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Hockey sur glace - Ligue Magnus
EXPATRIÉS : PEUT-ON ARRÊTER L’HÉMORRAGIE ?
 
Les meilleurs hockeyeurs français, parmi lesquels se trouvent beaucoup de jeunes espoirs tricolores, continuent à s’expatrier en grand nombre chaque saison vers les pays étrangers dévitalisant ainsi nos championnats de France. Tristan Alric, créateur de la Coupe Magnus, ne cache pas sa grande frustration devant cette hémorragie de talents et met ce problème récurrent en perspective.
 
Média Sports Loisirs, Hockey Hebdo Tristan Alric le 12/11/2021 à 11:30
Tribune N°39

 
-  EXPATRIÉS : PEUT-ON ARRÊTER L’HÉMORRAGIE ? -
 
Photo hockey Ligue Magnus - Ligue Magnus - EXPATRIÉS : PEUT-ON ARRÊTER L’HÉMORRAGIE ?

Quand j’assiste aux matches de la Ligue Synerglace Magnus, un championnat qui est censé être la vitrine du hockey sur glace « français », j’avoue que j’éprouve toujours un grand regret. C’est la présence omnipotente d’une dizaine de renforts étrangers dans chaque équipe qui me gêne. Pourtant, je suis loin d’être xénophobe !
Que l’on recrute avec parcimonie quelques renforts venus hors de nos frontières, je suis pour ! En revanche, quand il s’agit de la moitié de l’effectif d’une équipe, je suis contre !
Je n’ignore pas que la FFHG tente de limiter ce recrutement extérieur pléthorique en imposant des quotas progressivement plus restrictifs. Malheureusement, jusqu’à présent, cette limitation concerne la Division 1 qui est passée à huit renforts étrangers autorisés cette saison, puis à sept la saison prochaine. Quant à la Division 2, le quota est désormais de cinq renforts étrangers au maximum autorisés et en division 3 seulement trois avec une équipe plus importante comptant 22 joueurs.
 
Concernant la Ligue Magnus, je rêve d’un championnat élite dans lequel pourraient participer les « Jeunes coqs élevés en extérieur » et la fameuse « Génération enchantée » pour reprendre les titres de deux articles publiés par le journal L’Equipe d’abord en mai 2017 puis au mois d’avril 2021. En effet, je trouve dommage qu’on ne puisse pas voir évoluer sur nos patinoires nos hockeyeurs, la plupart internationaux, qui jouent actuellement en Suisse comme Jordann Bougro (23 ans), Enzo Guebet (21 ans), Thomas Thiry (23 ans), Eliot Berthon (29 ans), Tim Bozon (27 ans) et Floran Douay (26 ans). Je suis également très frustré de ne pas voir dans notre championnat élite ceux qui jouent en Finlande comme Emil Tavernier (17 ans), Gabin Ville (24 ans), Hugo Gallet (24 ans), Charles Bertrand (30 ans) et Yohann Auvitu (32 ans), sans oublier les expatriés en République tchèque comme Jordann Perret (27 ans), Valentin Claireaux (30 ans) et Pierre Crinon (26 ans).
 
Comme je suis avant tout cocardier et patriote, j’estime que la Ligue Magnus, devrait montrer une image réellement représentative du hockey sur glace français. Que les clubs utilisent quatre ou cinq renforts étrangers par équipe maximum, comme c’est le cas par exemple en Suisse, serait à mon avis le meilleur dosage. En quête permanente d’une véritable représentativité nationale, le hockey français aurait grand intérêt à voir évoluer dans son championnat élite ses meilleurs jeunes représentants qui se sont également exilés aux Etats-Unis comme Justin Addamo (22 ans), Louis Boudon (23 ans) et Hugo Allais (19 ans) ainsi que Guillaume Leclerc (25 ans) en Slovénie et deux autres plus expérimentés comme Anthony Rech (29 ans) qui joue en Allemagne et Teddy Da Costa (35 ans) en Pologne.
Comme on le voit, la France ne manque pas de représentants talentueux à l’étranger et on a bien le droit de rêver un peu !
 
Je regrette également l’absence de nos meilleures hockeyeuses dans le championnat de France féminin. Là encore, le hockey français possède de bonnes joueuses comme les hockeyeuses qui jouent actuellement en Suisse : Caroline Baldin (28 ans), Gwendoline Gendarme (30 ans), Marie-Pierre Pélisson (26 ans), Betty Jouany (29 ans) et Caroline Lambert (26 ans). En Finlande, nos représentantes sont au nombre de quatre : Athéna Locatelli (30 ans), Emmanuelle Passard (29 ans), Clara Rozier (24 ans) et Estelle Duvin (24 ans). Trois autres françaises jouent par ailleurs en Suède : Marion Allemoz (32 ans), Lore Baudrit (30 ans) et Margot Desvignes (21 ans). Quant aux autres filles expatriées à l’étranger, il s’agit de Chloé Aurard (22 ans) aux Etats-Unis et Lara Escudero (28 ans) en Hongrie sans oublier plusieurs françaises qui jouent également au Canada !
 
Chez les garçons comme chez les filles, le hockey sur glace français sera-t-il capable d’endiguer un jour son hémorragie et retenir dans l’hexagone la plupart de ses meilleurs représentants ? Michael Juret, (photo ci dessus) le président des Ducs d’Angers, dont l’équipe professionnelle possède un bataillon de dix renforts canadiens, assume ce choix et s’en explique avec une réelle franchise : « Lors du recrutement en début de saison, on commence toujours par essayer d’aller chercher avant tout des joueurs français pour composer notre équipe. Il faut déjà savoir qu’à niveau égal un hockeyeur français coûte désormais plus cher qu’un renfort étranger. C’est l’inverse de ce qui se passait il y a encore une vingtaine d’années ! De plus, ce n’est pas facile de faire signer des compatriotes de bon niveau car leur nombre est trop restreint dans le marché français. A cause de la concurrence, les présidents et les entraîneurs se battent souvent pour obtenir les mêmes profils. Mais croyez-moi, je ne demande pas mieux que de faire jouer des hockeyeurs français ! Par exemple, je rêve de faire revenir à Angers Valentin Claireaux. Je suis prêt à m’aligner financièrement pour le récupérer ! Malheureusement, il évolue actuellement dans le championnat tchèque qui est beaucoup plus renommé et compétitif que la Ligue Magnus. »
 
Concernant nos joueurs les plus ambitieux, l’incapacité du hockey sur glace français à leur proposer un championnat de la Ligue Magnus aussi attractif qu’à l’étranger (même si son niveau progresse) est effectivement un grand handicap qui pousse les tricolores à s’exiler. Mais il ne doit pas occulter un autre problème qui se pose dès le début de la carrière de nos joueurs dans le hockey mineur. En l’absence d’une formation véritablement performante qui produirait une concurrence beaucoup plus grande, nos jeunes espoirs ont donc, là encore, une seule alternative. Celle de partir se perfectionner hors de nos frontières dès le plus jeune âge ou être démarchés par les deux ou trois grands clubs français qui en ont les moyens. La destination de nos jeunes hockeyeurs prometteurs la plus prisée est la Suisse frontalière où le maillage des équipes est plus dense avec des déplacements plus courts et dans un pays qui n’est pas soumis à la règlementation européenne. Quant aux plus âgés, ils choisissent de tenter leur chance dans la deuxième division Finlandaise (La Mestis), ou dans d’autres pays européens ainsi que dans les championnats universitaires nord-américains.
 
Conscient de cet exode massif de nos espoirs, Michael Juret regrette cette émigration précoce : « Concernant nos jeunes joueurs, je trouve dommage qu’ils succombent à l’appel des sirènes notamment celui de la Suisse. S’il y a quelques réussites, il y a surtout pas mal de casse. L’expérience prouve qu’ils percent rarement en s’exilant là-bas très jeunes et ils reviennent souvent déçus. Je ne crois pas personnellement au déracinement qu’on leur impose. »
Pourtant, l’international Florian Douay, natif de Sallanches en Haute-Savoie (photo ci dessus), qui est parti continuer son apprentissage dans la Suisse voisine dès l’âge de 12 ans, pourrait lui répondre que l’association qui forme les jeunes joueurs du Servette, baptisée « Genève futur hockey », a un budget équivalent de celui du club de Gap tout entier ! Dans cette association helvétique, il y a onze employés à plein temps, dont sept entraîneurs, qui encadrent 120 jeunes hockeyeurs avec un partenariat qui a été conclu avec une clinique du sport pour un suivi médical poussé. Bref, c’est un autre monde !
 
Ces nombreux départs à l’étranger sont d’autant plus regrettables que, paradoxalement, le hockey sur glace français prouve régulièrement qu’il est capable de créer quelques « pépites » à l’état brut qui n’ont rien à envier avec les pays étrangers. La présence de plusieurs tricolores qui évoluent actuellement dans la NHL ou dans la KHL sont les plus beaux exemples. Si nos « pépites » étaient mieux exploitées et « polies » dès leur plus jeune âge sur nos propres patinoires et dans un cadre plus efficace, ces futurs espoirs prometteurs, qui n’auront pas tous la chance d’intégrer un jour la NHL ou la KHL (deux circuits majeurs qui ne se refusent pas), pourraient être tentés de continuer à jouer chez nous beaucoup plus longtemps et, pourquoi pas, assurer plus tard le spectacle lors des matches de notre championnat de France élite.
 
En effet, contrairement à une idée reçue, dans le championnat de la Ligue Magnus, pour prendre l’exemple de notre « vitrine », selon le président des Ducs un renfort étranger perçoit en moyenne un salaire de 2500 euros par mois alors que le joueur français touche environ 3000 euros avec, en plus, une voiture et un appartement à sa disposition. « En tout cas, je parle de ce qui se passe dans mon club, confie Michael Juret. Si le renfort français touche souvent un peu plus que l’étranger, c’est parce que le club n’a pas à payer la licence internationale qui est chère. Je vous le répète, notre club fait tout pour attirer des hockeyeurs français ! Le plus bel exemple chez nous, c’est Robin Gaborit qui a joué d’abord à Rouen, au Mont-Blanc puis à Briançon avant de venir à Angers en 2012. Il joue donc avec les Ducs depuis presque dix ans. Aujourd’hui, à l’âge de trente ans, il possède un beau pavillon à Angers avec une piscine, il a une belle voiture mais aussi une moto… Vous voyez, il ne faut pas dire que l’exil à l’étranger est une nécessité absolue pour avoir des conditions de vie meilleures que dans le hockey sur glace français. »
 
Ce bel exemple de réussite, à la fois sportive et pécuniaire, n’étant pas une généralité, pour preuve Alain Cheval, le président du club de Mulhouse, explique : « Chez nous les salaires démarrent à 800 euros pour les joueurs français et l'internationnal Kevin Hecquefeuille qui dispute sa cinquième saison avec nous est le seul à atteindre 3000 euros sur douze mois. » Je continue donc à me poser la question : le hockey français sera-t-il capable d’arrêter l’hémorragie ? Je réponds oui, à condition déjà que la formation de nos jeunes joueurs devienne beaucoup plus productive et performante. Cela passe par la création de centres de formation dans tous les clubs pour constituer un véritable réservoir et se mettre au même niveau d’apprentissage que dans les autres pays européens. Ensuite, que nos championnats, notamment celui de la Ligue Magnus, deviennent plus attractifs sportivement et structurellement en donnant une préférence et une place prépondérante aux hockeyeurs français. De plus, les constructions récentes de nouvelles patinoires mieux adaptées au professionnalisme comme par exemple celles du Polesud de Grenoble ou de l’Iceparc d’Angers peuvent être un argument supplémentaire pour séduire nos meilleurs joueurs en leur proposant des conditions techniques plus appropriées. 
 
Je constate toutefois avec plaisir que cinq entraîneurs français dirigent actuellement des clubs dans la Ligue Magnus : Fabrice Lhenry à Rouen (depuis 2015), Olivier Dimet à Bordeaux (il a succédé à Philippe Bozon), Jonathan Paredes à Cergy, Anthony Mortas à Amiens et Eric Blais à Gap.
Je ne doute pas que tous nos entraîneurs français (sans oublier ceux qui sont coaches dans les autres divisions), ont bien conscience que la progression du hockey sur glace tricolore ne pourra pas se faire en utilisant en permanence de nombreux renforts étrangers pour obtenir des résultats immédiats en leur donnant un rôle privilégié sur la glace. Mais ont-ils réellement le choix face à une réalité sportive et économique ? Malheureusement, les joueurs français qui sont recrutés par obligation dans leurs équipes de la Ligue Magnus afin de remplir le quota imposé de JFL, n’ont pas toujours le niveau requis pour évoluer dans l’élite contrairement à ceux qui se sont exilés. C’est là que le bât blesse !
 
En dépit de la pression qu’ils subissent, nos entraîneurs ne devraient pas être obligés de reléguer les joueurs français au second plan en ayant à leur disposition nos meilleurs expatriés afin de pouvoir leur donner un rôle véritablement valorisant. C’est à la fois une question de bon sens pour garantir la progression de nos hockeyeurs, mais aussi une question de morale patriotique. Ceci dit, j’ai bien conscience qu’on ne peut pas en vouloir à nos jeunes espoirs qui rêvent de vivre par ailleurs une expérience beaucoup plus enrichissante à l’étranger dans tous les sens du terme. Car, en plus du dépaysement, ils pourront véritablement progresser dans des structures beaucoup mieux aménagées pour leurs études et la pratique du sport.
Bref, même si je prends mes désirs pour des réalités, je sais bien que dans l’état actuel des choses l’émigration de nos meilleurs hockeyeurs risque de durer encore longtemps…

Photo 1 : Photographe : Claude Arés (Archives)
Photo 4 : Enzo  Guebet

 

 


Depuis plus de quarante ans Tristan Alric a été l’acteur et le témoin privilégié de l’évolution du hockey sur glace en France. D’abord comme joueur puis comme arbitre. Ensuite, en devenant le journaliste spécialiste du hockey sur glace dans le quotidien sportif L’Equipe pendant plus de vingt ans. Auteur de nombreux livres et d’une récente encyclopédie qui font référence, Tristan Alric a marqué également l’histoire du hockey français en étant le créateur de la Coupe Magnus et des divers trophées individuels. Avec un tel parcours, il est donc bien placé pour avoir une analyse pertinente sur notre sport favori. Le site Hockey Hebdo est donc heureux de lui permettre de s’exprimer régulièrement dans cette rubrique.
 

 
 
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Réactions sur l'article
 
Crew007 a écritle 22/11/2021 à 10:28  
Je comprend que l'absence de nos meilleurs hockeyeurs exilés, garçons et filles, puisse gêner l'auteur de l'article qui fait preuve avant tout de patriotisme. Mais, l'idéal ne résiste pas à une réalité très simple à comprendre. Outre le contexte économique et sportif défavorable du hockey français,ces expatriations s'expliquent pour des raisons simples : la soif de l'aventure, l'appât du gain, les contenances des patinoires plus grandes à l'étranger et la puissance monétaire du marché international. En résumé, le hockey sur glace français est pour être gentil un bon artisan mais surtout pas un bon industriel. C'est donc beaucoup plus gratifiant pour un hockeyeur français d'aller jouer en Suède ou en République tchèque. Quant à la formation de nos jeunes, la juste comparaison avec la Suisse est édifiante ! Nos clubs doivent impérativement commencer déjà par avoir tous un centre de formation au lieu de financer à fond perdu des équipes de mercenaires.
spartiates très puissants a écritle 15/11/2021 à 08:29  
ce qui est extraordinaire c'est les quotas en baisse en division 1 et 2 et pas en Magnus pour l'instant, c'est fantaisiste pour rester mesuré car les quotas c'est pour pouvoir intégrer des JFL en équipe de France mais ce n'est pas dans les divisions citées supra qu'on va les trouver sinon c'est de la pure folie! bien évidemment fildor que la détection des talents n'est peut être pas à la hauteur, j'ai pratiqué moi même 2 sports à un niveau correct, dans le foot par exemple c'est plus de 90% voire 95% de "déchets" malheureusement et du talent il y en a à la pelle je peux le confirmer. Mbappé que l'on cite plus bas dont le monde fait l'éloge il se fait chier en France dans un championnat nullissime, il souhaite aller dans un championnat plus compétitif pour pouvoir progresser encore et il va progresser c'est certain. Le parallèle avec le hockey est vite fait. La différence c'est que la formation dans le foot ou le rugby en France pour citer ces sports est de qualité avec plus de moyens certes mais la différence est là ! effectivement le hockey tout le monde s'en fou (les gros sponsors, les médias etc..) c'est un sport mineur en France alors bien évidemment trouver des subsides pour la formation c'est difficile.
cache-misère a écritle 14/11/2021 à 22:22  
@fildor des joueurs avec du potentiel ne vont pas devenir obligatoirement des joueurs talentueux même avec la technique, la technique ne fait pas tout.
Là ou je rejoins l'auteur de cette tribune c'est qu'en France les JFLs c'est pour remplir les obligations de quota car ils n'ont pas toujours le niveau requis et surtout en Magnus ce qui est dommageable pour le championnat élite en France les seconds couteaux finiront en D1 ou en D2 (si ce n'est pas un choix volontaire) ou en réserve en D3. Le problème c'est bien la formation toutefois pour améliorer la formation et créer des centres de partout il faut de l'argent et avec les moyens des clubs cela va être difficile. Alors oui en France il n'y a pas que des nases mais beaucoup beaucoup trop n'ont pas le niveau déjà à l'échelon national et encore moins dans les compétitions internationales que ce soit chez les jeunes ou les séniors les expatriés viennent palier le déficit de talents en JFLs et c'est une nécessité.
Fildor a écritle 14/11/2021 à 20:01  
Regardons vers l’avenir et gardons le focus sur notre pays. Arrêtons de penser que les joueurs français sont des nases à part quelques génies curieusement unanimement reconnus dès le plus jeune âge. Le plus gros problème, c’est celui-ci : ce n’est pas parce que la fédé a dit que untel est formidable et que untel est nul que c’est vrai. Tom Aubrun est classé dans les mauvais mais manque de pot il est sélectionné en AHL.
C’est peut-être le repérage des talents futurs voire actuels qui est nase. Imaginons que la fédé organise des show-cases où chaque joueur français soit libre de s’inscrire et que les recruteurs où sélectionneurs où « notateurs » soient des recruteurs des universités américaines. Ouhhh, ça ferait bizarre ! C’est sûr que celui qui traverse la patinoire tout seul, le héros français actuel, le marqueur de buts extra planétaire, ça lui ferait tout drôle. Moi je pense qu’il y a de très bons potentiels en France. J’en ai connu et ils ne jouent plus. Ils manquaient certes de technique, mais la technique, en 2 ou 3 ans, ça s’apprend. Encore faut-il qu’on pense en France que la technique au hockey, ça sert à quelque chose.
cache-misère a écritle 13/11/2021 à 17:34  
Vous voulez moins d'expatriés en Magnus et pourtant vous reconnaissez que le niveau en Magnus progresse et surtout grâce aux expatriés c'est antinomique non? Vous voulez plus de joueurs français en club et pourtant vous reconnaissez qu'ils n'ont pas le niveau c'est contradictoire non? Si les jeunes n'ont pas le niveau des autres pays européens c'est plutôt de ce côté là qu'il faut creuser plutôt que de vouloir à tout prix supprimer des expatriés qui apportent de surcroît une certaine plus-value à l'équipe dans son ensemble ils permettent également de compléter la formation des jeunes. ce n'est pas la quantité qui compte mais plutôt la qualité de ces joueurs expatriés.
spartiates très puissants a écritle 13/11/2021 à 09:15  
bravo alex6 pour ton intervention, le dévoiement de petit vélo j'adore quant à la violence elle est de partout maintenant malheureusement.
- en ce qui concerne le sujet on a le droit de ne pas être d'accord et ce thème est la pierre angulaire des difficultés du hockey national, faire jouer plus de JFL c'est ce que fait la fédération chaque année mais ce n'est pas la recette miracle avec pour conséquence des championnats médiocres, il suffit de regarder Marseille également cette année où rien ne va plus! le problème central: la formation à la "française" qui n'est pas au niveau des grandes nations.
- les jeunes qui ont du talent préfèrent jouer dans des championnats compétitifs avec sûrement un meilleur salaire tout en progressant et c'est compréhensible
- il vaut mieux être réaliste que cocardier, heureusement que Rouen fait honneur à notre championnat élite en CHL avec leurs moyens, quant à avoir un 2ème club en CHL cela relève du fantasme suite à l'interview du représentant de cette compétition pour les raisons que je viens d'évoquer.
- certains échouent en suisse car ils n'ont pas le niveau tout simplement et la suisse n'est pas le meilleur championnat loin de là!
- enfin pour finir Angers est une ville dynamique qui attire avec un bassin d'emplois important dans la région et ce n'est pas le cas partout.
bref améliorons notre formation pour sortir de ce marasme!
ALEX6 a écritle 12/11/2021 à 15:09  
ok mais en Suisse le hockey est le sport national avec le ski, ils adorent ça, alors qu'en France tout le monde s'en fout. Les matchs passent à 20h30 sur la chaîne nationale et pas sur la chaine 129 du câble (sur SFR). Ici en France on a droit à des matchs de D3 de foot sur la chaine L'Equipe ou du championnat du Portugal sur Bein Sports. Il n'y en a que pour le foot avec son lot de débats sur les états d'âmes de M'Bappé ou la vie sexuelle de Valbuena. Même le championnat de France élite de basket n'a pas trouvé de diffuseur cette année ! Alors on peu comprendre les envies des jeunes savoyards de traverser la frontière et y trouver une saine concurrence entre clubs avec des supporters chauds mais jamais violents.
 
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