Après sa défaite à domicile dimanche face à Gap, Grenoble se doit de rebondir devant son public en proposant du vrai jeu. La réception de Briançon est une bonne occasion puisque c’est l’équipe surprise de la saison : 7e et déjà assurer de jouer les play-off pour la première fois depuis sa remontée en Magnus en 2019 avec un des meilleurs gardiens de cette saison. Ils ont déjà battu toutes les grosses écuries dont 2 fois Rouen… et 2 fois Grenoble qui sait donc à quoi s’attendre ce soir.
Arbitres : MM. Barcelo et Scolari assistés de MM. Aumeras et Cady
Buts : Grenoble : 02.12 Adel Koudri (ass Nolan Zajac et Guillaume Leclerc) ; 35.19 Sacha Treille (ass Andrius Kulbis Marino et Nicolas Deschamps) ; 46.03 Christophe Boivin (ass Axel Prissaint et Alexandre Mallet) ; 53.19 Axel Prissaint (ass Pierre Crinon et Guillaume Leclerc) ; 57.35 Sacha Treille (ass Valentin Grossetete) Briançon : ; 13.01 Chase Dubois (ass Matthew Barnaby et Kohei Sato) ; 24.45 Timotej Sille (ass Lucas Bonnardel et Norbert Abramov)
Pénalités
8 minutes contre Grenoble
8 minutes contre Briançon
photo: Jean-Christophe Salomé
La triplette canadienne part à l’offensive mais Mallet est trop lent pour récupérer les offrandes de Boivin. L’intensité initiale y est, Zajac centre sur Koudri parfaitement décalé qui ouvre le score en cage ouverte [1-0]. Grenoble entre bien dans la partie et prive les haut-alpins du palet. Mais une perte de palet en zone offensive, erreur récurrente ces derniers temps, offre un contre à Sato bien dévié par Pintaric, puis un second sans plus de succès. Briançon semble solide en défense, laissant peu de fenêtre de tir à leurs hôtes et Outhouse fait le reste. Le premier jeu de puissance du match passé mi-tiers est pour Briançon qui s’installe bien et fait circuler le palet. Dubois temporise puis déclenche son tir et fait trembler le filet [1-1]. Les locaux reprennent le contrôle du palet mais s’offrent peu de tirs, tout semble verrouillé dans la défense adverse. Briançon ne procède que par contres, comme celui de Chausserie-Lapree sauvé par Pintaric à 2 minute du terme. Grenoble fini le tiers en supériorité mais se font contrer Berard et Stromgren qui ne trompent pas Pintaric.
photo: Jean-Christophe Salomé
Grenoble conserve la possession du palet mais est en manque d’inspiration face à cette défense hermétique. Et se fait à nouveau contrer par Chausserie-Lapree qui échoue à nouveau face au gardien. Sur un changement de ligne lamentable des locaux, Briançon s’offre un 3 contre 1 avec Bonnardel, Abramov et Sille à la finition… imparable alors que les grenoblois ne patinaient pas pour aller défendre [1-2]. C’est la bascule, Briançon garde le palet et Grenoble s’offre des contres par Bachelet, ou encore Deschamps sans succès. Pire dans son geste finale Deschamps ne maîtrise pas sa crosse et va en prison. Le jeu de puissance est contenu par la défense grenobloise et Pintaric fait le reste. Grenoble n’arrive plus à s’installer en zone offensive, on a l’impression que les joueurs se débarrassent du palet plutôt que de construire. Alors que Briançon semble prendre le dessus, Grenoble égalise sur un cafouillage devant la cage, ce but chanceux est accordé à Treille [2-2]. En fin de tiers une supériorité numérique grenobloise permet à Outhouse de montrer l’étendue de son talent face à Boivin. Puis le tiers est conclu par le sauvetage de Pintaric sur Faure.
photo: Jean-Christophe Salomé
A l’offensive dans ce tiers final Mallet puis Zajac lancent de loin sans succès. Puis sur un tir briançonnais le palet semble se coincer dans la grille de Pintaric qui s’effondre ! Debiak doit le remplacer à froid et est tout de suite dans le bain face à Chausserie-Lapree ou en core sur un 2 contre un avec Abramov et Sille. La possession s’équilibre, Mallet rate encore plusieurs fois la cage. Heureusement pour Grenoble, Boivin, en fin renard, récupère la rondelle et la loge au dessus de l’épaule de Outhouse [3-2]. Face à la pagaille défensive Bergeron prend un temps mort lors duquel Reboh annonce des nouvelles rassurantes de Pintaric. De retour au jeu Briançon obtient un jeu de puissance qui ne donne rien, à part de voir s’exprimer Debiak sur un triple arrêt face à Sato. Les 2 étant plus tard élus joueurs du match. Debiak enchaîne les arrêts sur Pouncy puis à nouveau Sato. Cela fait longtemps que Grenoble n’a plus accès à la zone offensive, pourtant Prissaint servi à la bleue par Crinon trouve la lucarne [4-2]. Bergeron tente un challenge vidéo pour hors-jeu mais les arbitres n’en voient pas et Briançon se retrouve donc logiquement en infériorité numérique pour retard de jeu. Celle-ci ne donne rien. Le gardien Briançonnais déserte sa cage à 3 minutes de la sirène pour faire monter un 6e joueur de champs, mais Treille récupère le palet et lance de sa zone dans la cage vide [5-2]. Ce but scelle la victoire poussive de son équipe.
Une fois encore le jeu grenoblois a été brouillon, sans réelle construction avec un manque certain d’intensité et de réactivité. C’est un jeu triste et peu créatif, très loin de la belle époque où Hanberg savait insuffler une stratégie, une âme et un plan de jeu à respecter. On ne voit pas très bien comment Grenoble pourra soulever la coupe Magnus mais qui sait un déclic peut se faire. En effet on semble se diriger vers un quart de finale contre Briançon qui jouera libéré puisque sa saison est d’ores et déjà réussie et voudra certainement éliminer le tenant du titre en cerise sur le gâteau !