Article
LM - 12ème journée : Rouen vs Angers
Rouen remporte le choc.
Pour ce choc de la 12ème journée entre Ducs et Dragons qui se situe entre deux tours de Coupe de France passé contre Brest (victoire 8 à 4) et Epinal mardi en 1/8 de final de la coupe de la ligue, la patinoire clignotait complet. Il faut dire qu’une telle affiche entre ces deux formations qui prônent le spectacle, les spectateurs de tous bords allaient être ravis et cette rencontre est aussi une première pour le revenant Bouchard dans son jardin normand. L’accueil lui fut d’ailleurs chaleureux.
Des dragons plus efficaces
Pas de round d’observation entre ces deux formations qui se connaissent sur le bout des doigts. Le jeu en d’entrée vif et rapide. C’est Rouen qui en premier se met en évidence par Carlsson qui, sur la gauche, teste les réflexes de Koivula (01’18). Ne voulant pas laisser la maîtrise aux Rouennais, Angers réplique aussitôt par Albert sans plus de succès (01’48). Le rencontre va bon train, le palet est sans cesse en mouvement mais les gardiens ne sont pas vraiment mis en grand danger en ce début de première partie de tiers.
Les muscles bien chauds, les velléités offensives des deux camps se font plus présentes sur les portiers. C’est tout d’abord Desrosiers qui, bien lancé par son compère Mallette, ne trouve que la jambière de Koivula (06’50). Puis c’est au tour de Strozynski, toujours servi par Mallette, de voir sa feinte déjouée par le cerbère des Ducs (07’46). Si la menace Rouennaise se précise, les occasions Angevines sont aussi très incisives et il faut toute la vigilance de Sopko pour annihiler le gros shoot de Laprise dans un premier temps de la botte puis en se couchant sur le rebond (09’45).
Le spectacle est de qualité et les occasions nombreuses. Lamperier y va de sa tentative (09’50) ainsi que Carlsson qui voit son essai repoussé de la mitaine et du poteau (09’56). C’est sur une supériorité en faveur des locaux que le compteur va se déflorer, profitant d’un quatre contre trois, la doublette Desrosiers – Thinel est charger de faire la brèche pour Mallette qui, bien décalé à la bleue et sur la gauche, trouve la lucarne gauche (1-0 / 11'15 Mallette ass. Desrosiers et Thinel). En prenant l’avantage au score et profitant du contre coup Angevin, Rouen essaye d’enfoncer le clou et il s’en faut de peu que Carlsson double la mise après un service caviar et un numéro de passe de Thinel (11’57).
![]() |
| Crédit Photo : Stéphanie OUVRY © 2008 |
| La joie des rouennais |
Les prisons des différents côtés n’amènent pas grand-chose dans un premier temps, les gardiens volant la vedette ou les attaquants se montrant maladroit. « Comment j’ai pu louper cela », c’est sûrement la question que se posa Thinel en voyant son tir passer à côté alors que la cage était désertée par Koivula (15’55). Mallette n’est pas plus en réussite (16’25), tout comme Doucet qui loupe complètement sa reprise de volée (16’35). C’est au tour d’Angers de bénéficier d’un avantage numérique. La mise en place se fait, mais Doucet, en renard a l’affût de tout, gratte le palet sur le côté gauche et file toutes voiles dehors. Seule solution, l’arrêter de façon incorrecte avant l’entrée en zone offensive mais le puck arrive dans la crosse de Thinel qui se fait aussi balancer. L’arbitre, après avoir consulté ses assesseurs, donne un tir de pénalité.
Thinel se charge de la sentence de fort belle manière avec un gri-gri dont il a le secret (2-0 / 18’15 Thinel). A l’amorce de la dernière minute, Bellemare n’est pas plus chanceux que ses coéquipiers car il se heurte à Sopko et aussi à une défense Rouennaise intraitable (18’50). La dernière action du tiers revient à Carlsson qui nous gratifie d’un coast to coast mais la mitaine de Koivula y met fin (19’12).
Un tiers bien rythmé avec beaucoup de jeu où Rouen a su faire parler son opportuniste. La prise de pouvoir au tableau d’affichage est assez logique mais attention, le match est encore long.
Mises au jeu : Rouen : 14/28 50% - Angers : 14/28 20%
Doucet : 3 / 8 soit 37,5% - Mallette : 2 / 10 soit 20% - Peltola : 8 / 9 soit 88,9% - Tarantino : 1 / 1 soit 100%
Tirs :
Rouen : 7 tirs à égalité numérique, 2 tirs en avantage dont 1 but, 4 tirs en désavantage numérique dont 1 but (lancer de punition) ; soit 2 buts sur 13 tirs (84,6% d’arrêt pour Koivula).
Angers : 6 tirs à égalité numérique, 1 tir en avantage numérique, 1 tir en désavantage numérique ; soit 8 tirs pour la période (100% d’arrêt pour Sopko)
Rouen creuse l’écart
Avec deux buts à remonter, Angers rentre bien mieux dans la seconde période et exerce une grosse pression. Fortier, seul dans le slot, voit son tir passer de peu à côté (20’55). S’en suit ensuite un cafouillage devant Sopko et heureusement pour lui, aucun maillot blanc pour faire franchir au palet la ligne fatidique (21’50). Sur un cinq contre trois, la défensive Rouennaise est héroïque à l’image de Glad qui fait don de son corps pour contrer le tir de Bellemare (22’16). Rouen a plié mais n’a pas rompu. Sopko est encore présent suite à une frappe de Metsaranta (24’49).
Pas en veine, les Angevins le seront encore moins puisque sur un palet derrière la cage dans la crosse de Thinel, celui-ci veut remettre en retrait, le pauvre Igier passe par là, il détourne le palet du patin, trompe son propre gardien qui rentre dans une grosse colère en jetant sa crosse (3-0 / 27’03 Thinel). La pilule est dure à avaler. Mais que dire du but suivant: Desrosiers prend le palet derrière son propre but, prend de la vitesse et trouve un parfais relais avec Strozynski, le une – deux est parfait l’entrée de zone par la droite aussi, le tir du poignet fait mouche pour se loger dans la lucarne opposée (4-0 / 28’51 Desrosiers ass Strozynski et Glad). En deux minutes Rouen a doublé son capital.
![]() |
| Crédit Photo : Stéphanie OUVRY © 2008 |
| Grosse colère de Koivula |
Et hop, voici la minute visiteuse. Baluch ne trouve que la mitaine (32’10), Mihalik la jambière (33’02) et Metsaranta le plastron (33’30). Au tour de Rouen. Thinel pour un grand écart de Koivula (33’46) et Bouchard qui pensait bien avoir ouvert son compteur but, mais le but est logiquement refusé pour une crosse un peu haute, bien plus que la hauteur de la cage comme le stipule le règlement (34’56).
Lors d’une supériorité, les locaux ne se montrent que peu dangereux (36’51) avant que la fin de tiers ne soit l’apanage des Ducs par Sadoun (38’50), Sopko dans un cafouillage devant lui ne s’interpose pas une fois, ni deux fois, mais trois fois (39’22). Bellemare (39’28) et Fortier (39’35) se heurtent à l’intransigeance du cerbère Rouennais.
Encore un tiers magnifique des deux équipes qui se rendent coup pour coup, encore une fois le réalisme des locaux a fait la différence
Mises au jeu : Rouen : 14 / 20 soit 70% - Angers : 7 / 20 soit 30%
Doucet : 5 / 8 soit 62,5% - Mallette : 6 / 7 soit 85,7% - Peltola : 1 / 2 soit 50% - Desrosiers : 0 / 1 soit 0% - Thinel : 2 / 2 soit 100%
Tirs :
Rouen : 7 tirs à égalité numérique dont 2 buts, 3 tirs en avantage numérique, 2 tirs en désavantage numérique ; soit 2 buts sur 12 tirs (83,3% d’arrêt pour Koivula).
Angers : 8 tirs à égalité numérique, 3 tirs en avantage numérique, 2 tirs en désavantage numérique ; soit 13 tirs (100% d’arrêt pour Sopko).
Rouen se fait peur et perd gros
La mission des Angevins reste à l’identique que lors de l’entame du second tiers sauf que le handicap est double alors pas de temps à perdre. Baluch l’a bien compris, son débordement côté gauche, tout en puissance fait mal. Son centre trouve preneur en la personne de Bellemare, mais c’est sans compter sur la présence de Sopko (41’10). Angers est loin d’abdiquer et en leader M. Lacroix s’y emploie mais là encore le bouclier de Sopko s’interpose (42’57). Bouchard pour Rouen rappelle aux Ducs de ne pas trop se découvrir (43’18). Bellemare, encore lui, se promène dans la défensive des dragons mais son show est stoppé par un Sopko autoritaire (43’55).
L’abnégation Angevine est logiquement récompensée. Fortier adresse un shoot que Sopko ne peut capter. Le rebond est favorable à Lahesalu qui propulse le palet derrière la ligne entre les jambières du gardien (4-1 / 44’06 Lahesalu ass Fortier et Bellemare). Arrive l’incident du match (45’05). Un contact entre les deux n°19 sans méchanceté laisse Mallette au sol se tordant de douleur. Le jeu est longuement interrompu et hélas pour Rouen, Mallette est évacué sur une civière (aux dernières nouvelles, il aurait une déchirure abdominale et son absence est d’au moins huit semaines).
Monsieur Colléoni, l’arbitre de la rencontre, juge alors que le joueur a simulé sa blessure et lui adresse deux minutes de pénalités pour simulation et demande bien sur un substitut. En vingt ans de hockey, je n’ai jamais vu ça, complètement incroyable, je ne vous dis pas où les spectateurs rouennais demandent à Monsieur Colléoni d’aller.
Angers n’y étant pour rien, joue son match et met largement a profit cette situation pour bombarder la cage Rouennaise. Vidman excentré sur la droite (46’30), Bellemare au dessus (47’29), Albert dans la mitaine (48’04), Laprise à bout portant (48’25) ne parviennent pas à réduire le score. Rouen reprend ses esprits mais c’est un contre qui leur sera fatal. Fortier plein pot côté droit le long de la bande déborde, repique dans l’axe et trouve au poteau gauche Bellemare qui ne rate pas une si belle occasion (4-2 / 50’46 Bellemare ass Fortier).
![]() |
| Crédit Photo : Stéphanie OUVRY © 2008 |
| Encore un jet de crosse pour Koivula |
Eh bien, contre toute attente, le palet ne franchira pas la ligne et même le contre est rapidement joué et Laprise se retrouve avec la rondelle dans la crosse, ni une ni deux son tir fait mouche, le palet se logeant sous la barre (4-3 / 59’12 Laprise). Les dernières secondes sont intenses en émotion pour les deux camps mais le score ne bouge plus.
Rouen remporte un succès pas illogique mais s’est fait très peur dans ce tiers. Si la satisfaction d’avoir gagné est bien présente, le fait d’avoir perdu un leader les attriste bien plus, son absence s’est fait cruellement sentir. Des matchs de ce calibre là, on en redemande tous les jours. Tous les joueurs présents sur le glaçon ont donné le meilleur d’eux même sauf un bien sûr, mais bon on y est habitués. Rouen devra bien récupérer avant de recevoir mardi l’équipe en forme du moment les Dauphins d’Epinal pour le 1/8 de final retour avec un handicap de deux buts.
Mises au jeu : Rouen : 17 / 29 soit 58,6% - Angers : 12 / 29 soit 41,4%
Doucet : 4 / 12 soit 33,3% - Peltola : 10 / 11 soit 90% - Mallette : 2 / 2 soit 100% - Desrosiers : 0 / 3 soit 0% - Tarantino : 1 / 1 soit 100%
Tirs : Rouen : 6 tirs à égalité numérique ; soit 6 tirs pour la période (100% d’arrêt pour Koivula).
Angers : 15 tirs à égalité numérique dont 3 buts ; soit 3 buts sur 15 tirs pour la période (80% d’arrêt pour Sopko)
STATISTIQUES GARDIENS :
Koivula : 27 / 31 soit 87% d’arrêt - Sopko : 33 / 36 soit 91,6% d’arrêt
STATISTIQUES MISES AU JEU :
Doucet : 12 / 28 soit 42,8% - Mallette : 10 / 19 soit 52,6% - Peltola : 19 / 22 soit 86,3% - Thinel : 2 / 2 soit 100% - Desrosiers : 0 / 4 soit 0% - Tarantino : 2 / 2 soit 100%
Rouen : 45 / 77 soit 58,4% - Angers : 33 / 77 soit 42,8%
© 2026 Hockeyhebdo.com — Reproduction totale ou partielle interdite.
← Retour à la liste


Je suis triste pour le joueur mais ce sont les aléas d'une saison non ?
Voila après on va pas en ch...une pendule !!!
Bon rétablissement à lui, bien évidemment, il reviendra encore plus fort pour terminer le championnat et aborder les PO.
Bien amicalement
L'arbitrage français et vraiment mauvais, mettre 2min a un joueur pour simulation, qu'alors qu'il sort sur civiere, c'est vraiment petit!!!!
Sur ce coup, l'arbitre n'a rien a se reprocher, a force, on ne fini par ne plus se laisser prendre au jeu.
mais peut-être je me trompe
Sinon, de qui parlez-vous lorsque vous dites : "tout le monde a donné le meilleur de lui-même sauf un mais on a l'habitude... ?"
Les arbitres connaissent les joueurs et ne se laissent plus avoir. Manque de bol, la blessure est réelle. Si cela permet à Mr Mallette de changer de comportement et de se concentrer sur son jeu, il en ressortira grandi. Il n'en n'a pas besoin, le spectacle non plus. Bon rétablissement à lui, il va manquer aux Dragons en CC.