Article
NHL : National Hockey League - AHL
La valse des gardiens aura-t-elle lieu?
Le poste de gardien en NHL, tout comme celui d’entraîneur, peut faire penser à un jeu de dominos : si l’un d’entre eux bouge, c’est toute une cascade de mouvement qui se met en route. Et c’est bien ce qui pourrait se passer dans un futur proche avec la signature pour 3 saisons de Matt Murray avec les Pingouins de Pittsburgh.
![]() |
| NHL via Gettyimages |
Car dans un sport organisé « à l’européenne », il n’y aurait pas de problème à conserver de bons gardiens. Mais nous sommes en NHL, et plusieurs facteurs sont à prendre en compte. En premier lieu, le plafond salarial : un bon gardien, ça se paye cher. Très cher même. Et dans une équipe qui compte dans ses rangs des Crosby ou des Malkin, on peut facilement imaginer qu’il est difficile d’offrir un salaire de gardien partant à deux n°1. Dans un second temps, le principe des joueurs autonomes. Un joueur qui va au bout de son contrat, c’est un joueur perdu, qui n’a plus de valeur marchande pour son ancienne équipe. Et quand on connait la valeur d’un gardien, il est évident qu’il est tentant de vouloir en profiter plutôt que de le voir partir libre à la concurrence. Enfin, histoire de rajouter du piment, la saison 2017-20158 offrira un repêchage supplémentaire pour la nouvelle équipe de Las Vegas, qui pourra piocher dans toutes les équipes NHL. Et les dirigeants ne peuvent protéger qu’un seul gardien. Quel intérêt alors de payer le prix fort pour deux n°1, à part offrir sur un plateau un cerbère de premier choix à la prochaine franchise du Nevada ?
![]() |
| NHL via Gettyimages |
La question qui se pose dès lors : qui va emporter la mise ? Qui peut se permettre de signer un gardien qui d’un côté pourra les mener à la Stanley Cup mais qui de l’autre va se retrouver agent libre dès cet été ? Les spéculations vont bon train outre-Atlantique, et un petit coup d’œil des situations des équipes nous permet d’établir quelques scenarii.
Il y a tout d’abord les équipes qui, a priori, sont déjà équipées et ne recherchent pas de gardien numéro 1. C’est le cas de Montréal bien sûr avec Carey Price, mais aussi de Boston, des Rangers de New York, Chicago, Nashville, ou encore Los Angeles. A moins que… avec la blessure que vient de subir Jonathan Quick, qui sait si les dirigeants ne seraient pas tentés de prendre une « assurance », histoire de ne pas connaître un destin semblable à celui des Canadiens la saison passée… Mais cela reste peu probable tout de même.
Il y a aussi le cas des équipes qui comptent dans leurs rangs deux gardiens, dont aucun n’a une place de numéro 1 assurée. On pourrait citer les cas de Philadelphie (Mason et Neuvirth) ou encore Dallas (Lehtonen et Niemi). Pour le coup, signer un « vrai » numéro 1 permettrait à ces équipes de renforcer un secteur défensif nécessiteux tout en ne touchant pas à la masse salariale si les deux gardiens étaient libérés : un goaler n°1 à 7M$ et un back-up à 1M$, cela revient au même que deux cerbères à 4M$ chacun. Et c’est la que le jeu des chaises musicales se mettrait en place : on peu très bien imaginer Lehtonen, Niemi, Mason et Neuvirth changer d’équipe, et pousser à leur tour d’autres collègues vers la sortie.
![]() |
| NHL via Gettyimages |
Bref, il existe des tas de possibilités mais une chose est sûre, ça va bouger dans l’enclave. On vous laisse faire vos propres scenarii quant à la valse des gardiens qui s’annonce… entrainante.
La rédaction de Hockey Hebdo profite de la publication pour souhaiter la bienvenue à Florent Selvini qui rejoint notre équipe pour la section NHL.
© 2026 Hockeyhebdo.com — Reproduction totale ou partielle interdite.
← Retour à la liste



Aucune réaction pour le moment.