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La situation pour ce qui concerne la validation des trois dernières équipes de Magnus, à savoir Mont-Blanc, Grenoble et Briançon, fait actuellement beaucoup parler sur les forums et autour des patinoires. Pour les supporters des équipes concernés, l'attente est longue, aussi Hockey Hebdo vous propose un point prudent qui fait suite à plusieurs informations obtenues ce weekend.
La FFHG devrait communiquer en principe le 16 juillet prochain après une réunion qui va tenter de faire le point et de prendre des décisions. La principale difficulté on l'aura compris est bien que les trois clubs concernés, et ceci pour des raisons assez différentes présentent une situation financière qui ne remplit pas totalement les critères de recevabilité en vigueur. Dans ces conditions, doit-on ou non accepter les propositions des uns et des autres, sanctionner l'un et pas l'autre, bref vous l'aurez compris le silence radio est de mise car le dossier dans son ensemble reste complexe et surtout très lourd de conséquence. N'ayons pas peur de le dire, les décisions finales figureront parmi les plus difficiles à prendre pour la jeune FFHG .
Mais voyons club par club ce qu'il en est.
Mont-Blanc
La nouvelle équipe dirigeante arrivée la saison dernière et qui bénéficie légitimement d'une bonne image auprès de la FFHG peine à combler le déficit antérieur, et doit composer avec la défection d'un gros sponsor: Teisseire.
Il est certain que le club ne dispose pas d'un gros potentiel pour trouver des solutions dans un département qui compte déjà deux autres équipes de Magnus, mais la FFHG paraît toute disposée à apporter un maximum d'aide et de confiance à Mont-Blanc vu l'absence de responsabilité des dirigeants actuels. Ayant terminé la saison avec un bilan financier en positif de 87.000 euros, reste à épurer une dette d'environ 320.000, ce qui paraît possible dans la durée.
Grenoble
Sanctionné la saison dernière après la non communication des comptes du club, avec à la clef une privation des deux coupes, de la Coupe de France encore cette année, et des sanctions précises contre l'ancien président, on ne peut pas dire que les isérois puissent endosser le rôle des perdreaux de l'année victimes des circonstances. En même temps, le problème paraît davantage provenir de l'écart entre le train de vie actuel et celui souhaité par la FFHG. Dit de manière différente, Grenoble a fait de très gros efforts comme le montre le recrutement très fortement orienté jeune, mais resterait encore au dessus du budget d'équilibre avec certains salaires encore conséquents malgré des sacrifices faits cette année.
Pourtant, les Brûleurs seraient sur des chiffres gérables (on dit "seraient" car nous ne disposons d'aucun chiffre précis) et peuvent compter sur des partenaires expérimentés pour aménager des solutions. Il ne reste pas moins que des voix très critiques soulignent à tort ou à raison que les sanctions prises l'année dernière ne sont guère sévères et qu'il n'y a aucune raison pour que Grenoble bénéficie de largesses de la FFHG au prétexte qu'il est l'un des principaux clubs français.
Selon nos informations, on peut considérer au final que des ajustements sont possibles pour assurer une validation, mais que cette dernière pourrait s'accompagner d'un nouveau tour de vis. Par ailleurs, certaines variables externes renforcent l'hypothèse d'une solution positive.
Briançon
Avec une dette de 430.000 euros (voir notre article précédent), seul un engagement fort des politiques de la ville pouvait convaincre la FFHG de ne pas baisser le rideau. Pour l'épurement de la dette, c'est bien Gérard Fromm, le nouveau maire que l'on avait considéré comme opposé au hockey professionnel à Briançon pendant de longues années qui a fait le nécessaire et rassuré Luc Tardif. La SASP prévue n'est plus d'actualité et c'est la ville qui va prendre le contrôle de la SEM, le temps de revenir à une situation normale et de régler ses comptes avec la société Isha et derrière elle un Alain Bayrou qui ne sort pas grandi de l'épisode.
Doit-on conclure que les Diables Rouges vont sauver leur tête ? Nous ne disposons pas de la totalité des éléments pour le dire, mais ce n'est hélas pour eux pas forcément le cas, la taille du déficit étant clairement un gros handicap.
Par ailleurs, le club va devoir fortement réduire son train de vie et on peut se demander ce qu'il va advenir de l'effectif actuel qui pourrait subir des boulversements d'avant saison.
Doit-on en conclusion supposer une issue favorable pour les trois clubs concernés ? Il est impossible de répondre mais la questions des candidats de D1 susceptibles de prendre la, les places laissées vacantes pourrait également jouer son rôle.
On ne voit pas très bien qui en effet serait susceptible d'occuper les places vacantes ? Neuilly qui par deux fois déjà a fait l'élastique serait-il partant pour une troisième tentative ? Quant au dauphin de Caen, le club de Brest, (parfois en délicatesse avec la FFHG) ce dernier serait-il prêt à relever ce challenge en cas de désistement de Neuilly ?
Au final, et comme nos lecteurs l'auront bien compris, sans disposer de l'ensemble des éléments administratifs et financiers, la situation paraît difficile mais non critique, avec un bémol hélas négatif pour Briançon. Le point le plus important est bien de comprendre qu'avec sa décision, la FFHG va établir en quelque sorte une jurisprudence qui pourrait avoir des conséquences lors des prochaines saisons. Ne pas renier la rigueur exigée, mais rester ouvert à des solutions cohérentes, vers quels équilibres peut-on raisonnablement tendre, que peut-on accepter et ne pas accepter ?
Autant de questions à suivre en fin de semaine.
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