La première manche de la veille avait conduit à un verdict logique vu la rencontre, et qui soulignait une certaine différence de niveau entre les deux formations. Avouons le, on voyait mal Grenoble se faire surprendre, tout en sachant que la seconde explication réduit souvent les différences et peut conduire à des dénouements plus longs à se dessiner.
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| Jean Christophe Salomé |
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Dix minutes intéressantes...
La rencontre démarre avec des grenoblois immédiatement dangereux. Après une belle occasion de Masa consécutive à une première bombe à la bleue, le tchèque manquant de peu l\'ouverture dus core à 1"41, la première pénalité de la rencontre va être fatale aux visiteurs.
Nilsson de l\'aile va totalement trouer Hiadlowsky d\'une frappe très puissante et ouvrir la marque à 3" de jeu (1-0).
Malgré plusieurs tentatives de la première ligne strasbourgeoise, on a l\'impression que le moral alsacien est quelque peu en berne. Pourtant, les grenoblois vont alors s\'éteindre progressivement et faire plusieurs erreurs défensives généralement rédhibitoires à ce niveau.
Après un premier passage convaincant des jeunes pousses strasbourgeoises sur le glaçon à 8"42, l\'étoile noire va souligner qu\'elle n\'est pas venue en victime expiatoire.
A 9"21, Cayer va récupérer un énième palet qui traîne en bas du cercle d\'engagement grenoblois et égaliser d\'une belle lucarne (1-1).
Les minutes suivantes sont à l\'avantage de Strasbourg qui pousse, Grenoble paraissant peu concerné par l\'affaire. Les brûleurs assurent le minimum, mais les passes de relance trouvent souvent des joueurs pratiquement à l\'arrêt, et de trop nombreux palets mal négociés sont facilement récupérés par les visiteurs. Le rythme plus lent bénéficie globalement à l\'étoile noire, Grenoble semblant capable à la première accélération de créer le danger.
Si l\'on excepte un beau missile de Wallin à la bleue qui trouve le gant de Hiadlovsky qui repousse en chandelle à 15"59, et une très grosse occasion de Forsander à cage ouverte à 19"20, on ne peut pas dire que Grenoble ait montré grand chose lors des dix dernières minutes.
Tirs 8/5 Grenoble
Engagements 10/11 Grenoble
Maladresses face à la belle endormie
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| Jean Christophe Salomé |
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La seconde période se déroule dans le même sens que les dix dernières minutes de la première, avec des grenoblois clairement en deça de leur niveau et des visiteurs qui vont manquer de nombreuses occasions nettes.
Un but refusé pour Strasbourg à 21"22 pour cause d\'interference sur le gardien donne le ton, avec Grenoble qui (A) fait du surplace, semble fatigué (B), peu intéressé (C), se contenter du minimum (D) (rayer les mentions inutiles).
Ce qui doit arriver arrive à 23"20 avec une frappe de Lehtisalo qui revient sur Marcos bien seul face à Ferhi, le palet repris assez doucement terminant au fond. (1-2).
Les minutes suivantes voient toujours des attaques de l\'étoile, Riendeau trouvant le gant de Ferhi qui fait le métier, et heureusement car les Brûleurs toujours en dedans laissent passer pas mal de jeu.
Pourtant, dès que les isérois accélèrent, on a le sentiment qu\'ils peuvent aller au bout, comme avec ce joli raid de Tartari qui échoue sur le gardien à 26"33.
Strasbourg va manquer le break à plusieurs reprises, et les joueurs de Bourdage peuvent se mordre les doigts d\'avoir laissé passer un killing de plus d\'une minute à 27"51, Ferhi s\'employant il est vrai avec brio à deux reprises.
Une grosse occasion paraît tutoyer la transversale du gardien international à 31"31, Hiadlovsky de son côté semblant touché aux adducteurs après un arrêt en extension face à masa à 34"01.
La rencontre paraît osciller entre le manque d\'expérience strasbourgeois à ce niveau qui leur fait manquer la cible, à l\'exemple d\'un Martin très intéressant dans l\'activité et les décalages mais hélas pour lui particulièrement maladroit en conclusion, et des grenoblois proposant un hockey bien terne, mais que l\'on sent capables de changer le tableau d\'affichage à tout moment.
Ainsi, une accélération de Broz en rupture à 15"24 le voit fixer puis servir idéalement Krayzel face au gardien pour une égalisation réaliste (2-2).
Un épilogue heureux pour des brûleurs auteurs d\'un tiers à oublier.
Tirs 8/5 Grenoble
Engagement 13/12 grenoble
Le minimum
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| Jean Christophe salomé |
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La troisième période commence avec l\'une des trois pénalités à venir de Krayzel, un peu beaucoup pour un seul joueur en séries finales. Quelques occasions mineures de part et d\'autres illustrent les premières minutes, avant que Martin ne rate le cadre et probablement le fond du but à 46"22.
Grenoble recommence alors à jouer, phénomène visible qui se traduit tout simplement par des accélérations et des relances plus rapides. Après une première alerte pour Hiadlovsky qui voit le palet flirter dangereusement avec sa ligne à 48"27, Sivic va une nouvelle fois délivrer Grenoble de superbe manière.
Lancé comme une fusée, et bien servi à six mètres environ de la cage adverse par Fleury, sans doute le grenoblois le plus sous-estimé de ces deux premiers matchs, le slovène va trouver une lucarne énorme qui fait suite à un slap tout aussi énorme. La combinaison proposée qui lie vitesse, puissance de frappe, et précision chirurgicale est certainement l\'action du match et pourrait figurer dans n\'importe quel trop dix des buts de la saison côté grenoblois (3-2). Notons qu\'avec ce but et une assistance auparavant, Sivic a été élu à l\'unanimité joueur de la rencontre par la tribune de presse pour la seconde rencontre consécutive. Nous avons donc étés surpris de voir cette distinction donnée ensuite à Ferhi, lequel avait il est vrai clairement sauvé l\'affaire pour Grenoble en seconde période.
Les minutes qui suivent voient Grenoble administrer les affaires courantes, et Strasbourg tenter de se créer quelques occasions sans grand succès. la sortie du gardien à 59 minutes et une dernière pénalité contre Grenoble à 59"21 ne changeront rien à l\'affaire.
Tirs 10/9 Grenoble
Engagements 11/9 Grenoble
Simple temps faible?
Soyons clairs, Grenoble a moins bien joué que la veille, Grenoble a proposé une seconde période en dessous des standards d\'un candidat au titre, sauf que Grenoble gagne à la fin, par la plus faible des marges il est vrai. Difficile de donner des raisons à ce coup de moins bien qui a duré tout de même pas loin de la moitié de la rencontre. Parler de fatigue semble peu crédible pour une équipe ayant bénéficié d\'une semaine de repos. Peut-on supposer que les isérois ont cru qu\'il n\'était pas nécessaire d\'appuyer davantage, se sont contentés du minimum? On serait tenté de le penser vu certains comportements sur la glace. Ceci étant, au delà de quelques frayeurs inutiles et d\'un facteur chance situé en isère ce soir, force est de reconnaître qu\'il y a deux à zéro désormais dans la série.
Il n\'est pas certain que coach Lusth ait particulièrement apprécié la prestation de ses joueurs, même si il faut reconnaître que les brûleurs suintent la sérénité comme d\'autres la peur sur le glaçon. Jamais affolés, même menés, Grenoble a semblé incarner le gros matou jouant avec la souris à moitié endormie avant au final de la capturer de justesse d\'un habile coup de patte et de la croquer. Il est clair cependant que ce type de liberté sera interdit à Strasbourg et en cas de verdict positif lors de la suite de la saison sous peine de très lourde déconvenue.
Pour le premier quart de finale élite de son histoire, l\'étoile noire a fait honneur à ses couleurs ce soir avec une rencontre plus aboutie que la première. Même s\'il n\'est pas certain que cette hausse positive ne corresponde pas non plus à une baisse grenobloise assez perceptible, il y a du mieux. Moins de pénalités concédées, jeux de puissance gérés, occasions en plus grand nombre, autant de signes qui traduisent une meilleure prestation. Après, il est clair que l\'expérience et le réalisme devant le but ne sont pas les qualités premières des alsaciens qui pouvaient creuser un écart d\'au moins deux buts lors de la seconde période.
C\'est justement ce type de rencontre qui peut permettre de progresser et l\'occasion en sera donnée prochainement à domicile. Quoi qu\'il arrive lors de la suite de la série, Strasbourg aura joué et essayé avec ses moyens de répondre à Grenoble, en produisant du jeu et en ayant une attitude sportive impeccable à l\'image d\'un Hiadlovsky clairement adoré par le public grenoblois. Un hommage pas si fréquent en ces temps sportifs troublés...
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