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| Photographe Laurent Lardière |
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Coucou le revoilà, après son renvoi de Grenoble et ses déboires avec la Commission de Discipline de la FFHG, Richard Martel a décidé de se confier au Dauphiné Libéré dans une interview décrite comme "
le premier et unique entretien" par le journal, ce que l'on veut bien croire puisque l'intéressé n'a pas donné suite aux demandes faites par HockeyHebdo et plusieurs représentants de la presse canadienne qui voulaient avoir sa version détaillée des faits.
Dans un joli numéro de communication qui se situe dans la continuité de sa séparation à l'amiable avec Grenoble, l'intéressé ne répond à aucune question qui fâche alors que certaines lui sont clairement posées, comme par exemple la teneur exacte des consignes passées à Scolari, son analyse technique de l'incident, ou encore son sentiment après s'être fait lâcher par ses joueurs et dirigeants 24 heures après l'épisode et la pertinence de la décision prise tant sous l'angle humain que sportif. Bref, on l'aura compris, nous sommes dans une belle langue de bois qui laisse clairement le lecteur et l'amateur de hockey sur sa faim.
Mais alors que nous dit coach Martel ? Qu'il est désolé, regrette, "
assume avec les regrets", "
a été trop émotif et a mal réagi", considère que l'incident s'explique pour partie par des différences de cultures, accepte la sanction de la FFHG (9 mois de suspension) après son passage devant la commission de discipline auprès de laquelle on espère qu'il a été plus bavard qu'avec la presse, n'en veut pas au club de Grenoble qui, avec Terglav, a recruté "
la bonne personne" et souligne, par une phrase qui en dit long, son positionnement actuel :
"Quand tu es valet, tu n'es pas roi. J'étais employé, pas employeur, je respecte la décision".
Côté informations, quelques détails comme le fait qu'il a été informé du problème à son retour à Grenoble, ou encore que personne ne lui a refusé l'accès au bus comme cela avait été dit par la presse locale mais qu'il avait décidé librement de rentrer de son côté le soir même après un échange avec JF Dufour.
Mais le principal, et ce sur quoi Martel insiste lourdement, c'est bien qu'il est tout disposé à entraîner une autre équipe en Magnus et considère que sa suspension souligne que la FFHG n'a pas voulu le lui interdire avec seulement neuf mois de retraite forcée, de quoi revenir sur un banc en novembre. Mais quel club français voudrait de lui avec une telle réputation et Martel a-t-il eu quelques contacts ? Impossible de répondre à cette question mais il n'existe pas beaucoup d'entraîneurs de ce calibre sur le marché, et la possibilité de trouver un club avec des joueurs qui acceptent, eux, de travailler très dur tout au long de l'année et des dirigeants capables de gérer une telle personnalité paraît possible.
Source Dauphiné Libéré du 27/04/201. Article Supplément sportif du lundi, page 10.
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