Article
Europe : Continental Cup - CHL : Rouen (Les Dragons)
Ils l'ont fait. GRANDIOSE.
Match décisif ce soir pour ce qui est la finale de la finale. Les données sont simples, Rouen perd et c’est Donetsk qui est Champion, Rouen gagne par 1 but d’écart c’est Minsk, Rouen gagne avec 2 buts d’écart c’est Minsk et Rouen seconds, Rouen gagne par 3 buts d’écart c’est Rouen qui décroche le trophée. Le coup d’envoi est donné par Madame le Maire Valérie Fourneyron dans une ambiance de feu comme dans les plus belles années.
Rouen - Donbass Donetsk 
5 - 2 (0-0 3-1 2-1)
Rouen tient bon
Donetsk, ne voulant pas avoir de mauvaise surprise, impose en ce début de match un rythme de folie qui empêche totalement Rouen de respirer. Du coup, les actions et les occasions affluent sur la cage de Lhenry. Il répond présent en réalisant un double arrêt devant Shafarenko puis Materukhin sur le rebond (01.58). Rouen est dépassé par la vitesse ukrainienne. Lhenry montre qu’il sera bien présent dans la rencontre en se montrant intraitable lors d’un 3 contre 1 fini par un tir de Vasiliev (02.57).
![]() |
| Photographe : Pascal Longuemare |
Cette action est le déclencheur du mieux normand. Sur une supériorité, Manavian, dans sa position favorite, montre que Rouen aussi peut tirer fort avec un arrêt difficile du gardien (11.42). Par la suite, Elomo se retrouve lancé avec un adversaire qui a perdu sa crosse, son tir puissant et précis ne trouve que le casque du gardien (12.52). Le tiers s’équilibre même si l’on sent bien que les Ukrainiens sont un ton au dessus. En tout cas, Lhenry n’en a que faire et il est chaud bouillant, Materukhin, dans un angle fermé, tente de le surprendre en vain (14.28).
La supériorité pour Donetsk ne fait que mettre encore plus la défensive Rouennaise à l’épreuve. Belukhin voit sa tentative repoussée par Lhenry qui effectue ensuite une mitaine de toute beauté sur le rebond que prend Piskunov, l’attaquant pensait bien avoir trouvé la faille (16.33). Lhenry est bombardé de toute part mais ni lui ni ses héroïques défenseurs ne veulent lâcher, si bien que la sirène retentit sur ce score nul et vierge.
Un magnifique tiers dans tout son ensemble, du rythme, de la vitesse, de la puissance et surtout un suspense de fou. Donetsk montre bien qu’il est le favori mais Rouen dans son antre n’a pas l’intention de se faire manger tout cru. Si le début de tiers fut à 100% Ukrainien, la seconde partie fut bien plus équilibrée. Le dilemme des Normands restent le même : marquer trois buts sans en prendre mais cette fois en 40 minutes.
Des Dragons en feu
Pour marquer, il faut attaquer. Phrase simple mais réaliste, chose qu’appliquent d’entrée les Rouennais. Ils bénéficient aussitôt d’un avantage numérique, Elomo allume la première mèche (21.30) avant que Manavian de près ne puisse tromper le gardien Donbass (21.58). L’avantage numérique n’a pas été profitable, pas grave, le palet est en zone offensive le duo Thinel - Desrosiers fait le job et ce dernier trouve Guenette dans le slot qui ajuste le portier du Donbass dans l’hystérie totale (1-0 / 23.29 Guenette ass Desrosiers et Thinel).
![]() |
| Photographe : Pascal Longuemare |
La partie est jouée sur un rythme effréné et les gardiens sont mis à contribution. Cette fois, c’est à Lhenry de faire le job, tout d’abord devant Piskunov en angle fermé (30.28) mais, surtout, lors d’un break face à Hult (30.47). Rouen, bien poussé par son public, se procure une occasion en or. Santala fait une longue passe pour Rech seul à l’entrée de zone mais le jeune Rouennais manque son duel, le rebond ne profite pas plus à Salmivirta, le gardien ayant le dernier mot (31.25). Puis vient un autre instant magique. Au départ, il y a le feu dans la défensive de Donetsk, Thinel campé derrière le but fait mine de partir à droite pour aller à gauche, il vient devant le but et, en force, il lui glisse la rondelle entre les jambières (2-0 / 31.55 Thinel ass Pare et Salmivirta).
Donetsk se manifestera auprès du corps arbitral pour invalider ce but estimant que la cage avait bougé avant, mais rien n’y fera...ouf…. Par la suite, la partie perd un peu de sa vista, émaillée par des incidents techniques, la cage ne tenant pas trop en place. Le rythme retrouvé, Donetsk reprend possession du puck et va profiter d’un jeu de puissance pour faire parler la poudre. Le puck voyage bien dans les crosses pour arriver à Dydykin légèrement sur le côté gauche et bien avancé par rapport à la bleue pour décocher un missile qui transperce Lhenry un peu masqué par le trafic (2-1 / 35.48 Dydykin ass Kochetkov).
Le rêve rouennais en prend un coup sur la tête, mais un coup seulement, car il en faut bien plus pour terrasser un Dragon qui a faim. Alors ils se remettent à l’ouvrage. Si le gardien n’a pas compris comment il a pris le premier but de Thinel, eh bien il va le lui remontrer. Le palet est mal dégagé par Donetsk, Mallette le récupère en neutre passe la ligne, attend le placement de ses coéquipiers, Thinel se poste derrière la cage, reçoit la rondelle et, sur le même côté (le gauche), il vient fixer le gardien pour lui mettre au ras du poteau droit, SPLENDIDE (3-1 / 38.37 Thinel ass Mallette et Desrosiers). Donetsk réagit aussitôt mais Lhenry a la mitaine sûre devant Hult (39.15).
Superbe second tiers des Dragons qui ont soufflé le feu en faisant honneur au hockey Français. Donetsk s’est peut-être cru un peu trop beau en étant sûr de sa force. Mais sans déjouer, bien au contraire, ils se sont heurtés à une farouche volonté des Normands à vouloir avant tout mettre un point d’honneur à gagner ce match.
Un tiers pour la gloire
S’il reste encore un but à marquer aux Dragons pour entrer dans l’histoire du hockey français, il faut de suite aller au combat, c’est aussi ce que se dit Donetsk qui fait passer une grosse frayeur à tout Rouen par Varlamov, sans préjudice, la défense réussissant à se dégager (40.15). Rouen se sent bien dans ce tiers mais les Ukrainiens sont dangereux. Il faut encore un énorme exploit de Lhenry pour stopper la tentative de Belukhin (41.50).
Le portier ukrainien n’est pas en reste et il s’interpose avec brio sur un tir puissant d’Elomo (42.34). Donetsk reprend le jeu à son compte et pousse très fort car, à 15 minutes du buzzer, ils sont troisièmes et cette place ne les satisfait pas du tout. Mais voilà, dans les buts rouennais, il y a un homme qui n’a pas l’intention de leur laisser espérer. Quelle mouche a piqué Lhenry ou plutôt Fabelous Fab qui arrête tout, n’est-ce pas Donika (44.55) ? Alors de loin pour Yegin avec un slap de fou mais qui est là ? Lhenry bien sûr (46.09) ! Rouen a eu chaud et a laissé passer l’orage sans dommage. Rech est un poil trop court (46.32), Thinel qui se joue de la défensive (47.28) et le duo Mallette - Desrosiers ponctuent la bonne séquence normande.
Le temps passe et Donetsk est toujours derrière, au score comme au classement. Une petite gueulante du coach et les voilà repartis à l’assaut de la forteresse Lhenry et de ses comparses. Hult ne se pose pas de question et emporte tout sur son passage, cage comme gardien (49.28). Nouvelle occasion des joueurs de l’est avec une supériorité qui va être vite transformée puisqu’il ne leur faut que 11 secondes pour faire tilt. Positionné à la bleue, Kochetkov arme son bras, son tir croisé au ras du poteau gauche redonne de l’espoir à ses partenaires, Lhenry n’y pouvant pas grand-chose tant il y avait de monde devant lui (3-2 / 50.52 Kochetkov ass Dubrovin et Hult).
Avec ce but, Rouen est troisième et Donetsk second. La suite, c’est un siège du but rouennais. Demen-Willaume réalise un geste défensif de toute beauté en se couchant pour intercepter une passe qui aurait permis un break à Varlamov (51.20). Ca mitraille de partout et Lhenry est omni-présent devant Materukhin (52.25). Toute la panoplie d’arrêts de gardien y passe, crosse, botte, bouclier et mitaine pour Mister Lhenry.
On rentre dans les trois dernières minutes, trois minutes de folie, trois minutes de joie immense, trois minutes de bonheur fou. Un palet est lancé dans le fond, Mallette est le premier dessus, il cherche la solution et comme il ne la trouve pas, il nous gratifie d’un petit tour de vieux briscard en s’appuyant sur le gardien qui, de sa botte, fait passer le palet dans un trou de souris, au-delà de sa ligne fatidique (4-2 / 57.16 Mallette).
L’espoir renaît et toute la patinoire avec. Ce but est à peine célébré que la joie va redoubler, était-ce possible déjà, bah oui oui. Mallette récupère un palet en neutre pour servir Desrosiers qui, tout en vitesse, se présente devant le portier qu’il mystifie de façon imparable (5-2 / 57.40 Desrosiers ass Mallette et Thinel).
Du délire car ce cinquième but est synonyme de victoire mais surtout de titre. Une chose impensable.
Dans la liesse complète, Rouen s’adjuge une victoire acquise avec les tripes en réalisant un match presque parfait mais que d’émotion ! Que dire d’autre à part merci, merci, merci pour le bonheur procuré. Par ce succès, c’est bien sûr Rouen qui marque son nom au palmarès mais c’est aussi et surtout tout le hockey français qui doit s’en glorifier car Rouen vient de prouver qu’en France aussi on sait jouer au hockey et de fort belle manière.
Le portier ukrainien n’est pas en reste et il s’interpose avec brio sur un tir puissant d’Elomo (42.34). Donetsk reprend le jeu à son compte et pousse très fort car, à 15 minutes du buzzer, ils sont troisièmes et cette place ne les satisfait pas du tout. Mais voilà, dans les buts rouennais, il y a un homme qui n’a pas l’intention de leur laisser espérer. Quelle mouche a piqué Lhenry ou plutôt Fabelous Fab qui arrête tout, n’est-ce pas Donika (44.55) ? Alors de loin pour Yegin avec un slap de fou mais qui est là ? Lhenry bien sûr (46.09) ! Rouen a eu chaud et a laissé passer l’orage sans dommage. Rech est un poil trop court (46.32), Thinel qui se joue de la défensive (47.28) et le duo Mallette - Desrosiers ponctuent la bonne séquence normande.
![]() |
| Photographe : Pascal Longuemare |
Avec ce but, Rouen est troisième et Donetsk second. La suite, c’est un siège du but rouennais. Demen-Willaume réalise un geste défensif de toute beauté en se couchant pour intercepter une passe qui aurait permis un break à Varlamov (51.20). Ca mitraille de partout et Lhenry est omni-présent devant Materukhin (52.25). Toute la panoplie d’arrêts de gardien y passe, crosse, botte, bouclier et mitaine pour Mister Lhenry.
On rentre dans les trois dernières minutes, trois minutes de folie, trois minutes de joie immense, trois minutes de bonheur fou. Un palet est lancé dans le fond, Mallette est le premier dessus, il cherche la solution et comme il ne la trouve pas, il nous gratifie d’un petit tour de vieux briscard en s’appuyant sur le gardien qui, de sa botte, fait passer le palet dans un trou de souris, au-delà de sa ligne fatidique (4-2 / 57.16 Mallette).
L’espoir renaît et toute la patinoire avec. Ce but est à peine célébré que la joie va redoubler, était-ce possible déjà, bah oui oui. Mallette récupère un palet en neutre pour servir Desrosiers qui, tout en vitesse, se présente devant le portier qu’il mystifie de façon imparable (5-2 / 57.40 Desrosiers ass Mallette et Thinel).
Du délire car ce cinquième but est synonyme de victoire mais surtout de titre. Une chose impensable.
Dans la liesse complète, Rouen s’adjuge une victoire acquise avec les tripes en réalisant un match presque parfait mais que d’émotion ! Que dire d’autre à part merci, merci, merci pour le bonheur procuré. Par ce succès, c’est bien sûr Rouen qui marque son nom au palmarès mais c’est aussi et surtout tout le hockey français qui doit s’en glorifier car Rouen vient de prouver qu’en France aussi on sait jouer au hockey et de fort belle manière.
Hommes du match :
Dydykin pour Donetsk et Thinel pour Rouen
Meilleurs joueurs du tournoi
Gardien : Oska (Minsk)
Défenseur : Malevich (Donetsk)
Attaquant : Thinel (Rouen)
Retrouvez demain les réactions des Rouennais prises sur la glace
© 2026 Hockeyhebdo.com — Reproduction totale ou partielle interdite.
← Retour à la liste


Seul bémol: l'absence de médias pendant et après le tournoi, 20 secondes sur Tout Le Sport et rien sur les autres chaines.
Vraiment inoubliable,franchement difficile de revenir à la Magnus ensuite...