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Equipes de France
Justin Addamo, un parcours entre ambition, transmission et nouveaux horizons
De Clermont-Ferrand aux sommets du hockey finlandais, en passant par Rouen et les Etats-Unis, le parcours de Justin Addamo est déjà riche d'expériences et de rencontres, alors même que sa carrière ne fait que commencer à  s'écrire.
📅 12/08/2026 à 07:00 ✍️ Patrick Poitrineau 📍 Média Sports Loisirs - Hockey Hebdo (La rédaction)
Cet été, nous avons retrouvé l’international français entre l’Auvergne, où vivent ses parents, et la Normandie, devenue son autre point d’ancrage auprès de sa compagne. Une parenthèse estivale particulièrement heureuse après une saison 2026 exceptionnelle, marquée par son retour au plus haut niveau, sa première participation aux Jeux olympiques avec l’équipe de France, puis un titre de champion de Finlande avec Tappara.
 
Mais derrière ces succès récents se dessine un parcours construit très jeune, loin des siens, d’abord à Rouen puis outre-Atlantique, où Justin a découvert le hockey nord-américain tout en poursuivant des études universitaires qui lui ont permis d’obtenir son diplôme. De ces différentes expériences, il a également forgé un regard singulier sur les cultures et les modèles du hockey international.

Dans cet entretien, il revient avec sincérité sur les étapes qui l’ont conduit jusqu’au plus haut niveau, les doutes et les soutiens qui ont accompagné son chemin, mais aussi sur les différences entre les hockeys nord-américain et européen, les défis auxquels est confronté le hockey français et ses ambitions pour la suite.
 
Et parce qu’une carrière ne se résume jamais aux seuls résultats sportifs, Justin évoque également une nouvelle aventure, cette fois profondément personnelle : l’arrivée de son fils Charles, qui vient donner une dimension encore plus particulière à un été déjà riche en émotions.
 
Un échange avec un joueur encore jeune, mais déjà particulièrement expérimenté, qui n’a manifestement pas fini de rêver… ni de surprendre.

Photo hockey Justin Addamo, un parcours entre ambition, transmission et nouveaux horizons - Equipes de France
Photo album personnel Justin Addamo
Justin Addamo avec la Coupe du Championnat Elite Finlandais



HH : Bonjour Justin, une petite pause, celle de l’intersaison dans une année 2026 qui a démarré en trombe et qui s’est encore prolongé durant ces mois d’été, surtout au plan personnel. Revenons rapidement dessus.
 
D’abord il y a un retour au premier plan en Finlande après une saison précédente en République Tchèque rendue compliquée du fait d’une blessure te privant de championnat du monde avec l’Equipe de France.
 
Puis cela va s’enchaîner pour le mieux avec ton transfert en championnat élite finlandaise au Jukurit. Suivra le rappel en l’Equipe de France pour un moment exceptionnel, celui du retour aux JO des Français mais une première pour toi comme pour tes partenaires, à cet événement planétaire.
 
Très rapidement en revenant de ces jeux te voilà ‘’prêté’’ en fin de saison par ton club pour celui plus ambitieux de Tampara et te retrouver ainsi tout simplement en finale de la Liiga, l’élite finlandaise ; et cela avec le succès que l’on sait puisque te voilà désormais champion de Finlande. Seul ombre au tableau : dans l’impossibilité de rejoindre tes coéquipiers de l’Equipe de France disputant au même moment les championnats du monde 1A, tu n’as pu les aider dans leur tentative de retrouver l’élite mondiale.
 
Enfin une intersaison riche aussi en émotion puisque tu viens d’endosser une nouvelle et très haute responsabilité, celui d’être papa d’un petit Charles.
 
On a envie de dire : que peut-on te souhaiter de plus à l’avenir ?
 
JA : C’est vrai que sur le plan sportif et personnel cela va être difficile de faire mieux (rire). Mais oui sur le plan sportif déjà me souhaiter une très longue carrière, d’être préserver des blessures et pouvoir représenter le plus longtemps possible l’équipe de France. En club pouvoir jouer dans les plus fortes ligues possibles. Le fait est que si on fait le bilan de ces derniers mois, après un passage délicat (blessure au genou en championnat tchèque), cela c’est plutôt fort bien passé. Donc, tant que la santé est là, continuer à progresser sur cet élan.
 
 
HH : De tes premiers pas sur la glace clermontoise et ton départ fort jeune (12 - 13 ans) pour d’autres cieux que de chemin parcouru. Quels souvenirs gardes-tu de ta jeunesse auvergnate ?
 
JA : Ah bien ce sont mes débuts dans le hockey et j’en garde donc de très bons souvenirs, celui de la découverte de ce sport et l’apprentissage des bases qui confirmeront ma passion pour cette discipline. C’est donc un club qui reste très important pour moi. J’en suis parti assez tôt en effet pour Rouen mais j’ai d’autant plus d’attaches pour ce club que mes jeunes frères m’ont emboîté le pas en commençant ici également et j’ai donc suivi leur progression (*). Sans avoir des contacts réguliers toute l’année mais bien sûr lors de mes retours vers ma famille j’ai l’occasion de retrouver certains comme Louis Duval, voir d’autres qui comme moi retournent vers leur famille en fin de saison et que l’on retrouve sur Clermont comme Téo Sarliève ou Evan Andraud.
 
(*) Antoine, son cadet de 6 ans est parti aussi à Rouen et a déjà plus de 70 matchs à son actif en Magnus avec Rouen et surtout Cergy-Pontoise. Il évolue désormais à Lyon. Encore plus jeune encore avec 13 ans de moins, Augustin se prépare à quitter Clermont-Ferrand pour prendre lui aussi la direction de Rouen.
 
 
HH : A ce sujet, un autre grand champion a commencé aussi sur cette glace clermontoise et vient de faire ses 3èmes JO avec le succès que l’on sait : Guillaume Cizeron en danse/glace. As-tu eu l’occasion de le croiser à Milan et éventuellement partager quelques souvenirs de cette époque auvergnate (que vous avez quitté quasiment au même moment et même si vous n’avez guère du vous y croiser) ?
 
JA : Je n’ai pas eu la chance d’avoir une conversation en tête à tête, pour autant je l’ai très souvent croisé durant ces JO, notamment dans le village olympique et puis à la cérémonie d’ouverture. N’étant jamais seul en tête à tête mais plutôt en groupe, moi notamment avec mes coéquipiers de l’Equipe de France, on a eu que des échanges très consensuels sur nos disciplines respectives.
 
 
HH : Longtemps on a pu caresser l’espoir que tu partages cet évènement avec un autre puydômois, Vincent Llorca. Mais finalement il n’a pas été retenu, provoquant d’ailleurs un peu de polémique puisque beaucoup n’ont pas compris qu’on lui ait préféré le plus sulfureux Pierre Crinion avec quelques errements disciplinaires sur le dos (et hélas confirmé à Milan). Sans rentrer dans la polémique, son éviction t’a-t-il étonné ?
 
JA : Ben (hésitation) étonné dans le sens où il avait participé à qualification de l’Equipe de France et que cela faisait un bon nombre de rassemblements où il était présent quasi à chaque fois. Après ce sont les décisions des coachs et on ne peut qu’accepter leurs choix pour des raisons certainement réfléchies. C’est de la responsabilité du staff auquel on doit faire confiance. Je suis triste et déçu pour lui mais, si on peut spéculer ou non sur le bienfondé d’une sélection, le dernier mot revient toujours au sélectionneur et nous les joueurs on ne peut qu’accepter.
 
 
HH : Plutôt que de revenir sur les moments forts récemment vécus, j’aimerai revenir avec toi sur ce qui t’a construit pour en arriver là. Parti fort jeune, je le rappelle, as-tu parfois douté loin de ta famille, et qu’est-ce qui t’a fait tenir ?
 
JA : Je ne cache pas qu’il y a eu des moments de doute mais le soutien de la famille a été bien sûr très important ; mais aussi celui des amis que j’ai pu connaître dans mon parcours, de mes différents entraineurs et encadrants, du responsable technique jusqu’au chef matos. Toutes ces personnes-là m’ont encouragé et aidé depuis le début. Ils ont fait en sorte que tout se passe finalement pour le mieux. Sans eux non seulement cela aurait été très difficile mais je ne sais même pas si cela aurait été possible.    
 
 
HH : Il y a eu d’abord ce départ en Normandie à 12-13 ans mais là c’est encore la France. Puis à 18 ans il y eu les Etats Unis et c’est un peu plus le choc des cultures. Partir fort jeune est-ce finalement un avantage car peut être plus souple à l’adaptation ?
 
JA : Je ne peux que parler de mon expérience personnelle et je pense plutôt que oui ce fut un avantage. Cela m’a permis de connaître et assimiler assez tôt une autre culture du hockey ; un grand changement mais qui m’a apporté énormément de choses. Cela m’a apporté non seulement sur le plan du hockey international mais aussi sur mon développement personnel. J’ai pu ainsi connaître 3 stades importants de la culture sportive nord-américaine : le junior, l’universitaire et le pro. Après effectivement partir comme moi à 18 ans, est-ce un peu jeune pour certaines personnes ? C’est possible.
 
 
HH : Néanmoins il y a-t-il eu des choses qui t’ont perturbé, qui t’ont manqué en dehors de ta famille, nourriture par exemple, voir choqué là-bas ?
  
JA : Choqué peut-être pas. C’est une découverte et je sais que les choses peuvent s’appréhender différemment dans chaque pays. Ah c’est sûr que concernant la nourriture, c’est très différent. On s’y fait mais je concède que la nourriture française m’a manqué. En soi j’ai néanmoins adoré la vie américaine.  
 
 
HH : Oui à contrario qu’est-ce qui t’a vraiment plu ?
  
JA : J’ai eu la chance de faire 4 ans universitaire et de découvrir tout cet environnement autour du sport universitaire si important aux Etats-Unis. J’ai trouvé que c’est un pays où les gens sont très sociables et le sport très mis en valeur, on sent que cela fait vraiment parti de leur culture.
  
 
HH : Finalement qu’en as-tu retenu de ce séjour outre atlantique au niveau de la formation sportive comme intellectuelle (car rappelons que tu es sorti diplômé du système universitaire américain) ?
 
JA : J’ai eu le privilège de passer dans un système éducatif où l’on fait tout pour pouvoir réussir dans les études et en même temps que l’on puisse évoluer à un très haut niveau dans nos disciplines respectives. En cela c’est une sacrée leçon de voir comment les choses sont gérées et mises en place dans ce pays pour que le sport et les études ne soient pas inconciliables. La comparaison avec la France n’est pas à son avantage car ici quasiment rien n’est fait, surtout que notre discipline est considérée encore comme marginale. Moi je me souviens qu’à l’approche du bac, le hockey n’étant pas suffisamment reconnu, si je voulais faire des études il fallait faire un choix. Le constat est que je connais très peu d’hockeyeurs qui ont pu faire les études qu’ils voulaient, ou des grandes études, tout en conciliant avec les exigences du calendrier de la Magnus.
 
 
HH :  Retour en Europe mais cette fois en Tchéquie, puis la Finlande. Crois-tu que ton cursus américain t’ait rendu particulièrement souple pour t’adapter dans ces 2 pays ?
 
JA : Alors souple . . . oui d’une certaine façon mais après le jeu américain est quand même assez atypique, de plus sur une surface plus petite. Il y a donc fallu une certaine adaptation. Pour autant ce que j’ai appris là-bas m’a servi énormément dans mon début de carrière pro, d’abord aux Etats-Unis puis en Europe.
 
 
HH : De plus tu présentais un profil rare de quelqu’un qui avait à la fois la culture de hockey européen et nord-américain ; sans compter tes caractéristiques physiques quelque peu hors norme (nota : 1m98 pour 109 kg).
 
JA : Oui, c’est même sûr. J’ai la chance d’avoir cet atout de la carte physique et un beau petit chemin en pro aux Etats-Unis, des caractéristiques pas si courantes et qui est apprécié par certaines équipes de grandes ligues européennes. Après ; et en dehors de ça, j’ai aussi une certaine polyvalence pour jouer au centre ou à l’aile et en infériorité comme en supériorité numérique. Cela aussi c’est précieux en plus de mes qualités physiques.
 
 
HH : Entre ton vécu dans ces différents pays et celui en sélection française cela te donne non seulement une solide expérience mais aussi un avis pertinent sur le hockey international. Peux-tu nous exposer ton avis sur la vision, la philosophie de ce sport suivant les pays et leur culture ?
 
JA : Déjà pour les 2 pays européens où j’ai évolué c’est le sport n°1, et donc quasiment à partir de là tout est structuré côté organisation et médias pour le mettre en valeur. Maintenant au niveau de la façon d’évoluer dans le jeu c’est surtout aux Etats-Unis que la différence est la plus flagrante, ne serait-ce déjà à cause de la différence de taille de la glace. Plus petite en Amérique du nord, il en résulte un jeu plus physique. Ça joue bien physique aussi en Europe mais avec plus d’espace ; il y a un peu moins de contact selon les phases de jeu. Alors après en Finlande, et on le constate avec leur équipe nationale, c’est un jeu très rapide avec de très bons patineurs qui aiment jouer avec le palet, qui le gardent le plus possible. En République Tchèque ce sont des joueurs on va dire assez physiques mais techniques aussi et donc ça joue aussi du très bon hockey. Et aux Etats-Unis c’est une sorte de mixte entre les deux et on le voit bien à l’échelle internationale, même avec le Canada, lorsqu’ils jouent une équipe européenne on voit la différence de style sur certains aspects du jeu. Mais pour autant il y a une bonne base commune. Et d’ailleurs ils peuvent s’inspirer les uns des autres lors qu’ils voient qu’une certaine façon de faire fonctionne plutôt bien ; les adversaires finissent par l’adopter à leur ‘’sauce’’, à leur culture et c’est d’ailleurs ce qui est intéressant dans le hockey moderne.
 
 
HH : Vers quoi devrait plutôt tendre le hockey français qui n’a pas autant ce vécu du hockey ? Doit-il copié un style, ou plutôt s’en inspirer pour l’adapter à sa culture . . . ou ses moyens ?
    
JA : Non je ne pense pas que copier soit la solution. Après, en Europe il y a des pays qui, comme la France, avaient un certain retard et une situation du hockey dans leur contexte sportif national pas des plus brillantes mais qui pour autant ont su vraiment progresser. Je pense par exemple tout récemment avec la Hongrie qui fait les choses différemment de nous et cela semble lui réussir. Est-ce une solution applicable en France pour progresser ?
 
 
HH : Oui effectivement la Hongrie enregistre des résultats probants en senior alors qu’ils ont beaucoup moins de licenciés qu’en France mais en étant peut-être plus élitistes dans leur formation.
 
JA : Oui, mais je me souviens aussi de pays comme l’Allemagne avec qui la France rivalisait lorsque j’étais jeune. Or maintenant l’Allemagne c’est devenu une très grosse nation et la battre est devenu quasi un exploit pour l’Equipe de France. Il y a d’autres pays ayant beaucoup progressé comme la Suisse et la Norvège. Il y assurément là de quoi s’inspirer et peut être le mettre à notre ‘’sauce’’ par rapport à nos moyens, notre mentalité. Maintenant j’avoue humblement que je n’ai pas vraiment la réponse à cette question.
    
 
HH : On sait que, sensible à ce problème et le retard que la France semble prendre, la FFHG l’a inscrit dans un projet de relance de la formation.
 
JA : Oui mais il est vrai que j’avoue ne pas vraiment m’être penché sur qui n’allait pas et puis, nous joueurs, a-t-on notre mot à dire ?
  
 
HH : Cela viendra peut-être ; et d’ailleurs il y a-t-il des jeunes qui t’ont demandé conseil ?  
 
JA : Oui bien sûr c’est déjà arrivé, comme récemment avec Valentin Grossetête (autre clermontois récemment intégré en Equipe de France) qui avait quelques questions. Et comme cela m’est aussi arrivé d’en poser quelques-unes à des plus anciens que moi ; cette communication est importante. Mais pour en revenir à cette globalité c’est au niveau du développement qu’il faudrait je pense beaucoup améliorer les choses.
 
 
HH : Malgré une trop grande discrétion dans les médias nationaux et par la même une popularité au plan national encore à développer, penses-tu que la France a toute sa place dans l’élite mondiale qu’elle semble peiner à retrouver ? 
 
JA : On est un peu dans une période de transition. Avec le turn-over que l’on connait en ce moment entre les fins de carrière de joueurs clés et l’arrivé de nouveaux joueurs, on sait qu’il va falloir à ces derniers apprendre le plus rapidement possible et de vite montrer leurs talents, qu’on est une nation qui peut rivaliser et être compétitive dans l’élite. Je nous le souhaite et on a vu que d’autres nations comme l’Allemagne, la Suisse ou la Norvège ont su pérenniser brillamment leur présence à force de travail.
 
 
HH : Il y a-t-il un pays dont le championnat t’attirerait particulièrement ? (On pense particulièrement à la NHL). Et pourquoi ?
 
JA : Alors oui bien sûr la NHL reste toujours dans un coin de ma tête, si j’arrive à m’en donner les moyens et faire les choses correctement. La NHL reste le graal dans le monde du hockey, la ligue mythique parce que la meilleure sur cette Terre. Après, sur une échelle juste en dessous en Europe, j’ai déjà la chance de jouer en Finlande qui est une des meilleures ligues européennes. On peut débattre sur les autres grands championnats et dans l’absolue j’aimerai bien, pourquoi pas, évoluer aussi en Suède ou en Suisse. Je ne me ferme donc pas à ces éventualités. A moi de me donner les opportunités par mes performances sur la glace. Pour autant, si je joue 10 ans en Finlande, ce sera déjà une belle carrière car, quoiqu’il en soit, la Finlande reste un très beau pays du hockey avec une très belle ligue nationale.
 
 
HH : On revient à l’évènement de cet été avec ta toute récente paternité. Ta compagne est normande et Rouen est devenu ton port d’attache en France. Cela n’a pas du toujours être facile cet éloignement imposé par ta carrière. Comment, si ce n’est pas indiscret, vous avez su gérer cela et espère-tu, pour quelques temps au moins, une certaine stabilité sportive ? (Car je suppose que toute la famille sera réunie en Finlande)
 
JA : La stabilité sportive oui mais, à part la Suisse, il y a très peu de pays en Europe où l’on peut signer des contrats de plus de 3 ans. Donc ma femme et moi on sait que le côté nomade fait partie d’une carrière de sportif professionnel. Cela demande de l’anticipation et de l’organisation. Il faut voir aussi cela plutôt comme du positif. Cela reste une chance de voir d’autres pays, de découvrir d’autres cultures.et finalement c’est également assez cool pour mon fils de vivre ses premières années à l’étranger même s’il n’en mesura pas tout de suite les avantages.
 
 
HH : Comme toi, tes 2 frères ont commencé à Clermont-Fd et d’ailleurs le plus jeune, Augustin, y évoluait encore la saison dernière en U18 alors qu’Antoine n’est pas si loin puisqu’à Lyon. Rêvez-vous parfois vous retrouver sur la même glace et, qui sait, pourquoi pas sur celle de Clermont en fin de carrière ?
 
JA : Ah c’est sûr ce serait incroyable qu’on puisse un jour jouer tous ensemble. Moi il faut d’abord me souhaiter de jouer assez longtemps pour évoluer au côté d’Augustin car si avec Antoine on est encore assez proche en âge, Augustin est nettement plus jeune (13 ans de moins). On a chacun nos propres parcours. Ainsi Augustin intègre la saison prochaine le centre de formation de Rouen et Antoine se prépare pour la saison prochaine à Lyon. Se retrouver ensemble à évoluer dans la même équipe et de surcroit à Clermont, il faudra vraiment que les planètes veulent bien s’aligner mais . . . sait-on jamais.
 
 
PP - HH : Justin, en mon nom propre et celui des passionnés du hockey qui nous suivent sur Hockey Hebdo, je te remercie pour cet entretien qui, je l’espère, aura permis de mieux te connaitre et mesurer ce parcours assez atypique qui est le tien. Nous te souhaitons bien sûr le meilleur pour ta petite famille, la suite de ta carrière et bien sûr un long bail avec l’Equipe de France.

 



* Info : ðŸ’ Pourquoi « Kanada-malja » ?

Kanada-malja signifie littéralement « Coupe du Canada » en finnois (Kanada = Canada, malja = coupe).
En 1950, deux Canadiens, Eric (Erik) Johnson et J. W. McConnell, ont fait don d’un trophée à la Finlande pour récompenser le champion national de hockey sur glace. Le trophée a été présenté en 1951 et a reçu le nom de Kanada-malja en hommage au pays qui est considéré comme le berceau du hockey moderne.

Depuis, elle est devenue l’un des trophées les plus emblématiques du hockey finlandais. ???
Petite précision intéressante : malgré son nom, la coupe n’est pas canadienne à l’origine de sa fabrication : c’est son lien avec le hockey canadien et le don de Canadiens qui explique son appellation.
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