie aux supporters rouennais de le revoir plus souvent à l’avenir.


La défense
 
Dans ce secteur également, Rouen a privilégié la stabilité à l’intersaison en conservant le capitaine Patrick Coulombe, Florian Chakiachvili, Olivier Dame-Malka, Mark Matheson et Aurélien Dorey. Les seules nouvelles têtes sont Chad Langlais, en provenance de Gap, Patrick Koudys, le cousin de Dan, et dans une moindre mesure Camil Durand. Comme la saison dernière, la défensive rouennaise semble sur le papier plus portée vers l’attaque que vers la robustesse. D’ailleurs, le manque d’impact physique s’est fait ressentir essentiellement en play-offs, où mis à part Patrick Koudys (la bonne surprise de la saison) ou Florian Chakiachvili (auteur d’une saison correcte) les Rouennais ont souvent été dominés dans ce secteur de jeu. Après une fin de saison 2015-2016 tonitruante où il a été élu MVP de la finale, beaucoup d’espoirs étaient placés en Mark Matheson. Malheureusement, le défenseur Canadien n’aura pas eu le même impact lors de la présente saison. Idem pour Chad Langlais, très attendu, qui aura connu une saison régulière mitigée avant de réaliser de bons play-offs, où il a terminé meilleur compteur chez les défenseurs. Le capitaine Patrick Coulombe n’a pas démérité, mais a connu un certain nombre de pépins physiques qui l’auront quelque peu gêné dans son rendement. Olivier Dame-Malka a été moins pénalisé que la saison précédente et s’est montré plutôt fiable défensivement, tout en amenant un apport offensif non négligeable, notamment grâce à son lancer puissant. Quelques ajustements seront certainement apportés par le staff rouennais dans ce domaine, afin de perfectionner le jeu défensif des Dragons et combler les lacunes observées cette année.


L’attaque
 
Egalement assez peu remaniée à l’intersaison, l’attaque rouennaise pouvait s’appuyer sur ses automatismes, notamment entre ses anciens Marc-André Thinel, François-Pierre Guénette, Dan Koudys et les internationaux Loïc Lampérier, les frères Treille et Damien Raux. Jordan Perret, Adam Miller, Matt Hussey et Joris Bedin sont les seules recrues offensives. Le centre américain Adam Miller, présenté comme le principal renfort de l’intersaison, a rejoint l’équipe tardivement (fin juillet) en provenance du Danemark.
Photo hockey Ligue Magnus - Ligue Magnus : Rouen (Les Dragons) - Rouen, bilan de la saison 2016 / 2017
Photographe : Marine Romain
Là encore, beaucoup d’espoirs ont été placés dans ce joueur, qui a connu lui aussi une saison compliquée. En dépit de ses statistiques honorables, son faible impact sur le jeu et son manque d’intensité n’auront pas fait chavirer les supporters rouennais, même s’il y avait du mieux lors des phases finales. Son compatriote Matt Hussey, qui sortait de trois saisons quasiment « blanches », a été un pari pris par le staff des Dragons. Il aura fallu plusieurs mois avant de voir le joueur de centre performer et apporter sa pierre à l’édifice offensivement. Jeune international en provenance de Grenoble, Jordan Perret a apporté toute sa vitesse et sa fougue au jeu rouennais, ce qui en a fait tout au long de la saison un élément important de l’attaque des jaunes et noirs.
Comme attendu, Joris Bedin aura apporté son énergie dans les situations d’infériorité numérique, mais aura assez peu pesé dans les phases offensives. Une nouvelle fois, l’attaque aura été alimenté par le trio d’anciens Lampérier-Guénette-Thinel. Ces trois joueurs sont les trois meilleurs pointeurs de l’équipe en saison régulière. Meilleur buteur, Sacha Treille reste un joueur d’impact important, mais parfois irrégulier. Son frère Yorick a cette saison eu un rôle plus défensif, où il aura la plupart du temps accompagné Damien Raux et Fabien Colotti sur le quatrième trio. Cela s’est traduit par une chute drastique de son nombre de points (20 en 43 rencontres contre 29 en 26 matches la saison passée). Damien Raux, Dan Koudys et Fabien Colotti ont eu un impact important en infériorité numérique, un secteur dans lequel les Rouennais ont fait plutôt bonne figure tout au long de la saison.
 

Le jeu
 
Contrairement au jeu en infériorité numérique, le power-play rouennais n’a pas brillé, ne fonctionnant que par intermittence, et apparaît comme le principal point faible de la saison. Cela a coûté cher sur de nombreux matches, qui auraient pu basculer en faveur des Dragons s’ils avaient eu plus de réussite dans ce domaine. Le jeu rouennais est apparu trop lent et stéréotypé dans cette phase de jeu, où l’impact physique est essentiel près de la cage adverse afin de bonifier les rebonds laissés libres par les gardiens adverses. Hormis Loïc Lampérier, Rouen a semblé manqué de spécialistes dans ce domaine. Autre aspect défaillant, l’absence d’un buteur patenté capable de débloquer une situation dans les matches couperets. Marc-André Thinel et François-Pierre Guénette ont bien souvent été les seuls à inscrire les buts décisifs.
 
Par ailleurs, contrairement à la saison passée où les quatre blocs rouennais ont eu un impact offensif, on a souvent eu le sentiment cette saison que seules les deux premières lignes étaient capables de marquer. Cela a parfois poussé les défenseurs à trop appuyer l’attaque au détriment du placement défensif.
 
Photo hockey Ligue Magnus - Ligue Magnus : Rouen (Les Dragons) - Rouen, bilan de la saison 2016 / 2017
Photographe : Marine Romain
Parmi les points positifs, le jeu à cinq contre cinq a vu les Dragons dominer la plupart des équipes en termes de possession du palet, notamment en play-offs contre Grenoble et Gap. Petit bémol néanmoins sur les sorties de zone assez compliquées, dues à la volonté du staff d’installer un jeu porté sur la possession, ce qui a parfois débouché sur des pertes de palets responsables de buts adverses.
 

Conclusion
 
En termes de palmarès, le bilan de cette saison est clairement décevant. Toutefois, les Dragons ont disputé les deux finales nationales et y ont fait jeu égal avec leurs adversaires. Le niveau de Ligue Magnus s’est clairement resserré et élevé. Rouen a fait jeu égal avec les équipes de tête Gap, Grenoble, Bordeaux et Lyon. Cela ne s’est pas joué à grand-chose pour que les Rouennais puissent garnir un peu plus leur armoire à trophées. La saison prochaine s’annonce captivante et sera assurément tout aussi disputée.
 
Les trois étoiles d'Hockey Hebdo de la saison
 
*** : François-Pierre Guénette
 
Pour ce qui aura été sa dernière saison sous le maillot rouennais, l’attaquant québécois a livré peut-être l’une de ses saisons les plus abouties. Meilleur compteur rouennais de la Ligue Magnus avec 65 points en 63 matches, dont 22 buts, le joueur de centre aura été précieux également dans d’autres phases de jeu comme en infériorité ou lors des mises au jeu importantes. Son éthique exemplaire vont beaucoup manquer aux Dragons. Avec quatre Coupes Magnus, deux Continental Cup, trois Coupes de France et deux Coupes de la Ligue remportées avec Rouen, c’est un grand monsieur du hockey rouennais qui quitte les bords de Seine. Merci François-Pierre et bon courage pour la suite !
 
** : Marc-André Thinel
 
Une fois n’est pas coutume, Marc-André Thinel reste le garant de la réussite offensive rouennaise (meilleur compteur des playoffs) et le symbole du club. Il aura démontré tout au long de la saison, la plus longue parmi ses douze sous le chandail rouennais, qu’il reste à 36 ans un joueur d’exception. Et cela devrait continuer.
 
* : Loïc Lampérier
 
Véritable cadre de l’équipe, Loïc a confirmé les attentes placées en lui. Doté d’un gabarit avantageux, son jeu dans les bandes et devant le filet n’a cessé de progresser, faisant de lui l’un des joueurs les plus efficaces du Championnat dans ce domaine.
 

PS : d’autres joueurs mériteraient de figurer dans ce classement, qui ne constitue qu’un choix effectué par la rédaction d’Hockey Hebdo Rouen.

 
 
 
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