1351 spectateurs
Arbitres : Mr Mendlowictz assist? de Mrs Hemmery et Goncalves
Buts équipe
Toulouse-Blagnac : 07.09 Valtteri Autio (ass Sébastien Savajol et Bryan Ten Braak) ; 10.42 Karl Fournier (ass Jimi Palanto) ; 16.10 Jimi Palanto (ass Olivier Gamache) ; 16.51 Olivier Gamache (ass Maxime Michaud) ; 52.57 Karl Fournier (ass Terry Prunier)
Mont-Blanc : 13.53 Anthony Brockman (ass Romain Orset et Maxime Charette) ; 28.33 Maxime Charette ; 32.24 Sacha Jean ; 32.36 Florent Biscard (ass Fabien Satonay et Etienne Croz) ; 34.16 Arthur Coulon (ass Florent Biscard et Fabien Satonay) ; 39.46 Etienne Croz (ass Yvan Kerneis) ; 49.05 Etienne Croz (ass Jordan Revel et Valérian Croz)
Pénalités : 20 minutes contre Toulouse-Blagnac — 12 minutes contre Mont-Blanc
Le compteur est alors débloqué par les joueurs de Pourtanel et, tout de suite, les équipiers d’Orset tente de revenir, mais les tirs de Brockman ne trouvent pas la mire et ce, même lors de la supériorité qui suit. Au contraire, alors que les joueurs de Boisson ne parviennent pas à imposer leur jeu de puissance, les Bélougas se portent à l’offensive, avec un Fournier de belle facture. En effet, alors que les visiteurs concèdent un engagement en zone défensive, la mise en jeu est remportée par Palanto qui transmet vite au Canadien. Celui-ci se porte très facilement devant le but et, après avoir obligé Morin à se coucher, adresse un tir du revers qui termine sa course dans les filets (10’42, 2-0, Fournier ass Palanto).
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| photo yc |
| Etienne Didot donne le coup d'envoi |
Cette fois, les équipiers de Savajol prennent le dessus sur leurs homologues et imposent leur jeu. Cette domination est illustrée par de nombreux tirs, avec Ten Braak, Palanto, Flinck ou encore Fournier, mais Morin résiste bien aux assauts, bien aidé, il est vrai, par une défense qui, à défaut de faire preuve de génie, est bien regroupée. C’est alors que Michaud commet un retenir et offre une nouvelle supériorité aux visiteurs. Ils s’installent en zone offensive avec Orset qui dirige le jeu côté droit. Il adresse une passe latérale à Brockman qui reprend et envoie le palet au fond des filets (13’53, 2-1, Brockman ass Orset ass Charrette).
C’est au tour des visiteurs d’offrir un jeu de puissance aux Bélougas, et ceux-ci en profitent pour faire le siège du but de Morin. Pourtanel, par trois fois, puis Fournier mettent Morin à l’épreuve, avant que Lazzaroni ne fasse une faute et laisse quelques instants ses équipiers à trois sur la glace. Cela libère les espaces et Palanto, bien servi par Gamache devant la cage, résiste au défenseur dans son dos et, en s’y reprenant à trois fois, parvient à trouver la faille et signe le troisième but de l’équipe locale (16’10, 3-1, Palanto ass Gamache).
Ce but intervient mal pour les visiteurs à qui il reste une pénalité, et les Toulousains en profitent pour continuer leur travail en zone offensive. Bien leur en prend puisque, après un tir d’Autio, Gamache se retrouve en position de tirer. Ce dernier adresse un palet en direction du but. La rondelle passe entre les jambes de Morin qui ne peut que ralentir sa course, et elle termine derrière la ligne de but pour le quatrième but des joueurs de Pourtanel (16’51, Gamache ass Michaud).
A cet instant, nous voyons clairement une grande différence entre les deux équipes, avec les joueurs locaux en pleine euphorie, alors que les visiteurs paraissent sonnés de la tournure des évènements. Néanmoins, le match reprend son cours et Revel, Orset puis Terrier échouent devant Koskela, avant que la sonnerie n’envoie les deux équipes en pause.
Le second acte de cette rencontre débute sur un rythme équilibré, aucune des deux équipes ne parvenant à prendre l’ascendant sur l’autre. Gamache tente de donner plus d’ampleur au score, avant que les visiteurs ne se retrouvent en supériorité. Arès puis Croz viennent mettre Koskela à l’épreuve, mais c’est Fournier, en break, qui trouve une belle occasion de marquer, mais ses deux tirs trouvent Morin sur leur chemin. Ensuite, c’est au tour de Toulouse-Blagnac de bénéficier d’un jeu de puissance mais là, pareil, les tirs de Mattila et de Pourtanel ne trouvent pas les filets. On voit alors une succession d’offensives de part et d’autre, et ce sont les visiteurs qui se montrent plus percutants, à l’image de Charrette et de Revel. Les joueurs de Boisson mettent plus de vitesse et provoquent quelques fautes, et se voient offrir une nouvelle supériorité. Après avoir subi un contre qui a vu Gamache tester la vigilance de Morin, c’est Charrette qui, entrant en zone, adresse un bon tir du poignet qui propulse le palet au fond des filets (28’33, 4-2, Charrette).
Les visiteurs commencent à entrevoir une chance de revenir dans le match, et se montrent alors plus appliqués dans la construction du jeu. D’ailleurs, Terrier, sur un bon service de Coulon, n’est pas loin de voir sa reprise finir dans le but. Les visiteurs déroulent et posent alors beaucoup de problèmes à la brigade défensive des Bélougas qui subissent certainement un contrecoup de la première période où ils ont beaucoup donné. Un power-play est à nouveau sifflé en faveur des visiteurs et, alors que les équipiers de Borini sont devant le but de Koskela, le palet est maladroitement renvoyé par la défense locale et Jean, en embuscade, reprend le palet et ramène son équipe à un but, ce qui relance totalement la partie (32’24, 4-3, Jean).
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| Romain Orset |
Ce n’est pas fini puisque, moins de deux minutes plus tard, les visiteurs, toujours en situation de supériorité, poussent et, après les tirs de Colombin et de Revel, voient Coulon reprendre devant la cage un rebond sur un tir d’Arès, ce qui permet au Mont-Blanc de prendre l’avantage (34’16, 4-5, Coulon ass Arès ass Terrier).
Le retournement de situation est alors total, les équipiers d‘Etienne Croz poussent leur avantage et continuent de presser. Vialle, Colombin ou encore Jean tentent de creuser leur avantage, alors que Pourtanel, lors d’une rare intrusion toulousaine, voit son tir échouer sur Morin. Les joueurs locaux commettent encore une nouvelle faute et, lors de la supériorité qui suit, Valerian Croz, Charrette et surtout Revel sont tout près de donner plus d’ampleur au score mais Koskela veille au grain. On approche de la fin de la période, et on voit Terrier semer la pagaille, avec Arès et Coulon, dans l’arrière-garde des équipiers de Savajol, mais sans succès, jusqu’à ce qu’Etienne Croz, reprenant un palet dans le trafic, l’envoie entre les bottes de Koskela qui ne peut que constater les dégâts (39’46, 4-6, E. Croz ass Kerneis).
La sonnerie retentit quelques instants après pour le second entracte de la soirée.
Le dernier acte de ce match débute par une très nette domination des visiteurs qui privent les joueurs locaux de palet. On a l’impression que les visiteurs évoluent en supériorité durant les premières minutes de la dernière période, et cela s’illustre par de nombreux tirs de Brockman, de Jean, Lazzaroni, Cocar, Terrier ou encore Charrette. Pourtant les visiteurs, en résistant aux assauts de leurs adversaires, reprennent confiance et commencent à repartir à l’assaut du but de Morin. D’ailleurs, Savajol, faisant le tour de la cage, n’est pas loin de tromper le cerbère des Alpes. Peu après, suite à une faute d’Etienne Croz, les joueurs n’entendent pas tous le coup de sifflet arbitral, et le but de Gamache est donc refusé, ce qui n’est pas du tout au goût des supporters locaux qui laissent entendre leur mécontentement. Sur la supériorité, Palanto, Fournier, Autio et Savajol ne trouvent pas la faille pour réduire le score, malgré la bonne volonté des joueurs de Pourtanel. Le match s’égrène et les deux équipes voient leurs offensives échouer, jusqu’à une rapide contre-attaque menée par Valerian Croz et Revel, ce dernier, juste avant d’arriver devant la cage, transmet à Etienne Croz qui reprend victorieusement dans le but (49’05, 4-7, E. Croz ass Revel ass V. Croz).
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| Alain Boisson et Mathias Terrier |
Les joueurs locaux ne sont toutefois pas troublés par cette réduction du score et on voit Lazzaroni, Terrier et Valerian Croz être très près de tromper Koskela. On approche de la fin du match et les joueurs locaux se lancent à l’offensive, et ils obtiennent un jeu de puissance qui est un peu celui de la dernière chance. Toutefois, à trop vouloir marquer, ils se prennent un peu les pieds dans le tapis et ne parviennent pas à se montrer dangereux devant le but de Morin. Les joueurs locaux laissent passer l’orage et, alors qu’on entre dans les deux dernières minutes du match, Koskela cède sa place à un joueur pour apporter le surnombre. Savajol et Ribanelli adresse des tirs désespérés mais sans conséquence sur Morin, avant que Terrier et Arès, en contre, ne fasse preuve de trop d’altruisme et échouent devant la cage locale vide. Le match se termine et nous voyons une explosion de joie chez les visiteurs qui assurent leur maintien.
Les joueurs locaux ont tout d’abord dominé la rencontre mais la débauche d’efforts, lors de la première période, a certainement pesé dans les jambes pour la suite du match. La troupe de Pourtanel a aussi, sans doute, trop compté sur les deux premières lignes pour faire la différence, mais ce calcul ne s’est finalement pas avéré payant. Il y a pourtant du talent dans cette équipe qui est certainement taillée pour la division 1, mais la mauvaise gestion de leurs temps faibles a été trop préjudiciable pour pouvoir l’emporter. Ils grillent ainsi un joker qui leur aurait permis d’envisager plus sereinement la dernière journée de championnat. Ils n’ont plus les cartes en main et doivent, en plus de battre Nice, espérer que Mont-Blanc batte Annecy dans le temps réglementaire. Une équation dont se serait bien passée la troupe des Bélougas.
Les visiteurs, quant à eux, ont présenté deux visages durant le match. Un visage complètement amorphe après avoir encaissé quatre buts lors du premier tiers, mais complètement transcendé pour le reste du match, avec trois lignes posant beaucoup de problèmes aux joueurs locaux. Ils assurent au club une nouvelle saison dans le second échelon national, et aussi confortent le travail d’Alain Boisson à la tête de l’équipe. Etienne Croz, l’ancien du groupe, ne tarissait d’ailleurs pas d’éloge sur son entraîneur avec lequel il a repris un grand plaisir à jouer. Le fait que Boisson soit également l’entraîneur des U22 du HC74 a aussi pesé, l’équipe possédant beaucoup plus de repères sur la glace. Ne nous y trompons pas, ce groupe n’est véritablement pas à sa place en bas de tableau du championnat, mais cette expérience sera sûrement bénéfique pour l’avenir des nombreux jeunes qui composent ce groupe.


