Canada - Russie
4 / 5 OT
La Russie de retour sur le toit du monde
Finale : Canada - Russie (18/05/2008) 13339 spectateurs
Des erreurs russes payées cash
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| Jukka Rautio/IIHF-HHOF Images |
Les Canadiens dominent et c\'est l\'idole de la patinoire, Martin St.Louis qui va nous gratifier d\'une pièce de jeu de toute beauté. Il effectue l\'entrée en zone puis, d\'une subtile passe levée, sert dans la profondeur Chris Kunitz. L\'attaquant des Ducks d\'Anaheim remet à St.Louis d\'une passe arrière mais le tir du petit attaquant échoue sur le poteau opposé (6\'58).
Alors que l\'on rejoint la mi-tiers, Gorovikov va s\'emmêler les pinceaux à la ligne rouge avant de se faire sauter les patins par un joueur canadien. L\'arbitre ferme les yeux et c\'est Kunitz qui en profite pour un contre. Son splendide lancer nettoie la lucarne de l\'infortuné Nabokov (9\'17 2-1 Chris Kunitz sans assistance).
Zinoviev tente alors bien de niveler la marque mais Cam Ward est vigilant et repousse de la botte (10\'20). Les arbitres sifflent ensuite un faire trébucher plutôt sévère à l\'encontre de Zinoviev (10\'48). Le palet circule bien entre Heatley, Green et Nash mais les tirs sont peu dangereux face à un Nabokov vigilant. Fedorov, la pénalité à peine terminée, se fait sanctionner pour un retard de jeu après avoir envoyé le puck dans les gradins (13\'52). Puis c\'est Proshkin qui se rend coupable d\'un bâton élevé et va s\'asseoir au banc des punis pour les 4 prochaines minutes.
Et les Russes vont récolter ce qu\'ils ont semé. Il faut en effet moins de trente secondes aux joueurs à la feuille d\'érable pour prendre une priorité de deux buts. Heatley rate complètement son tir qui termine avec beaucoup de chance dans la palette de St.Louis à l\'embouchure du filet. Le « petit » attaquant sert idéalement dans le slot Burns qui compte ainsi son second but de la journée (14\'51 3-1 Brent Burns assisté de Martin St.Louis et Dany Heatley en double avantage numérique).
Le power play restant ne sera pas très efficace mais il faudra tout de même un gros arrêt de Nabokov sur un lancer de Ryan Getzlaf (16\'03). Plus grand-chose à signaler jusqu\'à la fin de la période qui se termine sur des fautes canadiennes non sifflées.
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| Mika Kylmaniemi/IIHF-HHOF Images |
Ca va d\'un camp à l\'autre dans cette partie et Staal et Zaripov échouent tous les deux dans le filet de Nabokov après une belle échappée du canadien (26\'). Les Russes font toujours quelques erreurs techniques qui peuvent coûter cher et se retrouvent en infériorité pour un retard de jeu. Sur cette séquence, Ken Hitchcock dépêche son équipe d\'attaque massive avec les deux artilleurs Burns et Green à la bleue (26\'33). Le power play ne donnera rien et ce sont même les russes qui vont se créer deux situations chaudes par Zinoviev (27\'40) et Morozov (28\').
Les Canadiens continuent de jouer le contre et dans l\'une de leurs rares installations en zone russe, ils vont trouver la faille. Getzalf travaille bien dans le coin gauche et sert Heatley complètement oublié au cercle d\'engagement gauche. Ce dernier ne se fait pas prier pour prendre le shoot qui passe entre le poteau et la crosse de Nabokov (29\'56 4-2 Danny Heatley assisté de Getzlaf). Ce but redonne de l\'énergie à une équipe canadienne bien poussée par la foule déchaînée du Colisée Pepsi. Pourtant les russes auront encore deux belles occasions par Zinoviev seul dans l\'enclave, mais Ward est solide (32\'23). Puis par Ovechkin qui manque un « one-timer » offert par son compère Semin (33\'40).
En jouant un peu plus physique, les canadiens parviennent à s\'installer en zone offensive et Shane Doan effectue une jolie reprise de volée que Nabokov arrête (34\'30). Il y aura encore un déboulé de Kovalchuk dont le rebond ne pourra être transformé dans une cage pourtant vide par Andrei Markov (36\'). Les canadiens terminent la période en gérant leurs deux buts d\'avance.
C\'est en contre que les locaux se créeront leur première occasion lorsque le capitaine Shane Doan reprend un rebond de Derek Roy. Nabokov garde les siens dans le match d\'un « big save » salvateur (45\'30). L\'autre capitaine, Alexei Morozov, est victime d\'une crosse haute juste à côté de l\'arbitre. Rien de signalé, mais qu\'à cela ne tienne, puisque peu de temps plus tard, Tereshchenko converti un rebond après un tir en entrée de zone de Semin (48\'55 4-3 Alexei Terescchenko assisté de Alexander Semin et Fedor Tyutin).
Un but amplement mérité tant la domination est russe et le Canada essaye de protéger son avance et évolue en contre.
Ils vont pourtant évoluer à court d\'un homme et se retrouver à la merci de l\'égalisation. L\'attaque de masse russe n\'en profite pas et ce sont même Eric Staal et Chris Kunitz qui sont à deux doigts de profiter d\'une erreur de relance pour marquer le but d\'assurance (50\').
Les arbitres ont haussé leur niveau et ne se laissent pas bernés par les deux plongeons de joueurs canadiens.
Les joueurs de Ken Hitchcok sont mis sous l\'éteignoir et n\'ont d\'autre choix que de concéder plusieurs dégagements interdits d\'affilée. Le tir soudain d\'Ovechkin, suite à une passe de son camarade Semin, est bien repoussé de la botte gauche par Cam Ward (53\'10).
Ce dernier reste cependant impuissant face à Ilya Kovalchuk qui, après avoir temporisé, lance des poignets et converti à raz glace dans le petit filet opposé un de ses trois shoots de la période pour créer l\'égalité (54\'46 4-4 Ilya Kovalchuk assisté de Vitali Proshkin et Alexander Radulov). L\'attaquant russe, qui marque là son premier filet du tournoi, se jette ensuite contre la baie vitrée à la manière d\'Alexander Ovechkin dans le Verizon Center.
Une minute plus tard, c\'est le premier trio canadien qui soulève la foule en venant taper à la porte. Mais ni Rick Nash, ni Ryan Getzlaf ne parviennent à conclure (55\'40). Les partisans vont pousser au rythme des « lets go Canada » mais rien ni fera, pas même cette tentative de Getzlaf après que Nash ait été atteint au visage par la rondelle (57\'54).
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| Matthew Manor/IIHF-HHOF Images |
Bykov sait qu\'il doit saisir sa chance alors que son équipe va évoluer à 4 contre 3. Il lance sur la glace ses quatre meilleurs joueurs offensifs : Ovechkin-Semin devant le filet et Fedorov-Kovalchuk à la bleue. Kovalchuk prend le premier tir dangereux mais Ward fait l\'arrêt et Ovechkin redirige le retour au dessus de la cage (62\'28).
Le suivant sera le bon ! Fedorov ferme la zone et transmet la rondelle à Kovalchuk posté plein centre sur la ligne bleue. N\'étant pas attaqué, il s\'avance et place la rondelle d\'un fulgurant tir de poignet sous la barre de Cam Ward qui n\'aura pas esquissé un geste sur l\'action (62\'42 4-5 Ilya Kovalchuk assisté de Fedorov et Ovechkin en avantage numérique). Les casques et gants russes volent en éclat alors que tous les joueurs tombent littéralement sur le buteur-héros du jour.
Tirs au total : Canada 29 – 32 Russie
Meilleurs joueurs (élus par les officiels) :
Gardien : Evgeni Nabokov (Russie)
Defenseurs : Mike Green (Canada), Tomas Kaberle (Rep. Tchèque)
Attaquants : Dany Heatley (Canada), Rick Nash (Canada), Alexander Ovechkin (Russie)
Cette grosse affiche entre les deux meilleures équipes de la compétition a accouché d\'un match intense, serré avec beaucoup de buts (comme l\'avait espéré le coach Bykov après la demi-finale gagnée contre la Finlande). Il est dommage que la partie soit entachée de décisions arbitrales litigieuses tant d\'un côté comme de l\'autre. Mais au final, c\'est la meilleure équipe sur la glace qui l\'a emporté.
Les canadiens, après une entame de match comme souvent tonitruante, ont semblé un peu baisser le pied sous les assauts de leurs adversaires. Une fois de plus, le trio Nash – Getzlaf – Heatley s\'est montré dangereux lors de chacune de leur présence. Le second n\'a pas été en reste, notamment grâce au travail incessant de Martin St.Louis. En défensive, c\'est Brent Burns qui a été le plus en vu … offensivement en inscrivant deux buts. Le gardien Cam Ward ne comment pas d\'erreur sur cette rencontre plutôt tournée vers l\'attaque.
Les Russes remportent enfin un trophée mondial après une longue disette de 15 années. La malédiction sur le pays organisateur se poursuit puisque le dernier champion titré sur ses terres est l\'Union Soviétique en 1986 à Moscou. Après une première période passée à se défendre en désavantage numérique, les russes ont mis la main sur la rencontre lors des deux dernières périodes. Ils se sont heurtés à une bonne défense canadienne avant de trouver l\'ouverture et forcer la prolongation. Alexander Ovechkin a, une nouvelle fois, débordé d\'énergie alors que son camarade de club Semin n\'a cessé d\'affoler les défenseurs adverses. La ligne Morozov – Zinoviev – Kovalchuk a été précieuse et ce dernier a inscrit ses deux seuls buts de la compétition au meilleur moment (pour créer l\'égalité en fin de troisième tiers et en temps supplémentaire pour offrir le titre à son pays). En défense, Andrei Markov et Ilya Nikulin ont été solides alors que le gardien Nabokov a effectué quelques arrêts clés aux bons moments.
J\'ai revu l\'action à la vidéo et la pénalité est bien là. Au niveau de l\'arbitrage, j\'ai été agréablement surpris du bon niveau tout au long de la compétition.
Ce ne fut pas facile pour nous au début mais avec la patience et la discipline, nous avons su revenir malgré tout. Au troisième tiers, nous avons joué avec 3 lignes plutôt que 4 et cela a payé au niveau de l\'intensité. Je suis vraiment très heureux et très fier pour mes joueurs. C\'est une victoire très important pour le hockey russe et toutes les personnes qui ont patienté pendant ces 15 ans peuvent être fier de leur équipe.
Oui, car j\'ai confiance en tous les joueurs de mon groupe. Je donne toujours la chance à mes joueurs. Ilya a répondu présent et j\'en suis très heureux.
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