Article
Ligue Magnus
NE JUGEZ PAS TROP VITE YORICK TREILLE !
Après les déboires que l’entraîneur national a connu dans le club suisse de Genève-Servette, Tristan Alric, créateur de la Coupe Magnus, explique pourquoi il ne faut pas remettre en cause pour autant les qualités du coach des Tricolores avant plusieurs grands rendez-vous de l’équipe de France cette saison.
Tribune N°119

Au tout début du mois de mai dernier, j’avais publié une tribune intitulée ainsi : « Yorick Treille est-il le coach providentiel ? » Six mois plus tard, j’observe qu’un doute commence à s’installer dans l’esprit de certains observateurs que j’ai l’occasion de côtoyer régulièrement dans le hockey sur glace français.
Si mes interlocuteurs se montrent dubitatifs concernant cette interrogation, certains émettent déjà des réserves mais ils restent en général attentistes et modérés. En revanche, d’autres sont beaucoup plus sévères et impatients concernant la carrière sportive actuelle de Yorick Treille en répondant de façon négative à la question que j’avais posée dans le titre de cet article.
En effet, à la suite des déboires que notre entraîneur national vient de connaître récemment en Suisse avec le club du Genève-Servette, je constate que ceux qui sont toujours prompts à critiquer et à réagir uniquement sous le coup de l’émotion, se montrent intraitables concernant le nouveau coach des Tricolores. Ils n’hésitent pas à le vilipender sans prendre la peine de faire une analyse vraiment objective.
Or, il me semble qu’avant de remettre déjà en cause la compétence de Yorick Treille en tant qu’entraîneur, il me semble nécessaire de prendre du recul pour élever le débat sans tenir compte des inévitables « critiques de comptoir ». Il faut rappeler, beaucoup plus sérieusement, à la fois le contexte, la chronologie et la véracité des faits qui sont à l’origine de cette remise en question sous-jacente que je trouve personnellement beaucoup trop hâtive et injuste.
Avant de porter un jugement de fond qui soit véritablement équitable sur notre entraîneur national, il est donc nécessaire de rappeler quelques faits précis que l’on a tendance à oublier, soit par méconnaissance, soit par parti pris.
C’EST AVEC L’ÉQUIPE DE FRANCE QU’IL DEVRA CONVAINCRE
UN BILAN POUR L’INSTANT CRITIQUABLE MAIS LAISSONS LUI SA CHANCE

L’ancien entraîneur national canadien Jacques Tremblay savait motiver ses joueurs comme le prouve cette photo prise en 1983 avec le club de Saint-Gervais sacré champion de France. Sur la photo on peut reconnaitre à la gauche du coach canadien, Benoit Nicoud le poing levé et à sa droite Gilbert Lepregassin ainsi que Stéphane Botteri.
YORICK TREILLE DOIT-IL FORCER SA PERSONNALITÉ ?
Depuis plus de quarante ans Tristan Alric a été l’acteur et le témoin privilégié de l’évolution du hockey sur glace en France. D’abord comme joueur puis comme arbitre. Ensuite, en devenant le journaliste spécialiste du hockey sur glace dans le quotidien sportif L’Equipe pendant plus de vingt ans. Auteur de nombreux livres et d’une récente encyclopédie qui font référence, Tristan Alric a marqué également l’histoire du hockey français en étant le créateur de la Coupe Magnus et des divers trophées individuels. Avec un tel parcours, il est donc bien placé pour avoir une analyse pertinente sur notre sport favori. Le site Hockey Hebdo est donc heureux de lui permettre de s’exprimer régulièrement dans cette rubrique.

NE JUGEZ PAS TROP VITE YORICK TREILLE ! |
Au tout début du mois de mai dernier, j’avais publié une tribune intitulée ainsi : « Yorick Treille est-il le coach providentiel ? » Six mois plus tard, j’observe qu’un doute commence à s’installer dans l’esprit de certains observateurs que j’ai l’occasion de côtoyer régulièrement dans le hockey sur glace français.Si mes interlocuteurs se montrent dubitatifs concernant cette interrogation, certains émettent déjà des réserves mais ils restent en général attentistes et modérés. En revanche, d’autres sont beaucoup plus sévères et impatients concernant la carrière sportive actuelle de Yorick Treille en répondant de façon négative à la question que j’avais posée dans le titre de cet article.
En effet, à la suite des déboires que notre entraîneur national vient de connaître récemment en Suisse avec le club du Genève-Servette, je constate que ceux qui sont toujours prompts à critiquer et à réagir uniquement sous le coup de l’émotion, se montrent intraitables concernant le nouveau coach des Tricolores. Ils n’hésitent pas à le vilipender sans prendre la peine de faire une analyse vraiment objective.
Or, il me semble qu’avant de remettre déjà en cause la compétence de Yorick Treille en tant qu’entraîneur, il me semble nécessaire de prendre du recul pour élever le débat sans tenir compte des inévitables « critiques de comptoir ». Il faut rappeler, beaucoup plus sérieusement, à la fois le contexte, la chronologie et la véracité des faits qui sont à l’origine de cette remise en question sous-jacente que je trouve personnellement beaucoup trop hâtive et injuste.
Avant de porter un jugement de fond qui soit véritablement équitable sur notre entraîneur national, il est donc nécessaire de rappeler quelques faits précis que l’on a tendance à oublier, soit par méconnaissance, soit par parti pris.
DEUX TITRES SUISSES HISTORIQUES À SON ACTIF
Après avoir quitté son poste d’entraîneur à Mulhouse, Yorick Treille, qui était devenu entre-temps l’adjoint de Philippe Bozon avec l’équipe de France senior depuis 2018, mais aussi le coach de la sélection nationale junior U20 pendant quatre saisons, s’est exilé en suisse. Yorick Treille avait en effet obtenu une belle promotion en se voyant confier le rôle gratifiant de coach adjoint du club de Genève-Servette pendant deux saisons de 2022 à 2024 aux côtés de l’entraîneur principal Jan Cadieux.
On ne se rend pas bien compte de l’importance de cet événement. Car il y a encore trente ans seulement, ce genre de responsabilité, dans un pays comme la Suisse où le hockey sur glace est un sport national, qui plus est dans le championnat de la LNA, aurait été inimaginable pour un entraîneur français ne serait-ce que comme simple adjoint !
A cette occasion, l’ancien international tricolore a donc profité de ce rôle d’assistant très valorisant pour permettre au club de Genève-Servette de terminer en tête de la saison régulière 2022-2023 de la nouvelle « National League » à égalité de points avec Bienne. Toutefois son équipe était restée devant en raison des confrontations directes. Puis, surtout, dans la série finale des play-offs le club de Genève-Servette a réussi une performance retentissante en remportant pour la première fois de son histoire le titre de champion de Suisse en battant ce même club de Bienne 4-3.
En occupant toujours le poste de coach adjoint, Yorick Treille a ajouté ensuite à son palmarès personnel un deuxième titre suisse historique en remportant également la saison suivante la Ligue des champions (CHL). En effet, au mois de février 2024, les « Grenats » de Genève ont réalisé l’exploit retentissant de battre en finale les suédois de Skelleftea sur le score de 3 à 2 à l’issue d’un match de folie disputé devant 7135 spectateurs sur la patinoire des Vernets.
Bref, après ces deux grandes performances inédites, on ne peut donc pas nier l’influence positive que Yorick Treille a apporté en tant que technicien d’appoint dans le club de Genève-Servette aux côtés de l’entraîneur suisse Jan Cadieux.
On ne se rend pas bien compte de l’importance de cet événement. Car il y a encore trente ans seulement, ce genre de responsabilité, dans un pays comme la Suisse où le hockey sur glace est un sport national, qui plus est dans le championnat de la LNA, aurait été inimaginable pour un entraîneur français ne serait-ce que comme simple adjoint !
A cette occasion, l’ancien international tricolore a donc profité de ce rôle d’assistant très valorisant pour permettre au club de Genève-Servette de terminer en tête de la saison régulière 2022-2023 de la nouvelle « National League » à égalité de points avec Bienne. Toutefois son équipe était restée devant en raison des confrontations directes. Puis, surtout, dans la série finale des play-offs le club de Genève-Servette a réussi une performance retentissante en remportant pour la première fois de son histoire le titre de champion de Suisse en battant ce même club de Bienne 4-3.
En occupant toujours le poste de coach adjoint, Yorick Treille a ajouté ensuite à son palmarès personnel un deuxième titre suisse historique en remportant également la saison suivante la Ligue des champions (CHL). En effet, au mois de février 2024, les « Grenats » de Genève ont réalisé l’exploit retentissant de battre en finale les suédois de Skelleftea sur le score de 3 à 2 à l’issue d’un match de folie disputé devant 7135 spectateurs sur la patinoire des Vernets.
Bref, après ces deux grandes performances inédites, on ne peut donc pas nier l’influence positive que Yorick Treille a apporté en tant que technicien d’appoint dans le club de Genève-Servette aux côtés de l’entraîneur suisse Jan Cadieux.
UNE PROMOTION QUI ÉTAIT À HAUT RISQUE
Autre fait marquant dans la carrière suisse de Yorick Treille, le 28 décembre 2024, alors que ce dernier occupait toujours le poste de coach adjoint des « Aigles », il a dû remplacer au pied levé l’entraîneur Jan Cadieux car ce dernier fut limogé avec effet immédiat. Cet événement imprévu permit du coup à notre célèbre français natif de Cannes de prendre une dimension supplémentaire en étant nommé coach principal de Genève-Servette pour la suite du championnat 2024-2025.
La nomination de Yorick Treille n'a pas pu changer toutefois la mauvaise dynamique des Aigles dans le championnat helvète puisque le club de Genève-Servette est resté bloqué à la douzième place (sur 14) du classement général. Du coup, son équipe a donc manqué les play-offs dans la National League qui est le plus haut niveau du hockey suisse. Malgré tout, les dirigeants renouvelèrent leur confiance à Yorick Treille lors de la saison actuelle puisqu’il fut reconduit à la tête du club de Genève pour le championnat 2025-2026.
Malheureusement les choses ont rapidement tourné au désavantage du coach français. En effet, si Yorick a réussi à conserver sa place à Genève au début de la saison en cours après l’humiliation retentissante reçue à Lausanne à la mi-septembre sur un score incroyable (défaite 11-0), moins de trois semaines plus tard seulement, au surlendemain d'un autre lourd revers encaissé contre Lugano (1-5), l'équipe genevoise a sombré à nouveau contre Bienne en concédant une fois de plus une très lourde défaite (8-0). Cette fois, la situation n’était plus tenable et les dirigeants du Genève-Servette ont été contraints de dire stop et de trancher dans le vif.
Quelques heures après le nouveau faux pas spectaculaire de son équipe Yorick Treille, qui a servi de fusible, a donc été démis de ses fonctions et remplacé immédiatement par son adjoint Ville Peltonen même si le club de Genève était classé à ce moment-là en milieu de tableau dans la National League (7e sur 14) avec six victoires remportées en douze matches.
La nomination de Yorick Treille n'a pas pu changer toutefois la mauvaise dynamique des Aigles dans le championnat helvète puisque le club de Genève-Servette est resté bloqué à la douzième place (sur 14) du classement général. Du coup, son équipe a donc manqué les play-offs dans la National League qui est le plus haut niveau du hockey suisse. Malgré tout, les dirigeants renouvelèrent leur confiance à Yorick Treille lors de la saison actuelle puisqu’il fut reconduit à la tête du club de Genève pour le championnat 2025-2026.
Malheureusement les choses ont rapidement tourné au désavantage du coach français. En effet, si Yorick a réussi à conserver sa place à Genève au début de la saison en cours après l’humiliation retentissante reçue à Lausanne à la mi-septembre sur un score incroyable (défaite 11-0), moins de trois semaines plus tard seulement, au surlendemain d'un autre lourd revers encaissé contre Lugano (1-5), l'équipe genevoise a sombré à nouveau contre Bienne en concédant une fois de plus une très lourde défaite (8-0). Cette fois, la situation n’était plus tenable et les dirigeants du Genève-Servette ont été contraints de dire stop et de trancher dans le vif.
Quelques heures après le nouveau faux pas spectaculaire de son équipe Yorick Treille, qui a servi de fusible, a donc été démis de ses fonctions et remplacé immédiatement par son adjoint Ville Peltonen même si le club de Genève était classé à ce moment-là en milieu de tableau dans la National League (7e sur 14) avec six victoires remportées en douze matches.
LA SUISSE EST IMPITOYABLE AVEC SES COACHES
J’ai noté quand même que le nouveau coach intérimaire de Genève, le finlandais Ville Peltonen, a défendu publiquement et à juste raison les qualités de Yorick Treille lors de son limogeage puisque son remplaçant a déclaré à la télévision suisse : « On travaillait bien ensemble depuis cet été jusqu’à ce que cet incident malheureux arrive. Vous savez, nous les entraîneurs, on adorait travailler avec Yorick (sic). Mais nous ne sommes jamais à l’abri dans ce métier et nous en sommes conscient. C’est souvent inhumain la manière dont le limogeage du coach est exécuté, mais on doit faire avec et passer à autre chose très rapidement. »
Un autre argument qui plaide en faveur de Yorick Treille, c’est qu’il faut savoir qu’il ne fait décidément pas bon être entraîneur en Suisse et notamment dans le club de Genève-Servette puisque je rappelle qu’au mois de novembre 2022, c’est le canadien Patrick Emond qui fut licencié, puis ce fut au tour de son successeur suisse Jan Cadieux en décembre 2024 et donc maintenant de Yorick Treille en octobre 2025 !
Quant à son successeur, le finlandais Ville Peltonen, il devra céder également sa place dans quelques mois puisque le club de Genève-Servette vient d'annoncer le recrutement du coach suédois Sam Hallam qui sera donc aux commandes de l'équipe suisse dès la saison prochaine.
Comme l’a écrit fort justement mon confrère Chris Geiger du journal suisse Le Matin, je le cite in extenso : « Si les trois techniciens ont assurément des responsabilités à assumer dans leur licenciement, ils n’ont toutefois pas été aidés par leur groupe. Au bout du lac, les coaches ont en effet tendance à payer au prix fort les états d’âme d’un vestiaire particulièrement compliqué à diriger. Le manque d’orgueil et de fierté de joueurs grassement payés est franchement risible. Difficile de dire que les maillots ont toujours été mouillés et que le logo a toujours été vaillamment défendu. Au grand dam des supporters grenat. Aux Vernets, il est désormais attendu que la majorité des éléments qui composent le groupe se regardent dans un miroir et procèdent à leur auto-critique. Qu’ils soient « anciens » ou nouvellement arrivés. L’exercice s’annonce toutefois très compliqué, eu égard aux gros égos qui composent le vestiaire genevois. »
Un autre argument qui plaide en faveur de Yorick Treille, c’est qu’il faut savoir qu’il ne fait décidément pas bon être entraîneur en Suisse et notamment dans le club de Genève-Servette puisque je rappelle qu’au mois de novembre 2022, c’est le canadien Patrick Emond qui fut licencié, puis ce fut au tour de son successeur suisse Jan Cadieux en décembre 2024 et donc maintenant de Yorick Treille en octobre 2025 !
Quant à son successeur, le finlandais Ville Peltonen, il devra céder également sa place dans quelques mois puisque le club de Genève-Servette vient d'annoncer le recrutement du coach suédois Sam Hallam qui sera donc aux commandes de l'équipe suisse dès la saison prochaine.
Comme l’a écrit fort justement mon confrère Chris Geiger du journal suisse Le Matin, je le cite in extenso : « Si les trois techniciens ont assurément des responsabilités à assumer dans leur licenciement, ils n’ont toutefois pas été aidés par leur groupe. Au bout du lac, les coaches ont en effet tendance à payer au prix fort les états d’âme d’un vestiaire particulièrement compliqué à diriger. Le manque d’orgueil et de fierté de joueurs grassement payés est franchement risible. Difficile de dire que les maillots ont toujours été mouillés et que le logo a toujours été vaillamment défendu. Au grand dam des supporters grenat. Aux Vernets, il est désormais attendu que la majorité des éléments qui composent le groupe se regardent dans un miroir et procèdent à leur auto-critique. Qu’ils soient « anciens » ou nouvellement arrivés. L’exercice s’annonce toutefois très compliqué, eu égard aux gros égos qui composent le vestiaire genevois. »

TQO 2024 © FFHG / Xavier Lainé
C’EST AVEC L’ÉQUIPE DE FRANCE QU’IL DEVRA CONVAINCRE
Après avoir été victime de cette « mauvaise passe », Yorick Treille va donc pouvoir se concentrer désormais pleinement sur l'équipe de France dont il est le sélectionneur depuis l'été 2024. Ce recentrage ne sera pas de trop puisque les Bleus auront un agenda très chargé pendant ces prochains mois avec en ligne de mire d’abord les Jeux olympiques d’hiver de Milan à préparer. Mais surtout - c’est le plus important - obtenir ensuite coûte que coûte la remontée dans l'élite mondiale lors du prochain championnat du monde de la Division 1A qui sera organisé à Sosnowiec en Pologne.
Si je me fais « l’avocat du diable » en évoquant uniquement les faits bruts sans aucune nuance, le jeune entraîneur Yorick Treille (45 ans) peut donner l’impression de reproduire malheureusement pour l’instant un parcours identique à celui de Philippe Bozon, son prédécesseur, qui avait été également limogé de son poste de coach du club suisse de Lugano en Ligue A au mois de novembre 2010 et n'avait pas pu redresser également la barre du club de Sierre dans la Ligue B en 2011.
Si je voulais être cruel et tourner encore d’avantage « la crosse dans la plaie », je pourrais rappeler aussi que lors du tournoi de qualification olympique organisé à Riga au mois d’août 2024, Yorick treille, tout juste nommé nouveau coach des Tricolores, n’avait pas pu obtenir directement le billet d’accès pour les JO de Milan en 2026 à cause d’une large défaite décisive contre la Lettonie (2-5).
Par chance, un an plus tard, le CIO a confirmé la suspension de la Russie et de la Biélorussie pour les prochains JO d’hiver en Italie. Du coup, nos deux équipes de France - masculine et féminine - ont été repêchées pour ce grand rendez-vous planétaire puisqu’elles ont été classées meilleures deuxièmes lors de leurs tournois de qualification respectifs à Riga en Lettonie et à Tomakomai au Japon.
Si je me fais « l’avocat du diable » en évoquant uniquement les faits bruts sans aucune nuance, le jeune entraîneur Yorick Treille (45 ans) peut donner l’impression de reproduire malheureusement pour l’instant un parcours identique à celui de Philippe Bozon, son prédécesseur, qui avait été également limogé de son poste de coach du club suisse de Lugano en Ligue A au mois de novembre 2010 et n'avait pas pu redresser également la barre du club de Sierre dans la Ligue B en 2011.
Si je voulais être cruel et tourner encore d’avantage « la crosse dans la plaie », je pourrais rappeler aussi que lors du tournoi de qualification olympique organisé à Riga au mois d’août 2024, Yorick treille, tout juste nommé nouveau coach des Tricolores, n’avait pas pu obtenir directement le billet d’accès pour les JO de Milan en 2026 à cause d’une large défaite décisive contre la Lettonie (2-5).
Par chance, un an plus tard, le CIO a confirmé la suspension de la Russie et de la Biélorussie pour les prochains JO d’hiver en Italie. Du coup, nos deux équipes de France - masculine et féminine - ont été repêchées pour ce grand rendez-vous planétaire puisqu’elles ont été classées meilleures deuxièmes lors de leurs tournois de qualification respectifs à Riga en Lettonie et à Tomakomai au Japon.
UN BILAN POUR L’INSTANT CRITIQUABLE MAIS LAISSONS LUI SA CHANCE
Malheureusement, dans le bilan de Yorick Treille, il y a eu aussi un autre accroc qui a fait encore plus mal à son image : les derniers championnats du monde élite organisés à Stockholm au mois de mai 2025. En effet, ils se sont soldés par un échec cuisant avec un total de sept défaites successives des Bleus contre la Lettonie (4-1), la Finlande (4-3), le Canada (5-0), la Slovaquie (2-1), l’Autriche (5-2), la Suède (5-0) et la Slovénie (3-1).
Du coup, le fiasco du dernier Mondial de Stockholm, qui a provoqué la relégation de l’équipe de France dans la Division 1A, a été un véritable coup de semonce pour le hockey sur glace français et pour son coach avant les prochains grands rendez-vous.
De toute évidence, l’équipe de France n’a pas le niveau suffisant actuellement pour faire la différence dans la cour des grands. D’autant qu’à Stockholm, il manquait chez les Bleus Stéphane Da Costa, Pierrick Dubé, Yohann Auvitu, Florian Chakiachvili, sans parler du forfait de Dylan Fabre blessé d’entrée contre la Lettonie et un Alexandre Texier, théoriquement le leader des Tricolores puisque il évolue avec les Blues de Saint-Louis dans la NHL, qui n’a pas été au niveau de sa réputation dans ce tournoi mondial.
Au risque de paraître en complète contradiction avec ces constats d’échecs peu reluisants que je viens d’énumérer, qui fragilisent sa position, je continue pourtant à penser que le choix fédéral de nommer Yorick Treille comme nouvel entraîneur national en 2024 était le bon car la comparaison avec Philippe Bozon s’arrête là même si les résultats semblent être têtus.
Sous le coup de la déception énorme que vient de provoquer la relégation de la France dans la division 1A, je pense malgré tout encore une fois « qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain ». Je suis sûr que dans les mois à venir Yorick Treille va enfin prouver qu’il est bien l’homme de la situation. A mon avis, il faut être patient et lui laisser une chance de rétablir la situation. En tant que coach principal en Suisse, il a endossé un costume un peu trop grand pour lui car il lui a manqué de l’expérience mais il a été victime également d’un contexte en forme de chausse-trappe du coup il apprend encore le métier.
Nul doute qu’avec sa méthode de travail sérieuse qu’il a déjà appliqué comme entraîneur de l’équipe de France junior U20 pendant quatre ans, mais aussi pendant six ans comme coach adjoint de la sélection senior aux cotés de Philippe Bozon, il a un vécu désormais important et un réel potentiel pour s’améliorer.
Comme je l’ai déjà dit, Yorick Treille est, de plus, visiblement beaucoup plus à l’écoute et plus consensuel avec son staff que son prédécesseur. Connu pour être humainement attachant et bienveillant, il a de bons rapports avec ses joueurs.
Quant à sa brillante carrière de hockeyeur de haut niveau, elle suscite de surcroit un respect aussi grand. J’en profite pour rappeler à ceux qui l’aurait oublié que Yorick Treille a disputé dès l’âge de 22 ans les derniers Jeux olympiques d’hiver auxquels la France a participé en 2002 à Salt Lake City (maillot numéro 14) sous la direction de l’ancien entraîneur national Heikki Leime. Or, à l’époque, le coach finlandais avait loué le talent en devenir du jeune français qui était capitaine de l’équipe universitaire américaine UMass-Lowell du Massachusetts.
Du coup, le fiasco du dernier Mondial de Stockholm, qui a provoqué la relégation de l’équipe de France dans la Division 1A, a été un véritable coup de semonce pour le hockey sur glace français et pour son coach avant les prochains grands rendez-vous.
De toute évidence, l’équipe de France n’a pas le niveau suffisant actuellement pour faire la différence dans la cour des grands. D’autant qu’à Stockholm, il manquait chez les Bleus Stéphane Da Costa, Pierrick Dubé, Yohann Auvitu, Florian Chakiachvili, sans parler du forfait de Dylan Fabre blessé d’entrée contre la Lettonie et un Alexandre Texier, théoriquement le leader des Tricolores puisque il évolue avec les Blues de Saint-Louis dans la NHL, qui n’a pas été au niveau de sa réputation dans ce tournoi mondial.
Au risque de paraître en complète contradiction avec ces constats d’échecs peu reluisants que je viens d’énumérer, qui fragilisent sa position, je continue pourtant à penser que le choix fédéral de nommer Yorick Treille comme nouvel entraîneur national en 2024 était le bon car la comparaison avec Philippe Bozon s’arrête là même si les résultats semblent être têtus.
Sous le coup de la déception énorme que vient de provoquer la relégation de la France dans la division 1A, je pense malgré tout encore une fois « qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain ». Je suis sûr que dans les mois à venir Yorick Treille va enfin prouver qu’il est bien l’homme de la situation. A mon avis, il faut être patient et lui laisser une chance de rétablir la situation. En tant que coach principal en Suisse, il a endossé un costume un peu trop grand pour lui car il lui a manqué de l’expérience mais il a été victime également d’un contexte en forme de chausse-trappe du coup il apprend encore le métier.
Nul doute qu’avec sa méthode de travail sérieuse qu’il a déjà appliqué comme entraîneur de l’équipe de France junior U20 pendant quatre ans, mais aussi pendant six ans comme coach adjoint de la sélection senior aux cotés de Philippe Bozon, il a un vécu désormais important et un réel potentiel pour s’améliorer.
Comme je l’ai déjà dit, Yorick Treille est, de plus, visiblement beaucoup plus à l’écoute et plus consensuel avec son staff que son prédécesseur. Connu pour être humainement attachant et bienveillant, il a de bons rapports avec ses joueurs.
Quant à sa brillante carrière de hockeyeur de haut niveau, elle suscite de surcroit un respect aussi grand. J’en profite pour rappeler à ceux qui l’aurait oublié que Yorick Treille a disputé dès l’âge de 22 ans les derniers Jeux olympiques d’hiver auxquels la France a participé en 2002 à Salt Lake City (maillot numéro 14) sous la direction de l’ancien entraîneur national Heikki Leime. Or, à l’époque, le coach finlandais avait loué le talent en devenir du jeune français qui était capitaine de l’équipe universitaire américaine UMass-Lowell du Massachusetts.

L’ancien entraîneur national canadien Jacques Tremblay savait motiver ses joueurs comme le prouve cette photo prise en 1983 avec le club de Saint-Gervais sacré champion de France. Sur la photo on peut reconnaitre à la gauche du coach canadien, Benoit Nicoud le poing levé et à sa droite Gilbert Lepregassin ainsi que Stéphane Botteri.
YORICK TREILLE DOIT-IL FORCER SA PERSONNALITÉ ?
Si j’en crois certains commentateurs, on reproche à Yorick Treille d’être souvent trop impassible et de ne pas être assez expressif lorsqu’il coache derrière le banc pendant les matches. Doit-il forcer son tempérament plutôt réservé en étant un peu plus souriant, plus communicatif et un peu moins discret ? Yorick Treille doit-il faire forcément une introspection pour améliorer son attitude comportementale afin que ses joueurs se transcendent davantage ?
Quoi qu’il en soit, il ne faut surtout pas oublier que ce n’est pas lui au final qui évolue sur la glace. Nos Tricolores, qui ont un problème mental autrement plus important à résoudre, ont donc une grande part de responsabilité dans le marasme sportif actuel comme ce fut le cas des joueurs du club de Genève-Servette. Dans ces deux situations, j’observe surtout qu’il s’agit non pas d’un problème personnel avec le coach mais d’une faillite collective.
Yorick n’est peut-être pas aussi explosif, sanguin ou « dramaturge » comme ce fut par exemple le cas de l’inoubliable entraîneur canadien Jacques Tremblay qui savait motiver, voire hystériser, ses joueurs sur la glace dans les années 1980 avec le club de Saint-Gervais (voir photo ci-dessus). Certains font la comparaison plus récente avec un coach tout aussi motivant et meneur d’hommes que fut l’italo-canadien Luciano Basile élu à quatre reprises meilleur entraîneur de la Ligue Magnus avec Briançon puis avec Gap. Le nom de ce dernier avait été d’ailleurs évoqué il y a sept ans pour diriger les Bleus avant que la FFHG décide de nommer Philippe Bozon.
Toutefois, rien ne prouve qu’une attitude plus sobre du coach derrière le banc des joueurs, soit obligatoirement un handicap rédhibitoire dans les performances d’une équipe car, je le répète, ce sont avant tout les hockeyeurs qui doivent exécuter les directives du coach sur la glace et ce sont eux qui ont le dernier mot crosses en mains.
Quoi qu’il en soit, il ne faut surtout pas oublier que ce n’est pas lui au final qui évolue sur la glace. Nos Tricolores, qui ont un problème mental autrement plus important à résoudre, ont donc une grande part de responsabilité dans le marasme sportif actuel comme ce fut le cas des joueurs du club de Genève-Servette. Dans ces deux situations, j’observe surtout qu’il s’agit non pas d’un problème personnel avec le coach mais d’une faillite collective.
Yorick n’est peut-être pas aussi explosif, sanguin ou « dramaturge » comme ce fut par exemple le cas de l’inoubliable entraîneur canadien Jacques Tremblay qui savait motiver, voire hystériser, ses joueurs sur la glace dans les années 1980 avec le club de Saint-Gervais (voir photo ci-dessus). Certains font la comparaison plus récente avec un coach tout aussi motivant et meneur d’hommes que fut l’italo-canadien Luciano Basile élu à quatre reprises meilleur entraîneur de la Ligue Magnus avec Briançon puis avec Gap. Le nom de ce dernier avait été d’ailleurs évoqué il y a sept ans pour diriger les Bleus avant que la FFHG décide de nommer Philippe Bozon.
Toutefois, rien ne prouve qu’une attitude plus sobre du coach derrière le banc des joueurs, soit obligatoirement un handicap rédhibitoire dans les performances d’une équipe car, je le répète, ce sont avant tout les hockeyeurs qui doivent exécuter les directives du coach sur la glace et ce sont eux qui ont le dernier mot crosses en mains.
ON ATTEND LE PREMIER SURSAUT DES TRICOLORES À ÉPINAL
Comme je le dis dans le titre de cette tribune, ne jugez pas trop vite Yorick Treille ! car, avec le recul, lors du dernier Mondial de Stockholm le jeu de notre sélection nationale n’était finalement pas si mal que ça, notamment pendant le match contre la Finlande, une nation très redoutable, qui a dû aller jusqu’en prolongations pour réussir à se défaire de nos vaillants Tricolores en s’imposant d’extrême justesse 4-3. Malheureusement, à un moment donné, il faut savoir gagner aussi et surtout contre des adversaires théoriquement plus abordables comme c’était le cas de l’Autriche et de la Slovénie ce qui ne fut malheureusement pas le cas.
Alors à qui la faute ? A l’entraîneur ou aux joueurs ? Pour moi le problème dans notre pays reste encore et toujours la formation qui concerne à la fois la technique du jeu mais surtout la préparation mentale. Sans parler du niveau de la Ligue Magnus qui est encore trop inférieur par rapport aux autres championnats étrangers.
Je le répète, puisque Yorick Treille n’a désormais que l’équipe de France sous sa direction, laissons-lui une chance de redorer son image et soutenons tous ensemble notre entraîneur national qui n’a pas un rôle facile. D’autant que la FFHG ne peut pas se permettre le luxe de devoir gérer une nouvelle crise à la tête de la sélection tricolore avant plusieurs rendez-vous cruciaux ces cinq prochaines années.
Nul doute que le retour immédiat de l’équipe de France dans l’élite mondiale à l’issue du tournoi de la Division 1A, organisé à Sosnowiec en Pologne du 2 au 8 mai 2026, sera une condition impérative pour que les dirigeants de la FFHG acceptent que Yorick Treille continue à jouer son rôle très exposé d’entraîneur national.
On sera déjà fixé sur le comportement de nos internationaux seniors ainsi que de leur entraîneur (secondé par Ivano Zanatta et Luc Tardif junior) dans une semaine à l’occasion du tournoi de la première Coupe des Nations qui se déroulera dans la patinoire d’Epinal, du 6 au 8 novembre, pendant laquelle l’équipe de France masculine (classée 14e nation mondiale) aura comme adversaires le Danemark (11e), la Norvège (12e) et la Hongrie (18e).
Alors à qui la faute ? A l’entraîneur ou aux joueurs ? Pour moi le problème dans notre pays reste encore et toujours la formation qui concerne à la fois la technique du jeu mais surtout la préparation mentale. Sans parler du niveau de la Ligue Magnus qui est encore trop inférieur par rapport aux autres championnats étrangers.
Je le répète, puisque Yorick Treille n’a désormais que l’équipe de France sous sa direction, laissons-lui une chance de redorer son image et soutenons tous ensemble notre entraîneur national qui n’a pas un rôle facile. D’autant que la FFHG ne peut pas se permettre le luxe de devoir gérer une nouvelle crise à la tête de la sélection tricolore avant plusieurs rendez-vous cruciaux ces cinq prochaines années.
Nul doute que le retour immédiat de l’équipe de France dans l’élite mondiale à l’issue du tournoi de la Division 1A, organisé à Sosnowiec en Pologne du 2 au 8 mai 2026, sera une condition impérative pour que les dirigeants de la FFHG acceptent que Yorick Treille continue à jouer son rôle très exposé d’entraîneur national.
On sera déjà fixé sur le comportement de nos internationaux seniors ainsi que de leur entraîneur (secondé par Ivano Zanatta et Luc Tardif junior) dans une semaine à l’occasion du tournoi de la première Coupe des Nations qui se déroulera dans la patinoire d’Epinal, du 6 au 8 novembre, pendant laquelle l’équipe de France masculine (classée 14e nation mondiale) aura comme adversaires le Danemark (11e), la Norvège (12e) et la Hongrie (18e).

Depuis plus de quarante ans Tristan Alric a été l’acteur et le témoin privilégié de l’évolution du hockey sur glace en France. D’abord comme joueur puis comme arbitre. Ensuite, en devenant le journaliste spécialiste du hockey sur glace dans le quotidien sportif L’Equipe pendant plus de vingt ans. Auteur de nombreux livres et d’une récente encyclopédie qui font référence, Tristan Alric a marqué également l’histoire du hockey français en étant le créateur de la Coupe Magnus et des divers trophées individuels. Avec un tel parcours, il est donc bien placé pour avoir une analyse pertinente sur notre sport favori. Le site Hockey Hebdo est donc heureux de lui permettre de s’exprimer régulièrement dans cette rubrique.
- PHILIPPE BOZON : DEUX DEFIS DE TAILLE A RELEVER (Tribune n°1 du 27/01/2020)
- UNE LIGUE PROFESSIONNELLE EST-ELLE VIABLE ? (Tribune n°2 du 22/02/2020)
- LE TITRE NON-ATTRIBUE N’EST PAS UNE PREMIERE ! (Tribune n°3 du 17/03/2020)
- VIRUS : GRAVES CONSEQUENCES POUR LE HOCKEY SUR GLACE FRANÇAIS ? (Tribune n°4 du 22/04/2020)
- RENFORTS ETRANGERS : PEUT-ON ENCORE REDUIRE LEUR NOMBRE ? (Tribune n°5 du 8/05/2020)
- HOCKEY ET MEDIAS : LA FIN DE L’IDYLLE ? (Tribune n°6 du 21/05/2020)
- FORMATION : LE SOUCI DU HOCKEY FRANÇAIS. (Tribune n°7 du 5/06/2020)
- ARBITRES : UN PROBLEME INSOLUBLE ? (Tribune n°8 du 19/06/2020)
- ROUEN : LES SECRETS DE L’ÎLE LACROIX. (Tribune n°9 du 3/07/2020)
- LE PREMIER ARTICLE DE HOCKEY EN FRANCE ! (Tribune n°10 du 17/07/2020)
- HOCKEY FEMININ : DEJA UNE LONGUE HISTOIRE ! (Tribune n°11 du 31/07/2020)
- HOCKEY ET SEXE : LA PRUDENCE S’IMPOSE (Tribune n°12 du 14/08/2020)
- RENFORTS ETRANGERS : UN COMPROMIS BEAUCOUP TROP PRUDENT ? (Tribune n°13 du 28/08/2020)
- PATINOIRES : LE HOCKEY RÊVE DES DOUBLES PISTES ! (Tribune n°14 du 11/09/2020)
- HOMMAGE AUX RENFORTS RESTES EN FRANCE (Tribune n°15 du 25/09/2020)
- TOURS A LANCÉ LE HOCKEY PRO EN FRANCE ! (Tribune n°16 du 9/10/2020)
- LA COUPE MAGNUS OFFICIALISÉE IL Y A 35 ANS ! (Tribune n°17 du 23/10/2020)
- LE HOCKEY FRANÇAIS A RETROUVÉ SA MÉMOIRE ! (Tribune n°18 du 6/11/2020)
- BUDGET : LA TENTATION DU « COUP DE BLUFF » (Tribune n°19 du 20/11/2020)
- AGENTS DE JOUEURS : UNE RÉGULATION S’IMPOSE ! (Tribune n°20 du 4/12/2020)
- LE HOCKEY FRANCAIS FAIT AUSSI DU CINÉMA ! (Tribune n°21 de 18/12/2020)
- IL Y A 30 ANS : L’INCROYABLE REPÊCHAGE D’AMIENS (Tribune n°22 du 01/01/2021)
- LE MASOCHISME DU HOCKEY SUR GLACE FRANÇAIS (Tribune n°23 du 15/01/2021)
- SPORTS DE GLACE : UN MARCHÉ TRÉS CONVOITÉ ! (Tribune n°24 du 24/01/2021)
- NUMÉROS RETIRÉS : NOS CLUBS S’Y METTENT ! (Tribune n°25 du 12/02/2021)
- LOGOS DES CLUBS : UN VÉRITABLE BESTIAIRE ! (Tribune n°26 du 25/02/2021)
- L’HISTOIRE DES NOMS DE NOS PATINOIRES (Tribune n°27 du 13/03/2021)
- NOS MASCOTTES « BRISENT LA GLACE » ! (Tribune n°28 du 26/03/2021)
- CLUBS DE SUPPORTERS : LE SEPTIEME JOUEUR ! (Tribune n°29 du 09/04/2021)
- CLUBS : HÉCATOMBE OU RENAISSANCE ? (Tribune n°30 du 23/04/2021)
- L’HÉRÉDITÉ DANS LE HOCKEY FRANÇAIS (Tribune n°31 du 07/05/2021)
- POURQUOI LE HOCKEY A PERDU SON « PARIS » (Tribune n°32 du 21/05/2021)
- « FRANCE HOCKEY » : ON M’EN PARLE ENCORE ! (Tribune n°33 du 04/06/2021)
- UN PRÉSIDENT QU’IL NE FAUT PAS OUBLIER ! (Tribune n°34 du 18/06/2021)
- QUEL AVENIR POUR LE HOCKEY FRANÇAIS ? (Tribune n°35 du 17/09/2021)
- SUCCÈS ET ÉCHECS DU HOCKEY FRANÇAIS (Tribune n°36 du 1er/10/2021)
- CLUB KHL EN FRANCE : FANTASME OU RÉALITÉ ? (Tribune n°37 du 15/10/2021)
- LES LIENS ÉTROITS DE LA NHL AVEC LA FRANCE (Tribune n°38 du 29/10/2021)
- EXPATRIÉS : PEUT-ON ARRÊTER L’HÉMORRAGIE ? (Tribune n°39 du 12/11/2021)
- FUSION CLUBS ÉLITE : FAUSSE BONNE IDÉE ! (Tribune n°40 du 26/11/2021)
- DIX PRÉSIDENTS QUI RESTENT INOUBLIABLES ! (Tribune n°41 du 10/12/2021)
- HOCKEY CORPO : RENAISSANCE EN FRANCE ? (Tribune n°42 du 24/12/2021)
- ELECTIONS FFHG : MES 18 PROPOSITIONS (Tribune n°43 du 07/01/2022)
- RENFORTS ÉTRANGERS : CANADA OU EUROPE ? (Tribune n°44 du 21/01/2022)
- L’INCROYABLE DESTIN D’UN TRICOLORE ! (Tribune n°45 du 04/02/2022)
- J.O. D’HIVER 1992 : LA MUTINERIE DES TRICOLORES (Tribune n°46 du 18/02/2022)
- COUPE DE FRANCE : UNE HISTOIRE FOLLE ! (Tribune n°47 du 04/03/2022)
- FORMATION : UN CONSTAT QUI M'INTERPELLE ! (Tribune n°48 du 18/03/2022)
- LES DEUX FINALES OUBLIÉES DU MONT REVARD (Tribune n°49 du 1er avril 2022)
- GRENOBLE ET ANGERS ÉTAIENT PROGRAMMÉS ! (Tribune n°50 du 15 avril 2022)
- MONDIAL : PHILIPPE BOZON DOIT ENFIN CONVAINCRE ! (Tribune n°51 du 29 avril 2022)
- MONDIAL: LES ONZE MAINTIENS DE LA FRANCE (Tribune n°52 du 15 mai 2022)
- MONDIAL : BRAVO POUR LE MAINTIEN MAIS APRÈS ? (Tribune n°53 du 27 mai 2022)
- L’INCROYABLE FIASCO DE LA DEUXIÈME LISTE ! (Tribune n°54 du 10 juin 2022)
- LE PROGRAMME TRÈS AMBITIEUX DE GERBEAU (Tribune n°55 du 26 juin 2022)
- CE SERA LE CENTIÈME TITRE DE L’HISTOIRE ! (Tribune n°56 du 29 septembre 2022)
- LES SECRETS DU TEMPLE DE LA RENOMMÉE (Tribune n°57 du 20 octobre 2022)
- DENIS PEREZ : UN OUBLI QUI FAIT DÉBAT ! (Tribune n°58 du 10 novembre 2022)
- L’IMPRESSIONNANTE DYNASTIE DES BOCHATAY (Tribune n°59 du 24 novembre 2022)
- LUXEMBOURG : C’EST HOCKEY EN FRANCE ! (Tribune n°60 du 22 décembre 2022)
- RICHARD AIMONETTO : UNE LONGÉVITÉ EXEMPLAIRE ! (Tribune n°61 du 16 janvier 2023)
- CLUB DE LYON : C’EST UN ENJEU NATIONAL ! (Tribune n°62 du 2 février 2023)
- LE RECORD DE DEUX COACHS INAMOVIBLES ! (Tribune n°63 du 23 février 2023)
- L’ÉCRIVAIN QUI ANOBLIT LE HOCKEY FRANÇAIS (Tribune n°64 du 16 mars 2023)
- TROPHÉES INDIVIDUELS : HISTOIRE DE LEURS NOMS (Tribune n°65 du 7 avril 2023)
- POURQUOI ROUEN EST UN TEL PHÉNOMÈNE ? (Tribune n°66 du 28 avril 2023)
- LE FIEF D’ÉPINAL REVIENT EN FORCE ! (Tribune n°67 du 12 mai 2023)
- MULHOUSE : LA MORT SÛRE DES SCORPIONS ? (Tribune n°68 du 26 mai 2023)
- LA RÉVOLUTION DE PALET DE GERBEAU (Tribune n°69 du 10 juin 2023)
- LA FFHG A FAIT ACTER SA RÉVOLUTION ! (Tribune n°70 du 22 juin 2023)
- MARSEILLE : PROMU TARDIF MAIS QUELLE VITRINE ! (Tribune n°71 du 7 juillet 2023)
- PAUL LANG : MON ADIEU À UNE LÉGENDE (Tribune n°72 du 21 septembre 2023)
- JOKERS DE CERGY : UNE BELLE CARTE À JOUER ! (Tribune n°73 du 5 octobre 2023)
- LA CHL TROP FORTE POUR LE HOCKEY FRANÇAIS (Tribune n°74 du 19 octobre 2023)
- LIGUE MAGNUS : UNE CRÉATION TRÈS FRAGILE ! (Tribune n°75 du 02 novembre 2023)
- COUPE CONTINENTALE : ALLEZ GRENOBLE ! (Tribune n°76 du 14 novembre 2023)
- BREST : BRIEC BOUNOURE EST TOUJOURS LÀ ! (Tribune n°77 du 30 novembre 2023)
- DAVE HENDERSON : UN COACH LÉGENDAIRE ! (Tribune n°78 du 14 décembre 2023)
- GROSSE TEMPÊTE DE GLACE À LA FFHG ! (Tribune n°79 du 5 jan duvier 2024)
- COUPE DE FRANCE : DUNKERQUE BEAU FINALISTE ! (Tribune n°80 du 18 janvier 2024)
- ARBITRES : LA FFHG SIFFLE LA FIN DE LA PARTIE ! (Tribune n°81 du 1er février 2024)
- BRIANÇON : AGONIE OU SIMPLE PASSAGE À VIDE ? (Tribune n°82 du 15 février 2024)
- GRENOBLE : 60 ANS QUE LES BRÛLEURS SONT SHOW ! (Tribune n°83 du 29 février 2024)
- ANGLET : L’HORMADI SUR DES SABLES MOUVANTS ! (Tribune n°84 du 14 mars 2024)
- MARSEILLE A DÉJÀ MARQUÉ L’HISTOIRE DE LA LIGUE MAGNUS ! (Tribune n°85 du 28 mars 2024)
- GAP PEUT-IL ENCORE RÊVER EN LIGUE MAGNUS ? (Tribune n°86 du 04 avril 2024)
- BORDEAUX : HISTOIRE D’UNE ASCENSION INACHEVÉE (Tribune n°87 du 18 avril 2024)
- L’INCROYABLE CARRIÈRE DE « PI-ED » BELLEMARE (Tribune n°88 du 2 mai 2024)
- LE PLUS GRAND EXPLOIT TRICOLORE A 100 ANS ! (Tribune n°89 du 16 mai 2024)
- ACBB : UN « MONUMENT » EN DANGER DE MORT ! (Tribune n°90 du 30 mai 2024)
- ACBB : SURSIS INQUIÉTANT POUR LA PATINOIRE « FÉDÉRALE » (Tribune n°91 du 14 juin 2024)
- BOZON ÉCARTÉ : AVOIR UN « NOM » N’A PAS SUFFI ! (Tribune n°92 du 20 juin 2024)
- ASSEMBLÉE FFHG : RÉGIME... AVANT LES FÊTES ! (Tribune n°93 du 27 juin 2024)
- SIX ANS POUR EXISTER OU RESTER MARGINAL ! (Tribune n°94 du 5 septembre 2024)
- IIHF : QUE DEVIENT LE PRÉSIDENT LUC TARDIF ? (Tribune n°95 du 19 septembre 2024)
- « DANY » GALLAND EST ENTRÉ DANS L’HISTOIRE (Tribune n°96 du 3 octobre 2024)
- LES AIGLES DE NICE PRÉPARENT LEUR ENVOL ! (Tribune n°97 du 17 octobre 2024)
- L’INCROYABLE DESTIN DE FRANK FAZILLEAU (Tribune n°98 du 31 octobre 2024)
- ON EST EN TRAIN D’EFFACER NOTRE HISTOIRE ! (Tribune n°99 du 14 novembre 2024)
- MES FORTES ÉMOTIONS POUR LA CENTIÈME ! (Tribune n°100 du 28 novembre 2024)
- CASTRES : LE SAUVETAGE QUI DONNE ESPOIR ! (Tribune n°101 du 12 decembre 2024)
- HOCKEY « 3 X 3 » : SIMPLE MODE OU RÉVOLUTION ? (Tribune n°102 du 02 janvier 2025)
- DIDIER BARIOZ : UN « ICE MAN » TRÉS SOLLICITÉ ! (Tribune n°103 du 16 janvier 2025)
- IL A FAIT TREMBLER LE HOCKEY FRANÇAIS ! (Tribune n°104 du 30 janvier 2025)
- VERS UN CRASH DES FRANÇAIS VOLANTS ? (Tribune n°105 du 12 février 2025)
- MAGNUS : J’AI DÉCOUVERT « LE RÉEL D’ANGERS » (Tribune n°106 du 27 février 2025)
- CANDELORO S’EST FAIT DRAGUER PAR LE HOCKEY (Tribune n°107 du 13 mars 2025)
- ADIEU CLAUDE VERRET, TU ÉTAIS SI « MAGIC » ! (Tribune n°108 du 27 mars 2025)
- DUNKERQUE : SON PROJET FOU EN MAGNUS ! (Tribune n°109 du 10 avril 2025)
- BOURDAGES S’ARRÊTE AVEC UN RECORD INOUÏ ! (Tribune n°110 du 24 avril 2025)
- YORICK TREILLE EST-IL LE COACH PROVIDENTIEL ? (Tribune n°111 du 05 mai 2025)
- LES RAISONS D’UNE RELÉGATION QUI FAIT TRÈS MAL ( Tribune n°112 du 22 mai 2025)
- OK, ON SERA OLYMPIQUE MAIS DANS QUELLE FORME ? (Tribune n°113 du 05 juin 2025)
- C’EST LA MOBILISATION GÉNÉRALE DANS LA FFHG ! (Tribune n°114 du 26 juin 2025)
- C’EST LE DÉBUT D’UN NOUVEL ÂGE DE GLACE ! (Tribune n°115 du 4 septembre 2025)
- L’HISTOIRE INOUBLIABLE DE PATRICK SAWYERR (Tribune n°116 du 18 septembre 2025)
- LYON DOIT REVENIR DANS LA LIGUE MAGNUS ! (Tribune n°117 du 2 octobre 2025)
- ÉLECTIONS FFHG : UN SUSPENSE IMPROBABLE (Tribune n°118 du 16 octobre 2025)
![]() |
© 2026 Hockeyhebdo.com — Reproduction totale ou partielle interdite.
← Retour à la liste
L'échec à Genève en tant que numéro 1 était prévisible et on ne peut pas uniquement se baser la dessus pour déterminer ses compétences. C'était un cadeau empoisonné qui était difficile à convertir en succès.
Il faut donc lui laisser les prochains mois pour faire ses preuves. Les prochains résultats diront si l'équipe nationale va dans le bon sens ou non.
Je pense néanmoins que c'est une bonne chose de n'avoir pour lui que l'équipe de France à gérer surtout avec une année à JO et donc un calendrier plus chargé. On peut pas tout gérer, club et sélection. C'est un poste à temps plein, avec beaucoup de coordination au niveau de la Fédération. On l'attend aussi là dessus ainsi que superviser les jeunes qui arrivent.