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Hockey sur glace - KHL - Kontinental Hockey League
Hockey sur glace - T. Shiyanov : « Tous prêts à ne se consacrer qu’au hockey »
 
En mai 2018, alors qu'il était au meilleur niveau U20 avec le Lausanne 4 Clubs, Timur Shiyanov sortait d'une saison particulière pour lui. Depuis, il a joué une dernière année avec le club vaudois et a été signé par le Vityaz Podolsk, avant de rejoindre la structure de l'Amur Khabarovsk, en milieu de saison.
 
Par téléphone, Moscou, Hockey Hebdo Stéphane Ducret le 05/04/2020 à 20:00
Photo hockey T. Shiyanov : « Tous prêts à ne se consacrer qu’au hockey » - KHL - Kontinental Hockey League
HC Amur / Dmitriy Kulinich
Timur Shiyanov a pu évoluer dans son jeu, en MHL
Lors de notre dernier interview (lire ici) tu étais en Junior Elite A, au L4C. Qu'y a-t-il eu de nouveau depuis le mois de mai 2018 ?

À Lausanne, tout m’a plu. On est allé jouer la Finalissima (ndlr : en 2 matchs, contre Genève Futur Hockey) et on avait vraiment une très bonne équipe. Yves Sarault était très clair avec moi sur ses décisions et je restais prêt à jouer. Durant cette fin de saison, j’étais en discussions avec mon agent pour connaitre les possibilités pour mon futur et la Russie était là.

En arrivant en MHL (ndlr : équivalent U21), j’ai compris que les affaires étaient beaucoup plus sérieuses et plus exigeantes. En milieu de saison, il y avait une possibilité de transfert pour avoir plus de temps de jeu. J’ai vu qu’il y a de très bons coachs des gardiens, notamment Alexander Byzov, et que les gardiens sortis de Khabarovsk étaient vraiment très bons. C’était vraiment la meilleure décision que j’ai pu prendre. Le coaching staff d’Amur était très content de moi et je peux évoluer dès la saison prochaine comme professionnel. Avec une expérience en KHL ou VHL (ndlr : 2e division), je peux revenir comme professionnel en Suisse, et ça reste un objectif.

Parle-nous de ton intégration et de ton train de vie en Russie…
On était quatre ou cinq gardiens et j’ai pris ma chance. On n’avait pas une défense exceptionnelle et avons tous eu beaucoup de travail. Tout était fait pour qu’on ne pense qu’au hockey sur glace, on était logés, nourris, suivis, payés, on n’avait pas d’excuses...

Au niveau du train de vie, la différence avec la Suisse, c’est que tu es tout le temps dans les hôtels (4-5 étoiles) et tu n'es pas là pour les vacances. Le championnat de MHL fait 64 matchs, avec quatre matchs contre chaque équipe, deux à domicile et deux à l’extérieur. J’étais là pour travailler et tout était mis en place pour nous.

Quelles différences avec les championnats que tu as connus ?
Les joueurs de MHL avaient déjà des objectifs en arrivant dans cette ligue, tous étaient prêts à laisser leurs « à-côté » pour se consacrer entièrement au hockey. J’ai reconnu certaines similitudes avec ce que j’ai vécu au Canada. Aussi, très peu allaient à l’Université.
 
En y jouant, je me suis rendu compte que, par rapport à la Suisse, les joueurs avaient des skills beaucoup plus développés, les tirs étaient beaucoup plus précis, ils forçaient devant la cage et étaient plus intelligent. Aussi, les bagarres sont beaucoup plus fréquentes ici qu’en Suisse, les arbitres laissent plus facilement faire.
 
C’est une chance de pouvoir jouer devant 3'000-4'000 spectateurs, quand tu as 19-20 ans. Mentalement, c’est clairement autre chose qu’en Suisse. Tu dois sauver tes matchs, tenir tes gars etc… Sur les 18 matchs que j’ai joués, on est allé 4-5 fois en OT et tu dois tenir. On pensait déjà tous comme des adultes et s’il y a des soucis ou des interrogations, on s’entraidait. Nous n’avions pas forcément d’accompagnement psychologique ou mental. Au niveau des entrainements, pendant la saison, les gardiens s’entrainent off-ice à part des joueurs. Sur la glace, on avait des entrainements avant la pratique de l’équipe, une trentaine de minutes avant.

Le futur ?
J’ai un contrat qui court jusqu’en 2021, two-way KHL-VHL. Je commencerai avec la Une, mais à tout moment, je peux être envoyé en VHL. Pour moi, le plus important, c’est de jouer. Si j’ai le choix entre être 2e ou 3e en KHL et 1er en VHL, je préfère jouer en deuxième division. Les contrats peuvent se casser très vite quand tu es junior, et tu dois trouver d’autres solutions. Chaque jour tu dois prouver ta valeur envers l’équipe et envers les coachs.

Je viens de prendre deux semaines de break et on a commencé il y a deux jours un programme pour les gardiens, que les coachs nous ont donnés. Je devais commencer en mai sur glace, en Suisse, avec Sébastien Beaulieu, qui a joué un grand rôle dans ma préparation avant le départ en Russie. Il m’a invité à m’entrainer cet été avec lui. Cependant, compte tenu de la situation actuelle, je reste et m’entraine ici à Moscou.

La rédaction suisse de Hockey Hebdo remercie vivement Timur Shiyanov pour sa disponibilité et sa sympathie et lui souhaite une excellente pause estivale.
 
 
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