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| Photo by Jeff Vinnick/HHOF-IIHF Images |
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La Norvège presse mais Bobrovsky, solide, ne s'y trompe pas et tient son équipe dans le coup. La Russie tente bien quelques coups d'escopette, menés notamment par Ovechkin ou Datsyuk mais sans vraiment convaincre. Les Russes sont maladroits et fébriles dans ce premier acte, le nombre de tirs non cadrés ne se compte même plus. La Norvège peine à contrer et reste à la défensive en bloquant bien les passes et les rares lancers russes.
Le public pousse derrière son équipe mais celle-ci semble être encore aux vestiaires. Les Nordiques sont pénalisés et le powerplay russe s'installe, les passes tournent à l'infini mais, durant ces deux minutes, aucun lancer n'est proposé sur la cage d'Haugen, ce dernier doit rire sous cape.
Les Russes se font même une grosse frayeur dans les dernières secondes mais Bobrovsky s'interpose avec talent. Une fois encore, l'équipe de Bilyaletdinov passe complètement à côté de son premier tiers. C'est une habitude mais "coach Bill" parviendra-t-il à relancer ses ouailles ? La Russie doit lancer à la cage si elle veut inscrire des buts, c'est le B-A-BA du hockey.
L'ours russe sort de l'hibernation :
La Russie reprend mieux son deuxième tiers, Medvedev lance de la bleue mais Haugen détourne. Le premier bloc russe est bien le seul à faire le métier à l'offensive mais la Norvège tient encore. Ovechkin, en contre, trouve Haugen. La défense norvégienne, comme contre le Canada, fait le dos rond, se montre efficace et physique. Elle parvient à enrayer l'assaut des Russes qui ne trouvent pas de solution.
Aleksandr Radulov remonte la glace en solitaire, il contourne la cage et lance, le palet, dévié par la défense norvégienne, termine sa course au fond des filets scandinaves (1-0 à 24'12). |
| Photo by Jeff Vinnick/HHOF-IIHF Images |
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Les Russes, enfin lancés, se mettent à accélérer, la Norvège vacille et concède une faute. Pour une fois, le powerplay slave est bien fait, il fait du mal à l'arrière-garde scandinave mais Lars Haugen tient bon. Datsyuk, dans le coin, tente de glisser contre le poteau, mais il perd le contrôle du palet. Kulyomin, dos à la cage, tire en se retournant sans plus de succès.
La Norvège peine brutalement dans ce milieu de seconde période, elle commence à balbutier son hockey, la première ligne russe, Kovaltchuk-Datsyuk-Radulov, en profite pour enfoncer la défense nordique. Haugen maintient la porte fermée de toutes ses forces mais la pression monte. Puis, tout à coup, aussi vite qu'il était monté, le jeu russe retombe. La Norvège respire et lance son offensive, elle se heurte à la solide défense russe et à Bob qui fait le ménage devant son filet.
Les Russes repartent vers l'avant, Radulov enrhume la défense et lance, son tir heurte le poteau puis la jambière du portier, Kovaltchuk se rue sur la rondelle et la précipite au fond des buts norvégiens tandis que le Dôme explose (2-0 à 37'11).
Les Ours norvégiens sont sonnés et se mettent à reculer en toute fin de tiers, ils serrent les dents, Anisimov remet un caviar pour Syomin qui reprend mais Haugen a bien suivi.
La Sbornaya s'est enfin réveillée, elle a haussé le ton et multiplié par deux son nombre de lancers, le premier bloc, et notamment les KHLers, ont trouvé deux fois le chemin des filets, il faudra confirmer et enfin rassurer dans le dernier tiers.
Tirs cadrés : 14 / 6 pour la Russie
Pénalités : 2 / 0 pour la Norvège
La Russie finit le travail :
Les Russes obtiennent une supériorité numérique d'entrée. Ovechkin lance, le rebond est récupéré par Radulov qui bute sur Haugen. La Russie force mais n'arrive pas à élargir le score. Tarasenko s'échappe seul en break mais échoue face au gardien de Minsk.
Petit à petit, les Russes laissent filer la rencontre, ils préservent des forces. En cas de victoire, ils ont un match capital, demain, contre la Finlande.
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| Photo by Jeff Vinnick/HHOF-IIHF Images |
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La Norvège en profite pour revenir et se glisse dans les brèches, la défense russe laisse des espaces et Olimb en profite mais Bobrovsky ne se laisse pas surprendre. La pression est norvégienne mais le portier des Blues Jackets sauve les maillots rouges.
Aleksandr Ovechkin parvient à s'échapper seul en break, il fonce à la cage mais est fauché par un coup de crosse. Il parvient tout de même à tirer mais c'est repoussé sans problème. Alors que la foule hurle pour réclamer un tir de pénalité, l'arbitre ne siffle même pas de faute !
Les Russes repartent à l'assaut, Ovechkin passe deux défenseurs et travaille contre la bande, il est durement chargé dans le dos et va s'écraser contre la balustrade, une fois encore les arbitres ne sifflent rien. C'est une drôle d'ambiance qui monte sur la glace du Palais des Glaces Bolchoï.
La Norvège sort son gardien pour faire entrer un joueur supplémentaire, Datsyuk s'échappe. Gentleman, il remet pour Kovaltchuk, mais ce dernier lui rend la politesse et finalement aucun d'entre eux ne lance.
La Norvège revient mais se fait repousser par un coup de crosse de Datsyuk, Aleksandr Radulov livre un énorme effort de patinage pour doubler tout le monde, il va lancer dans la cage ouverte alors que les tribunes grondent (3-0 à 58'53).
La Russie, relancée, se rue à l'assaut, la pression monte.
Tikhonov, enfin sélectionné, temporise derrière la cage et remet devant, Alekseï Tereshtshenko récupère et lance juste sous la barre dans une ambiance de folie (4-0 à 59'20).
Soulagement et grande émotion au Dôme où la Russie finit par s'imposer logiquement mais non sans avoir douté.
Tirs cadrés : 10 / 10
Pénalités : 2 / 0 pour la Norvège