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Hockey sur glace - Ligue Magnus : Angers (Les Ducs)
Hockey sur glace - Angers : Entretien avec Julien Albert
 
Angevin depuis toujours, Julien ALBERT a gravi les échelons dans son club de coeur jusqu’à devenir un joueur incontournable de l’effectif Magnus. Avec le « C » sur la poitrine depuis 3 saisons, l’enfant du pays se confie sur son parcours, le club angevin et son avenir dans la citée des Ducs.
 
Angers le 17/05/2018, Hockey Hebdo Jérémy Gorget le 22/05/2018 à 11:50
Carte d’identité
 
Julien ALBERT, 32 ans Né à Angers, France
Série TV du moment : Le Baron Noir
Joueur de hockey préféré : Pavel Datsyuk
Team préférée : Détroit Red Wings
Dessert favori : Kouign Amann
Meilleur binôme de vestiaire ? Brian (Henderson) & Robin (Gaborit)
Meilleur coéquipier de glace ? Brian Henderson
Golf ou Pêche ? Pêche
Bauer ou Oroks ? Oroks
Soda ou Bière (avec modération) ? Soda
Pizza ou Sushi ?  Pizza
Aznavour ou Hallyday ?     Aznavour
 


Hockey Hebdo : Julien, à quel âge as-tu commencé et pourquoi le hockey sur glace ?
Photo hockey Angers : Entretien avec Julien Albert - Ligue Magnus : Angers  (Les Ducs)
Photographe : Jérémy Gorget
 

Julien ALBERT :
Moi j'ai commencé à trois ans, mon frère avait commencé avant moi. Je ne m'en souviens pas mais c'est mes parents qui me racontent que j'étais sur les bords de la patinoire à regarder mon frère et que cela m'a donné envie donc j'ai suivi le truc. Et puis surtout pourquoi mon frère a commencé, c’est finalement mon grand-père qui était l’un des 2 premiers présidents du club en 1982 je crois, donc voilà mon frère qui a trois ans de plus que moi a commencé à 3-4 ans et moi j’ai suivi.
 



HH : Rares sont les joueurs qui ont fait toute leur carrière dans le même club. Pas un seul autre chandail, hormis l’équipe de France, ça ne t’a jamais tenté d’aller voir ailleurs ?
 
JA :
C'est marrant parce que j’en reparlais encore hier pendant l’entraînement U17 où je dépannais François FERRARI. Peut-être qu’à la fin de ma carrière j’aurai des regrets en me disant « et si j’étais allé dans ce club, et si j'avais bougé ». Et en même temps je suis aussi fier de mon parcours, de ce que cela représente de rester dans le même club, dans le club qui m’a formé et où je suis né. Ce sera toujours une fierté. Des opportunités j'en ai eu, à 16 ans j'ai failli partir en sport étude, là encore pour suivre mon frère, à Amiens. J'avais fait les tests à Amiens, tout était bon, j'étais pris.
Finalement l'été je reçois un courrier de la fédération me disant qu'il fallait que j'aille au pôle régional de Nantes qui n'avait que deux ou trois ans à cette époque. J'ai dit non, ce pôle là ne m'intéressait pas vraiment donc j'ai préféré rester à Angers. Et là encore je me dis que c'était peut-être une chance finalement car j'ai réussi à gravir les échelons comme ça.
Après des opportunités j’en ai eu, mais personnellement je n’ai jamais cherché à partir. Le club m’a toujours fait confiance, m’a toujours donné envie de rester sur les projets et financièrement je m’y suis toujours retrouvé.
Quand j’ai commencé à être plus important dans l’équipe dans les années 2010-2015, on avait une très belle équipe, on joignait souvent les finales et moi dans ma tête je n’avais qu’une seule envie s’était de gagner avec Angers. Je ne voyais pas le but de partir à Rouen, Grenoble, Briançon pour aller gagner avec ces équipes là, on avait la chance de pouvoir le faire avec Angers et on l’a fait d’ailleurs sur des Coupes de France et on l’a manqué de peu sur les championnats.
 
HH : 14 années dans l’élite, 355 matchs de saisons, 127 de Play-Offs. Tu as vu la ligue Magnus se développer, comment juges-tu le niveau actuel du championnat ?
 
JA : Pas besoin d’être pro pour le remarquer, la ligue a complètement été bouleversée notamment avec le changement de rythme et les 44 matchs. On voit que le niveau a clairement augmenté. Je pense qu’il y a 2 facteurs, le facteur français avec des joueurs qui ont augmenté leur niveau de jeu grâce à la formation, grâce à l’équipe de France qui performe, grâce aux joueurs qui s’exportent étant jeunes et qui reviennent ensuite, on voit notamment Damien (Fleury) et Teddy (Da Costa). Ça va faire du bien au championnat. Et il y a aussi le fait qu’on arrive a attirer de plus gros étrangers avec les 44 matchs contre 26 matchs avant. Un gars qui arrivait du Canada, des USA et qui avait le choix entre 26 matchs en France ou 44-50 en Autriche, Suisse B, si il est un peu compétiteur forcément il va aller là où il y a le plus de matchs. Avec la nouvelle formule ça attire plus de bon joueur, c’est top pour la ligue.
Photo hockey Angers : Entretien avec Julien Albert - Ligue Magnus : Angers  (Les Ducs)
Photographe : Jérémy Gorget
 
HH : Avec la nouvelle formule de championnat, on savait que les équipes et les joueurs risquaient d’avoir du mal avec la transition (rythme beaucoup plus soutenu, déplacements plus importants,…) comment as-tu vécu ce passage ?
 
JA : Bah écoute, moi dans ma tête je me dis que 26 matchs ou 44 dans tous les cas avec l’âge avançant, je l’aurais senti donc je ne sais pas trop si c’est les 44 matchs ou si c’est l’âge qui fait ça mais forcément moi je ressens que c’est plus fatiguant.
Je ne dors plus de la même façon dans le bus qu’il y a 10 ans mais est-ce que à 26 matchs ça ne l’aurait pas fait je ne sais pas. Après en règle général, le passage à 44 matchs financièrement c’est compliqué et notamment pour Angers hein.. Quand on voit les clubs à qui on peu s’apparenter comme Epinal qui n’a pas réussi à franchir le cap, nous on sait qu’on a encore 1 année difficile sans la nouvelle patinoire et après je pense que le club va franchir un cap avec la nouvelle infrastructure mais en attendant c’est sur que c’est compliqué.
On voit un fossé qui se creuse entre les grosses écuries comme Rouen - Grenoble qui ont les structures faites pour ce genre de championnat et des clubs comme Angers - Epinal - Strasbourg qui ont du mal. Et puis des clubs comme Lyon - Bordeaux qui se développent avec des grosses patinoires, qui font des recettes et l’argent c’est le nerf de la guerre.
 
HH : Ce n’est pas un secret, les Ducs d’Angers n’ont pas le budget le plus important de la ligue mais les objectifs restent élevés avec la recherche de ce titre de Magnus notamment. Penses-tu qu’aujourd’hui, l’argent est le principal atout pour ces conquêtes de titres ?
 
JA : Forcément ça joue, là les 2 plus grosses masses salariales c’était Rouen et Grenoble. C’est pas un hasard si elles se retrouvent à ce niveau là. Après, nous, on a fait des finales contre Rouen qui avait déjà un budget plus important que le notre et finalement on est passé à 2 doigts de gagner donc ça joue oui et non. C’est vrai que le fossé a vite tendance à se creuser donc il faudra vite qu’on réagisse avec la nouvelle patinoire pour ne pas se faire distancer par les grosses équipes.
Photo hockey Angers : Entretien avec Julien Albert - Ligue Magnus : Angers  (Les Ducs)
Photographe : Jérémy Gorget
 
HH : On voit une recherche de stabilité dans l’encadrement des Ducs, Brennan Sonne a résigné pour 2 ans sur le banc angevin, des joueurs cadres comme toi prolongent l’aventure. Est-ce que c’est cette stabilité qui portera le club dans les meilleures conditions pour entrer dans la nouvelle patinoire ?
 
JA : Ouais de la stabilité il en faut toujours c’est ce qui fait que tu performes d’année en année c’est certain. Je pense que la stabilité on l’a trouvé au niveau du groupe de joueurs français et ça devrait continuer avec Flo Hardy, je pense notamment à Robin (Gaborit), Brian (Henderson), Gary (Lévêque), tous ces joueurs qui font le bon noyau français et après il faut faire l’alchimie avec les étrangers qu’on met autour. Les belles années du club se sont faites autour du duo Bellemare - Fortier, c’est quelque chose qui fait que ça marche, on va essayer de retrouver ça, une stabilité au niveau des étrangers. Il y a eu l’air Varady qui avait ramené pas mal de Canadiens anglais, Busto (Michael), Cody (Campbell), Walls (Braden), tous ces gars là ça a fait une stabilité pendant 2-3 ans c’est pour ça qu’on a performé. Là c’est un nouveau cycle, c’est ça qu’il faut chercher à faire, après c’est pas mon boulot de créer cette alchimie mais c’est sur que ce n’est pas évident.
 
HH : On peut dire que des périodes contrastées se sont enchaînées cette année. Quel bilan fais-tu de cette saison ?
 
JA : C’est vrai que ce n’était pas facile. C’est la 1ère fois que ça m’arrive de penser au Play-down, ça ne m’était jamais arrivé donc c’est une période délicate à aborder, on se demande où est-ce qu’on est, on avait signé pour être dans le Top 4 et au final on se retrouve aux bords des Play-down. On voit que qu’en tu as un creux dans la saison, et là encore c’était pas un creux c’était un bon 2-3 mois de pas bien, c’est compliqué derrière de chopper une bonne place et tu te tires une balle dans le pied quand tu prends Rouen en quart direct.
C’était une mauvaise expérience mais une expérience qui va nous servir pour l’année prochaine, au lieu de commencer l’année en décembre on sait qu’il faut la démarrer en septembre. Il y a un très bon noyau dans l’équipe, les re-signatures de Pat’  (Coulombe), Clément (Masson), Danick (Bouchard) qui connaissent très bien la ligue ça va nous servir pour débuter dès le début du championnat et ne pas attendre décembre.
 
HH : Joueur français formé à 100% à Angers, tu vas accueillir cette année dans l’équipe des jeunes joueurs français, quels rôles as-tu envers ces jeunes en plein apprentissage ?
 
JA : C’est toujours plaisant d’avoir des nouveaux joueurs et notamment des jeunes qui vont venir compléter le line-up. Je pense que si ils signent ici c’est qu’ils sont motivés pour performer et ça, c’est très bon pour l’équipe. Moi forcément j’ai un rôle pour les accueillir au début et pour les mettre dans les meilleurs conditions pour qu’ils performent justement. Comme je disais on a un bon noyau de français donc il n’y aura pas de souci pour leur intégration. Angers franchement ça reste un très bon club pour ça, pour intégrer les jeunes dans l’équipe. De ce que j’ai entendu des gars qui arrivent y’a pas de soucis avec eux donc je pense que cela va très bien se passer.
 
HH : Te projetes-tu sur une après carrière auprès des jeunes hockeyeurs ?
 
JA : Ma reconversion j’y pense depuis quelques années déjà. J’ai songé à ça, j’ai passé mes diplômes d’entraîneur il y a quelques années, j’ai dû entraîner dans le club avec le mineur quand je passais mes diplômes, c’était une très bonne expérience. Maintenant est-ce que je ferais ça je ne peux pas te le dire maintenant, là je boss aussi à côté chez Décathlon. Je me projette aussi là-bas, je me suis toujours dit « pour ma reconversion j’aimerai avoir le choix et ne pas subir ma reconversion » donc là je me laisse le choix avec une porte de sortie du hockey avec Décathlon et en même temps si j’ai une proposition du club pour entraîner, former les jeunes ou au sein du bureau, je ne sais pas quel genre de poste pourrait m'être proposé, je ne suis fermé à rien on verra au moment venu, j’espère encore jouer au moins une année sinon deux. J’aimerai aller jusqu’à la nouvelle patinoire, on verra.
 
HH : Pour conclure, as-tu un message à faire passer aux Raptors (club de supporters) et à tous les fans des Ducs d’Angers ?
 
JA : Continuez à venir toujours aussi nombreux nous soutenir. C’est vrai que si le club fonctionne c’est aussi grâce à eux, c’est clairement très important pour un club d’avoir un groupe de supporters surtout un club comme les Raptors qui est présent dans les bons comme dans les mauvais moments. Merci encore à eux de nous soutenir tout le long de l’année et j’espère qu’ils sont près pour continuer à nous soutenir dès début août.
 
Merci Julien pour le temps que tu as accordé aux internautes de Hockey Hebdo et bel été à toi.

 
 
 
 
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