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| photographe Axel SCHANEN |
Salmivirta, en break, vient échouer face à Dupont, c'est bien la seule action notable depuis le début de la partie côté local. Caen conserve l'initiative, Poudrier se faufile dans la défense et décale parfaitement Tim Carr qui ouvre le score d'un lancer parfait (0-1 à 08'10).
Dijon, sonné par un premier coup d'escopette, réagit rapidement, Rech emmène le jeu dans la zone normande, il s'y reprend à deux fois pour lancer, sans pour autant inquiéter le portier canadien. Mulle contourne la cage et remet à la bleue pour Dame-Malka qui canonne, son boulet endommage la coque du Drakkar (1-1 à 10'54).
On se dit que la pression va changer de camp, surtout que les visiteurs sont pénalisés dans la foulée. Il n'est en rien, le powerplay, pourtant bien en place, ne trouve pas la faille. Dijon perd petit à petit contact avec la rondelle, ce qui permet aux Drakkars de voguer de nouveau à l'offensive. La défense faiblit et laisse de gros trous, les rapides Caennais s'y faufilent, mais sans parvenir à reprendre les devants au niveau du score.
Tirs cadrés : 15 / 14 pour Caen
Engagements : 10 / 6 pour Caen
Les Drakkars ont le vent en poupe :
Les Ducs remportent l'engagement et partent vers l'avant, ils patinent vite mais Caen suit le rythme sans problème et vient tenter sa chance. Les visiteurs obtiennent un powerplay et s'installent, la pression monte mais les digues tiennent bon. Kevorkian part seul en break, mais il perd le contrôle du palet devant le but normand.
Dijon finit par reprendre pied dans la rencontre, Caen concède une faute. Les Ducs s'appliquent, finalement Ilpo Salmivirta parvient à trouver l'ouverture d'un tir à mi-hauteur (2-1 à 28'08).
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| photographe Axel SCHANEN |
Le public se rassure et bien que, jusque-là, le match n'a guère été folichon, l'essentiel est préservé. Mais Dijon relâche instantanément ses efforts. Roberto Gliga s'échappe, il dribble la défense comme à l'entraînement et vient battre Buysse entre les jambières (2-2 à 29'14).
Dans l'apathie complète de l'arrière-garde et du gardien, Caen égalise dans la foulée et marque les esprits. Arnaud, en break, est tout proche de faire plus de dégâts. Dijon, malmené, parvient à se reprendre et s'offre à son tour de belles occasions, mais Michael Dupont s'interpose avec talent.
Découragés, rapidement les Ducs font retraite en défense et laissent venir, le slap de Doyle fait sauter le casque du portier local. Le navire dijonnais tangue et finit par être éperonné, Gliga contourne la cage et trouve Chauvel qui nettoie la lucarne (2-3 à 36'25).
Une fois encore menés au score, les Ducs repartent au feu, mais Dupont se met en travers de leur route. Anthony Rech, tout seul, ou bien Mulle, se heurtent au portier normand. Gauthier se retrouve isolé, il lance à son tour mais sans plus de succès que ses compagnons.
Tirs cadrés : 13 / 11 pour Dijon
Engagements : 9 / 6 pour Dijon
Les Drakkars font sombrer Dijon :
Le dernier tiers démarre mollement, beaucoup d'erreurs sont commises de part et d'autres. Le palet est perdu tant et plus et on se demande à quel triste spectacle on assiste dans les travées de Trimolet. Les visiteurs sont alors pénalisés, mais le jeu de puissance ducal est complètement vilipendé et pas un seul tir ne parvient jusqu'à la cage de Dupont. Caen peine et concède une deuxième faute à peine la première est tuée, Mielonen, à la bleue, profite du trafic pour égaliser (3-3 à 47'38).
Les Drakkars, pas démoralisés, repartent de l'avant, ils tentent quelques offensives qui inquiètent l'arrière-garde mais ne font pas évoluer le score. Les locaux concèdent une nouvelle faute qui, une fois encore, n'est pas exploitée par le HCC.
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| photographe Guillaume MEURISSE |
Dans un match de plus en plus morne, les Bourguignons reprennent un peu des couleurs, mais ne peuvent lancer à la cage. Caen contre et, sur l'un d'eux, va réussir de nouveau à faire sauter la banque. Gliga, à toute allure, dévie vers le centre où Brice Chauvel est campé, d'un tir laser il nettoie la lucarne ducale (3-4 à 54'02).
Nouveau coup sur la tête des locaux qui tirent de l'arrière, à cinq minutes du terme il va vite falloir se réveiller. Les Ducs se réinstallent sans envie, la défense caennaise fait son travail avec héroïsme en coupant les passes et en sapant le jeu dijonnais avec une rare efficacité. Il faut aussi dire que ce dernier n'est guère inventif et se borne à des actions téléphonées ou complètement improbables.
Les deux équipes sont sanctionnées et, à quatre contre quatre, Dijon cafouille, les palets sont mal négociés, ce qui permet à Arnaud de partir en break, mais il est fauché devant la cage, l'arbitre siffle un tir de pénalité. Mathias Arnaud s'élance, conspué par les supporters, il vient se planter contre le bouclier de Buysse.
Dijon n'est pas encore KO mais il reste à peine deux minutes de jeu. Les Ducs se réinstallent, Gascon vise la lucarne mais sans succès. Caen se dégage, la défense dijonnaise perd le palet juste à côté de la cage, Jean-Christophe Gauthier s'en empare et vient le glisser dans l'angle, face à un Buysse qui n'a rien vu, ni rien compris (3-5 à 58'44).
La messe est dite et Dijon rompt les amarres, Caen se déchaîne dans les dernières secondes et mitraillent la cage, il s'en faut de peu pour que le score n'enfle de nouveau, la sirène met fin à ce cauchemar pour les locaux.
Tirs cadrés : 13 / 8 pour Caen
Engagements : 12 / 11 pour Caen
Etoiles Hockey Hebdo :
*** : Roberto Gliga
** : Brice Chauvel
* : Mathias Arnaud
Dijon s'incline contre la lanterne rouge, dans un match catastrophique où rien n'a fonctionné. Balbutiant leur hockey, les Ducs ont été fébriles à l'offensive, ne parvenant pas souvent à se décaler, et leurs buts sont venus de la ligne bleue. Défensivement, on a presque touché le fond, des sorties de zones ratées, des pertes de palet incroyables, les joueurs sont mal placés et des espaces s'ouvrent, Buysse ne peut pas tout faire, surtout qu'il a été loin irréprochable dans ce match. Les Ducs ont rendu une bien pâle copie face à une équipe largement prenable, ils continuent leur série noire et une réaction impérative est attendue samedi, à Strasbourg, face à un adversaire direct, souvent à l'aise sur sa grande glace.
Pour Caen, à l'inverse, le bilan est bien meilleur. Sans être transcendants, les Drakkars ont été efficaces et réalistes sur la petite glace dijonnaise. Presque toujours aux avant-postes, ils ont joué avec leur coeur et leurs tripes et cela a payé. Derrière, ils ont été collectifs et solides pour encadrer un Dupont bien présent. Caen reste dernier mais se rapproche de ses rivaux. Avec un courage et une volonté comme ceux déployés à Trimolet, les Caennais ont de quoi rester en Magnus. Samedi, ils retrouveront leur patinoire pour un match qui s'annonce compliqué contre les Gamyo.
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