Avant même le début du match, une chose semblait évidente : Les Suisses supportaient la France ! C’est vrai que la rivalité avec l’Allemagne empêche tout Suisse qui se respecte à supporter la Mannschaft, malgré les similitudes culturelles entre la Suisse et l’Allemagne.
De plus, une victoire française permettrait à la Suisse de gagner un petit point pour le tour intermédiaire, tandis qu’une victoire allemande laisserait la Suisse à 2 points.
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| Christophe Moreau |
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Premier tiers-temps
En début de match, l’équipe de France était clairement dominée. L’Allemagne jouait physique et surtout patinait beaucoup plus vite que les Bleus. Mais contre le court du jeu, c’était la France qui marquait en premier !
Anthoine Lussier, attaquant du HC La Chaux-de-Fonds (NLB), interceptait à la ligne bleue allemande une passe transversale désastreuse entre les défenseurs, puis partait seul pour ouvrir la marque (3’50’’, 1-0 pour la France).
Mais une crosse haute de Kevin Hecqufeuille (4’03’’) coûtait chère…
Sur la double pénalité (sang) contre le joueur de Grenoble, l’Allemagne n’avait besoin que d’une poignée de secondes pour égaliser, par l’intermédiaire de la star de NHL Jochen Hecht (4’22’’, 1-1), qui par la suite deviendra totalement transparent dans ce match. Sous la pression germanique, la défense française paraissait fébrile et nerveuse. Habitués au jeu plutôt dur (DEL…), les Allemands n’hésitaient pas à venir chatouiller les oreilles des défenseurs tricolores. Suite à une offensive allemande et une petite explication, Benoît Quessandier était envoyé en prison en compagnie de Christoph Ullmann pour dureté (6’52’’). Au tour d’Anthoine Lussier d’aller en prison (9’15’’ pour hooking). Sur un bon shoot du défenseur des Ottawa Senators Christoph Schubert, Fabrice Lhenry faisait l’arrêt qu’il fallait de la mitaine, très propre. Dans la deuxième partie de la période, la France faisait jeu égal avec l’Allemagne. Les deux équipes jouaient un hockey assez ouvert (voire très ouvert), en tentant pas mal de gestes techniques osés, mais plus souvent réussis dans le camp allemand. Mine de rien, les 9\'956 spectateurs présents pour cette affiche pas forcément reluisante avaient quand même droit à du bon spectacle.
Et les Bleus en donnaient ! Cafouillage devant la cage allemande, Dimitri Pätzold qui ne savait plus où était la rondelle et Luc Tardif qui passait par là pouvait redonner l’avantage à l’équipe de France (16’48’’, 2-1 pour la France). Puis une nouvelle pénalité (17’16’’, Yorick Treille pour hooking) remettait la France en grand danger. Sur celle-ci, les Allemands manquaient des actions aussi grosses et immanquables qu’un éléphant dans un corridor. Alors que François Rozenthal était lui aussi en prison (18’09’’ pour cross-check), la Mannschaft touchait du bois (poteau) et continuait de mettre une pression incroyable sur Fabrice Lhenry. Toujours est-il que les Bleus résistaient et maintenaient le score à 2-1 après 20 minutes. Au niveau des tirs cadrés : Allemagne-France 16-12.
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| Christophe Moreau |
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Second tiers-temps
Pendant toute la première moitié de la période, l’Allemagne dominait clairement mais sans vraiment mettre la défense française hors de position. Nettement, les Allemands étaient plus forts mais le spectre d’un but français refroidissait quand mêmes les ardeurs. Tactiquement, Dave Henderson jouait un bien vilain tour à Uwe Krupp, qui n’arrivait pas vraiment à adapter son équipe pour déjouer le verrou hexagonal. En clair, les Français attendaient à quatre (quand c’était pas cinq…) à la ligne bleue en laissant tout le loisir aux Allemands de faire le jeu… Par rapport à la première période plutôt ouverte, la seconde reprise était d’un ennuyeux assez effroyable. Plus on avançait dans la période, plus l’Allemagne était empruntée et balbutiait son hockey sur glace (qui n’est déjà pas folichon). Mais bloquer le jeu à 2-1 et uniquement spéculer sur d’éventuels contres est très dangereux… Tout allait dépendre du discours du sélectionneur allemand dans le vestiaire… Pour le côté officiel, le seul fait marquant inscrit sur la feuille de match durant cette période était une pénalité contre Jonathan Zwikel… (36’31’’ pour tripping).
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| Christophe Moreau |
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Dernier tiers-temps
D’un niveau tout aussi faible techniquement que la seconde période, l’ultime reprise voyait certes, Daniel Kreutzer se balader dans le camp français et voir son bon lancer du poignet retenu par Fabrice Lhenry, mais la France n’était pas vraiment inquiétée, bien que dominée. La grande partie du temps, les débats avaient lieu en zone défensive française, sans que les Allemands soient capables de capitaliser. Face à la pression (enfin, toute relative qu’elle était) allemande, les Bleus ne se donnaient même plus la peine d’essayer de construire un contre, préférant simplement se dégager pour changer de bloc… Mais pourquoi donc cette équipe allemande se liquéfiait de la sorte? Il y a plusieurs explications plausibles. Tout d\'abord, les Allemands étaient entrain de payer cash leur débauche d’énergie de lundi contre la Suisse. L’autre explication : Vu que les Allemands ne peuvent pas descendre (ils sont les prochains à organiser le Groupe A en 2010), l’équipe jouait peut-être contre Uwe Krupp, un entraîneur qui ne fait par l’unanimité, d\'après certains journalistes allemands en tout cas. D’ailleurs de leur côté, les fans allemands scandaient plusieurs chants demandant son départ de la sélection, des chants apparemment bien préparés pour l\'occasion et repris par beaucoup de spectateurs... Il est vrai que le jeu de puissance indigeste, le jeu de transition lent, le jeu (tout court) sans vie, sans intensité, sans volonté proposé par les Allemands étaient indigne de cette nation.
Pour l\'équipe de France, cette victoire imprévue (il faut bien l\'admettre) est une aubaine! Les Bleus se maintiennent dans le Groupe A sans devoir jouer les matchs délicats du tour contre la relégation. De plus, de fait d\'atteindre le second tour permet à la France d\'être dans le troisème chapeau lors du prochain tirage au sort pour 2010, au lieu de la traditionnelle place dans le dernier chapeau qui rend le sauvetage plus compliqué.
Quoiqu\'il advienne désormais (probablement des défaites en tour intermédiaire), la France a déjà réussi son championnat du monde! Bravo les Bleus!
Etoiles Hockey Hebdo
*** Baptiste Amar
** Chris Schmidt
* Fabrice Lhenry
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