1er tiers :
Un départ mitigé pour les Tourangeaux qui écopent d’entrée de 2 minutes de pénalité. Quelques tentatives grenobloises viennent réchauffer la mitaine de Russo. Bergstrom notamment, décoche quelques slaps dont il a le secret.
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| Photo : Sébastien Barrieras |
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Cette infériorité passée, les Diables Noirs prennent le taureau par les cornes ou plutôt le loup par les oreilles, et engagent un pressing haut sur la défense iséroise, afin d’étouffer l’adversaire. Avec les Gannon, Saul, Romano, Kaye, le job est effectué à merveille. Hélas pour les hommes de Bob Millette,
contre le cours du jeu, en contre les Brûleurs de Loups ouvrent la marque par Sivic assisté de Nilsson. (05’24 : 0-1)
Coup de massue ? Bien au contraire, ce but a pour effet de redonner du « peps » aux tourangeaux.
A force de subir dans leur zone défensive, les Grenoblois font des fautes et sont sanctionnés par le corps arbitral. Les Diables Noirs profitent de ces supériorités numériques pour égaliser par Tessier ; celui-ci servi proprement par Noël, trompe Ferhi. (07’46 : 1-1).
Russo, le portier tourangeau, commence son show et fait front aux assauts grenoblois. Alors en infériorité numérique, les Tourangeaux doublent la mise par Novosad, assisté de Filion et Drzik. (11’47 : 2-1).
Les 2000 personnes exultent : Une ambiance indescriptible, le frisson des grands soirs rue de l’Elysée. Menés à la marque, les Brûleurs de Loups, sont mal dans leurs patins, Broz s’énerve, il va faire un tour en cellule. Le 1er tiers s’achève sur ce score logique de 2 à 1 en faveur des Tourangeaux.
2e tiers :
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| Photo : Sébastien Barrieras |
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D’abord Tessier, puis Proulx sont sanctionnés ; les Grenoblois jouent à 5 contre 3, ils installent bien leur jeu de puissance. C’est à 5 contre 4 que les Grenoblois égalisent par Nilsson.
Un jeu en triangle avec Jansson à la manœuvre puis Sivic, en retrait pour Nilsson, un but d’école. (23’50 : 2-2).
Touchés en plein cœur, les Diables Noirs, généreux ce soir, reprennent tout de suite l’avantage par Saul suite à un bon travail de Clarke. (24’12 : 3-2). Quelques sanctions sont destinées à l’encontre des Grenoblois ; les supériorités numériques tourangelles seront mal exploitées et les tentatives vaines. Il faut également un grand Ferhi pour éviter le pire pour les Brûleurs de Loups.
Le gardien de l’équipe de France finit par craquer, Kaye remise intelligemment pour Proulx qui fusille Ferhi. (34’46 : 4-2)
Les Tourangeaux pensent avoir fait le plus difficile, mais le Grenoblois est orgueilleux et réagit tambour battant. Mais monsieur Russo fait barrage. Un phénomène ce Russo, il nous ferait presque repenser à l’épopée de la squadra azzurra des années 80 et son célèbre gardien Dino Zoff. Adam Russo : Il nuovo muro di Tours. Un match dans le match : Russo contre le reste du monde (pour reprendre la fameuse expression d’Eddy Ferhi). Le portier tourangeau gagne le 2e round et préserve sa cage. Les joueurs rentrent sur le score de 4 à 2 en faveur des hommes de Bob Millette.
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| Photo : Sébastien Barrieras |
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3e tiers :
Romano côté Diables Noirs va en zonzon. L’équipe tourangelle est empruntée physiquement et la machine grenobloise va se mettre en route. Wallin redonne espoir aux siens, il réduit la marque assisté de Fleury et Forsander. (42’53 : 4-3).
]Les zonzon dominent ce dernier tiers, les Tourangeaux perdent les duels contre la bande, les face-off ; c’en est trop, le capitaine tourangeau Noël décident de calmer tout le monde, sa charge sur Broz faisant exploser le plexi. Le président tourangeau Rémi Delmas rentre sur le glaçon pour s’informer des conditions de reprise ou non de la rencontre. Les acteurs reviennent 20 minutes après : Pause du nouveau plexi, lissage de la glace effectué avec succès. Un grand coup de chapeau aux préposés pour ce délicat travail.
Ce temps mort n’a pas l’effet escompté pour les Tourangeaux. Les jambes sont encore plus lourdes, la fatigue pèse sur les organismes. C’est alors que M. Barbez, qui avait été jusqu’à présent impeccable, décide de faire des siennes. Il envoie plusieurs tourangeaux en prison : des décisions arbitrales à la limite de l’acceptable. Une fin de match, on ne peut plus frustrante, pour les joueurs et supporters locaux anéantis par ces décisions arbitrales à sens unique. Ce beau match de hockey finit hélas en queue de poisson.
Décidemment les Tourangeaux ne sont pas aidés par les instances fédérales. Le public tourangeau en a marre et l’a bien fait savoir ce soir à M. Barbez.
Tout d’abord Jansson égalise, il trompe Russo malheureux sur ce coup. (51’04 : 4-4). Puis à 5 contre 3, Bergstrom est récompensé de ses nombreux slaps et vient clore le score. (53’10 : 4-5)
Côte Tourangeaux : On a vu une équipe généreuse, pleine d’entrain. Le retour de Kaye a fait du bien à la formation tourangelle, vif, entreprenant, c’est un véritable poison pour les défenses. Les deux premiers tiers ont été gérés magnifiquement par les Diables Noirs avec un Russo en état de grâce ; la baisse de régime dans le dernier tiers a été fatale, des face-off souvent perdus et beaucoup trop de lancers laissés sur Russo.
Côté Grenoblois : Les Brûleurs ont souffert dans les deux premiers tiers malgré de nombreux lancers sur la cage tourangelle. Travailleuse, cette équipe n’a jamais baissé les bras avec un Ferhi qui a su tenir la victoire des siens au bon moment. Il faudra compter sur ces Grenoblois cette saison pour aller titiller les Dragons rouennais.
Etoiles Hockey Hebdo
*** Russo
** Nilsson
* Bergstrom
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