Accueil   Editorial   Liens   Stages et Tournois   Boutique   Petites annonces   Partenaires   Nos flash infos  fb  twitter   RSS
 
 
Hockey sur glace - Hockey féminin
Hockey sur glace - Betty Jouanny: Objectif Jeux de Pékin
 
Les jeux de Pyeongchang à peine achevés, les regards des bleues sont désormais tournés vers les Jeux Olympiques de Pékin en 2022. Pour mettre toutes les chances de leur côté, les bleues doivent réussir leur mondial à Vaujany dans un mois pour grimper dans la hiérarchie mondiale.
 
Brynas, Suède, Hockey Hebdo Jean-Christophe Salomé le 07/03/2018 à 19:00
On ne vous présente plus Betty Jouanny, que nous avons déjà eu à plusieurs reprises en interview. Pour vous rafraichir la mémoire, vous retrouverez nos précédentes interviews ci-dessous:
Betty Jouanny : Je veux gagner l'or (mars 2016) , Hello c'est Betty (juin 2015), Betty Jouanny : vers la Suède (août 2013)


C'est votre cinquième saison en Suède avec Brynas. Lors de votre première saison, en arrivant à Brynas, quelles étaient vos attentes et objectifs et sont-ils atteints aujourd'hui ?   

Quand j’ai décidé de partir en suède, c’etait pour trouver un jeu plus physique et rapide et participer a un vrai championnat avec 36 matchs en saison régulière et ensuite play off. Mes objectifs étaient de me faire une place dans l’équipe et de progresser sur mes points à améliorer et surtout cotoyer des filles des équipes nationales comme la Suède, la Finlande...



Quelle est votre plus grande satisfaction sur ces cinq saisons ? 

J’ai vraiment grandi dans mon jeu et physiquement j’ai passé un gros cap grâce à mon préparateur physique qui est celui de l’equipe senior garçon de brynäs. 


La SDHL semble bien structurée, le championnat à l'air attractif puisqu'un tiers des joueuses sont étrangères avec de nombreuses internationales. Comment est le niveau et que reste-t-il à améliorer ?

Le championnat est composé de dix équipes, ce qui fait une saison régulière avec 36 matchs. Pour moi, c'est le meilleur championnat européen. Le fait de jouer contre des joueuses des grosses nations de hockey est super car le jeu est plus rapide et physique. On a donc des matchs de très bonne qualité. Le championnat est équilibré ce qui n’est pas souvent le cas dans les autres championnats. 


Quelle est la popularité de la SDHL, dans les médias en Suède et au niveau du public ?

Malheureusement le hockey féminin n’est pas plus médiatisé que dans un autre pays et niveau public une centaine de personnes max regardent donc c’est très peu.


Bien qu'assez structuré, le championnat n'est pas professionnel. Les joueuses doivent avoir une activité ? Avez-vous des avantages pour compenser ?

Comme vous le dîtes le championnat n’est pas professionnel donc on a certains avantages suivant l’importance des joueuses mais aucune ne peut se permettre de ne pas travailler. Donc toutes les joueuses ont un travail. J’ai dû aller en cours la première année pour apprendre le suédois, maintenant je le parle couramment.


Avez-vous été sollicitée par d'autres clubs ? 

L’année dernière un club était intéressé mais je me suis fracturé la cheville donc j’avais préféré repartir avec mon club pour cette saison.


Quelle est votre activité en dehors du hockey ?

Je travaille dans une entreprise et j’entraine le sport étude . 

Photo hockey Betty Jouanny: Objectif Jeux de Pékin - Hockey féminin
Photo : Stéphane Heude

Quel est le statut des joueuses de haut-niveau en Suède ? Que vous en disent vos coéquipières suédoises ?

Le statut des joueuses suédoises n’est pas tout à fait le même qu’en France. Elles perçoivent une rémunération par jour lorsqu’elles sont en stage, ce n’est pas beaucoup mais c’est toujours mieux que rien. Après lors des années olympiques elles ont un peu d’argent qu’elles peuvent mettre de côté. 


Charlotte Girard, arbitre internationale, a récemment évoqué des propos sexistes de la part de ses collèges arbitres masculins (voir notre article). Avez-vous vécu des situations similaires dans votre parcours, en France ou à l'étranger ?

On a toutes entendu "le hockey c’est pas pour les filles", que "pour être en équipe de france il suffit juste de savoir serrer ses patins". Mais ils sont juste jaloux que des filles soient plus fortes qu’eux et qu’ils n’ont pas la chance de vivre ce qu’on vit lors des compétitions. Et contrairement, on a encore plus de mérite car on ne joue pas pour l’argent vu qu on en gagne pas. On joue au hockey car c’est notre passion et qu’on est fière de représenter la france lorsqu’on joue avec l’équipe nationale ou fière de représenter notre club.

Photo hockey Betty Jouanny: Objectif Jeux de Pékin - Hockey féminin
Photo : Stéphane Heude

L'équipe de France féminine grimpe à la 11e place IIHF après les JO, son meilleur classement. Ce doit être une fierté pour vous. Quels sont les objectifs des prochains mondiaux de Vaujany ?  

Oui on a malheureusement échoué de peu à la qualification et cela a etait une très grosses deception car on avait travaille fort. Mais grâce à notre bon parcours de qualification nous avons gagné deux places au classement IIHF. Ce qui est très important car l’Autriche est dixième avec seulement 10 pts devant nous ce qui n’est strictement rien du tout. 

Il n’y a qu’un seul objectif pour le championnat du monde a Vaujany la médaille d’or pour rentrer dans les 10 meilleurs nations mondial et accéder por la première fois au groupe élite ce qui serait la meilleure performance de l’equipe de france féminine depuis sa création. 



Que manque t'il à l'équipe de France pour atteindre le groupe Elite et s'y maintenir durablement ?

Ce qui nous manque c’est de faire un championnat du monde plein. C’est à dire de ne pas passer à côté d’un match. On a une très grosse équipe depuis trois ans maintenant, il faut que ça paye et qu’on arrête de se piéger toutes seules car notre pire ennemie, c’est nous.
Après, oui, il nous manque des moyens financiers pour qu’on puisse consacrer plus de temps à s’entraîner comme par exemple les canadiennes et américaines qui, elles, sont professionnelles. C’est bien pour cela qu’elles dominent le hockey depuis des années. 

Photo hockey Betty Jouanny: Objectif Jeux de Pékin - Hockey féminin
Photo : Brynas

Comme pour les hommes, il n'a pas manqué grand chose pour vous qualifier aux jeux en Corée du Sud. On imagine que les jeux de Pékin sont un objectif fort pour les prochaines années ?

Oui, dans l’équipe on est une grande partie pour qui les JO de pékin seront notre dernière chance de pouvoir y participer. Donc ça commence maintenant car il y aura dix équipes au lieu de huit, donc deux places de plus. Notre objectif est de monter en élite pour gratter des places au classement et pourquoi pas être qualifié d’office pour les JO de pékin . 


Avez-vous regardé les matchs des JO ? Qu'avez-vous pensé de ce tournoi ?

Oui bien sûr, surtout que j’avais des joueuses de mon équipe qui représentaient la Suède. On peut voir que le niveau entre les nations est vraiment en train de se réduire. Les matchs étaient très intéressants à regarder et ça donnait juste envie d’y être. Le Canada et les USA sont toujours un cran au-dessus mais après il y a de la bagarre pour la troisième place.



Nous remercions Betty pour sa disponibilité, et nous en profitons pour souhaiter bonne chance pour les mondiaux de Vaujany à l'équipe de France féminine. Nous vous ferons suivre leurs résultats et nous essaierons de nous déplacer à Vaujany pour les soutenir et suivre quelques matchs. 

Les championnats du monde féminin Division 1 Groupe A auront lieu à Vaujany (Isère) du dimanche 8 avril au samedi 14 avril. L'équipe de France féminine sera opposée au Danemark (8 avril), à la Norvège (9 avril), l'Autriche (11 avril), la Hongrie (13 avril) et la Slovaquie (14 avril).


 
 
 
© 2018 Hockeyhebdo.com - Reproduction totale ou partielle interdite sauf autorisation des auteurs.
 
Retour
 
Réactions sur l'article
 
 
Afin de poster un commentaire, identifiez-vous.

     

...Bitte wählen Sie Ihre Sprache... Choose your language in just one click... Choisissez votre langue, clic plus haut...