Ligue Magnus : 11ème journée : Rouen vs Angers
Les Dragons prennent leur revanche sur les Ducs.
Dragons de Rouen et Ducs d’Angers se retrouvent une nouvelle fois opposés à l’île Lacroix pour le compte de la 11ème journée de Synerglace Ligue Magnus, seulement onze jours après le match avancé de la 29ème journée qui a tourné à l’avantage des Angevins (1-2). Côté rouennais, il s’agit non seulement d’effacer cette défaite mais aussi celle concédée en prolongation à Cergy-Pontoise vendredi dernier. Ryan Lasch et Tommy Perret sont de retour dans l’alignement des Dragons, par ailleurs toujours privés de Florian Chakiachvili. Du côté des Ducs d’Angers, on cherche à prolonger une série de deux victoires en Ligue Magnus commencée sur les bords de Seine. Cela sera sans le défenseur Matt Prapavessis, ni l’attaquant Scott Atkinson.
Fiche technique
3029 spectateurs
Arbitres : MM. Bernoussi et Debuche assistés de MM. Simon et Mercier-Landry
Buts équipe
Rouen : 24.43 Vincent Nesa (ass Pier-Olivier Roy et Noa Goncalves-Nivelais) ; 39.12 Jacob Paquette (ass Florian Chakiachvili et Robin Colomban) ; 47.57 Simon Lafrance (ass Tomas Simonsen et Pier-Olivier Roy) ; 58.29 Anthony Rech (ass Simon Lafrance et Tommy Cormier)
Angers : 35.47 Alex Berardinelli ; 39.52 Vincent Llorca (ass Reid Duke)
Pénalités : 8 minutes contre Rouen — 8 minutes contre Angers
Une période d’observation avec quelques punitions.
La patinoire Nathalie-Péchalat affiche évidemment complet pour ce choc de Ligue Magnus du vendredi soir dont le coup d’envoi a été donné par la légende des Canadiens de Montréal Serge Savard (ndlr : ancien défenseur vainqueur de 8 coupes Stanley entre 1968 et 1979 avant d’en gagner deux autres en tant que manager général en 1986 et 1993, toujours avec le Tricolore).
On assiste à un début de rencontre très équilibré et sans prise de risques de part et d’autre. Les occasions se font rares, même lors des situations d’avantage numérique obtenues par les deux équipes. Angers n’a pas su profiter de la pénalité infligée au défenseur suédois Hansson pour crosse haute.
Ensuite, Rouen a évolué en supériorité à la suite d’un retenir de Gaborit en zone offensive. Un lancer de Baptiste est passé à côté de la cage de Dubeau, qui s’est par ailleurs illustré sur une incursion de McClennon. À peine une minute après la fin de cet avantage numérique rouennais, Angers a de nouveau été pénalisé pour une charge avec la crosse de Atkinson.
Rouen a eu la possession du palet pendant près d’une minute et quinze secondes mais sans parvenir à faire la différence, McClennon manquant notamment un tir sur réception où la cage était ouverte.
Une dernière pénalité sera concédée par Angers en fin de période (Hervé pour retenir), mais encore une fois sans succès pour les Dragons et Roy qui trouve le portier des Ducs sur son lancer depuis l’axe.
Les deux équipes rentrent au vestiaire et il restera environ une minute de supériorité à négocier pour les jaune et noir en début de seconde période.
Enfin des buts !
Le match reprend donc à 5 contre 4 mais rien ne sera marqué lors de cette fin de pénalité. Les Dragons vont pourtant enfin débloquer la rencontre quelques minutes plus tard grâce à une superbe remontée de palet de Roy.
Depuis son propre but jusqu’en zone offensive où le défenseur québécois peut décaler Nesa sur la droite qui fusille la cage et ouvre le score (1-0 / 24’43 / Nesa ass. Roy et Goncalves).
Les Normands tentent d’enfoncer le clou avec un tir de Nicholas Baptiste sur la gauche détourné par Dubeau, puis une combinaison entre Lasch, Shalei et Cormier qui termine par un lancer à côté. Jusque là assez timides, les Ducs se reprennent et commencent à se montrer de plus en plus menaçants.
Duke s’essaie une première fois face à Carruth, puis quelques instants plus tard Manning et enfin Charbonneau sur le rebond. La domination des visiteurs se fait ressentir au fil des minutes alors que l’on passe la mi-match et que Melin décoche un tir de la ligne bleue. En face, les incursions sont timides et seul Simonsen parvient à lancer à la cage. Angers propose des actions individuelles de qualité. Halley slalome dans la défense mais trouve Carruth sur son chemin.
Le portier américain des Dragons ne pourra en revanche rien face à l’ancien mulhousien Berardinelli qui efface toute la défense rouennaise par des feintes depuis le côté gauche et loge le palet dans la lucarne pour remettre les deux équipes à égalité (1-1 / 35’47 / Berardinelli).
Le match est totalement relancé et ce but est mérité pour des Ducs dominants sur cette période face à des Dragons atones.
Toutefois, il ne faut jamais enterrer cette équipe rouennaise qui reprend les devants au score dans la dernière minute de ce second tiers sur une jolie déviation de Colomban dans le trafic sur un lancer lointain de Paquette (2-1 / 39’12 / Colomban ass. Paquette et Nesa).
Alors que les spectateurs et probablement tous les joueurs normands pensaient finir cette période avec un avantage d’un but, les hommes de Jonathan Paredes ne l’entendaient pas de cette oreille et n’ont pas perdu de temps pour revenir dans ce match.
D’un lancer à la bleue de Llorca qui a pu bénéficier de beaucoup trop de temps et d’espace pour loger le palet au fond des filets (2-2 / 39’52 / Llorca ass. Duke).
Rouen pénalisé, Rouen regroupé, mais Rouen libéré.
Cet ultime tiers sera donc décisif pour l’issue de ce match entre deux équipes qui se sont rendues coup pour coup lors des vingt minutes précédentes. Cela commence mal pour les hommes d’Eric Landry car Roy est envoyé deux minutes en prison pour retenir, offrant ainsi une deuxième supériorité numérique aux angevins.
Les unités spéciales rouennaises se montrent particulièrement soudées et efficaces pour éviter un nouveau but adverse (mention spéciale à Colomban pour son activité en zone offensive et à Paquette pour bloquer les lancers).
Les rôles sont inversés moins de cinq minutes plus tard lorsque Mugnier est coupable d’un retard de jeu. Le quatrième avantage numérique des Dragons ce soir sera enfin le bon. Roy et Simonsen ne parviennent pas à tromper Dubeau.
Mais Rouen parvient à reprendre l’avantage grâce à un Lafrance opportuniste qui réussit à pousser le palet au fond près du poteau gauche. L’action est revue à la vidéo par les arbitres avant que le but ne soit définitivement validé (3-2 / 47’57 / Lafrance ass. Simonsen et Roy, but en supériorité numérique).
Ce troisième but de leurs protégés a survolté le public rouennais qui ne s’arrête plus de chanter et de mettre de l’ambiance dans la patinoire pour ces dernières minutes. Cela semble galvaniser les jaune et noir qui, bien qu’une nouvelle fois dominés dans le jeu, résistent aux assauts adverses.
Manning tire à côté, Berardinelli également. Les Ducs bénéficient ensuite de deux pénalités presque consécutives : Lasch pour faire trébucher puis Baptiste pour retenir moins d’une minute après la sortie de prison du premier nommé. Les défenseurs rouennais se sacrifient pour bloquer les tirs adverses, notamment Holway et encore Paquette.
Mac Carruth se montre solide sur les tirs qui parviennent jusqu’à sa cage comme celui de Tavernier. Poussés par leur public, les Dragons font les efforts pour se dégager et maintenir le score.
Baptiste aura même l’occasion d’alourdir la marque mais loupe un face à face à sa sortie de prison. C’est sur une autre contre-attaque en fin de match que les rouennais vont se mettre totalement à l’abri.
Cormier s’infiltre en zone offensive et passe le palet à Lafrance avant que Rech finisse par conclure depuis la droite du but (4-2 / 58’30 / Rech ass. Lafrance et Cormier).
La patinoire peut alors exulter et féliciter son équipe qui a réussi à faire la décision ce soir et à se montrer solide en infériorité numérique, tout le contraire du match à Cergy de la semaine précédente.
Rouen s’impose donc et prend six points d’avance au classement (avec un match en plus) face à Angers qui était venu l’emporter sur cette même glace quelques jours plus tôt. Grenoble n’ayant pas joué ce vendredi, ce succès permet aux Dragons de reprendre provisoirement la tête du championnat. Sans être flamboyant offensivement, les normands ont fait preuve de courage et de caractère pour l’emporter face à un concurrent direct pour les premières places. Angers a probablement laissé passer sa chance lors des quatre situations de supériorité numérique dont ont bénéficiés les Ducs. Nul doute que ces deux équipes vont occuper le haut du tableau tout au long de cette saison de Ligue Magnus.
La patinoire Nathalie-Péchalat affiche évidemment complet pour ce choc de Ligue Magnus du vendredi soir dont le coup d’envoi a été donné par la légende des Canadiens de Montréal Serge Savard (ndlr : ancien défenseur vainqueur de 8 coupes Stanley entre 1968 et 1979 avant d’en gagner deux autres en tant que manager général en 1986 et 1993, toujours avec le Tricolore).
On assiste à un début de rencontre très équilibré et sans prise de risques de part et d’autre. Les occasions se font rares, même lors des situations d’avantage numérique obtenues par les deux équipes. Angers n’a pas su profiter de la pénalité infligée au défenseur suédois Hansson pour crosse haute.
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| Photographe : Marine Romain |
Rouen a eu la possession du palet pendant près d’une minute et quinze secondes mais sans parvenir à faire la différence, McClennon manquant notamment un tir sur réception où la cage était ouverte.
Une dernière pénalité sera concédée par Angers en fin de période (Hervé pour retenir), mais encore une fois sans succès pour les Dragons et Roy qui trouve le portier des Ducs sur son lancer depuis l’axe.
Les deux équipes rentrent au vestiaire et il restera environ une minute de supériorité à négocier pour les jaune et noir en début de seconde période.
Enfin des buts !
Le match reprend donc à 5 contre 4 mais rien ne sera marqué lors de cette fin de pénalité. Les Dragons vont pourtant enfin débloquer la rencontre quelques minutes plus tard grâce à une superbe remontée de palet de Roy.
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| Photographe : Marine Romain |
Les Normands tentent d’enfoncer le clou avec un tir de Nicholas Baptiste sur la gauche détourné par Dubeau, puis une combinaison entre Lasch, Shalei et Cormier qui termine par un lancer à côté. Jusque là assez timides, les Ducs se reprennent et commencent à se montrer de plus en plus menaçants.
Duke s’essaie une première fois face à Carruth, puis quelques instants plus tard Manning et enfin Charbonneau sur le rebond. La domination des visiteurs se fait ressentir au fil des minutes alors que l’on passe la mi-match et que Melin décoche un tir de la ligne bleue. En face, les incursions sont timides et seul Simonsen parvient à lancer à la cage. Angers propose des actions individuelles de qualité. Halley slalome dans la défense mais trouve Carruth sur son chemin.
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| Photographe : Marine Romain |
Le match est totalement relancé et ce but est mérité pour des Ducs dominants sur cette période face à des Dragons atones.
Toutefois, il ne faut jamais enterrer cette équipe rouennaise qui reprend les devants au score dans la dernière minute de ce second tiers sur une jolie déviation de Colomban dans le trafic sur un lancer lointain de Paquette (2-1 / 39’12 / Colomban ass. Paquette et Nesa).
Alors que les spectateurs et probablement tous les joueurs normands pensaient finir cette période avec un avantage d’un but, les hommes de Jonathan Paredes ne l’entendaient pas de cette oreille et n’ont pas perdu de temps pour revenir dans ce match.
D’un lancer à la bleue de Llorca qui a pu bénéficier de beaucoup trop de temps et d’espace pour loger le palet au fond des filets (2-2 / 39’52 / Llorca ass. Duke).
Rouen pénalisé, Rouen regroupé, mais Rouen libéré.
Cet ultime tiers sera donc décisif pour l’issue de ce match entre deux équipes qui se sont rendues coup pour coup lors des vingt minutes précédentes. Cela commence mal pour les hommes d’Eric Landry car Roy est envoyé deux minutes en prison pour retenir, offrant ainsi une deuxième supériorité numérique aux angevins.
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| Photographe : Marine Romain |
Les rôles sont inversés moins de cinq minutes plus tard lorsque Mugnier est coupable d’un retard de jeu. Le quatrième avantage numérique des Dragons ce soir sera enfin le bon. Roy et Simonsen ne parviennent pas à tromper Dubeau.
Mais Rouen parvient à reprendre l’avantage grâce à un Lafrance opportuniste qui réussit à pousser le palet au fond près du poteau gauche. L’action est revue à la vidéo par les arbitres avant que le but ne soit définitivement validé (3-2 / 47’57 / Lafrance ass. Simonsen et Roy, but en supériorité numérique).
Ce troisième but de leurs protégés a survolté le public rouennais qui ne s’arrête plus de chanter et de mettre de l’ambiance dans la patinoire pour ces dernières minutes. Cela semble galvaniser les jaune et noir qui, bien qu’une nouvelle fois dominés dans le jeu, résistent aux assauts adverses.
Manning tire à côté, Berardinelli également. Les Ducs bénéficient ensuite de deux pénalités presque consécutives : Lasch pour faire trébucher puis Baptiste pour retenir moins d’une minute après la sortie de prison du premier nommé. Les défenseurs rouennais se sacrifient pour bloquer les tirs adverses, notamment Holway et encore Paquette.
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| Photographe : Marine Romain |
Baptiste aura même l’occasion d’alourdir la marque mais loupe un face à face à sa sortie de prison. C’est sur une autre contre-attaque en fin de match que les rouennais vont se mettre totalement à l’abri.
Cormier s’infiltre en zone offensive et passe le palet à Lafrance avant que Rech finisse par conclure depuis la droite du but (4-2 / 58’30 / Rech ass. Lafrance et Cormier).
La patinoire peut alors exulter et féliciter son équipe qui a réussi à faire la décision ce soir et à se montrer solide en infériorité numérique, tout le contraire du match à Cergy de la semaine précédente.
Rouen s’impose donc et prend six points d’avance au classement (avec un match en plus) face à Angers qui était venu l’emporter sur cette même glace quelques jours plus tôt. Grenoble n’ayant pas joué ce vendredi, ce succès permet aux Dragons de reprendre provisoirement la tête du championnat. Sans être flamboyant offensivement, les normands ont fait preuve de courage et de caractère pour l’emporter face à un concurrent direct pour les premières places. Angers a probablement laissé passer sa chance lors des quatre situations de supériorité numérique dont ont bénéficiés les Ducs. Nul doute que ces deux équipes vont occuper le haut du tableau tout au long de cette saison de Ligue Magnus.
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