Trois minutes qui pèsent lourd
Dès la mise en jeu, les deux équipes veulent imposer leur loi, et le ton devient rapidement très physique. Meudon est pourtant plus vif sur le palet et plus opportuniste.
Sur un turnover, Morzine ne parvient pas à ressortir proprement de sa zone, et le tir de Lucas Hacala trouve le chemin des filets derrière Jiri Blazek à 1'28.(1-0)
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| Photographe : © Soran |
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Quatre-vingt-quatre secondes plus tard, une superbe passe en diagonale d
'Axel Abrahamsson à travers la zone neutre, recentrée devant la cage par Justin Svenson, permet à Johan Lindholm de pousser le palet au fond : 2-0 à 2'52.
La pénalité de Gautier Alvau (4'41) offre à Meudon une première supériorité numérique. Elle est bien menée, mais le box-play de Morzine tient bon. Le match s'installe ensuite. Les Savoyards sèment la confusion devant la cage de Tanner Wickware sans parvenir à conclure, et Blazek repousse une échappée meudonnaise. Au-delà de ces deux buts éclairs, la période est remarquablement équilibrée.
Le tournant que Morzine laisse passer
La deuxième période reprend sur le même rythme, avec de nombreux changements de possession et des batailles constantes pour le palet. Meudon se montre un peu plus précis dans ses passes en zone neutre.
À 24'44, un tir lointain de Morzine rebondit sur Wickware, et Alix Bellanger récupère le rebond pour réduire l'écart : 2-1
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| Photographe : © Soran |
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Trente-neuf secondes plus tard, Antoine Mony écope de deux minutes pour plongeon. Morzine tient alors le momentum et une supériorité numérique pour égaliser. L'occasion ne dure qu'une minute : Hugo Mezentzeff est pénalisé pour avoir retenu un adversaire (26'23), ce qui annule l'avantage savoyard. Meudon ne parvient pas à profiter de la minute en supériorité qui suit.
La pénalité de Valtteri Virtanen (29'11) renvoie Meudon en power play, sans résultat. Mais juste après le retour à cinq contre cinq,
un palet rebondit sur Blazek et Lindholm le pousse dans le but pour son deuxième de la soirée : 3-1 à 31'19.
La pénalité de banc pour surnombre purgée par Emil Lindblom (34'28) redonne un espoir à Morzine, qui ne parvient pas à le concrétiser. Dans un match aussi serré, entamer le dernier tiers avec deux buts de retard pèse lourd.
Morzine revient, mais trop tard
Le troisième tiers démarre sur le même rythme équilibré. Meudon ne profite pas du cinglage de Robin Lebrun Gilbert (43'35).
Puis un turnover de Morzine en zone neutre permet à Lindblom de récupérer le palet à la ligne bleue et de décocher un tir puissant : 4-1 à 50'04.
Morzine répond immédiatement.
Une passe latérale nonchalante de la défense meudonnaise est interceptée, et Lebrun Gilbert fusille Wickware : 4-2 à 51'29.
La crosse haute de Yoanne Lacheny (53'25) offre une dernière supériorité numérique aux Savoyards, mais le temps commence à manquer. Meudon maintient une pression constante jusqu'au bout, si bien que Morzine ne peut sortir Blazek au profit d'un sixième joueur qu'à 59'01.
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Analyse
Dans les chiffres les plus visibles, rien ne sépare les deux équipes : 28 tirs pour Meudon, 27 pour Morzine, et des unités spéciales muettes des deux côtés. Meudon fait la différence là où elle se voit le moins.
Ce qui ne se voit pas : les mises en jeu et les gardiens
Meudon remporte 36 mises en jeu sur 52, soit 69 %. Johan Lindholm domine le cercle avec un 15-3, en plus de ses deux buts. Dans un match aussi équilibré, partir avec le palet aussi souvent n'a rien d'un détail. Devant le filet, Tanner Wickware arrête 25 tirs sur 27 (92,6 %), contre 24 sur 28 pour Jiri Blazek (85,7 %). À nombre de tirs quasi égal, cette efficacité, devant le filet comme dans la cage, fait la différence entre deux et quatre buts.
Courir après le score
Les deux buts du début de match hantent Morzine toute la soirée. Les Savoyards doivent courir après le score pendant 57 minutes. Ils ne lâchent jamais, comme le montre leur réponse à 4-2, à peine 85 secondes après le quatrième but meudonnais. Mais ils ne parviennent jamais à recoller.
Le tournant : Des pénalités au pire moment
Le moment clé du match se situe en début de deuxième période. Juste après le 2-1, Morzine tient le momentum et une supériorité numérique, mais deux pénalités coup sur coup éteignent son élan. Meudon, lui, marque pour mener 3-1. Sur l'ensemble du match, les deux équipes restent plutôt disciplinées. Mais dans cette séquence décisive, les pénalités concédées par Morzine lui font perdre une belle occasion de revenir à hauteur de Meudon.
Des unités spéciales muettes
Sur sept pénalités sifflées, aucun but n'est inscrit en supériorité numérique : 0 sur 4 pour Meudon, 0 sur 3 pour Morzine. Outre-Atlantique, on répète que les unités spéciales font la différence dans les matchs serrés. Ce soir, elles ne font pas la différence au tableau d'affichage. Imaginez si Morzine avait été opportuniste : la dynamique, et peut-être le résultat, auraient pu être bien différents. L'inverse est tout aussi vrai. Face à un Morzine inefficace en power play, un Meudon un peu plus tranchant en supériorité aurait pu creuser un écart bien plus large.
Au hockey, les détails ne font pas toujours le spectacle. Ils font souvent le résultat.
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| Photographe : © Soran |
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Note de la rédaction : Nous profitons de cet article pour remercier
David (Dolyaksportswriter) pour sa confiance à nous rejoindre. Merci également à
Melvyn du club de Meudon pour la qualité de nos échanges et son accueil sans oublier
Soran dont les photos illustreront nos articles.
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