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| Crédit Photo : TVA Sports.ca |
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Nous sommes le 28 février 2010. Ce soir, un entraîneur va frapper fort dans l’histoire de la Ligue de Hockey Junior Majeur du Québec (LHJMQ). L’homme en question est en poste depuis 2003 du côté des
Saguenéens de Chicoutimi, sa ville natale. Avant de devenir une figure importante de LHJMQ, le Chicoutimien s’est fait la main chez le
Laser de Saint-Hyacinthe, les Foreurs de Val-d’Or et le Drakkar de Baie-Comeau. Ce soir, cet homme remporte son 570
ème match de LHJMQ avec les Saguenéens. Rien que cela. Il bat ainsi le record de Guy Chouinard. Mais la différence entre les deux hommes est de taille : alors que l’un passe 17 ans à Chicoutimi, l’autre a connu le banc de 5 équipes depuis 1986. Notre homme est un homme qui dure, et qui gagne, donc. Cet homme, c’est
Richard Martel, l’homme qui prendra la tête des Brûleurs de Loups la saison prochaine.
De la LHJMQ à la troisième division suédoise
Lorsqu’il quittera les Saguenéens, Richard Martel partira avec un bilan de 589 victoires sur 1171 matchs. En 2011, son équipe ne remporte que 18 victoires sur 50 rencontres disputées. Ses résultats sont jugés en perte de vitesse. Il est limogé. Fin de série pour Richard Martel. Fini la LHJMQ. Après 18 saisons dans la ligue, un nombre record de victoires et avoir remporté deux trophées Ron Lapointe de meilleur entraineur de l’année, Richard Martel voyage vers la Suède. Direction le
Visby/Roma HK, un club de Division 1, soit le troisième échelon national. Après deux ans passés en terre nordique, le club lui doit un titre de champion de saison régulière et une deuxième position l’année suivante.
Le conseil
d’Antoine Roussel
C’est une candidature spontanée qui a amené Richard Martel à Grenoble. Lorsque son agent lui dit que la direction des Brûleurs de Loups recherche un entraîneur, Richard Martel commence à y réfléchir fortement. Il contacte
Stéphanie Carrel-Magnan, la présidente du club, pour se proposer. Puis le Français des Stars de Dallas (NHL), Antoine Roussel, qu’il a entraîné aux Saguenéens de Chicoutimi entre 2006 et 2010. Celui-ci lui vante les mérites du club. Après avoir envisagé différents noms, et malgré la tardiveté de la candidature Martel, la direction le choisit. Par peur de l’engagement, il refuse de signer pour plus d’une année.
Un premier choix controversé :
Jean-François Dufour
Les supporters réclamaient un grand ménage. Pour eux, tout le staff devait changer. Jean-François Dufour, et ses adjoints. Ils y avaient cru un instant, en apprenant que Jean-François Dufour deviendra entraîneur des U22. Pas très loin de l’équipe première, certes. Mais le grand ménage n’aura pas lieu. L’ancien entraîneur principal des Brûleurs de Loups sera l’adjoint de Richard Martel. Un duo québécois, que Richard Martel lui-même a souhaité constituer. Le Chicoutimien a ainsi posé sur la table les pleins-pouvoirs concernant le choix des joueurs et de son adjoint comme condition non négociable pour prendre la tête du club. Il a sûrement opté pour Jean-François Dufour afin de se reposer sur son expérience d’entraîneur à la tête du club et pour découvrir l’équipe et la Ligue Magnus. Côté Dufour, se voir repris comme coach adjoint avec un communiqué qui évoque son envie de progesser et de combler ses lacunes pourrait paraître difficile, surtout lorsque Martel précise que ce dernier à un bon profil de coach adjoint. Mais ne vaut-il mieux pas être adjoint que simple formateur du junior quand il vous reste une année de contrat ? Les supporters apprécieront.
L’homme qui ne connaissait pas
Sidney Crosby
Un tempérament fort. Des colères ainsi que des coups de gueule à répétition. L’homme pourrait bien être tout le contraire de son futur adjoint. Richard Martel a par exemple expliqué réaliser de se mettre en danger lorsqu’il grimpe les bandes. Un comportement dont Jean-François Dufour nous a peu habitués. Il compte également à son actif d’autres coups d’éclats et déclarations pour le moins surprenantes. Liste non exhaustive : une déclaration où il affirme préférer battre les Remparts de Québec en série que de gagner la coupe Memorial ; une autre avant une demi-finale entre les Saguenéens et l’Océanic de Rimouski où il dit ignorer qui est la future star de NHL Sidney Crosby qui figurait alors dans les rangs de l’Océanic ; une défaite 7-1 à Rimouski lors de laquelle, furieux, il amène les caméras de télévision dans le vestiaire de Chicoutimi… A-t-il pris, comme il le dit, de l'expérience mais surtout de la maîtrise de soi en Suède ? Si nul ne conteste ses capacités d'entraîneur avec les juniors, qu'en est-il exactement avec des joueurs professionnels ? Martel est-il une excellente affaire comme coach ou une venue à haut risque ? On peut sérieusement s'interroger lorsque l'on voit qu'il a préféré rester en ligue mineure suédoise ces dernières années, ce qui semble indiquer qu'il n'a pas reçu de propositions sérieuses de la part de clubs reconnus. Alors que Richard Martel, connu pour son ambition et égo, a par ailleurs prétendu croire en ses chances d’accéder un jour à la NHL. D’ici là, ce sera la Ligue Magnus.

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