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Hockey sur glace - Ligue Magnus
NUMÉROS RETIRÉS : NOS CLUBS S’Y METTENT !
 
Depuis plus de quarante ans Tristan Alric a été l’acteur et le témoin privilégié de l’évolution du hockey sur glace en France. D’abord comme joueur puis comme arbitre. Ensuite, en devenant le journaliste spécialiste du hockey sur glace dans le quotidien sportif L’Equipe pendant plus de vingt ans. Auteur de nombreux livres et d’une récente encyclopédie qui font référence, Tristan Alric a marqué également l’histoire du hockey français en étant le créateur de la Coupe Magnus et des divers trophées individuels. Avec un tel parcours, il est donc bien placé pour avoir une analyse pertinente sur notre sport favori. Le site Hockey Hebdo est donc heureux de lui permettre de s’exprimer régulièrement dans cette rubrique.
 
Média Sports Loisirs, Hockey Hebdo Tristan Alric le 12/02/2021 à 11:30
Tribune N°25

 
NUMÉROS RETIRÉS : NOS CLUBS S’Y METTENT ! -

C'est une tradition qui existe depuis déjà longtemps dans les sports collectifs nord-américains. Elle consiste à retirer définitivement le numéro de maillot qui fut porté par un joueur emblématique lorsqu’il prend sa retraite ou à la suite de son décès. L’objectif est de rendre un hommage permanent à un hockeyeur très apprécié pour le remercier, soit de sa grande fidélité au club, soit pour sa contribution sportive majeure.
Cette mode du « numéro retiré » parmi les maillots disponibles est plus récente en France. Elle remonte seulement au début des années 1990. Mais elle s’est étendue grâce à la professionnalisation progressive de notre sport. C’est ainsi que dans certaines de nos patinoires les spectateurs peuvent désormais apercevoir, suspendus au-dessus de la piste, des fanions ou des maillots de hockey portant des numéros retirés avec les noms des joueurs vedettes en gros caractères. Certains clubs affichent également les titres majeurs qu’ils ont remportés en championnat ou en coupe de France. A ce jour, une quinzaine de clubs français ont décidé d’organiser cette « panthéonisation » qui permet d’immortaliser des numéros et de graver des noms dans l’histoire du hockey sur glace local.
 
Photo hockey Ligue Magnus - Ligue Magnus - NUMÉROS RETIRÉS : NOS CLUBS S’Y METTENT !
Les sept numéros retirés sont suspendus dans la patinoire de Grenoble.

GRENOBLE : Les brûleurs de Loups ont retiré 7 numéros.

C’est l’un des clubs les plus actifs en la matière. En effet, dans la patinoire Polesud on peut voir, suspendus au plafond, les noms et les numéros de sept hockeyeurs qui ont marqué l’histoire du club de l’Isère. A commencer par le légendaire entraîneur national Gaétan « Pete » Laliberté (9) qui fut à l’origine de l’extraordinaire engouement que connut le hockey sur glace dans la ville de l’Isère dès l’ouverture de son ancienne patinoire en 1963 qui était située sur le boulevard Clémenceau.
C’est aussi logiquement que le numéro de l’ancien attaquant international Philippe Treille (7) a été retiré pour honorer sa grande fidélité au club qui dura pendant seize ans, tout comme la présence continue dans l’équipe senior de l’ex-capitaine tricolore et ancien président du club de Grenoble Jean Le Blond (8) qui est actuellement vice-président de la FFHG.
Mais le club a retiré aussi le numéro d’un défenseur tricolore emblématique, Jean-François Bonnard (55), qui joua dans l’équipe de Grenoble pendant 14 saisons. Autre numéro retiré, celui de l’ex-attaquant international Benoît Bachelet (46) qui a totalisé lui aussi 14 saisons de présence, tout comme celui de l’ancien gardien tricolore Patrick Rolland (31) qui défendit durant 10 saisons la cage des BDL. Enfin, le club a retiré le numéro de l’attaquant tchèque Josef Podlaha (71) qui a terminé meilleur pointeur du championnat de France en 1999 et qui a inscrit au total plus de 150 buts durant sa carrière avec les Brûleurs de Loups.
 
AMIENS : les Gothiques ont retiré 7 numéros.

Le club picard a d’abord honoré l’ex-entraîneur national Dave Henderson (10) qui fut pendant 16 ans le joueur inamovible des Renards, des Ecureuils puis des Gothiques, mais qui fut aussi à plusieurs reprises leur coach durant 10 saisons.  Sont entrés également dans la légende du club de la Somme, le célèbre gardien de but international Antoine Mindjimba (31), l’ex-capitaine de l’équipe de France Antoine Richer (25), l’ex-défenseur international Christophe Moyon (8), l’ancien attaquant tricolore Anthony Mortas (22) et enfin un autre ancien arrière international, le regretté Michel Breistroff (27) qui disparut tragiquement en avion victime de l’explosion d’un Boeing de la TWA au large de New York le 17 juillet 1996.  
A noter que le numéro de l’ex-défenseur de l’équipe de France Denis Perez (64), qui fut pendant huit ans le joueur puis l’entraîneur vedette à Amiens, a été également retiré dans un premier temps. Mais, lors de son départ du club picard en 2008, Denis Perez engagea une procédure judiciaire à l’encontre du HCAS à cause d’un conflit financier portant sur la fin de son contrat et sur les huit saisons passées au club. Du coup, le président Thomas Henno fit savoir que le maillot de Denis Perez ne serait plus élevé dans la patinoire durant toute la durée du litige, en précisant néanmoins que son numéro ne serait plus porté par un joueur de l’équipe des Gothiques d’Amiens.
 
ANGERS : les Ducs ont retiré 6 numéros.

Les joueurs qui ont eu droit à cet honneur dans le club angevin sont : le mythique capitaine des Ducs et ancien attaquant international tricolore Sylvain Beauchamp (62), mais aussi le capitaine puis entraîneur Martin Lacroix (19). Il y a également le joueur et ex-entraîneur du club Simon Lacroix (27), mais aussi l’autre capitaine  Jonathan Bellemare (45), tout comme l’ex-capitaine des Ducs Claude Deveze (9) et enfin le regretté Alain Vogin (21), qui fut lui aussi ancien capitaine puis entraîneur du club d’Angers. Ce dernier se donna malheureusement la mort au mois d’août 2010 à l’âge de 39 ans alors qu’Alain Vogin, devenu directeur sportif du club, devait reprendre sa fonction d’entraîneur des Ducs après le départ imprévu du coach finlandais Heikki Leime. Sa disparition tragique provoqua un émoi considérable dans le club de Maine-et-Loire.
 
Photo hockey Ligue Magnus - Ligue Magnus - NUMÉROS RETIRÉS : NOS CLUBS S’Y METTENT !
Six numéros ont été suspendus ostensiblement dans la patinoire d’Angers.

REIMS : les Phenix ont retiré 5 numéros.

A commencer par celui de l’inoubliable renfort russe Vladimir Kovin (10) qui fut sacré champion olympique avec l’ex-URSS. Ce dernier est arrivé chez les « Flammes bleues » en tant que joueur attaquant en 1988, puis il est resté dans la ville de la Marne pendant cinq ans, à l’exception de la saison 1994-1995, pour se consacrer ensuite à la formation des jeunes hockeyeurs rémois U18 notamment.
Le deuxième numéro retiré est celui de Christophe Marcelle (19), le fils de l’ancien président Charles Marcelle. Défenseur emblématique, Christophe montra pendant toute sa carrière sa grande fidélité à Reims qui fut son unique club, dans lequel il a évolué depuis l’école de glace jusqu’à la ligue Magnus, une compétition où il fut sacré deux fois champion de France. Le troisième numéro retiré est celui du défenseur Damien Morel (77) qui compte une dizaine d’année de présence sur la glace en senior et qui n’hésita pas à reprendre du service permettant la reconstruction du club depuis sa descente en Division 3. Il a fait ensuite partie de l’équipe dirigeante en tant que chargé des relations extérieures de l’équipe première.
Le quatrième numéro concerne le célèbre capitaine tricolore Arnaud Briand (8) et le cinquième, un autre capitaine et ancien international inoubliable à Reims Anthony Mortas (10). A noter que le club a donc retiré le numéro 10 en mémoire de deux joueurs, à la fois celui du russe Vladimir Kovin et celui du français Anthony Mortas.
 
BRIANÇON : les Diables Rouges ont retiré 3 numéros.

Le club des Hautes-Alpes a retiré celui de l’ancien défenseur Richard Bermond-Gonnet (15), mais aussi celui de l’emblématique entraîneur-joueur et ex-tricolore Dennis Murphy (11) un geste pour le remercier de sa grande fidélité qui dura douze saisons d’affilée au total pendant lesquelles il deviendra un capitaine meneur d'hommes et très efficace de son équipe. Car l’arrivée de ce fameux renfort américain naturalisé coïncida avec la remontée des hockeyeurs haut-alpins dans l’élite. Enfin, le club a retiré aussi le numéro du capitaine puis entraîneur Edo Terglav (9) car cet hockeyeur Slovène fut également une figure marquante des Diables Rouges pendant huit ans comme renfort étranger puis pendant quatre saisons comme assistant ou coach.
 
NANTES : les Corsaires ont retiré 2 numéros.

La cérémonie retira d’abord celui de l’entraîneur franco-canadien et grand formateur Dany Gélinas (25) qui fut également le coach de l’équipe de France junior U20. Mais aussi le numéro d’un autre défenseur célèbre, l’ancien international François Dusseau (69) qui joua pendant six saisons consécutives à Nantes et qui succéda en 2000 à Dany Gélinas pour être le nouveau coach des « Corsaires » en Division 1. Après son passage très remarqué dans le club de Loire-Atlantique François Dusseau poursuivit sa brillante carrière dans plusieurs autres clubs comme Angers, Reims, Lyon et Neuilly-sur-Marne.
 
ANNECY : les Chevaliers du lac ont retiré 2 numéros.

D’abord celui de son attaquant emblématique, le capitaine et leader d’équipe incontesté Alex Baillard (74) qui œuvra sur la glace pendant une dizaine d’années puis deviendra ensuite le directeur sportif des « Chevaliers ». Mais aussi celui de son capitaine et entraîneur tout aussi charismatique, l’attaquant Franck Murgier (18) qui décida de mettre un terme à sa carrière de joueur à l’âge honorable de 42 ans pour se consacrer désormais uniquement au hockey mineur, notamment comme coach de la catégorie des U22 qui assure la relève.
Pour l’anecdote, en 2014, le célèbre gardien local Cyril Bossier, qui jouait depuis 27 ans au club, décida de mettre un terme à sa carrière. A 32 ans, ce dernier souhaitait se consacrer à sa femme et à ses deux enfants. Son travail de pâtissier, qui lui demandait beaucoup d'énergie, pesa aussi dans la balance à l’heure de faire le choix. Lors d’une soirée de championnat, en présence de tous les anciens et afin de marquer le coup, le maillot de Cyril Bossier fut enlevé du lot. En fait le maillot de Cyril Bossier n'a pas été retiré définitivement. Ce fut une facétie de ses copains plus anciens, dont en premier lieu du trublion Davy Rachex. Ces derniers l'ont accroché aux anneaux des cages lors de son match de gala et l'ont fait monter en son honneur. Cyril Bossier déclara plus tard : « Annecy est mon club de cœur et je vais continuer de m’investir en rentrant au comité, en suivant mon fils qui joue aujourd’hui en U9 et les jeunes gardiens du club que j’entraîne déjà. Certains ont d’ailleurs choisi le numéro 30 en référence à mon numéro et ça fait toujours quelque chose ! »
 
POITIERS : les Dragons ont retiré 2 numéros.

Ce fut le dernier club à prendre cette initiative honorifique. En effet, le président Ronan Nedelec a organisé pendant l’été 2020 une cérémonie inédite en France avec la création du premier Temple de la Renommée local. Cette installation, qu’il me demanda de présenter au micro, en présence de Luc Tardif le président de la FFHG, a permis d’introniser deux joueurs emblématiques. Le club retira d’abord le numéro du très regretté entraîneur-joueur Jean-Vital Stinco (8) suite à son décès brutal à l’âge de 58 ans. Ce dernier avait été le responsable du hockey mineur et le directeur sportif des « Dragons » poitevins. Par la même occasion, le club retira également le numéro de l’ancien entraîneur-joueur canadien Christian Lavoie (4) qui avait la particularité d’être hockeyeur mais également professionnel de golf et qui a été d’un apport technique inestimable pour la section hockey du Stade Poitevin.
 
Photo hockey Ligue Magnus - Ligue Magnus - NUMÉROS RETIRÉS : NOS CLUBS S’Y METTENT !
Cinq numéros ont été définitivement retirés et les maillots suspendus dans la patinoire de Reims.

AVIGNON : les Castors ont retiré 1 numéro.

C’est un événement douloureux qui amena le club du Vaucluse à retirer prématurément le numéro de son regretté leader, l’attaquant Jean-François Pointet (91). Après avoir porté le maillot d’Avignon pendant cinq ans, puis après quatre saisons passées à Dijon, ce hockeyeur, natif de Nouméa en Nouvelle Calédonie, fut nommé dès son retour dans la cité des papes entraîneur-joueur mais aussi manager général des « Castors » afin de structurer un peu plus le hockey mineur. Malheureusement, Jean-François Pointet, qui rechaussa les patins à plus de 40 ans, fut victime d'un malaise cardiaque le 28 octobre 2009 pendant la rencontre de la Coupe de France opposant Avignon et Toulouse-Blagnac. L'intervention rapide des pompiers ne put malheureusement pas ranimer Jean-François Pointet, qui aurait eu 44 ans deux mois plus tard. Ce décès brutal, en plein match, provoqua une immense émotion, non seulement dans son club mais aussi dans le hockey sur glace français tout entier.
 
BORDEAUX : les Boxers ont retiré 1 numéro.

Le club bordelais a honoré à juste titre l’ex-international junior français Stéphane Tartari (4) car ce dernier, natif de Grenoble, est arrivé chez les Boxers en 1996 et n’a plus jamais quitté l’équipe de Gironde. D’abord simple joueur puis entraîneur-joueur, Stéphane a fait partie de l’effectif des Dogues puis des Boxers pendant une durée de douze saisons. Devenu ensuite le coach principal et le manager général, Stéphane Tartari a la particularité d’avoir coaché les Boxers dans toutes les divisions françaises (Division 3, Division 2, Division 1 et Ligue Magnus). Sa grande fidélité méritait bien cet hommage qui se déroula dans la patinoire Mériadeck en présence de toute sa famille à la fin du mois de janvier 2019 à l’occasion d’une rencontre particulière face à l’équipe de Grenoble puisque son frère Christophe jouait avec les Brûleurs de Loups.
 
EPINAL : le club a retiré 1 numéro.

Le numéro de l’attaquant Jan Plch (14) a été retiré après 15 saisons mémorables passées dans le club des Vosges. Ce joueur slovaque, dont l’orthographe de son nom est curieuse puisqu’il s’écrit sans voyelle, a été unanimement reconnu localement comme « le plus grand joueur spinalien de tous les temps » malgré la grande notoriété d’un Bob Gainey ou l’aura de Jan Reindl, qui furent eux aussi la coqueluche de la patinoire de Poissompré au début des années 1990. C’est dire si Jan Plch, ancien capitaine des « Dauphins » puis du « Gamyo », aura donc marqué les esprits dans le club d’Epinal qui a toujours bénéficié d’un public et d’une presse locale formidables malgré une histoire et des parcours très chaotiques.
 
TOURS : les Remparts ont retiré 1 numéro.

Un hommage unanime a été rendu à l’ancien attaquant international junior Yvon Bourgaut (10), personnage célèbre et incontournable dans l’histoire du hockey tourangeau depuis quarante ans avec à son palmarès le titre de champion de France mémorable obtenu en 1980. En effet, Yvon joua pendant 28 saisons au total dans l’équipe phare avec deux périodes d’interruption (1989-1992 et 2000-2005) et il fut notamment le nouvel adjoint de l’entraîneur Jérôme Pourtanel. Son fils, Peter Bourgaut, est également intimement lié à la grande histoire du hockey à Tours même s’il est parti renforcer d’abord les Dragons de Rouen en Ligue Magnus puis surtout les Diables Rouges de Briançon.
 
STRASBOURG : l’Etoile Noire a retiré 1 numéro.

Pour souligner la grande fidélité d’un de ses joueurs, le club alsacien a retiré un seul numéro pour l’instant, celui de Stéphane Hohnadel (19), ex-capitaine de l’équipe de France junior et fils du président du club Jean-Paul Hohnadel qui est toujours à son poste depuis 22 ans. Son fils Stéphane a pris sa retraite de l'équipe professionnelle de l'Etoile-Noire en 2007, mais il est resté depuis cette date très actif au sein du CSGSA. Pour marquer son départ et sa retraite sportive, Stéphane Hohnadel a invité plusieurs joueurs qu'il avait côtoyé durant sa belle carrière à l’occasion de son jubilé qui eut lieu à la fin du mois de mars 2014.

 WASQUEHAL : les Lions ont retiré 1 numéro.

L’hommage a été rendu au célèbre capitaine local des Lions Damien Catry (17) qui fut le témoin privilégié des débuts du club car ce défenseur, qui avait notamment joué sous les ordres d’Yves Fauchart à Angers, a marqué de son empreinte l’histoire débutante des métropolitains.
Sur des patins dès l’âge de 10 ans, Damien Catry était devenu ces dernières années le président des Lions de Wasquehal. Mais la présidence bénévole de son club était devenue une fonction beaucoup trop chronophage à son avis car elle empiétait sur son travail puisqu’il est le patron d’une entreprise de formation management et séminaire de cohésion d’équipes à Wambrechies. Il voulait donc passer le relais mais son nom restera gravé à jamais dans l’histoire du club nordiste.

NEUILLY-SUR-MARNE : les Bisons ont retiré 1 numéro.

Le très populaire capitaine et attaquant canadien Maxime Dubuc (4) a eu l’honneur d’assister au retrait de son maillot après avoir dirigé de main de maître les Bisons pendant six saisons. Ce dernier est arrivé en France à l’âge de 21 ans pour jouer d’abord à Courbevoie. Après cette première année en région parisienne, Maxime Dubuc retourna au Québec pour jouer en ligue amateur (LNAH) durant une saison avant de revenir à 23 ans jouer en France, mais à Cergy-Pontoise cette fois, avant de débuter ensuite son rôle très apprécié de renfort étranger dans l’équipe de Neuilly -sur-Marne dans laquelle il laissa incontestablement une empreinte indélébile.
 
CHOLET : les Dogs ont retiré 1 numéro.

C’est à son ancien entraîneur franco-canadien Ronald Filion (88) que le club décida de faire un geste marquant en retirant son numéro après que ce dernier eut joué au plus haut niveau français, successivement à Villard-de-Lans, avec les Français Volants de Paris puis à Chamonix. Il devint ensuite pendant cinq ans le nouvel entraîneur emblématique des Dogs. Le hockey français a toujours vu passer des joueurs de haut niveau qui ont laissé leurs traces dans le championnat de France. Ronald Filion fait partie de ceux-là car c’est grâce à son passage très remarqué dans la petite ville de Cholet que ce véritable personnage a créé les fondations du club de Maine-et-Loire.
 
ROUEN : les Dragons n’ont toujours pas retiré de numéro.

Au total, six clubs évoluant dans la Ligue Magnus n’ont pas encore décidé à ce jour de retirer des numéros. Il s’agit de Cergy, Chamonix, Gap, Mulhouse, Nice et Rouen. Concernant les célèbres « Dragons » de Rouen, cela peut paraître étonnant à première vue. Mais le grand dilemme qui se pose au club normand, c’est le nombre considérable de vedettes qui ont porté son maillot. Du coup, ce « trop plein » pose un problème de choix difficile, sans parler de la pénurie de numéros à deux chiffres disponibles à terme ! Son manager général, Guy Fournier, explique : « Ce genre d’élection honorifique est à mon avis très subjectif. Dans un club comme le nôtre, qui a eu la chance d’avoir beaucoup de hockeyeurs talentueux, on commence et on s’arrête où ? Alors, pour éviter un choix toujours discutable, et pour être tout à fait équitable, nous préférons ne pas mettre en valeur quelques joueurs seulement. »
Même si la modestie de Guy Fournier doit en souffrir, je pense que ce dernier mériterait amplement de voir un jour son numéro de maillot retiré dans l’équipe des « Dragons », tout comme celui du président Thierry Chaix qui est en poste depuis 1997 soit depuis bientôt vingt-cinq ans ! J’espère que leurs successeurs y penseront car ces deux dirigeants, très professionnels et complémentaires, ont permis au club de la Seine-Maritime de devenir le nouveau fief incontesté du hockey sur glace français (15 titres en 30 ans !) à l’image de ce que fut le club de Chamonix au siècle dernier.
 
A L’ETRANGER : deux hockeyeurs français honorés.

Je termine en signalant que les numéros de deux hockeyeurs français contemporains parmi les plus célèbres ont été également retirés, mais dans des clubs étrangers cette fois. En effet, nos deux représentants ont enthousiasmé le public dans le championnat élite Suisse. Il s’agit sans surprise de l’ex-gardien de but tricolore de la NHL Cristobal Huet qui a porté son numéro (39) avec brio durant six saisons à Lausanne et l’actuel entraîneur national de l’équipe de France Philippe Bozon qui a porté lui aussi son numéro (12) avec succès non seulement en NHL, mais aussi pendant cinq saisons dans le club suisse rival de Genève-Servette. Lors de ces deux intronisations il y eu à chaque fois une réaction très chaleureuse envers nos compatriotes dans les deux patinoires helvétiques. 
 
 

 
 
 
 
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Réactions sur l'article
 
potins sur glace a écritle 12/02/2021 à 18:42  
Aucun intérêt, à part se commémorer son illustre passé, faut-il vivre dans la nostalgie du passé ou dans le présent ? Attention à ne pas franchir les limites de l'ostentation et de la vanité, la limite est ténue, ce sont les joueurs du présent et du futur qui vont continuer à écrire l'histoire des clubs, chaque joueur talentueux doit apporter sa pierre à l'édifice avec ses propres qualités.
 
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