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3500 spectateurs
Arbitres : MM. Barbez N. et Bourreau assistés de MM. Courgeon et Furet
Buts :
Grenoble : 38.13 Mitja Sivic (ass Toby Lafrance et Pierre-Luc Lessard) ; 53.10 Julien Baylacq (ass Eric Chouinard et Félix Petit)
Dijon : 30.32 Anthony Rech (ass Martin Gascon et Henri-Corentin Buysse) ; 57.58 Juho Mielonen (ass Martin Gascon et Anthony Rech) ; 70.00 Ilpo Salmivirta
Pénalités : 8 minutes contre Grenoble — contre Dijon
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| Photographe Laurent Lardière |
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| Photographe Laurent Lardière |
Merci aux deux gardiens
La prolongation verra les deux équipes venir solliciter les deux gardiens qui répondent présents, Zajkowski se montrant sans doute le plus en vue, du fait d'occasions un peu plus nettes des l'attaque dijonnaise, mais rien n'est marqué et on se rend donc vers la séance des tirs au but.
Salmivirta a de la vista !
1: Chouinard feinte et manque
2: Gascon voit son tir renvoyé de la jambière par Zajkowski
3: Bouchard perd son palet devant Buysse
4: Salmivirta se fait sortir son palet par le gardien grenoblois en extension.
5: Treille lance sur le casque de Buysse
6:Mielonen trouve la mitaine de Zajkowski
7: Rech est bloqué bas par Zajkowski
8: Salmivirta trompe Zajkowski au terme d'un joli slalom ponctué de feintes.
9: Chouinard lance mais son palet qui semble être passé sous Buysse ne rentre finalement pas, une action ultime à l'image de la saison des BDL.
petite analyse à chaud.
Photographe Jean-Christophe Salomé
Félicitations à Dijon qui, dans une rencontre fermée et peu intéressante jusqu'à la troisième période, aura su s'imposer à l'extérieur face à des Grenoblois qui auront semblé de moins en moins à l'aise au fil de la série. Pouvant compter sur un coach qui aura largement dominé les débats grâce à des réajustements et choix tactiques progressifs et pertinents tout au long de la série (interview à venir), et qui possède une éthique de travail tournée uniquement vers le collectif, Dijon s'est imposé sur le fil contre une équipe qui comptait 11 places de plus qu'elle à la fin de la saison régulière, excusez du peu ! Certes, Dijon n'était pas à son niveau à cette place, n'est-ce pas Chamonix, mais on peut tout de même clairement souligner la différence de profondeur et d'effectif entre les deux équipes, différence que l'on retrouve sur le plan du budget. Avec un Buysse beaucoup plus solide qu'en saison régulière, et une défensive bien organisée, Dijon a proposé un système interdisant à Grenoble de proposer du hockey de mouvement et avec lui de pouvoir se créer des occasions de ce type. Offensivement, les Gascon, Salmivirta et Rech ont souligné qu'ils n'avaient rien à envier aux équipes de tête de la ligue. Outsider face à Grenoble, Dijon le sera encore une fois face à Gap, avec des arguments pour poser de sérieux problèmes à la bande à Basile. Quelle que soit l'issue de la saison pour les joueurs de coach Tolvanen, respect et bravo pour avoir déjoué les pronostics et renversé la tendance avec leurs moyens. Public dijonnais, profitez encore de votre équipe et levez votre verre de bourgogne à la santé de coach Tolvanen !
Mais que se passe-t-il à Grenoble, ou plutôt que s'est-il passé depuis quelques semaines du côté de l'Isère ? Premiers à l'issue de la saison régulière, maîtres chez eux face à Dijon jusqu'ici, et présentant un effectif et des résultats franchement meilleurs que leurs rivaux, Grenoble s'est une nouvelle fois pris les pieds dans le tapis, cette fois non plus au terme d'une saison manquée avec Jean-François Dufour à la manoeuvre, mais avec une contre-performance après un sans-faute durant la saison régulière. Non seulement sur la série, Grenoble ne mérite pas de passer, mais on n'a pas reconnu les BDL largement dominés à l'offensive avec une totale absence de fond de jeu. Si la défensive et Zajkowski ont globalement fait le métier, l'attaque pourtant relativement à l'aise en saison régulière a déjoué, avec des excès d'individualisme et un manque de lucidité souvent criant. L'équipe de Martel a-t-elle évoluée au-dessus de ses moyens comme certains vieux briscards de Magnus, adversaires des Grenoblois sur la glace, nous ont dit après les rencontres cette saison, certaines tensions entre l'entraîneur à problèmes et les joueurs ont-elles fait exploser la machine avec, comme point d'orgue, l'agression grotesque de Scolari sur Buysse ? Ce qui est certain, c'est que le niveau de jeu de Grenoble sur cette série a été à Pôle-Sud fort médiocre, très insuffisant pour donner la marge de manoeuvre nécessaire pour écarter Dijon.
Grenoble ayant terminé sa saison, et avant la conférence de presse théoriquement donnée la semaine prochaine par la direction du club, conférence de presse qui, si elle se déroule à 10 heures du matin en semaine, comme à l'habitude, risque de se dérouler sans nous qui travaillons à ces horaires, on peut d'ores et déjà formuler quelques remarques générales.
Tout d'abord, le pari qui a été la venue de Richard Martel à Grenoble, nous disons "pari" car, pour mémoire, il avait tout de même une réputation particulière au Québec, ce pari a été perdu. Grenoble aurait-il gagné avec lui derrière le banc ce soir, nous ne le saurons jamais, mais un peu plus de sérénité dans le groupe était bienvenue comme pour les Dijonnais qui peuvent, eux, bénéficier de celle apportée par leur coach. Doit-on critiquer le choix de Martel dès le départ ? Difficile de le faire vu ses résultats, mais il semble bien que plusieurs éléments négatifs autres que le dernier incident aient justifié son départ. Richard Martel devait-il être cadré et accompagné davantage sur le plan sportif, ce qui pouvait éviter ces problèmes ? Oui certainement et c'est ce que Grenoble devra retirer de cette mésaventure.
Dans la droite ligne de ce qui précède, on pourra ensuite une nouvelle fois regretter l'absence, dans l'entourage de l'équipe, d'un manager, homme de confiance, connaisseur de hockey, ancien joueur, capable de souffler le chaud et le froid et surtout respecté par tous, y compris par le coach administrativement sous ses ordres. Ce n'est pas Jean-François Dufour, que nous avons critiqué comme coach, mais que nous ne critiquerons pas comme entraîneur-adjoint à la barre du navire dans ces conditions, qui semble pouvoir jouer ce rôle. Il existe à Grenoble plusieurs anciens joueurs qui seraient tout à fait à l'aise dans le costume que l'on trouve ailleurs comme, par exemple, à Rouen avec Guy Fournier quand il ne coache pas.... Un nom seulement, Stéphane Arcangeloni dont vous pourrez retrouver l'interview sur ce site et qui a pour nous toutes les qualités requises.
Enfin, on ne peut conclure sans s'interroger tout de même sur le comportement et sérieux de certains joueurs cadres dont les statistiques en nette baisse en fin de saison ne plaident pas en leur faveur. Doit-on considérer que l'éviction d'un Martel clairement lâché par le vestiaire fait suite au moins en partie à une charge de travail jugée trop importantes par certains joueurs au fur et à mesure que la saison se déroulait, des exigeances et un comportement sans doute excessif de la part d'un entraîneur excessif mais qui donnaient des résultats. Notons au passage que l'on espère avoir des explications claires de la direction grenobloise sur le départ de Richard Martel dont on pense ce que l'on veut mais qui possédait une vertu rare à Grenoble depuis plusieurs saisons : gagner. On trouve dans d'autres ligues de très nombreux exemples d'entraîneurs ayant été mis à l'amende, blâmés ou encore suspendus par leurs clubs avant même que la ligue s'en mêle, pour ensuite être réintégrés vu leurs résultats, n'est-ce pas Patrick Roy ? HockeyHebdo, dans un souci d'objectivité, a pris contact avec l'intéressé et attend une réponse pour une interview.
Une refonte complète de l'effectif avec, sans doute, de multiples départs paraît totalement nécessaire. Il faudra désormais, côté grenoblois, se concentrer sur la recherche d'un coach. Nous laissons à nos lecteurs le soin de dresser la liste des candidats potentiels, sachant que, pour l'auteur de l'article, un certain Stéphane Gros, l'un des meilleurs coachs français en activité, malgré la sortie prématurée de Chamonix, pourrait certainement être intéressant.