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| Photo by Andre Ringuette/HHOF-IIHF Images |
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Les Canadiens, tout sauf convaincants lors des premiers matchs, montrent enfin un beau visage. Ils jouent vite et bien, ils commencent à se trouver et font mal à la défense américaine. Jonathan Quick veille au grain devant ses filets et quelques bonnes parades lui permettent de se mettre en place.
Les USA lancent des rapides contre-offensives, la défense canadienne prend l'eau mais Price s'offre un impeccable arrêt mitaine pour rassurer ses compagnons. Le jeu déployé est évidemment très "NHL" et le dumping est Roi sur la glace de Sotchi.
Les USA sont les pénalisés les premiers, ils reculent sous la pression canadienne, les bons lancers de la bleue sont nombreux. Quick s'offre un double arrêt de grande classe. Le Canada force mais l'arrière-garde de l'oncle Sam ne cède pas. Les Etats-Unis, de retour à cinq, retrouvent un jeu efficace et agréable avec des passes précises et beaucoup de vitesse, les Canadiens, très rugueux à l'arrière, parviennent à s'en sortir sans trop de mal. L'érable est pénalisé mais le powerplay américain est déplorable, il n'arrive pas à s'installer ni même à lancer à la cage.
La fin de tiers est disputée, les Canadiens s'offrent de belles occasions mais Quick veille et parvient à maintenir la team US dans le coup jusqu'à la première sirène.
La porte s'entrouvre :
Le Canada reprend bien le deuxième tiers alors que son adversaire semble être resté aux vestiaires. D'ailleurs, le score va logiquement se débloquer rapidement.
Bouwmeester lance depuis la bleue, Jamie Benn, encerclé par les Américains, parvient à dévier dans l'angle opposé pour faire trembler le filet grand ouvert (0-1 à 21'41). |
| Photo by Andre Ringuette/HHOF-IIHF Images |
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Le Canada maintient la pression mais est alors pénalisé, les Etats-Unis se relancent alors et installent leur jeu. Ils sont maladroits et poussifs et ne lancent que de loin, sans grand danger pour Carey Price. L'ofensive américaine manque d'imagination et de percutant. Elle se contente d'un jeu simplissime qui ne vient pas mettre à défaut l'ultime carré canadien.
Les joueurs à l'érable lancent des contres pour tenter de repasser devant mais sans succès, Quick fait bonne garde devant les filets. Les Etats-Unis manquent de créativité pour ressortir et proposent encore et toujours le même jeu, basique et stéréotypé. Ils balbutient leur hockey, eux qui ont pourtant été si impressionnants lors de leurs premiers matchs. Ils s'empêtrent dans l'hermétique défense canadienne qui repousse invariablement leurs tentatives.
Le Canada est pénalisé une seconde fois mais, comme lors du premier avantage, les USA peinent à en profiter, les tirs sont mal cadrés et le jeu est brouillon. Paciorety, seul devant Price, bute sur ses bottes et relance au même endroit sur le gardien au lieu de se décaler ou de chercher l'angle opposé avec un tir croisé.
Le rythme descend dans cette fin de second tiers. Le dumping se multiplie à l'infini et avec lui ses fidèles amis : "dégagements interdits" et "coups d'épaules contre la bande". A ce petit jeu-là, les deux équipes se neutralisent jusqu'à la seconde sirène.
Tirs cadrés : 12 / 11 pour le Canada
Pénalités : 4 / 0 pour le Canada
Non rien de rien, il ne se passe rien :
Le Canada revient bien sur la glace mais ne tente pas vraiment de doubler son capital but. En face, les Etats-Unis qui pourtant tirent de l'arrière n'en font pas plus. On assiste à un très désagréable faux rythme fait de dégagements et de pertes de palets. Le public du Bolchoï s'ennuye ferme mais les deux équipes restent dans leurs approximations.
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| Photo by Andre Ringuette/HHOF-IIHF Images |
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On ne reconnaît pas les Américains éblouissants dans les rencontres du premier tour, ni le Canada des deux premiers tiers. Ce dernier gère tranquillement son avance et cadenasse le match. Le palet valdingue dans tous les coins de la patinoire dans un rythme proche du sommeil du public russe, qui chante quand même "Chaïbu, Chaïbu".
La partie s'éternise et finalement ce sont les Canadiens qui tirent leur épingle du jeu, ils lancent quelques offensives, la pression monte mais Quick, décidément le seul bon Américain ce soir, multiplie les parades. Complètement abandonné par sa défense, le danger est présent, mais les rebonds sont tellement mal exploités par le Canada que le portier des LA Kings ne craint pas grand-chose.
Les Etats-Unis sont sur une autre planète, ils sont menés au score mais ne tentent quasiment rien, leurs dégagements en fond de glace, leurs hors-jeu et leurs passes ratées n'inquiètent guère la défense canadienne. Les rares tirs sont plein axe sur le corps de Price qui s'interpose facilement.
La partie traîne en longueur, les minutes défilent mais personne n'accélère dans une fin de match ultra-défensive, les USA se cherchent en vain. Les Américains sortent leur gardien mais n'arrivent même pas à entrer dans la zone offensive, leur jeu, d'une rare pauvreté, se heurte à la solide défense canadienne.
Marleau, seul dans le coin de la cage vide, tire même à côté... décidément, rien ne va dans ce tiers. Les USA, complètement anesthésiés, ne se réveilleront pas avant la sirène finale.
Tirs cadrés : 9 / 9
Pénalités : 2 / 0 pour les Etats-Unis
Etoiles Hockey Hebdo :
***: Jonathan Quick
** : Carey Price
* : Jamie Benn
Le Canada remporte un match laborieux notamment dans le dernier tiers. Lot de consolation pour les fans du palet en caoutchouc à la Bolchoï, l'unique but marqué était de belle facture, et les bonnes parades de Quick auront mis quelque chose à se mettre sous la dent. Les deux premiers tiers ont été solides avant un relâchement général, sans incidence au niveau du score.
Les Canadiens ont été extrêmement défensifs et ont réussi à complètement annihiler l'offensive américaine qui a brillé par ses erreurs et son absence, des stars comme Oshie, Kane, Kessel ont été transparents. Les USA n'ont quasiment pas existé pendant ce match et on se demande bien encore ce qu'il leur est arrivé. Ils se défendront demain pour le bronze, mais ils devront proposer un tout autre jeu s'ils veulent revenir avec une médaille de Sotchi. Le champion olympique en titre a fait ce qu'il fallait pour venir à bout de son rival dans une partie ou le minimum syndical a été vu au niveau du score. Le Canada défendra son titre olympique dimanche face à une équipe de Suède qui risque de jouer son système de la trappe et s'appuyer sur leur excellent gardien. Une finale bien verrouillée nous attend dimanche sur la glace du Palais des Glaces Bolchoï de Sotchi qui devrait une fois encore être complet.