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Championnats du monde
CM09 Qualif J1: La Suisse battue par la Lettonie
Malgré 12 pénalités contre les Lettons, les Suisses ne parviennent pas à marquer plus qu'un but... Première victoire historique des Lettons contre la Suisse en championnat du monde
Suisse - Lettonie : 1 - 2 TAB (0-1, 0-0, 1-0, 0-0)
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| Photo : Laurent Lardière |
| Andres Ambühl contre Edgars Masalskis |
Avant le début du match, les choses étaient claires ! La victoire était obligatoire pour les Lettons pour espérer jouer les quarts de finale. Côté suisse, ce match s’annonçait comme un piège, le formation de Ralph Krüeger étant obligée de faire le jeu, ce qui n’est pas son fort, loin de là.
Premier tiers-temps
Devant le gardien des Toronto Maple Leafs Martin Gerber, Ralph Krüeger décidait d’aligner une première paire défensive 100% NHL, avec Mark Streit et Yannick Weber, fraîchement débarqué de Montréal. Après une petite minute, la Suisse obtenait la première grosse occasion par Sandy Jeannin, qui échouait sur le portier letton. La première pénalité tombait rapidement, contre la Lettonie. Mikelis Redlihs sortait pour coup de crosse (1’52’’). Sur le power play, la Suisse ne trouvait pas vraiment la solution, avec une déviation depuis le slot de Roman Wick, une reprise de rebond devant le gardien d’Ivo Rüthemann ainsi qu’un missile de la ligne bleue de Mark Streit qui touchait le filet extérieur d’Edgars Masalskis. La Lettonie s’en sortait indemne. Quelques minutes plus tard, une nouvelle pénalité sanctionnait la Lettonie, en l’occurrence Armands Berzins pour avoir fait trébucher Thomas Ziegler (05’01’’). Devant la cage, Julien Sprunger et Roman Wick ne passaient pas loin de l’ouverture du score sur des déviations dangereuses, avant que le second nommé ne conclue une longue séquence avec un tir à bout portant devant le gardien, lequel réalisait une parade miraculeuse. Une superbe combinaison entre Ivo Rüthemann et Martin Plüss mettaient à nouveau la panique dans le camp letton, sans pour autant parvenir à marquer. Comme à son habitude, la Suisse dominait mais ne scorait pas… En fait, la Suisse archi-dominait , les Lettons n’étant toujours pas entré dans le camp suisse. Acculée en défense, la Lettonie voyait un nouveau joueur s’en aller au banc d’infamie (11’01’’, holding contre Mikelis Redlihs). Sur le power play, par deux fois Yannick Weber était proche de l’ouverture alors que de son côté, l’arbitre n’osait de toute évidence pas siffler de seconde pénalité contre la Lettonie (…). Finalement, Severin Blindenbacher ouvrait la marque, mais le but était annulé par les arbitres sous une huée assez impressionnante du public, un joueur suisse ayant passé trop prêt du gardien letton. La Suisse continuait de presser son adversaire à tel point que le jeu se passait uniquement dans le camp de défense letton… En fait, la rondelle ne se trouvait en zone de défense helvétique que lorsque les Lettons se libéraient en dégagement interdit… Des Lettons qui pouvaient enfin souffler, lorsque Yannick Weber était
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| Photo: Laurent Lardière |
| Victoire lettone |
Second tiers-temps
A la reprise, la Suisse attaquait comme lors du premier tiers-temps, c’est-à-dire en dominant, en se créant des occasions, mais en ne marquant pas. Une pénalité appelée contre Rodrigo Lavins pour retarder le jeu (21’48’’) donnait encore plus d’impulsion aux attaques helvétiques. Puis sur une sublime relance de Mark Streit, Ivo Rüthemann partait en contre et se faisait accrocher par Aleksandrs Jerofeyevs (22’51’’). Après le power play, malgré une multitude d’occasions, le score n’évoluait pas. Nouveau power play (28’04’’ contre Girts Ankipans pour hooking). Bien évidemment, la Suisse ne marquait pas et un peu plus tard, une pénalité de banc pour surnombre était appelée contre la Nati (31’05’’, pénalité purgée par Julien Sprunger). La première occasion de cet avantage numérique letton était pour la Suisse, mais Edgars Masalskis sauvait son équipe. En fin de période, jeu s’équilibrait et les Lettons obtenaient plus de chances réelles de but par rapport au premier tiers-temps, aussi à la faveur de plusieurs jeux de puissance obtenus grâce à un manque de discipline helvétique assez récurent. Jusqu’aux dernières secondes de la période, les Suisses passaient par plusieurs fois proches de l’égalisation, en vain, alors que la statistique des tirs cadrés s’équilibrait : 12-9 pour la Suisse, dans la période, 27-14 depuis le début du match.
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| Photo : Laurent Lardière |
| Roman Wick apporte le danger |
Dernière période
Comme d’habitude, les Suisses mettaient directement une forte pression sur la cage d’Edgars Masalskis. Une nouvelle pénalité contre la Lettonie (41’55’’ Aigars Cipruss pour tripping). Ivo Rüthemann ratait une montagne. Lorsque la Suisse pouvait profiter d’un double avantage numérique (42'58’’, cross-check contre Georgijs Pujacs), Martin Plüss était aussi sorti pour une obstruction (43’01’’). Dépassés par les événements, les arbitres tombaient dans le piège letton en sifflant un peu n’importe quoi (43’40’’, charging contre Severin Blindenbacher). Que certains arbitres sifflent plus facilement certaines fautes que d’autres, passe encore, mais que la ligne d’arbitrage change pendant le match, là, c’est déjà moins acceptable. Le power play letton fonctionnait bien mais le box play suisse faisait le travail qu’il fallait. En deuxième partie de tiers-temps, sur un centre de Sandy Jeannin, Roman Wick déviait sur le poteau, c’était décidemment par le soir des attaquants suisses (en même temps, ça ne l’a jamais été de tout le tournoi…). Une obstruction sifflée contre Martins Cipulis tombait au bon moment (54’53’’). Encore une fois, la Lettonie tuait la pénalité et au moment ou Martin Cipulis revenait sur la glace, Kristaps Sotnieks sortait à son tour (57’00’’ pour une nouvelle obstruction) et Ralph Krüeger décidait (enfin…) de prendre son temps-mort. Pour les deux dernières minutes, Martin Gerber sortait de sa cage et la Suisse tentait le tout pour le tout. C’est finalement sur une bonne relance de Mark Streit et une poussée rageuse du Davosien Andres Ambühl que la Suisse égalisait enfin (58’29’’, 1-1). Malgré une dernière ruée, le score se terminait sur ce 1-1 bien terne. Dans cette ultime période, la statistique des tirs cadrés était de 12-4 en faveur des Suisses, pour un total de 39-18 en sur l’ensemble des 60 minutes.
Prolongations
Contrairement au reste du match, les prolongations se déroulaient sur un rythme très soutenu et surtout, étaient équilibrées, coast to coast. Les Lettons ouvraient enfin le jeu et se créaient eux aussi de belles occasions. Les prolongations ne donnant rien, c’est aux tirs de pénalité que la victoire devait se jouer.
Tirs de pénalité
Roman Wick non – Aleksandrs Nizivijs 0-1 – Romano Lemm non – Martins Karsums non – Julien Sprunger non
Le problème de la Suisse est toujours le même. Marquer un seul petit but en 24 minutes de power play, c’est absolument ridicule. Malheureusement, les Suisses devront encore supporter le jeu fermé et stérile de Ralph Krüeger jusqu’en 2010. Mais cette fois-ci, vu le fiasco de ce championnat du monde, les personnes qui protègent le coach canado-allemand n’auront plus les arguments pour parvenir à lui prolonger son contrat.
Buts (Lettonie) : 15.30' Cipulis PP1 (Vasiljevs, Nizivijs), Aleksandrs Nizivijs
Buts (Suisse) : 58.29' Ambuhl (Wick, Streit)
Pénalités
Suisse : 12'
Lettonie : 22'
Tirs
Suisse : 39
Lettonie : 21
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la lettonie a des ressources morales