Hockey sur glace — Equipes de France : France (Team France)
← Retour
HockeyHebdo : Philippe, voilà quelques semaines l'Equipe de France a perdu le match qu'elle ne devait pas perdre, peut-on revenir sur ces championnats du monde à Kosice ?
Philipe Bozon : Nous savions au début de la saison que ce mondial serait celui de tous les dangers. Nous avons opéré beaucoup de changement en un minimum de temps. Nous avons décidé avec le staff de faire une revue d’effectif tout au long de la saison afin de rouvrir la porte à certains joueurs.
Nous avons changé le système et notre façon de diriger l’équipe. Je pense que les joueurs n’ont pas intégré tous ces changements et c’est normal vu le temps imparti. Le fait d’essayer plusieurs joueurs et de mettre en place un nouveau système avec si peu de stages n'était en effet pas compatible.
Il faut laisser du temps au temps pour assimiler parfaitement le système, corriger les imperfections, limiter les erreurs et améliorer nos transitions dans le jeu.
 | | Crdit : Michel Bourdier | |
Ensuite au fur et à mesure que la saison avançait nous n’avions que des mauvaises nouvelles, Douay, Yoann blessé puis Antoine.
Pi-Ed voulait venir tout comme Stéphane da Costa mais le premier a subit une blessure sur le match 6 face à San José et n’a pas pu malheureusement se joindre à nous. Stéphane lui a eu une année très compliquée et ne pouvait pas venir sans être sûr d’être à 100%.
Enfin notre poule était la plus relevée à l’exception de la Grande-Bretagne, nous avons joué tous les matchs pour les gagner mais à chaque fois nous n’avons pas réussi soit à tenir le score, soit à faire trembler nos adversaires ; face à la Grande-Bretagne quant ils ont commencé à revenir au score, on a senti de la peur chez les joueurs et on a pas pu inverser la tendance.
HockeyHebdo : Est-ce qu'à Kosice vous avez vu un problème de mental ?
Philipe Bozon : Oui, j’avais demandé un préparateur mental avant le championnat du monde, à la fois pour les joueurs mais aussi pour le staff pour savoir gérer les matchs couperets. Cela fait partie des sujets que nous venons d’aborder pendant trois jours à débriefer les championnats du monde.
HockeyHebdo : Régulièrement pendant le mondial vous nous avez régulièrement évoqué les problèmes de formation…
Philipe Bozon : Oui, c’est pour moi le gros sujet. Nous avons également beaucoup échangé sur ce sujet après Kosice. La fédération propose une structuration de la formation des plus jeunes, mais les clubs ne semblent pas suivre. Nous voulons mettre en oeuvre une trame commune entre les U16 et les Séniors. Non pas que chacun utilise le même système de jeu, chaque entraîneur est libre, par contre nous devons cibler les formations sur les lacunes que nous avons au niveau de nos jeunes.
A la fois des lacunes tactique, dans le jeu avec et sans le palet. Ce sont sur ces sujets que nous devons avoir une trame commune. Il s’agit de mettre en place des référentiels pour chaque catégorie. Si un joueur ne correspond pas à l’attendu il ne sera pas sélectionné. Il est mis au courant dès le début de son entrée en pôle espoir.
Il s’agit d’avoir un standard international dès le plus jeune âge pour que nous soyons à la hauteur.
HockeyHebdo : Vous parlez de standard, mettez vous en place des programmes de nutrition ou de développement physique ?
Philipe Bozon : Pour la nutrition pas encore, par contre sur l’aspect physique oui. Nos joueurs ne font pas le poids face à l’Elite mondiale. Aujourd’hui nos séniors sont bien accompagnés par les clubs, il s’agit pour nous de ne faire que de “l’affinage”, par contre pour les plus jeunes il y a énormément de travail. Nous regardons ce qui se fait à l’étranger afin de répondre à un standard international. C’est ce qui se fait en Finlande par exemple. Nous devons poursuivre dans cette voie là.
HockeyHebdo : Nous parlons de développement, de formation… Que pensez-vous des éléments à disposition des entraîneurs dans le hockey moderne comme les statistiques avancées ?
Philipe Bozon : Les statistiques avancées sont intéressantes mais pour moi c’est trop aléatoire. Nous avons une masse d’information mais nous ne savons pas toujours quoi en faire. Ce n’est pas une priorité pour moi à ce stade. Je préfère travailler sur les vidéos en individuel et collectif.
Après le coup de tonnerre de Kosice, l’année prochaine la priorité c’est le championnat de D1 à Lubjana ou le TQO à Riga ?
Philipe Bozon : Très clairement l’objectif de la fédération c’est de faire les JO. Il faut absolument faire un résultat à Riga. Cependant les championnats à Ljubljana restent importants, ils sont pour moi un point de passage avant l’objectif prioritaire qu’est le TQO de Riga fin août 2020 en vue des JO 2022 à Pékin.
Merci pour votre temps, dernière question que pensez du parcours de Saint Louis ?
Philipe Bozon : J’ai suivi ça de près et je trouve ça fantastique, alors que la franchise était dernière en fin d’année 2018, ils se retrouvent champions en juin. Le club et la ville le méritent. Je regrette de n’avoir pas pu être sur place pour voir la victoire des Blues. J’ai revu pas mal de mes anciens coéquipiers à la télévision.
© 2026 Hockeyhebdo.com — Reproduction totale ou partielle interdite sauf autorisation des auteurs.
|
|
|
|
...Bitte whlen Sie Ihre Sprache... Choose your language in just one click... Choisissez votre langue, clic plus haut...
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|