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C'est dans une patinoire bien pleine que les deux équipes se retrouvaient pour une troisième rencontre que l'on sait très importante dans une série en cinq en cas de score de parité comme ici. Sans blessés particuliers après le retour de Le Blond, encore incertain il y a quelques jours.
Des Chamois qui manquent leur départ...
Photographe JC Salomé But de Le Blond
Les premières minutes voient Grenoble se ruer à l'attaque mais, après un premier lancer chamoniard sur Raibon, la rencontre est stoppée pour une réfection partielle de glace qui semble, au final, avoir déconcentrée les visiteurs ?
Dès la reprise, Grenoble se procure un jeu de puissance et va ouvrir la marque grâce à une très belle action du duo Sivic - Desrosiers, le premier passant à l'aile pour le second qui lui remet face à Hardy plein axe avec une reprise gagnante à 2'46. (1-0)
L'impression que Chamonix n'y est pas se poursuit les minutes suivantes avec de multiples déboulés grenoblois ponctués de tour de cage adverse, et des face-à-face gagnés assez systématiquement par des Brûleurs visiblement en forme.
Après plusieurs tentatives infructueuses, le sens de la rencontre est respecté et Grenoble trouve une nouvelle fois le chemin du but grâce au virevoltant Benoit qui rentre dans la défense comme dans du beurre à 6'58 et trouve le fond des filets, d'un revers de qualité, but sur lequel Hardy ne nous semble pas totalement sans responsabilité. (2-0)
Etrange début de rencontre qui pousse Stéphane Gros à demander un temps mort, choix judicieux car les Haut-Savoyards vont ensuite se montrer sous un meilleur jour et porter le danger du côté de la cage grenobloise.
Après dix minutes à oublier, Chamonix se montre plus pressant avec un Lauzon bien visible et des relais à mi-glace mieux assurés.
Pourtant, sans avoir eu tout de même de très grosses occasions, les Chamois vont bénéficier d'un échec avant de qualité d'Aimonetto qui perturbe Rouleau, et ce dernier voit son palet perdu revenir devant la cage de son gardien. Bonne affaire pour Charland qui reprend et met au fond à 14'07. (2-1)
Les deux équipes proposent alors une explication plus équilibrée, jusqu'à un choc entre ce même Rouleau et un adversaire à mi-glace, le Grenoblois se voyant sanctionné d'une 5+20 pour un coup de coude jugé dangereux à 15'12, ceci sans que son adversaire ne présente de saignements ni de blessure visible. L'action qui fera quelque peu polémique n'ayant pas été vue par l'auteur de l'article qui regardait un gardien, et le ralenti proposé lui ayant échappé pour un autre motif, il nous est difficile d'exprimer un avis sur le sujet. C'est la seconde pénalité de match contre un Grenoblois en deux rencontres après celle de Tartari à Chamonix.
Les cinq minutes vont passer assez facilement côté Grenoble, d'autant que Masson est sanctionné à son tour, la période se terminant avec l'impression que les deux équipes connaissent leurs moments de force et faiblesse, et tout particulièrement Chamonix...
L'avalanche de buts
La seconde période verra initialement Chamonix pousser avant de devoir s'employer en infériorité numérique.
Sur un contre chamoniard à 25'52, une pénalité différée est sifflée contre Grenoble, avant que Patry ne soit empêché de reprendre victorieusement un palet à cage vide après un premier lancer de Kara. Conformément au règlement, les arbitres accordent ce but qui confirme le retour aux affaires de Chamonix à 25'55. (2-2)
Pas mieux à Grenoble avec une perte de palet qui profite à Charland, lequel se présente face à Raibon pour gagner un duel parfaitement négocié par l'ancien joueur de l'UQAM Trois Rivières qui inscrit son doublé à 35'55. (3-3)
Chamonix va pourtant payer cher son indiscipline avec deux pénalités coup sur coup qui placent les Haut-Savoyards à 3-5 pendant environ une minute mais, alors que Grenoble négocie fort mal cet avantage, une troisième pénalité différée va faire très mal.
Après une faute de Gras, la pénalité est signalée et paraît provoquer une déconcentration totale de la défense chamoniarde, ce dont Aquino va profiter sur un service de Desrosiers pour pousser dedans à 37'42. (4-3)
Toujours à 5-3, Chamonix va craquer une seconde fois et Aquino trompe une nouvelle fois assez facilement Hardy, un doublé synonyme de double avantage pour des Grenoblois qui auront su saisir les largesses d'un adversaire auquel il semble toujours manquer 5 minutes de concentration par période. (5-3)
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| Photographe Laurent Lardière |
Alors que les deux équipes reviennent sur la glace, on comprend que les consignes ont été clairement de ne plus concéder des pénalités inutiles avec, derrière, des attaques-défenses particulièrement vigilantes de ce côté.
Les minutes passent, Grenoble résiste sans trop de difficulté mais doit s'en remettre à Raibon pour répondre au fil des minutes à des Chamois, désireux de combler leur retard et qui jouent vite en bien.
A 50'49, une mêlée se déroule devant la cage grenobloise et le palet roule gentiment devant la ligne sans qu'un seul défenseur ne soit présent pour interdire à Charland d'inscrire son triplé en toute facilité à 50'49 (5-4)
Mais au fil des minutes, Chamonix ne parvient pas à revenir et Hardy va sortir à 58'13, ce dont va profiter Tartari qui sert Le Blond, lequel dribble un défenseur avant d'ajuster et de compter à 58'56. (6-4)
On décide à Chamonix de laisser Hardy hors de la glace, d'autant que Grenoble est pénalisé à 59'26. Pourtant, les Brûleurs vont une nouvelle fois contrer une équipe chamoniarde qui a lâché l'affaire, et Steiner s'en va facilement inscrire le second but en cage vide à 59'38. (7-4)
La rencontre se termine avec une explication Dusseau - Kara qui ne sera pas sanctionnée car ayant eu lieu après la fin de la rencontre, et de manière très nord-américaine dans la visibilité et l'esprit.
Onze buts... 4 arbitres
Les Chamoniards ont perdu à Pôle-Sud ce soir assez largement avec, comme cause principale, plusieurs minutes, courtes périodes de déconcentration et de jeu très approximatif, particulièrement sur le plan défensif. Outre les dix premières minutes, la fin de la seconde période est également très négative et, si vous ajoutez les cinq dernières du match, on a globalement le quart d'heure au final, ce qui fait beaucoup. Sans que l'on trouve de raisons particulières à cela, force est de reconnaître que, derrière les deux premiers trios, il n'y a quand même pas la même productivité, tout comme derrière Oberg, Veydarier et Korenko en défense. Dans la cage, Hardy n'a pas totalement convaincu. Sans proposer un mauvais match, le gardien haut-savoyard en prend sept dont deux-trois sont évitables, et surtout n'a pas franchement proposé d'arrêts clefs susceptibles de décourager une attaque et de motiver sa défense. Au final, Chamonix doit, pour rester dans le coup, gommer ces 15 minutes et se montrer sans doute un poil plus défensif avec un Hardy à la hausse par rapport à cette rencontre, faute de quoi ce sera difficile à Pôle-Sud face à des Grenoblois dont la densité physique et la technique individuelle sont un peu au-dessus. De même, malgré certains joueurs d'expérience comme Aimonetto, les Chamois manquent sans doute de vécu à ce niveau de la compétition.
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| Photographe Laurent Lardière |
Grenoble a gagné et, avouons-le, n'a pas donné l'impression de trembler particulièrement, car ayant toujours mené au score et repris les devants lors des deux égalités chamoniardes. Grenoble a gagné aussi en jouant au hockey, et en se montrant particulièrement réaliste offensivement, tout en pouvant compter sur une défensive qui n'a pas eu le quart d'heure de "moins bien" comme l'adversaire du jour. On sait que souvent, lorsque la grosse défense rencontre la grosse attaque, ce sont les premiers qui gagnent. C'est sans doute le cas ici, malgré les 4 buts encaissés et avec moins de pénalités que les visiteurs, la 5+20 de Rouleau faussant quelque peu ce calcul. Visiblement au même niveau que lors des tours précédents, Grenoble paraît disposer des cartes pour en terminer et semble, sur sa lancée, avoir gagné en confiance et réalisme devant la cage adverse. Le plus sans doute ce soir est le fait de voir un Benoit sortir du banc et inscrire son but, tout comme le bon comportement d'un Avenel qui a failli marquer et dont l'activité est, sans conteste, de qualité ce soir. Le moins est d'avoir pris quatre buts qui soulignent quelques mauvais placements défensifs, la réduction du score adverse pouvant constituer une domination définitive.
On remarquera que, physiquement, les Brûleurs ont semblé mieux que leurs adversaires ce soir, avec une tonicité moyenne qui constitue sans doute le principal problème posé à l'adversaire qui n'a pas l'habitude de croiser une telle équipe en Magnus.
Enfin, pour une fois, un mot sur l'arbitrage depuis le début de ces séries qui, disons-le clairement, nous interroge. Loin de nous l'idée de stigmatiser tel ou tel, mais force est de reconnaître que l'on se trouve face à plusieurs problèmes avec des rencontres plus proches dans le temps, plus intenses, et plus suivies par un large public. Au final, un niveau d'arbitrage assez mitigé, mais que l'on peut expliquer par plusieurs éléments.
Le premier est un contexte, environnement, qui nous semble problématique pour l'équité sportive, et ceci sans que les arbitres en soient directement responsables. Est-il normal au stade des demi-finales de ne pas avoir de juges de but ? Peut-on reparler des dispositifs existants dans la plupart des ligues comme, par exemple, une caméra derrière la cage ? Il est clair que plusieurs rencontres, depuis le début des playoffs, ont vu par exemple des buts parfaitement valables être refusés, et ceci est d'autant plus évident que l'augmentation du nombre de rencontres disputées favorise malheureusement ces situations. Va-t'on attendre qu'une équipe se fasse sortir à cause de cela pour prendre les mesures nécessaires ? Notons que l'arbitrage à 4 va dans la bonne direction mais ne répond pas à ces situations qui nécessitent des moyens complémentaires car personne n'a des yeux dans le dos et derrière les cages, en particulier.
On pourra également souligner que le rythme imposé à des arbitres, qui eux ne peuvent sortir sur le banc, paraît élevé, avec un nombre de rencontres toujours arbitrées par les mêmes... Un seul exemple avec l'un des deux officiant à Grenoble qui se retrouve demain soir à Angers, soit 545 km...On parlera de la fatigue des joueurs, parlons de celle des arbitres qui va clairement coïncider avec de moins bonnes prestations...oui, nous avons trouvé certains arbitres fatigués et cette donnée est à prendre en compte, par respect pour les intéressés qui ont, par ailleurs, des activités professionnelles..
Le second est, par contre, relatif à l'absence d'homogénéïté dans les décisions, particulièrement pour le seuil de tolérance, qui est particulièrement flagrante depuis le début des playoffs. Qu'est-ce qui est accepté, qu'est-ce qui ne l'est pas ? Arbitre-t'on la dernière période et les prolongations éventuelles à la mode nord américaine, c'est-à-dire en sifflant moins, ce qui n'est pas dans le règlement mais semble une logique plutôt positive ? Autant de questions qui ne semblent pas clairement définies, et qui déroutent quelque peu les joueurs et le public, y compris avec un arbitrage à 4. Il semblerait nécessaire, de ce point de vue, de clarifier tout particulièrement la question des contacts, charges qui font partie du jeu lorsqu'elles sont correctement exécutées et qui ont conduit, sur les 8 rencontres suivies par l'auteur de l'article depuis le début des playoffs, à des décisions très, trop différentes.


Une pénalité de 5' entraine systématiquement une pénalité de 20' et une expulsion. C'est systématique, sauf en NHL...
Les sanctions ne sont pas attribuées au hasard : un coup de coude ne peut pas entraîner une 2+10. Seule les charges dans le dos et charges à la tête peuvent etre sanctionnées ainsi. Un 2+2 ne peut pas sanctionner un coup de coude non plus.
C'est avec des gens qui pensent savoir et qui étalent leur pseudo-science de la sorte que les travées de patinoires et les sites de hockey pourrissent de plus en plus !
Tu trouveras accessible le règlement sur le site de la fédé mais cela demande plus de temps et de réflexion je te l'accorde....
Concernant l`arbitrage, je fais partit de ceux qui étaient hier soir à la patinoire, et, je l`avoue, en sortant j`avais l`impression d`un de ces matchs à l`arbitrage “correctif” (lorsque les arbitres ne sont pas trop sure de leurs interventions et viennent compenser par d`autres sifflets pas forcement plus sure mais qui équilibre). Ce qui m’avait laissé perplexe en sortant. Du coup en rentrant j`ai profité de la retransmission de TVGrenoble pour regarder cela de plus prêt.
Je ne suis pas expert, mais vu avec les ralentits l`arbitrage d`hier soir était, au final, assez bon et reflète bien la rencontre.
Seul « bemol » le 5+20. Il y a effectivement une charge sévère du #32. Malgré cela, ce n`est pas la première de cette acabit que l`on voit, et c`est bien la première fois que je voie une sanction si sévère. A contrario, la charge sur le #96 est tout aussi virulente et n`amène, elle, qu`à 2minutes (ce qui me semble donc normal, mais considérant le 5+20 précédent, il aurait mérité la même sanction). Et c`est certainement là le seul point que l`on peut discuter.
Pour ce qui est des autres fautes, le temps total de pénalité (sans le 5+20) reflète vraiment de la physionomie du match. Des Grenoblois très impliqués à ne pas commettre de fautes, des chamoniards cherchant, par des petits coups à droite et à gauche à irriter et à faire perdre leur calme au grenoblois.
Il apparait même quelques fautes chamoniardes, évidentes, qui ne sont pas sifflées, surement de façon à ne pas les enterrer à travers les pénalités.
Le match d`hier se jouait sur les supériorités, donc sur les fautes, et a ce jeu là, les grenoblois étaient clairement plus « propre » que les Chamoix.
La suite ce soir, en tout cas, en conclusion je dirais qu`un ressentit à la patinoire sur l`arbitrage ne reflète pas forcement de la vrais qualité de ce-dernier.
Cdlt,
Voila mais ce n'est que mon avis.
Je sais qu'entre ce que nous pouvons voir à la patinoire et à la télé, il peut y avoir des interprétations différentes alors si quelqu'un a pu voir les ralentis merci de me donner son point de vue.
Sauf que ... "Va t'on attendre qu'une équipe se fasse sortir à cause de celà pour prendre les mesures nécessaires?" ... je crois que c'est déjà "en grande partie" arrivé il me semble !!!!! Je sais que je vais me faire luncher en disant cela mais ... tant pis, je le dis quand même !!!
Encore une fois on peut se poser la question pour Dufour refuse de faire jouer Quemener ?
Son probable retour à Rouen pour remplecer Lhenry sans doute ?
Faut il rappeler que sans le retour de Quemener pour le 5ème match contre Epinal, Grenoble se serait probablement encore une fois fait sortir en 1/8 de final...
Grenoble va t'il prendre le risque de garder Raibon ou recruter un nouveau gardien pour la saison prochaine ?
Faudrait accorder vos violons!