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| Laurent Lardière |
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Encore une fois, ce sont les Français qui vont se montrer dangereux à court d'un homme. Sébastien Bordeleau prend de vitesse la défensive italienne, feinte le shoot et essaie de contourner la cage pour glisser le palais entre la jambière du portier et le poteau (510). Sans succès.
Giulio Scandella se procurera néanmoins une occasion mais son tir passe de peu à côté.
Yorick Treille, peu en vue, se fera une seconde fois sanctionné (7'36). Et bien sur, les bleus se procure une occasion de marquer lorsque Julien Desrosiers échoue sur la base de la cage.
Sur le contre, Borgatello décale idéalement Pitti qui ne se fait pas prier pour tromper le cerbère français dans la partie supérieure gauche du filet (8'00 0-1 Jonathan Pittis assisté de Christian Borgatello et Giorgio de Bettin en avantage numérique).
C'est ensuite au tour des troupiers de Dave Henderson de travailler avec un joueur supplémentaire. Et cela paie. Yorick Treille se rachète et utilise son gabarit devant le filet pour dévier un lancer de Vincent Bachet (9'09 1-1 Yorick Treille assisté de Vincent Bachet et Baptiste Amar en avantage numérique).
La seconde moitié de la période sera plutôt dominée par les joueurs au coq sur la poitrine. Un bon jeu de Julien Desrosiers et Pierre-Edouard Bellemare aurait mérité un meilleur sort. Ce dernier est d'ailleurs à créditer d'une bonne performance dans ce premier 20.
Yorick Treille tente sa chance mais Sébastien Bordeleau ne parvient pas à concrétiser le rebond. L'échec avant des bleus gène les Italiens, sans pour autant générer des occasions de marquer. Alors qu'un nouvel avantage numérique est proposé aux Français, Simon Lacroix inflige une mise en échec à … Vincent Bachet. Luca Ansoldi en profite pour partir en échappée, mais Huet dit non.
Sur l'action, il y avait un patineur de trop et l'Italie finira le tiers en power play. Ce qui occasionnera donc une occasion pour les bleus par l'intermédiaire de Sébastien Bordelau dont le tir sera ralenti par le portier transalpin Guenther Hell avant de terminer sur le montant.
C'est encore l'indiscipline qui va peut-être coûter cher au français. Heureusement pour Coach Henderson, son équipe spéciale de « penalty killing » est performante et bloque bien l'attaque massive italienne. Comme dans la première période, les français se permettent même quelques incursions dans le territoire adverse mais sans résultat.
La France bénéficie ensuite d'une supériorité mais celle-ci n'est pas aussi efficace qu'en première période et aucune action dangereuse n'est à noter. Après 10 minutes de jeu dans ce tiers, les français n'ont cadré qu'un seul tir pour total de 11. Bellemare est pour le moment à créditer d'une bonne performance pour son jeu dans les deux sens de la patinoire.
La première ligne centrée autour de Bordeleau (en raison du forfait de Meunier pour cause de fracture du pied) trouve enfin ses marques et après une bonne entrée en zone, Yorick Treille lance au filet, Bordeleau récupère derrière la cage et cherche à retrouver ce même Treille. La passe est coupée au dernier moment par le gardien (32'42). Huet revêt ensuite son habit de héros pour sauver les siens. Chitaronni lance une première fois puis prend son propre retour. Sur ce dernier tir, Huet effectue « A BIG SAVE » en lançant sa jambière de manière acrobatique pour bloquer le palet qui filait tout droit vers sa lucarne (34'49). Sans aucun doute l'arrêt du tournoi.
Les Italiens sont dopés par cette action et vont effectuer un pressing plus important. Cela porte ses fruits car ces derniers obtiennent une nouvelle supériorité suite à une faute de Coqueux (38'04). On trouve une situation très chaude sur ce power play avec des tirs de Signoretti et Fontanive mais le palet est bien chassé par la défensive française.
Et finalement contre le cours du jeu, les bleus vont prendre l'avantage en toute fin de période. Sur un tir venu de la gauche de Gras, Sacha Treille passe astucieusement devant le filet et récupère le palet pour tenter de contourner le gardien. Il est déséquilibré par ce même gardien mais parvient à remettre derrière le filet à Zwikel. Celui-ci ne se fait pas prier et remet instantanément devant la cage à Amar qui profite de l'offrande pour ajuster un tir bien placé au ras du poteau (39'30 2-1 Baptiste Amar assisté de Jonathan Zwikel et Sacha Treille). Ce but intervenant à 30 secondes du terme de la période, il donne une bonne bouffée d'oxygène à l'équipe tricolore avant d'entamer le dernier 20.
Yorick Treille se fait punir une troisième fois (43'17). A croire que les consignes du coach (cf. la conférence de presse suite à la précédente rencontre) n'ont pas été assez claires. Le power play transalpin est stérile si ce n'est la tentative de Nicola Fontanive, mais Huet avale tranquillement la rondelle.
L'indiscipline continue quand Desrosiers, très inconstant ce soir, commet une faute stupide en zone offensive (47'44). En contre, Laurent Gras trouve le plastron du gardien italien alors que Scandella affole une nouvelle fois la défensive tricolore. Une première fois tout seul, puis en déviation sur un lancer de la bleue de Armin Helfer.
On atteint ainsi la mi-ters, avec ce maigre avantage pour l'équipe de France. Cette dernière se voit offrir un avantage d'un homme pour un faire trébucher sévère. Amar s'en moque et slap de la pointe. Guenther Hell parvient à dévier sur la barre, mais Bordeleau, très présent des deux côtés de la patinoire, converti le rebond (51'05 3-1 Sébastien Bordelau assisté de Baptiste Amar et Julien Desrosiers en avantage numérique).
Le plus dur est fait et on compte maintenant sur la bonne défensive française et son gardien pour finir le travail. Carter Trevisani tente bien un tir voilé mais Huet s'impose (53'10). Borgatello insiste, sans succès.
Desrosiers effectue ensuite une belle entrée en zone et sert Pierre-Edouard Bellemare dont le tir sur réception passe juste à côté.
A 4 minutes su terme, Bordeleau effectue tout un contrôle aérien de sa crosse avant de littéralement déshabiller le dernier défenseur. Celui-ci ne pourra que le retenir pour éviter le pire. Sur l'avantage numérique, c'est François Rozenthal qui se signale à deux reprises. Son premier tir est ralenti par Hell tout content de voir le puck passer à 10 centimètres de son montant. Son second termine sa course sur le plastron du gardien.
Alors qu'un dernier avantage numérique français ne donne rien, dès l'expiration de celui-ci (59'24), coach Goulet retire son portier pour provoquer un avantage numérique. Il est converti par Helfer qui trouve la lucarne côté bouclier alors qu'Huet tentait l'arrêt de la mitaine (59'52 3-2 Armin Helfer assisté de Pat Iannone et Andre Signoretti).
Trop peu trop tard pour les Transalpins qui ne parviennent pas à prendre un shoot lors des 8 secondes restantes.
Réactions d'après rencontre
Sébastien Bordeleau (France)
Ici les arbitres sifflent beaucoup de fautes. Dès qu'un joueur est au sol, il y a risque de pénalités. L'arbitrage ne doit pas être le même en France donc les gars doivent faire attention. On a failli se faire avoir sur ce match mais heureusement on s'en est bien sorti.
Oui, on a manqué quelques jeux en zone neutre. On se faisait prendre en zone neutre entre le premier défenseur et les attaquants. Il faudra corriger ça pour la suite.
Oui, les coachs vont revoir la vidéo et on aura un meeting demain pour nous permettre de pointer nos erreurs et faire les ajustements nécessaires.
Pierre-Edouard Bellemare (France)
Nous avons fait un bon match, complet. Personnellement j'ai eu un peu plus de temps de jeu et mon idée était surtout de bien faire pour que l'équipe ne prenne pas de buts.
C'est vrai qu'on a bien commencé et ensuite ces pénalités à répétition nous ont obligé à jouer beaucoup à 4. Les pénalités sont méritées. On a peut-être un excès de zèle et on veut souvent trop bien faire. Du coup, on fait parfois le petit geste supplémentaire avec la crosse qui cause la pénalité. Il faut plus défendre avec nos jambes et faire les deux coups de patin supplémentaires plutôt que de jouer avec la crosse.
Pas spécialement, dans mon championnat on joue souvent deux matchs consécutifs mais pas forcement contre la même équipe. Ce soir on profite de la première marseillaise de ces championnats mais demain on oublie tout et il faudra revenir fort car les Italiens vont sortir très fort aussi.
Ps vraiment soulagé, plutôt satisfait. On doit garder l'émotion de la victoire pour après, une fois qu'on sera maintenu.
Non, pas forcément. On surtout attaquer en situation de supériorité numérique. Sinon, à 5 contre 5, on a fait attention de ne pas trop se porter à l'offensive.
Ces matchs sont toujours serrés contre l'Italie. On a marqué sur deux power play ce que nous n'avions pas beaucoup fait jusqu'ici et c'est positif. Bachelet, Amar ainsi qu'Huet on fait un très gros match. Mais demain est un autre jour et il faudra de nouveau travailler fort.
On en avait parlé avant le match avec les joueurs. On en prend surtout 5 ou 6 en zone neutre et 1 en zone offensive. Ce sont des pénalités évitables et il faudra mieux faire demain.
C'est toujours plaisant de gagner mais on reste mesuré car il faut gagner un second match pour se maintenir.
On était un peu tendu en début de match, en attestent les pénalités nombreuses en première période. On s'est libéré ensuite petit à petit mais cette équipe ne doit pas trop jouer libérée. Dans ces cas la on fait des erreurs qui donnent de bonnes chances de contre attaque à nos adversaires.
Toutes les confrontations sont serrées quand on joue contre la France. Les clés ce soir ont été les jeux en supériorité numérique. Ils ont marqué deux buts dans cette situation et nous ont limité dans nos nombreuses tentatives. Huet a joué un grand match avec 3 ou 4 arrêts clés à des moments importants.
Demain est un autre jour et nous sortirons fort pour remporter la victoire.
Nous ne ferons pas de changements majeurs. On doit surtout gérer la pression un peu mieux et joueur plus intelligemment en zone neutre.
Il montre que mes joueurs n'ont pas lâché et que tant qu'il reste du temps il y a de l'espoir.

Le maintien de la France en élite passe par toi !