Rouen embraye.
Comme à chaque début de tiers, Caen a la mainmise sur le puck et Rouen a beaucoup de mal à sortir de sa zone sans que pour autant Ylonen soit mis à contribution. L’orage passé, Rouen se montre dangereux et Stefanka et Akerman allument Gelmi (42.44). Sur une supériorité, Akerman à la bleue nous montre la puissance de son slap et demandez à Salmivirta, qui se trouvait sur la trajectoire, ce qu’il en pense, aïe aïe aïe (47.13).
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| Photographe : Pascal Longuemare |
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Castonguay s’essaye aussi mais, là encore, Gelmi dit non (47.43). Caen ne reste pas inactif puisque Romand adresse un gros lancer que Ylonen dévie du casque (49.09). Puis arrive le missile, Janil entre dans la zone offensive légèrement sur la droite, une petite passe entre ses jambes pour Gutierrez lancé qui envoie une mine sous la barre qui laisse Gelmi sans réaction
(4-2 / 51.15 Gutierrez ass Janil).
Est-ce Rouen qui accélère ou Caen qui faiblit, sûrement un peu des deux. Si bien que, sur une nouvelle supériorité numérique, Rouen va encore faire parler la poudre. Bien placé à la bleue, Castonguay tire, le rebond est profitable à Gutierrez, seul dans le slot, qui loge la rondelle sous la barre de Gelmi et inscrit son deuxième but de la soirée
(5-2 / 52.22 Gutierrez ass Castonguay et Janil).
Caen n’y est plus et est souvent pris par la patrouille et, sur un double avantage numérique, Akerman, plein axe, est en possession du puck, il s’avance, fait mine de tirer et délivre un caviar de passe à Desrosiers, seul au poteau droit, qui n’a plus qu’à finir le travail, la cage étant grande ouverte
(6-2 / 54.35 Desrosiers ass Akerman).
Le calvaire de Gelmi se poursuit et se termine ; toujours en infériorité numérique, Caen ne parvient plus à enrayer la machine rouennaise. Castonguay se joue de la défensive bas-normande, son tir, contré au tout dernier moment, est laissé libre et Rech, à l’affût, lui fait passer la ligne fatidique (
7-2 / 56.11 Rech ass Castonguay et Lahesalu).
Les Dragons remportent ce derby. Sûrement dûes à un manque évident de cohésion, d’entraînement et de matchs, les entames de tiers des Rouennais étaient plus que difficiles mais pas de quoi non plus s’alarmer. Le talent est bel et bien là. Nous retiendrons donc, au-delà de la victoire rouennaise, le bon esprit de cette équipe, la bonne implication des jeunes et la volonté de ne rien lâcher. Du côté des Caennais, leur jeu vif et rapide ont mis à mal la formation haut-normande pendant une bonne partie de la rencontre, ne faiblissant qu’en fin de rencontre. Il reste encore pas mal de travail aux boys de Lucho