289 spectateurs
Arbitres : Mr Bataillie assist? de Mme Boniface et de Mr Yssembourg
Buts équipe
Neuilly/Marne : 00.52 Lukas Pek (ass Denis Kadic et Loïc Sadoun) ; 19.56 Jozef Wagenhoffer (ass Maxime Dubuc et Loïc Sadoun)
Lyon : 03.20 Martin Bartos (ass Miroslav Kristin et Jonathan Laberge) ; 07.25 Vikhael To-Landry (ass Nicolas Biniek et Alexander Olsson) ; 25.14 Jonathan Laberge (ass Martin Bartos et Miroslav Kristin) ; 28.53 Alexander Olsson (ass Nicolas Biniek et Vikhael To-Landry) ; 44.01 Miroslav Kristin (ass Jonathan Laberge) ; 45.15 Julien Lebey (ass Timothée Franck et Matej Kristin) ; 54.25 Vikhael To-Landry (ass Martin Millerioux et Martin Dufek) ; 58.38 Elie Raibon (ass Julien Lebey et Jules Breton)
Pénalités : 12 minutes contre Neuilly/Marne — 10 minutes contre Lyon
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| Photographe : Mav94 |
François Dusseau peut se réjouir de ce début de match « on a une équipe qui joue vite, qui va de l’avant. Mais on se sait attendu et on s’attendait à ce que Neuilly sorte fort en 1ère période. C’était important pour nous de répondre présent sur une petite glace. » Et la technique des attaquants lyonnais continue de faire merveille, Kristin délivre un bijou de passe à Laberge seul plein axe, puis le même Laberge récupère un palet mais les 2 fois Beech maintient les siens dans le match. C’est ensuite Biniek qui touche la barre d’un lancer puissant puis le poteau qui sauve Beech alors que la cage est ouverte sur une supériorité lyonnaise. En double supériorité pendant quelques secondes, les Bisons vont égaliser par Wagenhoffer d’un joli lancer croisé, suite à un décalage trouvé par Dubuc. Ce score de parité est plutôt flatteur pour les locaux qui semblent déjà à bout de souffle à force de patiner après un palet confisqué par les visiteurs largement dominateurs au niveau des lancers (20-9).
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| Photographe : Mav94 |
Le dernier tiers ne sera qu’un long chemin de croix pour des Bisons dépassés. Si Beech retarde l’échéance en remportant 3 face-à-face avec To-Landry, il cède face à Kristin qui récupère un palet sur une mise en échec avant face à Dubuc et se replace pour convertir l’offrande de Laberge. Ou face à Lebey qui rentre un peu trop facilement en zone offensive, prend son temps pour armer un lancer puissant sous la barre d’un Beech qui commence à céder lui-aussi face à la domination des visiteurs « Mon gardien doute et quand tu commences à cogiter ça devient encore plus compliqué » dira plus tard Spinozzi. Un raid solitaire de Polodna, un palet gratté par Kadic ou un beau lancer de Guimbard permettent à Kristin de se réchauffer, mais c’est Lyon qui va enfoncer le clou en fin de match. Par To-Landry d’abord, parfaitement lancé par ses défenseurs au milieu de Bisons passifs, qui gagne enfin un face à face avec Beech puis par Raibon qui conclut un joli jeu en triangle d’un lancer sous la barre.
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| Photographe : Mav94 |
« J’ai retrouvé le groupe d’il y a un mois, se réjouira François Dusseau. Avec le recul, notre défaite à Nantes nous a donné un bon coup de pied et tout le monde s’est remis à travailler. On a fait 2 grosses semaines de travail sans match avec une préparation physique novatrice qui porte ses fruits. Mais on ne va pas s’emballer. Ce n’est que la vérité d’un match, il en reste 24 et le championnat est très compétitif ». A la question de savoir quels objectifs il fixe à son groupe, le coach des Lions répond avec franchise « Nous sommes les seuls à annoncer clairement nos objectifs. On veut faire au minimum aussi bien que l’an dernier. On a le groupe pour, mais on connaît la logique des play-offs et l’importance d’être au mieux de sa forme à ce moment-là. On va donc continuer à travailler et préparer notre gros match à domicile face à Mulhouse samedi prochain. » Il concédera que « les Nocéens ont certainement plus de réglages à faire que nous », pas sûr que cela suffise à apaiser Frank Spinozzi et Antoine Richer dont le coach lyonnais est assez proche. « Lyon a été solide dans tous les compartiments. Etre menés à domicile pour le 1er match, c’est difficile et on a trop souffert, on n’a pas eu la réaction qu’il fallait » concédait Richer. Spinozzi poursuivait dans la métaphore « Si tu ne mets pas de volonté dans ton match, c’est comme quand tu vas au Casino, tu t’en remets à des éléments que tu ne maîtrises pas. Et au Casino, tu sors rarement gagnant. Nos joueurs doivent grandir vite, on donne du temps du jeu et des responsabilités à des joueurs qui ne sont pas habitués à en avoir à ce niveau, il faut donc s’attendre à des matches difficiles. On ne va pas grandir en un match. » Il ajoute que « Rien n’a fonctionné ce soir, gardien, défense, système, attitude…ce soir, ce n’était pas notre patinoire, on l’a laissée aux Lyonnais. » Et promet un retour à de bonnes vieilles méthodes pour retrouver cette hargne qui a tant fait défaut ce soir « On va durcir les entraînements, être moins permissifs, moins conciliants. J’ai des bons gars, bien éduqués, trop bien peut-être. Je veux des guerriers. » Parions que l’équipe qui se déplacera à Montpellier dans 15 jours aura un tout autre visage.



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